Inde : deux mois au pays de Gandhi, des vaches sacrées et des moustaches

Nos impressions après quelques semaines passées à découvrir le nord de l’Inde et les îles Andaman

Le Taj Mahal (après avoir bien voulu sortir du brouillard)

Inde : le bilan

En bref

#J’adooooreLesIndiens #Bruyant #Sale #Vivant #PasCher #UnAutreMonde

Ah, l’Inde… Comment dire ? On peut y arriver avec beaucoup d’a priori : misère, saleté, insécurité, etc. Certains se confirment rapidement et d’autres pas du tout. Comment souvent lorsque l’on voyage, aller au-delà de ces a priori permet de découvrir un pays d’une grande richesse.

C’est bruyant. C’est sale. Il faut constamment faire attention à tout, ne jamais relâcher l’attention sous peine de passer sous un scooter, de butter contre un piéton, de marche dans une bouse de vache. On y est constamment sollicité par un chauffeur de tuk-tuk, un vendeur de rue, ou juste quelqu’un qui veut nous parler. Puis tout ne s’y passe jamais vraiment comme on veut, le train est en retard (et pas de 5 minutes), le gérant de l’hôtel vous fait traverser le quartier pour vous rendre dans une agence voyage alors que vous voulez juste prendre un petit déjeuner… Bref, le contraire d’un environnement apaisant.

Mais tellement vivant ! Haut en couleurs, amusant, captivant, enivrant… Nous avons adoré ce pays. Et surtout, nous avons adoré les Indiens.

Il est vraiment difficile de se reposer en Inde, en tout cas dans le nord, ce n’est donc pas la destination de celui qui aspire à des vacances tranquilles. Se déplacer à pied est une épreuve, le piéton est maltraité, il n’y a pas vraiment de trottoir, il est constamment bousculé par les scooters, constamment sollicité par les conducteurs de tuk-tuk ou vendeurs de rue. Impossible de marcher à plus d’1km/heure en moyenne en ville. L’Inde est par contre faite pour lui celui qui souhaite découvrir un monde qui n’a rien à voir avec le sien, perdre ses repères, entrer à fond dans une autre culture et mettre ses sens à vif vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Dépaysement instantané assuré.

L’Inde est un pays où voyager n’est vraiment pas cher. S’y loger n’est pas cher, y manger n’est pas cher, s’y déplacer n’est pas cher. Y prendre un chauffeur pour plusieurs jours et découvrir une région est bien sûr un peu plus cher, mais reste abordable, même pour les moyens budgets. Par contre, de notre point de vue, c’est tellement moins fun ! Nous nous sommes tellement amusés dans les transports en communs. Les rencontres que nous avons faites dans les minibus blindés dans les villes, éveillant la curiosité de tout le monde car pas un touriste ne prend ces bus, ou dans les trains, les gares, les bus nationaux, font partie de nos souvenirs les plus mémorables de ce voyage.

Et avec l’une des infrastructures ferroviaires les plus longues au monde (Indian Railways est l’une des structures employant le plus de personnes au monde, 1,4 millon d’employés), les opportunités sont nombreuses. Nous conseillons d’ailleurs de toujours privilégier les trains aux bus, ceux-ci (même dans la classe la moins chère), étant nettement plus confortables que les bus (attention au froid en hiver néanmoins). Par contre, comme partout en Inde, il faut s’attendre à… attendre. Si vous pestez contre la SNCF pour son manque ponctualité, prenez quelques trains en Inde et vous relativiserez ensuite : nous avons eu jusqu’à 13h30 de retard. Deux fois ! Ceci mis à part, le site etrain.info est vraiment vraiment bien foutu et très complet : pour connaitre les horaires et tarifs des trains, le nombre de places encore disponibles en direct, le retard d’un train en direct, les statistiques de retard sur la dernière semaine, les derniers mois, la dernière année (ça aide à choisir lequel on prend ;)).

Niveau visite, l’Inde a beaucoup à offrir. Celui qui aime l’histoire et les sites historiques y sera comblé avec les nombreux forts, palais, etc. restant d’une époque où l’Inde était riche, vraiment riche. Puis il y a les temples, de nombreux temples, des temples vraiment impressionnants et tous restant encore des lieux d’expression de la ferveur religieuse indienne. Car les Indiens sont encore très religieux, que ce soient hindouistes ou d’autres religions indiennes (Sikhs, Jains, etc.) et manifestent leur foi via des rituels quotidiens observés dans les lieux de cultes, voire des villes saintes toutes entières, spectacle hors pair pour les touristes. Notre coup de cœur a été Amritsar, son Temple d’Or (Sikh) et son Langar, endroit unique au monde où sont servis gratuitement des dizaines de milliers de repas par jour, tout au long de l’année.

En visuel

En quelques chiffres

55 jours

13 jours sur les îles Andaman (+1 de transport)

42  jours en Inde continentale

5  jours à Delhi (+1 de transport)

1  jour à Haridwar

3  jours à Rishikesh (+1 jour de transport)

4  jours à Amritsar

3,5  jour à Jaipur

1  jour à Bikaner (+1 jour de transport)

1  jour à Jaisalmer

1  jour à Khuri (dans le désert)

1  jour à Jodhpur (+1 jour de transport)

4  jours à Udaipur

1,5  jour à Pushkar (+0,5 jour de transport)

2  jours à Agra (+0,5 jour de transport)

1  jour à Varanasi (+1 jour de transport)

4  jours à Mumbai (+2 jours de transport)

55 nuits

41  nuits en auberge/hôtel

3  nuits en temple (à Amritsar)

6  nuits dans des trains et 1 nuit (horrible) en bus

4  nuits en Couch Surfing (dont une via une rencontre dans un train)

1  nuit à la belle étoile dans le désert

4820 kilomètres parcourus en train, équivalents à 93 heures 45 plus 35 heures de retard…

… et tout ça pour 4 700 roupies, soient environ 70€ au total (dont en plus la moitié car nous avons prix une seconde classe au lieu du sleeper classique, qui nous aurait coûté quatre fois moins cher)…

