Fitz Roy au lever du soleil

Fitz Roy au lever du soleil

Fitz Roy au lever du soleil

Fitz Roy au lever du soleil

Il y a des jours où la France qui se lève tôt doit se mettre au boulot… aujourd’hui est l’un de ceux-là. Départ à 6H30 de la tente pour monter au point de vue du mont Fitz Roy (laguna de los tres) et arriver pour le lever du soleil.
La montée nous prendra une heure et nous permettra de nous réchauffer car clairement ce n’est pas la température qui va nous aider (aux alentours de 0 degrés). Le chemin est parfois assez raide mais se monte assez bien : tout est aménagé pour que chacun puisse (en prenant son temps) accéder au point de vue.
Une fois arrivés, nous ne sommes pas seuls, certains ont fait le chemin (dans la nuit, à la lampe frontale) depuis El Chalten en partant vers 4 heures du matin : courageux.
Le Fitz Roy, lui, commence à se dévoiler au rythme du soleil qui monte. Une alerte à l’horizon, le soleil n’est pas le seul à s’élever dans le ciel… il est accompagné d’une épaisse masse nuageuse. Ça ne manque pas lorsque le soleil est prêt à nous éclairer, nous sommes dans le nuage et ne voyons plus à trois mètres. On commence à avoir froid et essayons de faire du thé (on a pris gaz et popote, autant que ça serve). La mise à l’épreuve des températures frigorifiques n’est apparemment pas suffisante puisque c’est le réchaud qui nous lâche (enfin plus exactement son pas de vis). Pas de thé… à moins que nous ne trouvions un autre réchaud et ça tombe bien puisqu’un couple d’Australiens et leur guide ont justement un réchaud et viennent de finir de faire leur thé. On en profitera donc pour l’utiliser et faire bouillir une eau qui nous fera du bien. C’est également l’occasion de papoter avec ces deux touristes : elle, enfournée dans un sac de couchage et allongée sur un matelas ; lui, emmitouflé dans des couches et des couches de vêtements et prenant photos sur photos.

Fitz Roy depuis le mirador Lago de los Tres

Fitz Roy depuis le mirador Lago de los Tres

Leur guide nous donnera un bon conseil : aller voir le lago sucio. Une très bonne pioche, puisqu’à seulement quelques centaines de mètres du point de vue et alors que nous songions à redescendre pour gagner en température, nous pouvons prendre de la hauteur sur ce petit lac. Il nous offrira un superbe « cercle-en-ciel » (un arc-en-ciel et sa réflexion dans le lac) et nous redonnera l’occasion de voir le Fitz Roy sans nuage.

Un arc en ciel de fou !

Un arc en ciel de fou !

Après cette escapade, nous dirons « à demain » au couple d’Australiens (Monsieur a pris quelques photos que nous devrons récupérer le lendemain à leur hôtel) et nous mettrons en route pour la descente vers le camping.
Rien à dire, c’est plus simple de descendre en plein jour que de monter en pleine nuit :- )).

Une fois arrivés au camping, nous remballons la tente et nous mettons en route pour El Chalten.

Les couleurs de l'automne

Les couleurs de l’automne

Glacier Piedras Blancas

Glacier Piedras Blancas

Nous ferons une petite halte (qui nous oblige à faire un aller-retour) au point de vue du glacier Piedras Blancas. Ce n’est pas forcément indispensable mais quand il fait beau, ça offre une vue sympa pour déjeuner.

Le reste du chemin se fera sous les couleurs de l’autonme toujours aussi jolies et sous un soleil qui nous avait fait défaut la veille et en début de matinée.
Il nous faudra quelques heures de marche pour arriver à El Chalten, après avoir fait un autre aller-retour pour passer par le lac Capri et voir le « Mirador Fitz Roy ». Un autre bon plan pour faire une pause et goûter lorsqu’il fait beau.

Sentier Laguna de Los Tres

Sentier Laguna de Los Tres

Fidèles à nous-même, nous passerons faire quelques courses et filerons à l’auberge où nous croiserons nos anciens collocataires. Ils n’auront pas réussi à faire du stop pour sortir de la ville car une grève est en cours et limite les déplacements (du fait d’un certain nombre de stations-service fermées). Ils ont donc choisi de prendre un bus jusqu’à Los Antiguos avec deux autres Français de l’auberge dans la même situation.
Après une rapide séance d’au revoir, il est temps de se mettre en marche pour une étape cruciale de la journée : la cuisson des 500 grammes de pâtes qui récompensent ces trois jours de trek ! Une célébration que nous clotûrerons par une grosse nuit de sommeil.