13h30 de retard de train, record atteint, puis égalé…

1 000 millions de vaches croisées sur notre parcours

10kg pris à manger leurs succulents repas, mais pas forcément hyper diététiques

A partir 120 roupies la nuit pour une chambre double (environ 1,70€)

Moins d’1€ (parfois pour deux) pour manger à volonté

32$ de visa (fait au Laos)

35 000 repas servis par jour à Amritsar (on vous laisse compter le nombre de chapatis)

30% de réduction systématique dans les bus, quand tu es une femme…

10 roupies (environ 0,15€) le chai et le samosa

C’était trop bien

Les Indiens : super sociables, super gentils, et au-delà de ça, super marrants !
Nous avions un peu peur de ce que nous appelons entre nous « le syndrome Cuba » : que tout le monde n’en veuille qu’à notre portefeuille, que nous ne pouvions pas avoir un échange avec qui que ce soit sans que celui-ci ne soit intéressé.
Alors, oui, beaucoup d’Indiens ont quelque chose à nous vendre. Mais déjà : pas tout le monde. Et surtout : pas uniquement ! Après avoir passé la phase de négociation pour ne pas acheter l’objet ou le service, il est super facile de discuter avec le gars (voir plus bas, c’est rarement avec des femmes qu’on tape la discut’…) de tout et de rien. Par exemple, de nombreux chauffeur de tuk-tuk ont passé cinq minutes à nous expliquer comment aller à pied là où nous voulions aller après que l’on ait refusé leur course.
Et puis il y a tous ces gens qui viennent te parler spontanément ou qui veulent t’aider, sans raison apparente. Qui te présentent leur père qui ne parle pas anglais, qui attendent avec toi que le train arrive quand il a déjà 3h de retard en te proposant des biscuits, qui te paient le chai dans le train, qui animent tous leurs contacts pour te trouver une carte SIM… Alors, surtout au début, tu es un peu sur tes réserves. Tu te demande ce qu’on te veut. Tu refuses les biscuits et tu fais l’inventaire de tes objets de valeur. Tu attends le moment où le gars va essayer de te vendre son truc, de te piquer ton porte-monnaie. De t’empoisonner. Car ils sont tous unanimes : ils faut que nous soyons vigilants, nous sommes étrangers, les gens veulent nous voler, il faut faire attention à nos affaires, à ne pas accepter ce qu’on nous donne, etc. Mais franchement, nous n’avons eu aucun problème. Et nous ne nous sommes jamais sentis en danger. D’arnaque peut-être, mais nous ne sommes pas des bonnes cibles, mais de vol ? Pas plus qu’à Paris.
Au contraire, ils étaient super aidants, que ce soit pour t’indiquer ton chemin, pour t’aider à commander un plat dans la rue, pour être sûr que tu aimes ce que tu manges, etc. Et en plus, on s’est vraiment bien marré avec eux. On s’est marrés dans la rue, dans les bus, dans les trains, dans les restos… Et on doit l’avouer, par rapport aux autres pays, pouvoir communiquer en anglais nous a beaucoup aidé pour cela.
Nous garderons de l’Inde un excellent souvenir parce que LES INDIENS !
Le Golden Temple à Amritsar : ce magnifique temple Sikh trônant au milieu d’un lac entouré de bâtiments en marbre blanc éclatant. Au-delà d’être beau, ce lieu était magique. Des milliers de repas gratuits servis tous les jours, à même le sol dans le Langar, à qui se présente, sans distinction de richesse, de religion, de caste. Des milliers de « pèlerins » accueillis pour la nuit autour du temple. Des centaines de volontaires faisant la vaisselle, cuisinant, servant les repas ensemble, tous les jours, 24h/24h. Car ça ne s’arrête jamais. Et tous ces gens qui nous ont parlé, juste pour nous parler, dans l’enceinte du temple. Il ne se passait pas une heure sans qu’un Indien ne montre sa curiosité en venant nous parler, nous demander ce qu’on faisait là et si on aimait l’endroit.
Oui, on aime beaucoup, beaucoup cet endroit.
Golden Temple by night

Golden Temple by night

La nourriture. Alors merci, vraiment, merci les indiens pour nous avoir permis de rassurer nos parents qui nous ont rejoint à la fin de l’Inde. Non, nous ne sommes pas devenus tout maigre à ne manger que du riz blanc pas cher pendant des mois. Oui, après deux mois passés en Inde, des centaines de chapatis, des kilos de paratha, d’alu tika masala, d’alu palak, de samosas, de dhal, des litres de chai et de lassis, nous avons pris des réserves pour les six mois qui viennent. Nous avons ADORE la cuisine indienne (qui finalement n’était pas si épicée que ça). Et vu le prix, nous nous sommes vraiment fait plaisir et avons goûté à tout…

Médaille en chocolat : le Kite Festival, les trains (le réseau, le confort, les interactions), les chèvres et les vaches dans la rue, les chai à 10 roupies…

C’était un peu moins bien…

Le bruit incessant des klaxons. Incessant et démesuré. Ressemblant à une addiction. Si un Indien n’a pas eu sa dose de klaxon dans la journée, il ne doit pas se sentir bien, rien d’autre ne peut expliquer ce besoin chronique d’appuyer sur le klaxon. Nous portions des boules Quiès dans Delhi pour éviter de devenir sourds. Ou dingues. Au bout de deux mois, ce bruit m’avait rendue tellement nerveuse que, bien qu’ayant adoré ce pays, j’étais vraiment soulagée d’en sortir. Allez à Bangkok les mecs, et observez : il peut y avoir un traffic de fou, y compris en deux-roues, et un environnement sonore normal !

La gestion des déchets : c’est un problème dans la plupart des pays que nous avions visités, mais en Inde, vu la densité de population du pays, c’était encore plus criant. Ce n’est pas une légende, l’Inde est sale. Très sale. Entre les bouses de vaches, les ordures et les égouts qui ne s’écoulent pas, il ne reste plus beaucoup de place pour poser les pieds en ville. Les bordures de chemin de fer forment une immense poubelle à ciel ouvert. Il y a des poubelles mais l’effort à faire pour éduquer les gens à ne pas jeter leurs ordures dans la rue est colossal. L’environnement déjà tellement sale n’aide pas à donner envie de conserver la propreté, bizarrement. Et les infrastructures en place ne sont pas forcément adaptées. Nous avons vu très peu de camions de ramassage des ordures et des gens en train de brûler leurs ordures dans la rue en plein centre de Delhi. Un des aspects pas cool de ce pays.

Plage de Port Blair (et ses déchets...)

Plage de Port Blair (et ses déchets…)

La vitesse des connexions Internet. En sérieuse concurrence avec la Chine. Sérieusement, vu à quel point ce pays est connu pour la délocalisation des métiers de l’informatique, on pourrait s’attendre à trouver des connexions correctes ! Et bah non, bien au contraire… C’est lent. Vraiment lent. Et ce même si une seule personne est connectée à la box. Pas étonnant que Facebook et Google investissent dans différents projets pour connecter la population : il y a de la marge.

Médaille en chocolat : l’organisation (ou la désorganisation du pays) : il faut être patient, on comprend pourquoi le yoga s’est développé dans ce pays…

Ca nous a surpris

Une culture encore préservée de l’occidentalisation. C’est incroyable à quel point l’Inde réussit à garder une identité propre et complètement à part. On y trouve très très peu de marques occidentales (à part Bata). Par exemple, tout le monde ne se balade pas avec un iPhone dans la main, fait rare. Mis à part dans Mumbai, les femmes portent toutes des vêtements traditionnels, le Sari ou le Churidaar kurta (sorte de tunique avec une sorte de legging, un peu plus pratique que le sari), dont les couleurs vivent participent à l’aspect vivant des villes du pays. Les hommes portent beaucoup la moustache. Il y bien quelques McDo et Starbuck qui se battent en duel, mais les restaurants occidentaux se font rares (unique pays au monde sans pizzeria à chaque coin de rue). La cuisine est très végétariennes et les lobbies du boeuf n’ont pas réussi à s’imposer dans ce pays au marché pourtant immense. Ils restent très très hindouistes. On y trouve toujours des vaches dans la rue. Des les villes. En plein milieu de la capitale ! Bref, ce pays vit sa vie, avec ses propres valeurs et ses propres traditions et l’aspiration à un mode de vie occidentale se ressent très peu. Et après avoir vu la Chine, ça surprend beaucoup.

L’inégalité de traitement homme / femme. Combien de fois me suis-je demandée « Mais qu’est-ce que je fous là ? » me retrouvant dans des lieux avec des centaines de personnes mais pas une seule femme ? « Où sont les femmes ? » (@Patrick Juvet, si tu nous lis…) Quelle n’a pas été ma réaction lorsque nous allions acheter des bières et j’ai du rester de l’autre côté de la deux fois trois voies avec Lucky, pendant que Sunny et Alexis allaient acheter des bières dans le Beer & Wine shop, parce que tu comprends, c’est mal vu de voir une femme dans un magasin d’alcool ? L’Inde est le premier pays où j’étais vraiment contente d’être accompagnée (d’un homme) et où je ne me sentais pas à l’aise pour me promener seule dans la rue. En contrepartie, les femmes bénéficient de privilèges par rapport aux hommes : elles paient moins cher dans les bus, elles ont un wagon dédié dans le métro (pour éviter de se faire emmerder…) et ont un droit tacite de passer devant tout le monde dans les files d’attente. Une différence de traitement en plus. Les Indiens ont un énorme travail à faire en terme d’égalité homme / femme.

Un Wine & Beer shop à 20h le soir du réveillon...

Chercher la femme…

La curiosité des Indiens face à nous. Nous avons été uniquement dans des villes touristiques, et pourtant, les indiens semblaient toujours intrigués par notre présence. A la fin, nous ne comptions plus le nombre de personnes nous observant et le nombre de selfies faits avec des Indiens (surtout avec moi, la grande européenne). Les transports en commun (peu empruntés par les touristes), les bus et les trains sont les lieux où ce constat était le plus criant. Nous avions toujours droit à notre petit échange rigolo avec des Indiens curieux, pouvant aller jusqu’à une assemblée de dix personnes dont un traducteur dans un bus blindé, tous y allant de leur question (la plus fréquente étant : « vous êtes mariés ? »…).

Médaille en chocolat : la ferveur religieuse des Indiens, les têtes dansantes indiennes (ce n’est pas une légende !)

Quelques suggestions (ou pas)

Les visites ou sites touristiques

Les îles Andaman

Notre avis : Idéal pour se reposer dans un décor de rêve
Durée : au moins une semaine 
Coût : €€ (un peu plus cher que l’Inde continentale, plus le prix de l’avion pour s’y rendre, part importante du budget) 

Beach #5

Andaman Islands

Îles paradisiaques au milieu de l’océan indien, elles sont idéales pour se prélasser au soleil dans un hamac, profiter d’un bain d’eau chaude, et se balader le longs de magnifiques plages de sable blanc et d’eau turquoise.

Les îles Andaman ne sont pas aussi touristiques que les îles Thaïlandaises, les Maldives ou autres, mais restent touristiques : le bord de mer est une succession de resorts donnant sur la plage. Néanmoins, la majorité des touristes sont Indiens et sa difficulté d’accès limite quand même le nombre de touristes (on ne peut y venir en avion que depuis Calcutta et Chennai en Inde, bien que les îles soient plus proches de la Thaïlande et du Myanmar). Les îles restent assez sauvages et les infrastructures basiques, notamment dans les resorts à petit budget (en particulier : peu d’Internet, peu d’eau chaude, etc.).

Niveau budget, les îles Andaman sont globalement plus chères que l’Inde continentale, que ce soit pour le logement ou pour y manger (nous l’évaluons à deux à trois fois plus cher). De ce que nous avons compris, les touristes y étant de plus en plus nombreux, notamment à la période de Noël, les prix sont en nette augmentation ces dernières années.