El Chalten

Auberge Arco Iris, 125 ARS (oui, on a réussi à négocier une ristourne pour la fin de la saison) par nuit par lit (environ 7,80€), pas ouffissime mais bon rapport qualité prix (bonne douche, Wi-Fi ok, il manque un peu de matos pour cuisiner et le proprio n’est pas d’un accueil inégalable)

Il faut compter une heure pour aller du dernier camping jusqu’au point de vue du mont Fitz Roy
Il peut vite faire froid lorsque l’on se trouve au point de vue du mont Fitz Roy (un nuage est vite arrivé), ne pas oublier de prendre des épaisseurs et si possible une boisson chaude

La seule vue de la journée...

La seule vue de la journée…

La météo n’a pas menti, nous nous réveillons de cette nuit un peu fraiche dans les nuages. Ayant prévu le coup, nous allons faire une courte journée de marche sans passer par les points de vue clé du parc national. Nous prenons donc notre temps pour nous lever, déjeuner et levons le camp un peu avant midi. Quelques minutes après être partis, il ne pleut pas. Il neige ! La température n’est effectivement plus très chaude. Nous marchons environ trois heures en tout, en grande partie sous la neige et avec une vue très peu dégagée, avant d’arriver gelés au camping Poincenot (où sont déjà plantées beaucoup plus de tentes que la veille). Les paysages et le climat nous rappellerons un peu le Parc National Terelj en Mongolie : les arbres aux couleurs de l’automne (plutôt rouges ici alors qu’elles étaient oranges en mongolie), les premières averses de neige, les passages dans la forêt… Vers 16h, nous plantons la tente. Vers 16h30, nous buvons un thé salutaire. Vers 17h, nous sommes dans le duvet pour nous réchauffer… Nous ne tarderons pas à cuisiner et à nous replonger dans nos duvets pour ne plus en sortir avant le lendemain matin. Très tôt car l’objectif est de monter jusqu’au belvédère le plus proche du Fitz Roy pour y observer le lever du soleil.

El Chalten

En tente, camping Poincenot

Pour ce deuxième jour de circuit, nous sommes partis du camping De Agostini pour rejoindre le camping Poincenot (par le sentier Laguna Mare y Hija. Nous avons mis 2h45 heures, plus 45 minutes d’aller-retour au Rio Blanco avant de nus apercevoir qu’en fait, ce n’était pas un camping (avec des sacs contenant juste ce qu’il faut d’équipement et de nourriture pour 3 jours de trek et sans compter les grosses pauses).

LA photo du FItz Roy

LA photo du FItz Roy

L'autre photo du Fitz Roy

L’autre photo du Fitz Roy

De bon matin, nous profitons une dernière fois du super petit déjeuner de notre auberge et nous mettons en route pour faire du stop pour retourner à El Chalten. Comme d’autres voyageurs nous ont dit avoir vraiment galéré à faire ce trajet, nous nous y prenons tôt (une nouvelle fois…) afin de ne pas être les dixièmes dans la file d’attente. Nous rejoignons le rond-point de sortie de la ville en environ 45 minutes de marche et nous posons juste derrière le poste de police. Il est 9h30 et nous sommes les premiers ! Nous nous installons et au bout de dix minutes, devinez quoi ? Bah Gérard le pêcheur qui s’arrête pour nous offrir une deuxième course, après celle d’hier au retour du Perito Moreno ! Une chance qu’il ne soit pas déjà passé avant et qu’il nous ait repris !
Le trajet sera (un peu) moins flippant que la veille et surtout, très très très beau ! Le ciel est complètement dégagé, au bout de quelques minutes après avoir quitté El Calafate, nous apercevons déjà le Fitz Roy au loin. Vu que Gérard est lui aussi en vacances, nous (pilons heu…) nous arrêtons assez régulièrement pour faire des photos ce qui n’est pas pour nous déplaire : les miradors sur la chaine montagneuse, des sortes d’autruches au bord de la route, des guanacos. Puis la route 23 qui longe le lac Viedma par le Nord et qui nous fait découvrir en nous approchant, petit à petit, les montagnes mythiques d’El Chalten : le Fitz Roy, le Cerro Torre…

C’est splendide ! Et Alexis réussira à faire la photo quasi parfaite du Fitz Roy presque aligné avec la route (autant de temps passé sur Lightroom que de trajet pour venir prendre cette photo ;- )).

Plan séquence des guacamoles (la photo incroyable et sans trucage)

Plan séquence des guacamoles (la photo incroyable et sans trucage)

Nous arrivons vers 13h à El Chalten, remercions grandement Gérard (il était un peu chelou mais extrêmement gentil et nous aura tellement aidé !) et nous dirigeons vers notre auberge. Le temps est magnifique. Après un coup d’œil à la météo, il doit faire beau un jour sur deux : aujourd’hui et vendredi. Nous étudions rapidement les options que nous avons et décidons de repartir dans la foulée pour faire le circuit de trois jours que nous avions prévus. Le temps d’acheter nos billets de bus pour Bariloche et de racheter un peu de quoi pique-niquer le midi et c’est parti.