On arrive sur les îles Andaman par Port Blair, ville de laquelle les îles paradisiaques (Havelock, la plus grande et la plus connue, Neils, etc.) sont accessibles par bateau. Deux types de bateaux permettent de se rendre sur les îles : les bateaux publics (Government Boat), beaucoup moins chers mais pour lesquels il faut faire une looongue queue et se battre pour avoir une place (capacité limitée) ou les bateaux privés, beaucoup plus chers (mais abordables), mais avec plus de capacité et moins de queue à faire. Pour des vacances tranquilles, s’offrir la possibilité de prendre une compagnie privée… Dans les deux cas, les billets ne peuvent pas être achetés longtemps à l’avance (pas plus de quelques jours, parfois pas avant la veille). Une fois sur place (Havelock), nous conseillons de louer un scooter pour se déplacer et « visiter » les différentes plages et restaurants.

Les paysages de ces îles sont vraiment beaux et le lieu est idéal pour la détente, et pour la plongée (nous n’avons pas testé, mais rien que d’observer la vie des coquillage sur le sable était ouf alors dans l’eau…). Ne pas espérer un gros dépaysement culturel en allant là-bas par contre : à part à Port Blair, il est difficile d’y observer la fascinante vie des gens, comme ça peut être le cas dans le reste de l’Inde.

Dernier conseil : attention aux serpents et aux puces des sables… Et comme les îles sont vraiment très reculées, on n’y trouve pas de tout tous les jours (en particulier des bières).

Voir les articles suivants : #Andaman Islands

Delhi

Notre avis : LA ville pour découvrir le chaos Indien
Durée : au moins 2 jours 
Coût : €€ (logement sensiblement plus cher qu’ailleurs en Inde, pour une qualité moindre)

Imprimerie dans Old Delhi

Imprimerie dans Old Delhi

Se perdre dans Old Delhi est l’une des expériences les plus enivrantes que l’on peut avoir en Inde. Passer d’une rue à l’autre, se retrouver dans des impasses, découvrir les bazars les uns après les autres, se retrouver face aux ateliers de fabrication de cartons, de bijoux, éviter les scooters et les tuk-tuks qui se sont aventurés dans des rues trop étroites pour eux donnant lieu à des situations vraiment surréalistes, se faire aborder par n’importe qui pour vendre n’importe quoi, refuser trois fois, se retrouver à parler de tout et de rien, boire 10 chai, se mettre derrière vingt personnes faisant la queue pour goûter ce pourquoi ils attendent, parce que forcément ça va être trop bon, et c’est trop bon…

Bien sûr, il faut passer outre le bruit (utiliser des boules Quiès est une bonne méthode), outre le choc de voir tant de personnes vivre dans la rue, outre la saleté, outre le fait d’être bousculé toutes les dix secondes… Mais il est rarement possible de ressentir autant de vie, de voir autant de couleurs, de sentir autant d’odeurs… bref, de mettre en éveil aussi intensément tous ses sens en si peu de temps.
Au-delà de ça, la capitale indienne est jonchée de sites touristiques. Voici les attractions principales que nous avons faites :
Les parcs (gratuits) : Deer Park, Green Park, le parc archéologique proche du Qutub Minar et le Lodi Garden. Tous sympa, les deux derniers étant grands et présentants de beaux édifices (temples et tombeaux).
Les temples (gratuits) : le Gurudwara Bangla Sahib, temple Sikh, pas aussi impressionnant que le Golden Temple d’Amritsar mais un avant goût déjà intéressant de l’ambiance qui y règne, le Lotus Temple, moderne, hyper aseptisé et à la forme atypique, et l’impressionnant Svaminarayan’s Akshardham, magnifique temple construit récemment mais presque aussi impressionnant que le Taj Mahal mais dont l’histoire est moins stylée (je sens que je vais me faire censurer par Alexis ;)).
Et Old Delhi (voir plus haut)…
La ville est immense mais le réseau de métro fonctionne très bien. Investir dans une carte de métro est vraiment pas mal (évite de faire la queue à chaque fois, permet d’économiser un peu sur les trajets, il est possible de récupérer une partie de la caution en rendant la carte).
Voir les articles suivants : #Delhi

Amritsar et le Golden Temple

Notre avis : L’incontournable du nord de l’Inde. Notre plus gros coup de coeur. Un endroit magique.
Durée : au moins 2 jours 
Coût : € (logement et repas gratuits dans le temple)

Langar, Golden Temple

Langar, Golden Temple, découpage de légumes

Nous l’avons déjà expliqué plus haut dans cet article : aller dans le nord de l’Inde sans se rendre au Temple d’Or d’Amritsar serait vraiment, vraiment dommage. Alors oui, c’est un petit détour par rapport à l’itinéraire classique du Rajasthan, mais il en vaut tellement la peine !

Le site en lui-même est magnifique, mais il faut également y rester un peu pour le vivre, pas seulement pour le voir. Passer une journée entière au sein du temple : à errer à l’intérieur, faire le tour dans un sens, puis dans l’autre, observer la cérémonie de fermeture du livre sacrée vers 21h30 le soir, visiter le musée. Aller manger au Langar, puis boire le thé juste devant. Aller aider à faire la vaisselle et à couper les légumes. Oser s’aventurer jusqu’à l’atelier de fabrication de chapatis. Puis retourner manger. Et dormir dans les dortoirs du temple (quoi de mieux situé géographiquement ?).

En dehors du Golden Temple, à Amritsar, il est possible de visiter d’autres temples dont le Mata Temple, qui est le temple le plus original que nous ayons vu en Asie. Il est également possible de se rendre à la frontière avec le Pakistan pour assister à la célèbre et cocasse cérémonie quotidienne de fermeture de la frontière.

Voir les articles suivants : #Amritsar

Haridwar et Rishikesh

Haridwar

Notre avis : LE lieu pour découvrir les rites hindous
Durée : un jour 
Coût : € (uniquement le logement et la nourriture) 

Haridwar est une des villes les plus saintes de l’Inde, avec Varanasi et Pushkar, plus connues des touristes, également située en bordure du Gange, mais immédiatement à la sortie de l’Himalaya (donc là où il est encore propre ^^).

Elle est la ville où se déroule le Kumbh Mela, plus grand festival du monde, ayant lieu tous les douze ans et ayant réuni en 2003 soixante-dix millions de personnes ! Toute l’année, des cérémonies hindouistes s’y déroulent quotidiennement. Du matin au soir, des croyants viennent s’immerger dans les eaux sacrées du Gange (encore non souillées à la sortie de l’Himalaya). Le soir, s’y déroule l’une des plus importantes cérémonie d’Aarti. Des dizaines d’Indiens font un voeux et déposent des coupelles de fleurs illuminées dans le Gange. Très intéressant.

Etant une ville sainte, de nombreux sans abris et handicapés y font la manche, à la recherche des donations des Indiens venant en pèlerinage et sujets à l’aumône. En tant que touriste, vous serez sollicité toutes les cinq minutes, certaines personnes essayant même de vous sous-tirer de l’argent en vous faisant croire que les donations sont obligatoires.*

Voir les articles suivants : #Haridwar

Rishikesh 

Notre avis : super tranquille et joli pour se poser quelques jours et découvrir le yoga
Durée : quelques jours (pour se poser)
Coût : €€ (le deuxième € pour les cours de yoga) 

Bords du Gange à Rishikesh

Bords du Gange à Rishikesh

Rishikesh est la capitale mondiale du yoga. La ville est donc pleine à craquer d’agences ou d’ashram (monastères) proposant des cours de yoga, que ce soit de l’initiation (à l’heure mais aussi des cours intensifs d’une semaine, un mois…) ou des cours pour devenir prof de yoga. Le reste est composé d’hôtels, de cafés / restaurants sur les bords du Gange et de boutiques d’accessoires de yoga, puis quelques épiceries. Rien de vraiment authentiquement indien donc… Et beaucoup de touristes. Mais malgré ça, on s’y sent bien ! Les bords du Gange, sans être impressionnants y sont vraiment jolis. Il y a peu de circulation. C’est assez petit. Les touristes sont à 95% des gens restant sur place plusieurs semaines à mois pour prendre part à des programmes intenses et longue durée de yoga. Il y règne une ambiance paisible, rien à voir avec le chaos du reste de l’Inde. Contrairement aux autres villes ultra touristiques de l’Inde, nous avons vraiment apprécié cette petite ville sainte de l’Inde.*

Voir les articles suivants : #Rishikesh

* Etant des villes saintes, Haridwar et Rishkesh sont des villes végétariennes et l’alcool y est interdit (on y trouve par contre du tabac qui fait rire).

Le Rajasthan

Notre avis : villes touristiques avec de beaux sites historiques. Pas forcément ce qui nous a le plus retourné pendant notre séjour en Inde.
Durée : au moins une semaine 
Coût : € (dépend pas mal du nombre d’attractions touristiques visitées) 

Les nombreux édifices historiques du Rajasthan en font une des régions, voire la région la plus visitée d’Inde (sans compter le Taj Mahal, qui n’est souvent qu’une escale depuis Delhi). Chaque ville de l’itinéraire classique du Rajasthan possède son lot d’édifices impressionnants, que ce soit un fort, un temple, une haveli (maison antique de riche businessman). Et dans la plupart de ces villes, en levant les yeux, on sent, on voit les restes d’une ville qui autrefois a du être très riche, et qui s’est bien appauvrie depuis. Très nombreuses sont les façades d’immeubles très travaillées tombant actuellement en ruine. Bref, c’est beau, et impressionnant.

Par contre, nous sommes souvent restés sur notre fin en visitant l’intérieur des forts (mais nous ne sommes pas des bons clients pour ça, nous préférons de beaux paysages à un fait historique important). Et surtout, nous avons parfois été un peu gênés par le côté trop touristiques de certains lieux, qui en conséquence, ont perdu beaucoup de leur charme (l’exemple le plus criant étant le fort de Jaisalmer, centre commercial à souvenirs à ciel ouvert). Nous avons aimé l’Inde pour son dépaysement culturel, pour y avoir observé les gens vivre d’une manière vraiment différente de la notre et certaines villes du Rajasthan manquait cruellement de « vraie vie ». En sortant du coeur touristique, en prenant les transports en communs, en allant manger dans la rue avec les locaux, il est néanmoins possible de s’immerger un peu plus dans cette « vraie vie », et d’échanger avec les Indiens.

Voir les articles suivants : #Rajasthan

Jaipur, la ville rose

Notre avis : capitale du Rajasthan et surement la ville la plus intéressante
Durée : deux ou trois jours 
Coût : €€ (un peu plus cher pour se loger que le reste de l’Inde continentale (moins que Mumbai et Delhi quand même), le budget peu vite monter suivant le nombre d’attractions touristiques réalisées) 

Pink city

Pink city

Jaipur est la ville d’entrée et de sortie du Rajasthan. C’est une grande ville, touristique, mais suffisamment grande et dense pour ne pas trop le ressentir. Elle est le lieu de plusieurs attractions touristiques, parmi celles que nous avons préférées au Rajasthan. En voici une synthèse :

> Amber Fort (500 roupies, environ 7,20€) : L’un des plus grand fort du Rajasthan. Magnifique de l’extérieur, beau à l’intérieur aussi (pour notre petit budget, la visite intérieure ne valait pas les 500 roupies dépensées, mais reste sympa). A l’extérieur de la ville, il est possible de s’y rendre en bus public (attention à ne pas se faire arnaquer, les bus de ville ne coûtent rien).