Cerro Grande

Cerro Grande

Un pur reflet

Un pur reflet

Lago Torre

Lago Torre


A 14h30, nous nous lançons sur le sentier Laguna Torre. Nous devons en théorie mettre trois heures pour rejoindre le camping où nous passerons la nuit, puis une heure jusqu’au Mirador Torre. Nous croisons les doigts pour que les temps soient supérieurs à ce que nous mettrons et tentons de marcher assez vite pour avoir le temps de monter au Mirador Maestri et redescendre avant la nuit. La randonnée est globalement facile et offre de très jolies vues sur le Cerro Torre et le Cerro Grande (et son gros glacier trop ouf à son sommet). Au bout de 2 heures, nous sommes à l’embranchement du camping. Nous entamons l’ascension directement. Le chemin doit être plus sympa le matin ou en milieu de journée car nous avançons avec le soleil en face, mais les vues sur le Lago Torre et son petit glacier sont vraiment belles. C’est une très bonne surprise ! La vue sur le glacier est d’ailleurs le seul intérêt de monter jusqu’au Mirador car on voit très bien le Cerro Torre depuis le lac. Nous redescendons ensuite tranquillement, plantons la tente, nous rendons compte que nous avons oublié la couverture de survie (il va faire froid :S) et finissons de diner dans le noir (on était serré en timing en partant à 14h30…). S’en suivra une nuit un peu difficile à minimiser nos contacts avec le sol pour ne pas avoir trop froid. Je me réveillerai avec quelques courbatures de crispation et la joie de voir qu’en fait, la couverture de survie était cachée dans mon sac… (ce sera toujours ça pour les prochaines nuits…).

 

Fitz Roy

Fitz Roy

 

Lago Torre

Lago Torre

El Calafate, El Chalten, Parc National Los Glaciares

En tente, camping De Agostini

Depuis El Chalten, il est possible de faire de nombreuses randonnées à la journée, ou de faire une boucle en combinant des bouts de randonnées à la journée. L’accès au parc national Los Glaciares est gratuit. Les campings (sans infrastructures à part des toilettes) sont gratuits.
Pour ce premier jour de circuit, nous sommes partis de El Chalten pour le Mirador Maestri (sentier Laguna Torre), puis nous sommes revenus au camping De Agostini. Nous avons mis 4 heures en tout : 3 heures jusqu’au Mirador Maestri, puis une heure pour redescendre au camping (avec des sacs contenant juste ce qu’il faut d’équipement et de nourriture pour 3 jours de trek et sans compter les grosses pauses).
Des bus partent un jour sur deux vers Los Antiguos, Perito Moreno ou Bariloche. Suivant les mois, ChaltenTravel et Taqsa font partir leurs bus les mêmes jours (jours impairs) ou en quinconce.

Billet de bus El Chalten – Bariloche avec ChaltenTravel (24 heures de bus repas légers compris) : 2030 ARS (2020 + 10 de taxes) (environ 127€).

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

C’est un incontournable de la Patagonie argentine, l’intérêt d’y aller nous a été confirmé par les nombreux voyageurs rencontrés depuis que nous sommes arrivés en Argentine/Chili : aujourd’hui, nous visitons le Perito Moreno !
Nous nous levons très tôt afin de nous assurer d’avoir un stop. Nous profitons bien de l’excellent petit déjeuner de l’auberge (des fruits !!!) avant de nous mettre en route. Nous longeons la rue principale, pour sortir de la ville, là où seules les voitures et bus se rendant au glacier passeront. Au bout d’une petite demi-heure de marche, nous nous rendons compte que deux personnes derrière nous lèvent également le pouce, ne respectant pas du tout les règles en levant le pouce bien qu’étant après nous, et nous ayant vu. Au bout d’une autre demi-heure, étant assez excentrés, nous nous arrêtons. Les deux nanas faisant également du stop s’arrêtent à leur tour quelques dizaines de mètres avant nous. Vraiment pas sympa ! Et sont prises par une voiture à peine 5 minutes après s’être arrêtées… Nous attendrons un quart d’heure de plus (le trafic n’étant pas non plus abondant) avant d’être pris en stop par Roberto et Lady (oui, ça ne s’invente pas !), un Argentin et une Colombienne habitant à Madrid et en vacances dix jours dans le sud de la Patagonie. Nous ferons quelques stops photos et arriverons avec eux au glacier. Nous payons nos 500 ARS (environ 31,20€, le tarif étant passé de 350 à 500 ARS au 1er mars 2017…), quand Roberto, originaire d’Ushuaia n’en paiera que 50, ce qui est l’une des attractions les plus chères que nous ayons payées depuis le début de notre voyage.
Une fois l’entrée du parc passée, il reste 25 kilomètres à faire, ponctués de quelques belvédères où on le sent se rapprocher, avant d’arriver devant glacier.

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Le Perito Moreno doit sa célébrité à deux facteurs principaux :

  • On peut s’en approcher très très près, et par la route (pas besoin de bateau ou de faire un trek de trois jours pour y arriver).
  • Le glacier avance sur le Lago Argentino de 2 mètres par jour, et on peut y voir d’immenses blocs de la taille d’immeuble s’effondrer dans les eaux vert émeraude du Lago Argentino, donnant lieu à des images et des détonations impressionnantes.

Une fois arrivés au parking du glacier, nous prenons un minibus qui nous dépose à peu près au centre de toutes les passerelles menant au glacier. Nous sommes juste en face du glacier et vraiment très proche. C’est impressionnant.
A partir de là, plusieurs passerelles permettent de se promener tout le long du glacier, ponctuées chacune de belvédères permettant d’avoir des points de vue différents sur le glacier : plus ou moins en hauteur, à différents niveaux du glacier. A chaque belvédère, des panneaux donnes quelques explications sur le parc national Los Glaciares (dont le Perito Moreno fait partie). Nous avons été très agréablement surpris par la qualité de l’infrastructure en place : les belvédères offrent vraiment de superbes points de vue sur le glacier, tous différents. Par ailleurs, nous n’avons jamais été gênés par le monde, malgré avoir vu quelques gros bus arriver (mais nous étions hors saison, un jour où ils prévoyaient de la pluie, même si nous n’avons eu que quelques gouttes).

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Aux plus hauts points, le glacier dépasse de 70 mètres au-dessus du lac, au plus bas point, de 40 mètres. Nous vous laissons imaginer la hauteur du glacier et la vue que nous en avons depuis les passerelles. Nous avons dû passer environ 4h15 à nous promener tranquillement de belvédères en belvédères, repassant plusieurs fois au même endroit, à être à l’affut du moindre bruit pour voir les blocs de glace s’effondrer avec fracas dans l’eau du lac. Le bruit de l’effondrement arrivant quelques secondes après l’effondrement, autant vous dire que tout le monde avance sans quitter le glacier des yeux, balayant sa surface de droite à gauche pour ne pas louper le moment où un immeuble de 10 étages s’effondrera dans les eaux du lacs. Malgré des premières heures timides, nous aurons tout de même vu quelques blocs de plusieurs centaines de mètres se casser, causant des éclaboussures allant presque jusqu’en haut du glacier et des vagues créant un courant brassant les eaux et morceaux de glace issus de précédents effondrements. Nous sommes restés scotchés. Lors du premier effondrement vraiment significatif que nous avons vu, nous étions tellement près que j’ai eu un mouvement de recul. En bref, nous en avons pris plein les yeux et nous avons compris pourquoi c’était un incontournable de la région.

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Après avoir bien arpenté l’ensemble du site, nous nous mettons en route pour rentrer. Arrivés au parking, surprise, un nous attend, se baladant au milieu des voitures ! C’est la première que nous voyons un renard et nous avons été très surpris qu’il ne soit pas plus sauvage. Quelques minutes plus tard, nous levons le pouce. Il reste des voitures mais pas non plus énormément sur le parking donc nous croisons les doigts. Une première voiture passe sans nous regarder. La seconde s’arrête. Nous reconnaissons un homme que nous avons vu prendre des photos avec un gros appareil pendant que nous nous baladions. Il est Français, il est en Argentine en vacances, a fait une semaine de pêche dans la région et en profite pour faire un tour des sites touristiques. Il est de loin le conducteur le plus dangereux que nous ayons eu jusque-là (j’ai eu à certains moments, les mêmes reflexes de crispation que lors du décollage d’un avion…). Bref, nous sommes contents d’être arrivés sains et saufs à El Calafate (heureusement aussi qu’il n’y avait quasi personne sur la route). Nous trainons un peu à l’auberge et, quitte à faire une journée chère et à avoir économisé les prix du bus, nous décidons de nous offrir notre premier restaurant argentin depuis que nous sommes arrivés en Amérique du Sud ! Une vraie bonne soirée dans un vrai bon restaurant (Pura Vida), avec une vraie bonne bouteille de rouge.