> Jal Mahal (Gratuit) : Entre le centre de Jaipur et L’Amber Fort, le Jal Mahal, ce palais flottant au milieu d’un lac, est une très belle escale et un spot à photo hors pair. Il est très agréable de se balader le long du lac en voyageant l’édifice sous plusieurs angles. On ne peut pas

> Pink City : L’hyper-centre de Jaipur est une succession de bazars, dont une grande partie sous des arcades. Ces arcades en font l’une des rares villes que nous avons vues en Inde où il est possible de se balader sans se faire déplacer par un scooter toutes les 10 secondes. Ca grouille de monde, mais s’y balader y est agréable comparativement au reste de l’Inde. Nous n’avons pas visité les monuments de la ville mais certaines tours offrant un point de vue sur la ville avait l’air cool (on est arrivés trop tard). C’est un lieu intéressant pour observer les gens.

> Monkey Temple (50 roupies, environ 0,75€) : un site peu visité par les touristes mais vraiment sympa. Comme un petit village abandonné avec de nombreux singes à l’intérieur. Pour s’y rendre, il faut monter une colline un peu à l’extérieur de la ville. Une de nos meilleures visites au Rajasthan.

> Raj Mandir Cinema (170 roupies, environ 2,50 €) : l’un des plus grands cinémas, une institution. Idéal pour y tester un Bollywood (même si en hindi, on y comprend pas l’intégralité, les films sont assez visuels) et y observer l’animation dans la salle. Un bon souvenir également.

Ne pas hésiter à prendre les transports en commun et à manger dans la rue. Nous avons passé de super moments dans les bus ou à manger au milieu de plein d’Indiens curieux.

Voir les articles suivants : #Jaipur

Bikaner

Notre avis : une escale sympa et originale dans une ville un peu hors du circuit touristiques
Durée : un jour
Coût : €

Bikaner est une ville du Rajasthan un peu moins touristique que les autres, entre Jaipur et Jaisalmer. Elle est un peu plus calme, moins dense que les autres villes ce qui est appréciable (un peu de répit pour les oreilles et le système nerveux plus globalement). Il est agréable de s’y promener.

Comme toute ville rajput qui se respecte, Bikaner a son fort, le Junagarh Fort, que nous n’avons pas visité et de très belles Haveli. Mais Bikaner est surtout connue pour le Karni Mata, temple des rats, situé à Deshnok, à une trentaine de kilomètres de Bikaner. Un temple original qui vaut le détour (pensez à apporter une paire de chaussette jetables ^^).

Voir les articles suivants : #Bikaner

Jaisalmer et le désert de Khuri

Notre avis : à faire pour ses très beaux temples Jain et sa proximité avec le désert. Pour le reste, c’est Disneyland…
Durée : deux jours (un pour Jaisalmer, et un pour le désert)
Coût : € (on peut s’y loger pour rien du tout, le reste dépend des activités réalisées, notamment du safari en chameau) 

Lever de soleil

Camel Safari dans le désert de Khuri

Jaisalmer est une ville reculée, au bord du désert, au nord-ouest du Rajasthan. Son fort se distingue des autres forts par le fait qu’il soit encore « habité ». On peut errer dans les jolies ruelles piétonnes du fort et en admirer les façades bien conservées des maisons. On peut même dormir dans le fort, de nombreux hôtels y étant présents. En plus des nombreux restaurants. Et des très nombreuses boutiques de souvenirs. Et… bah c’est tout. Ce fort ne contient plus aujourd’hui que des boutiques destinées aux touristes, ce qui fait que bien qu’ « habité », il n’a aucun charme de plus que sa beauté purement architecturale.

Néanmoins, dans le fort, sont présents de superbes temples Jain, les seuls édifices religieux payant de l’Inde (300 roupies d’entrée, environ 4,30€, et pas seulement pour prendre des photos), mais qui valent vraiment le coup d’être visités. En dehors des murs du fort, quelques Haveli d’anciens riches commerçant valent également le détour.

Jaisalmer est également très connue pour ses camel safaris. Des excursions d’une journée à plusieurs jours en chameau dans le désert. Il est possible de prendre un tour tout inclus directement depuis Jaisalmer ou, option plus économique et plus marrante, de se rendre en bus public à Khuri, quelques dizaines de kilomètres plus loin, et d’y démarrer le safari de là-bas. Le tour en chameau en lui-même n’a pas un énorme intérêt (les chameaux sont vraiment des bêtes rigolotes, mais on ne sait pas bien comment ils sont traités), par contre la nuit dans le désert, sous un ciel étoilé que rien ne vient gâcher à part peut-être le clair de lune, est vraiment une chouette expérience.

Dans Jaisalmer, il est possible de se loger pour une somme dérisoire (moins d’un 1,5€ pour une chambre double), les auberges et hôtels souhaitant vous attirer pour vous vendre son tour en chameau dans le désert pour un prix lui, beaucoup plus élevé (tous étant à peu près au même prix).

Voir les articles suivants : #Jaisalmer

Jodhpur, la ville bleue

Notre avis : un fort surplombant la ville impressionnant
Durée : un jour 
Coût : € (500 roupies, environ 7,20€ pour visiter le fort) 

Sympa pour une journée, Jodhpur est l’une des villes du Rajasthan dans laquelle il est possible de se balader sans voir trop de touristes, étant habitée par des Indiens ne travaillant pas tous dans le tourisme. La ville est surplombée par le Fort Mehrangarh, impressionnant depuis le centre-ville et offrant de très belles vues sur le centre-ville et la ville bleue. La visite intérieure du fort (audio-guide inclus dans le prix de l’entrée) est intéressante, sans être génialissime, et il est possible de faire le tour du fort et d’accéder aux jolis points de vue sur la ville gratuitement, puis de redescendre par les ruelles de la ville bleue. Une belle balade !

Nous avons aussi aimé Jodhpur pour y avoir mangé les meilleurs samosas du voyage et bu (ou mangé) le meilleur lassi du voyage (Malhaniya lassi).