El Calafate, Glaciar Moreno

Auberge Bla Guesthouse, 180 ARS par nuit par lit (environ 10,70€) avec petit déjeuner, on s’y sent beaucoup plus à l’aise que dans l’auberge d’El Chalten. Le personnel est très sympa, la cuisine est bien équipée, la salle commune agréable et les chambres propres. Malheureusement, le WiFi n’est vraiment pas top (malgré que pour une fois ce soit une connexion ADSL)

Il est possible (et il a été assez facile pour nous et d’autres personnes rencontrées) de faire du stop pour aller au Glacier Perito Moreno. Se mettre sur la route 11 à la sortie de la ville (attention à la concurrence, e pas se mettre trop loin). Attention, vers 16h lorsque nous avons décidé de repartir, il restait des voitures mais pas non plus énormément.
Une fois arrivé au parking du glacier, une navette gratuite permet de vous emmener directement aux belvédères au centre des différentes passerelles d’observation du Perito Moreno. Il y a également un chemin (d’environ 1km) qui mène à ce point central en longeant le lac. Ne sachant pas, nous avons prix la navette à l’aller et sommes revenus à pied par la passerelle. A refaire, nous prendrions la passerelle à l’aller pour découvrir le glacier petit à petit en avançant sur ce chemin.

Entrée au Glacier Perito Moreno : 500 ARS par personne (environ 31,20€), 50 ARS pour les Argentins de la région. Nous n’avons pas payé mais l’aller-retour en bus coûte à peu près la même chose.

Glacier Viedma

Glacier Viedma

A l’image de feu ma Citroën AX, il y a des matins froids où ça ne carbure pas au mieux. La nuit a été humide et froide, très froide mais apparemment pas suffisamment pour empêcher les souris de s’attaquer à nos sacs de vivre. Ça me vaudra le droit de faire un aller-retour dehors : une bonne occasion de faire quelques photos au milieu de la nuit et d’admirer une dernière fois la voie lactée. Tout cela au son du tonnerre émis par le glacier qui craque dont les morceaux viennent se perdre dans le lac.
Nous repartons après avoir glissés nos pieds dans des chaussettes mouillées et froides de la veille et des chaussures dans le même état. Il nous faudra quelques dizaines de minutes avant de réchauffer nos petons (grand merci au soleil qui a décidé de bien nous aider). Et quelques dizaines d’autres pour nous apercevoir que nous avons des ampoules plein les pieds… une première depuis le départ de Paris, merci l’humidité !

Vue depuis la tente

Vue depuis la tente

Pour ce dernier jour, nous longeons le lac Viedma qui se résume à une étendue d’eau presque sans fin, d’un bleu très froid avec des dizaines de minuscules (ou pas) icebergs qui y fondent petit à petit. Nous avions été habitués à des dernières journées de trek sans grand intérêt, celle-ci fera exception. Le paysage est beau et après quelques 4 heures de marche, nous arrivons à la deuxième (et dernière) tyrolienne. Cette fois-ci, c’est un peu plus technique puisqu’il nous faudra passer avec les sacs sur le dos (la corde pour faire revenir la tyrolienne étant cassée). Je m’élance en premier et le constat est sans appel : mes biceps ne sont pas au niveau de cette épreuve ! Les cinq derniers mètres ont été longs et douloureux…

Bleu du glacier après une chute de glace

Bleu du glacier après une chute de glace

Lago Viedma

Lago Viedma


Finalement, après 50 minutes, nous serons passés tous les deux et nous serons assurés que le couple qui avait dormi avec nous s’en est sorti (avec bien plus de facilité…).
Nous filons ensuite vers l’embarcadère de Bahia Rio Tunel, normalement, synonyme de fin du trek. Nous espérons y trouver une voiture pour nous ramener sur les derniers kilomètres qui nous séparent d’El Chalten. Manque de chance, personne ne part de l’embarcadère lorsque nous arrivons… il faudra faire la suite (sept ou huit kilomètres) à pied.
Carole est au bout du rouleau et ces derniers kilomètres ne présentent pas un grand intérêt : on marche à travers un champ (en se retrempant les pieds sur les premiers mètres…) et attendant la délivrance de retrouver la route. Et depuis le matin tôt ; nous avons le soleil pile en face de nous, nous empêchant de vraiment admirer les paysages et nous fatiguant). Une fois sur le bitume, nous lèverons le pouce sans succès et arriverons à El Chalten après 8 heures de marche (dont 50 minutes pour passer la tyrolienne).
Il nous reste à rendre le matériel (baudriers, mousquetons, etc.) faire quelques courses et savourer un énorme plat de pâtes avec autre chose qu’un bouillon cube comme accompagnement.
En bilan de ce trek, sans se perdre, la difficulté n’est pas aussi élevée qu’on peut le lire sur Internet ou que les gardes du parc le laissent entendre. C’est très beau et vaut vraiment le coup de s’aventurer sur les tyroliennes. Il paraitrait même que pour les gens sujets à des vertiges, le chemin est loin d’être insurmontable.

Vue sur le Fitz Roy depuis la route

Vue sur le Fitz Roy depuis la route

El Chalten, Parc National Los Glaciares

Auberge Arco Iris, 180 ARS par nuit par lit (environ 10,70€), pas ouffissime mais bon rapport qualité prix (bonne douche, Wi-Fi ok, il manque un peu de matos pour cuisiner et le proprio n’est pas d’un accueil inégalable)

Pour le jour 4 du circuit Huemul (16 km), nous avons marché 6 heures jusqu’à l’embarcadère Bahia Rio Tunel (avec des sacs contenant juste ce qu’il faut d’équipement et de nourriture pour 5 jours de trek et sans compter les grosses pauses). Nous avons ensuite mis 2h de plus pour arriver à El Chalten à pied, en coupant à travers champs (7,5 km).

Paso Del Viento

Paso Del Viento

La première épreuve de ce trek était la tyrolienne, la seconde est une longue décente très pentue arrivant en fin du jour trois du trek. Je m’en suis fait une montagne, je la redoute, j’en dors mal les deux nuits qui précèdent ce jour de randonnée (je n’aime vraiment pas descendre, déjà, de base, alors quand en plus ça s’annonce compliqué…).
Nous sommes restés une journée dans la tente en espérant du beau temps, et bien nous avions bien fait ! La nuit sera très belle (un truc cool avec la tente, c’est de regarder les étoiles la nuit) et nous nous réveillerons sous un ciel sans aucun nuage !
En contrepartie, des souris ont réussi à entrer dans nos sacs de nourriture suspendus dans le refuge (nous ne nous sommes fait grignoter que du plastique et un peu de pain mais notre collègue Allemand se sera fait grignoter ses sacs en tissus contenant sa bouffe, ses bâtons de randonnées). Nous devrons donc raboter un peu notre pain et notre fromage… Heureusement, elles n’ont pas touché au reste.
Nous partons de bon matin, moi toujours un peu la boule au ventre pour ce qui nous attend en fin de journée. Les trois premières heures sont assez faciles, dans des paysages différents de la veille. Nous n’apercevons plus que ponctuellement et partiellement l’immense étendues de glace du Campo De Hielo Sur, et sommes dans des paysages plus vallonnées, avec des montagnes enneigées en fond. Au bout de trois heures, le Campo De Hielo se remontre à nous dans toute sa splendeur. Nous en prenons encore plein la vue. Nous profitons d’un super spot presque au bout de la montée vers le Paso Huemul pour déjeuner. Le temps est toujours au beau fixe, c’est superbe ! Puis nous disons au revoir à cette étendue de glace qui nous accompagne de puis l’avant-veille, passons le col, et se dévoile devant nous l’immense Lago Viedma. Petit à petit, nous apercevons des icebergs flottant sur l’eau du lac. La vue change, mais reste magnifique. Nous avons bien fait d’attendre une journée pour voir ça !

Campo de Hielo Sur

Campo de Hielo Sur

Glacier Viedma

Glacier Viedma

Sentier Huemul

Sentier Huemul

La fonte des glaces

La fonte des glaces

Lago Viedma

Lago Viedma


Puis nous entamons LA descente (700m de descente sur 1,5km environ). Ça ne démarre pas trop pentu. Puis ça devient un peu plus raide mais nous sommes sur de la terre et les arbustes omniprésents permettent de s’accrocher et de ne pas tomber. Ce n’est qu’une heure et demi plus tard que commence une partie un peu plus difficile. Ca devient plus pentu, il n’y a plus trop d’arbres pour s’accrocher et au milieu, il y a une corde de 5 ou 6 mètre permettant de descendre une partie rocheuse… un peu pentue ^^. Finalement, c’était un peu long (mais pas tant) et un peu difficile (mais pas tant, et pas sur trop longtemps), mais ça se faisait bien. Et c’était beaucoup moins dangereux que ce qu’on a pu faire à Bariloche pour rejoindre le refuge Jacob. Bref, plus de peur que de mal ! Arrivés en bas, nous voyons enfin d’où viennent les icebergs que nous voyons flotter dans le lac : nous avons vue sur le glacier. Après un peu de hors-piste pour trouver le camping, nous nous posons au bord de la plage, en face du glacier, l’entendant de temps en temps craquer (mais ne réussissant pas à apercevoir les blocs de glace s’effondrer…). Un très beau camping !