Voir les articles suivants : #Jodhpur

Udaipur

Notre avis : sympa pour se (re)poser un peu, pas incontournable
Durée : un jour 
Coût : € 

Petite ville un peu moins dense que les autres, Udaipur est sympa mais sans être un indispensable. Y sont à voir un très joli City Palace, de grands lacs reposant les yeux, un peu de verdure et des points de vue sur la ville. Elle n’a pas de fort aussi impressionnant que les autres villes du Rajasthan, son Taj Lake Palace (celui du James Bond Octopussy), hôtel de luxe flottant au milieu du lac est beau mais moins charmant que le Jal Mahal de Jaipur, et le centre ville est bondé d’hotels et restaurants pour touristes. A nouveau, en s’éloignant un peu de l’hyper centre, il est possible de retrouver un peu d’authenticité.

Voir les articles suivants : #Udaipur

Pushkar

Lac de Pushkar

Lac sacré de Pushkar

Notre avis : une escale sympa pour se poser, mais beaucoup moins intéressant qu’Haridwar ou Varanasi en tant que ville sainte 
Durée : un jour 
Coût : €

Pushkar est une petite ville sainte en plein milieu de l’itinéraire du Rajasthan. Il est possible d’y observer, à échelle moins grande qu’Haridwar, Rishikesh et Varanasi (autres villes saintes), la ferveur religieuse des hindous, venant se laver dans le lac. Il est également possible d’y observer l’Aarti Ceremony dans les temps de la ville en fin de journée, cérémonies également moins impressionnantes que dans les autres villes sus-citées. Pushkar est un petite ville très très touristique, sympa pour se poser car le trafic et la densité y sont moins grandes que dans d’autres villes, mais pas idéal pour y découvrir la culture indienne et les indiens.

Voir les articles suivants : #Pushkar

Agra et le Taj Mahal

Notre avis : bluffant !
Durée : une demi-journée 
Coût : €€ (l’attraction la plus chère de l’Inde) 

L’attraction touristique numéro 1 de l’Inde ne l’est pas pour rien. L’édifice est immense, majestueux. D’apparence très sobre mais extrêmement travaillé. Un peu comme les Terracotta Warriors en Chine, l’histoire du monument est déjà folle en soi (mausolée construit par un empereur Indien pour son épouse) et le complexe l’est encore plus. Le monument est facile d’accès (plusieurs entrées). Attention pour les gens voulant voir le lever du soleil : une fois le billet acheté, il y a une deuxième queue à l’entrée du complexe. Avec son entrée à 1000 roupies (environ 14,30€), c’est de loin l’attraction qui nous aura coûté le plus cher en Inde.

Varanasi

Notre avis : très intéressant, vaut le détour !
Durée : un ou deux jours 
Coût : € (uniquement le prix du logement et des repas, le reste est gratuit, sauf les balades sur le Gange en bateau) 

Varanasi est un des hauts lieux de religion Indienne et est notamment visitée pour ses crémations se déroulant au bord du Gange. Des milliers de personnes viennent mourir à Varanasi et les crémations, auxquelles tout le monde peut assister (pas de photos par contre), s’enchaînent tous les jours sur le Manikarnika Ghat, offrant un spectacle hors du commun.
Longer les bords du Gange à Varanasi, Ghat après Ghat, peut prendre des heures en s’arrêtant pour chaque scène de vie : des jeunes en train de jouer au cricket, des vaches perdues dans les escaliers au bord du fleuve, etc. Tous les jours à 18h, se déroule un​ important Ganga Aarti au Dashashwamedh Ghat, cérémonie hindouiste aux sons et jeux de lumière (feu) si particulier de l’Inde.

Mumbai

Notre avis : à découvrir si l’on a prévu de passer pas loin.
Durée : 3 jours
Coût : €€€ (disons le tout net, un hébergement décent à Mumbai coûte cher notamment en comparaison de l’Inde du Nord)

Mumbai… après avoir passé quelques semaines en Inde, cette ville semble bien aseptisée. Des rues globalement propres et calmes, peu de tuk-tuks, du monde en jean ou en costard : difficile de se croire en Inde. Une mégalopole qui a donc beaucoup emprunté au monde occidental cependant lorsque l’on se trouve dans le coin, pourquoi ne pas prendre quelques jours pour découvrir les pépites qu’elle cache

Pourtant après quelques heures, on s’imprègne de ces grandes avenues et de ces bâtisses issues des restes coloniaux britaniques (cour de justice, gare ferrovière, tour de l’horloge…). On retrouve ses marques une fois dans un parc avec des centaines d’Indiens qui jouent au cricket.

Parmi les perles que ferment la capitale économique, on retiendra : le quartier des laveurs (Dhobi Ghat), un tout petit bidon ville où on n’aura pas peur de poser les yeux (près de Banganga Tank) et la cérémonie des Dabbawala bien que moins impressionnante qu’espérée.

Voir les articles suivants : #Mumbai

Nourriture et boissons

Pour les amoureux de cuisine épicée (par forcément très forte) n’ayant pas peur de goûter à tout, y compris dans une bicoque de rue sans eau courante à proximité, l’Inde est un paradis. Oui, il faut faire attention mais en ne consommant que des produits cuits en direct et en choisissant les endroits où il y a la queue (où les stocks sont renouvelés souvent) le risque d’être malade est faible (nous n’avons quasi pas eu de problème et nous avons beaucoup mangé dans la rue). Et la nourriture ne coûte tellement pas cher qu’il est possible de goûter à tout. Et de prendre 10kg en quelques semaines, car on doit l’avouer, la cuisine indienne n’est pas la plus diététique au monde… Nous comprenons pourquoi 95% des plus de quarante ans ont un sérieux bidon qui dépasse… Voici une petite liste des plats principaux (sachant qu’on a aussi manger pleins de trucs dont on n’a jamais connu le nom ;)).
Thali

Thali

Thali : Assiette complète et à volonté, souvent végétarienne, comprenant du dhal, un ou deux « gravy » (légumes en sauce épicée), du riz et/ou des chapatis.
Notre avis : Idéal pour les grosses faims et pour découvrir les classiques de la maison.
Coût : € (On en trouve de tous les niveaux, du thali de rue à 40 roupies (environ 0,60€) aux thalis de restaurants beaucoup plus chers (on n’en a jamais trouvé à plus de 400 roupies, environ 5,70€), la qualité n’étant pas forcément proportionnelle au prix (mais souvent plus proportionnelle au nombre de gens qui attendent devant. Toujours un très bon rapport quantité/prix.)