Mario et Luigi à la montagne

Mario et Luigi à la montagne

El Chalten, Parc National Los Glaciares

En tente, campement Bahia De Lo Tempanos

Pour le jour 3 du circuit Huemul (14 km), nous avons marché 6h30 heures (avec des sacs contenant juste ce qu’il faut d’équipement et de nourriture pour 5 jours de trek et sans compter les grosses pauses). Nous avons mis 4h pour arriver au Paso Huemul et 2h30 pour descendre.
Attention aux souris sur les campements, bien pendre ses sacs de nourriture à un endroit inaccessible pour les souris (et elles savent grimper…). Pareillement, garder les objets ne contenant pas de nourriture dans la tente, pas sur la footprint (certains se font grignoter leurs gobelets en silicones, leurs batôns…).

Campement Refugio Paso Del Viento

Campement Refugio Paso Del Viento

Refugio Paso Del Viento

Refugio Paso Del Viento

Comme les prévisions météos le prévoyaient, nous nous réveillons dans les nuages et sous la pluie. Comme les personnes rencontrées ayant déjà fait ce trek nous ont toutes dit d’essayer d’avoir un temps clair les jours deux et trois du trek, nous décidons d’attendre un petit peu pour voir si le temps s’améliore. Etant toujours dans le brouillard et sous la pluie vers 10h, nous décidons de passer la journée au point de campement et d’attendre le lendemain, qui, toujours d’après les mêmes prévisions météos devrait êtes au beau fixe. Au mieux (si le temps redevient beau) nous aurons gagné le droit de voir les beaux paysages que nous réserve ce jour trois, au pire (s’il pleut toujours le lendemain), nous aurons perdu une journée mais gagné une journée de repos après les émotions de la veille. Nous disons donc au revoir aux autres randonneurs, qui, les uns après les autres, remballent leur tente mouillée et se mettent en route. Nous petit déjeunons, regardons le dernier Star Wars qui nous manquait (on a enfin fini la saga !), puis déjeunons. Vers 14h, nous serons rejoints par Filip, un Allemand ayant commencé à randonner dans les environs d’El Chalten il y a déjà plus d’une semaine : « Honnêtement, ce camping est la plus belle vue que j’ai eue aujourd’hui ! ». Nous ne savons pas ce qui nous attend demain, mais nous savons que nous n’aurions rien vu aujourd’hui… Nous passons l’après-midi à regarder un Bollywood recommandé par nos amis indiens de Jaipur (ça passe pour un jour pluvieux où l’on n’avait rien à faire, sinon…). Lorsque nous sortons de la tente, le temps se découvre enfin : nous avons de l’espoir pour le lendemain !

El Chalten, Parc National Los Glaciares

En tente, campement Refugio Paso del Viento

Le refuge Paso Del Viento contient une unique pièce permettant de cuisiner (une étagère, une table et un banc). C’est spartiate mais c’est bien pratique.

Wouaouuuuuh !!

Wouaouuuuuh !!

Pour ce deuxième jour, nous partons avant 9H pour nous assurer de passer la tyrolienne et arriver au refuge, de jour. Normalement, il y a 6 heures de marche au programme donc on est plutôt sereins.
Avec Pauline et Antoine (le couple de Français avec qui nous avons fait une partie du chemin, hier), nous arrivons assez rapidement à la tyrolienne que nous avions testée hier. Petit cours rapide de passage de tyrolienne lorsque l’on est quatre avec des sacs à dos :

  • Faire passer les mecs en premier de l’autre côté ;
  • Demander aux filles d’accrocher les sacs à la poulie (un par un) ;
  • Faire bosser les mecs pour qu’ils tirent la poulie et ramènent les sacs de l’autre côté ;
  • Faire passer les filles de l’autre côté.

Une recette facile à appliquer mais à laquelle il faut ajouter :

  • Faire repasser les mousquetons en acier (on les utilise pour accrocher la ligne de vie aux câbles : ça évite de tomber dans le vide, s’il y a un souci avec la poulie) car il n’y en a qu’un seul par binôme ;
  • Faire repasser un baudrier parce que celui de l’une des filles (Pauline) se desserre !

Finalement, 45 minutes plus tard, nous sommes tous de l’autre côté avec nos sacs. In fine, personne n’aura eu la tremblote et Carole qui angoissait depuis des semaines (true story) passera sans souci ! Juste après nous, 5 personnes arrivent pour passer cette même tyrolienne…

Glacier

Glacier

S’en suivra le début d’une longue montée. Autour de nous, une colline puis un glacier. Sous nos pieds, de la terre, puis des caillasses, puis un glacier ! On aura donc le droit à la vue sur un glacier puis à une petite randonnée dessus (une centaine de mètres). Pas révolutionnaire comme marche mais ça permet de la rayer des choses à faire.
Avant de manger nous croisons deux gardes du parc qui s’assurent que l’on s’est bien enregistrés avant de démarrer le trek. C’est surprenant vu comme s’est passé l’enregistrement, la veille.