Chapatis

Chapatis

Chapati : Pain non levé, sorte de crêpe servant d’accompagnement aux plats (à la place du riz)
Notre avis : Trop bon. Plus économique et souvent meilleur que le riz en accompagnement.
Coût : € (autour de 10 roupies, environ 0,15€)

Butter Chicken (gravy)

Butter Chicken (gravy)

Gravy (sauce) : Le plat principal, celui qui est mélangé avec les chapatis ou le riz. Il y a quelques noms de légumes à retenir pour comprendre ce que l’on commande (alu : pomme de terre, gobi : chou fleur, palak : épinard, paneer : fromage). Masala, Tika Masala, ou rien du tout, ils sont toujours épicés et très souvent en sauce.
Notre avis : Inégal, mais globalement trop bon.
Coût : € (Dépend du restaurant et de ce qui est commandé, le paneer étant un peu plus cher et les viandes encore plus)

Biryani

Biryani

Biryani : Riz cuisiné avec des épices, et soit des légumes, soit du poulet, soit autre chose.
Notre avis : trop bon. Une bonne alternative quand vous saturez des thalis.
Coût : €€ (un peu plus cher que le thali, surtout s’il est au poulet).
Alu Paratha

Alu Paratha

Paratha : Sorte de crêpe très épaisse, mangée nature ou fourrée avec des pommes de terres (alu) ou du fromage (paneer).
Notre avis : Trop bon. Idéal en petit déjeuner.
Coût : €€ (un peu plus cher que les plats avec chapatis pour la quantité, notamment si celle ci est fourrée. Reste très abordable : 40 à 50 roupies pour un alu paratha).

Plain Dosa

Plain Dosa

Dosa : Sorte de grande crêpe toute fine, mangée nature avec des sauce ou fourrée (masala dosa)
Notre avis : Trop bon. Un peu plus fin que les autres sortes de pain (chapati, paratha), ideal pour un repas léger.
Coût : €€ (un peu plus cher que les plats avec chapatis pour la quantité. Reste très abordable : 60 roupies pour une masala dosa)

Samosa

Samosa

Samosa (souvent fourré à la pomme de terre avec des épices)
Notre avis : trop bon.
Coût : € (10 roupies, environ 0,15€)

Katchori : sorte de beignet fourré aux lentilles, servi brisé dans du Dhal
Notre avis : un excellent snack !
Coût : € (10 roupies, 15 la version améliorée avec des oignons, entre 0,15 et 0,20€)
Lassi

Lassi

Lassi : boisson lactée parfois proche du yaourt, sucrée, salée ou aux fruits.
Notre avis : trop bon, même si très inégal.
Coût : €€ (autour de 70 roupies pour la version nature, mais pouvant être entre 30 et 120 roupies)

Chai (et patisserie)

Chai (et patisserie)

Chai
Notre avis : ça ne coûte rien et ça réchauffe, très inégal mais le risque n’est pas grand et il est parfois très bon.
Coût : € (10 roupies, prix national sauf Andaman, environ 0,15€)

Fabrication du jus de canne à sucre

Fabrication du jus de canne à sucre

Jus de canne à sucre
Notre avis : rafraîchissant, un peu sucré, très bon.
Coût : € (10 roupies le verre dans la rue, surtout dans le Sud de l’Inde)

Menu de Noël - Apéro

Kingfisher

Kingfisher (bière)

Notre avis : La Strong est pas mal sans être très fine mais nous n’avons vraiment a pas été convaincus par la lager.
Coût : €€ (95 roupies les 667 mL de Kingfisher Strong, environ 1,40€. Économiquement, il vaut mieux boire du chai ;)).

Toutes les photos “Nourriture et boissons” de l’Inde : https://goo.gl/photos/q3Bqop1Q2i4w9Jvj9

Mais combien ça coûte tout ça ?

Nous sommes restés 55 jours et 55 nuits en Inde et avons dépensé par personne 40 300 roupies (environ 575) plus 380€ d’avion pour aller de Bangkok aux îles Andaman puis des îles Andaman à Delhi (ce qui fait un surplus d’au moins 200€ par rapport à si l’on avait pas été sur les îles Andaman). Même au-delà du billet d’avion, les deux semaines passées sur les îles Andaman contribuent à élever légèrement le budget quotidien dépensé en Inde.

Dépenses absolues par personne par type de dépense

Dépenses absolues par personne par type de dépense

Dépenses relatives par type de dépense

Dépenses relatives par type de dépense

Les logements étaient en chambre double, souvent avec salle de bain commune.
Les activités correspondent aux entrées sur les sites touristiques (forts, cinéma, etc.) et un camel safari.
Les extras sont essentiellement de la bière, plus des impressions de cartes postales et timbres (la première non faite main !).

Ce qui fait une dépense moyenne par personne par jour de 487 roupies (environ 5,5€ par jour) dont :

  • 180 roupies (environ 2,60€) pour se loger (8 nuits sur les 55 n’ont pas été payées, passées en CouchSurfing ou cadeau des parents, 7 ont été passées dans les transports). Les nuits payées nous sont revenues à 197 roupies (environ 2,80€).
  • 235 roupies (environ 3,4€) par jour pour manger (oui, ça ne coûte rien mais du coup on s’est fait plaisir ;)).
  • 88 roupies par jour (environ 1,3€) en activités et visites de sites touristiques.
  • Et un visa qui revient à 0,8€ par jour.

Pour aller plus loin

Pour aller plus loin



Les cartes mémoires et appareils photo ont chauffé, pour ceux qui voudraient faire ce voyage depuis leur canapé, voici l’intégralité de nos photos : https://goo.gl/photos/qG9Ab3kurLAktTDLA

Et pour ceux qui voudraient relire l’intégralité des aventures, l’ensemble des articles se trouve ici : https://www.onepicaday.xyz/category/india/

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