Crevasse

Crevasse

Glacier

Glacier

Première marche sur un glacier

Première marche sur un glacier

On mangera au niveau d’un point de bascule entre deux glaciers : à notre gauche le glacier vers lequel on se dirige, à droite et en contre-bas celui sur lequel nous avons marché plus tôt.
Après deux petits sandwichs au fromage (une mozzarella divine… tant qu’on ne sait pas que c’est de la mozzarella), nous repartons à l’ascension du Paso del Viento. Après une grosse trentaine de minutes, le chemin se corse : sous nos semelles, des petits cailloux et une grosse pente, pas évident d’avancer. Plus on avance, plus le chemin est difficile et moins il y a de trace de passage d’autres randonneurs… bref, on s’est paumés ! On sort alors le GPS, il reste 170 mètres à faire à flanc de falaise pour grimper de 100 mètres d’altitude et rejoindre le chemin. On se dit tous les quatre que ça peut le faire donc on se lance. Seul souci, rapidement, il n’y a plus d’alternative, il faut escalader la pente. Le terrain est friable, on ne peut se fier à aucune pierre sur laquelle on marche et la roche à laquelle on s’accroche reste dans nos mains une fois sur deux. On se demande tous comment on va passer et on se fait rejoindre par un couple d’Allemands qui nous a suivi dans notre erreur.

Une montée un peu raide en hors piste...

Une montée un peu raide en hors piste…

Pendant 30 minutes, on parlemente, on avance de quelques mètres en prenant soin de laisser quelques mètres entre chacun d’entre nous pour éviter les pierres qui chutent. Puis, on finit par s’arrêter. Antoine, part à l’avant pour vérifier si le chemin s’améliore et s’il trouve la voie officielle. Ça doit s’améliorer… on décide de continuer mais on n’était pas si loin de faire demi-tour. Sauf que personne n’avait envie de redescendre et de prendre le risque de glisser, tomber et dévaler la pente.
On reprend la montée, il y a 15 mètres vraiment compliqués où les guibolles tremblent beaucoup et la tête se demande comment cette histoire va se terminer. Dangereux mais on passera tous les quatre, puis attendrons les deux Allemands qui se demanderont aussi dans quelle galère ils sont tombés.
Toute cette histoire durera deux bonnes heures avant que nous ne rejoignons le chemin officiel qui lui (d’après un groupe rencontré plus tard) était facile. Dommage…

On aura bien galéré mais tant bien que mal, on arrive au Paso del Viento et là chacun prendra sa petite claque ! C’est immense, c’est magnifique, c’est du jamais vu : voilà un peu ce qui nous passera par la tête lors des premières secondes.

Paso Del Viento

Paso Del Viento

Paso Del Viento

Paso Del Viento

Pour en profiter au mieux (ainsi que du soleil), on s’offre quelques biscuits face au « champ de glace » (Campo de Hielo Sur).
Moult photos plus tard, nous prenons le chemin de la descente vers Refugio Paso del Viento. A côté du reste, elle paraitra un peu fade en émotion ;- )).

On arrivera en dernier à ce camping dont le refuge est au mieux spartiate : une table et quelques chaises.

On plante alors la tente, mangeons nos pâtes et partons chercher un repos (mérité ?) dans les bras de Morphée.

Vue by night depuis la tente

Vue by night depuis la tente

Vue by night depuis la tente

Vue by night depuis la tente

El Chalten, Parc National Los Glaciares

En tente, campement Refugio Paso del Viento

Pour le jour 2 du circuit Huemul (12 km), nous avons marché 8 heures (avec des sacs contenant juste ce qu’il faut d’équipement et de nourriture pour 5 jours de trek et sans compter les pauses mais en comptant un gros détour…).

Laguna Toro

Lago Toro

C’est parti pour le circuit Huemul, quatre jours de trek dont on lit partout sur Internet qu’il est difficile. Nous sommes à 9h à l’ouverture du bureau d’information du parc pour nous enregistrer et démarrer la randonnée. Les gardes ont vérifié notre matériel, nous ont retoqué le départ car nous n’avions de carte topographique papier (la carte topographique sur téléphone ne suffit pas…), puis ont accepté que nous partions car notre collègue François (qui avait déjà traversé la frontière avec nous) avait une carte et que nous partions en même temps. Par contre, ils n’ont pas vérifié que nous savions lire une carte… Puis nous demandons à voir la vidéo d’information sur le trek. On nous dit que ce n’est pas possible, qu’il faut revenir plus tard. Pardon ?

On nous a explicitement dit de venir avant 10h hier, il est 9h30 ! Puis on nous demande de montrer notre contrat d’assurance. Je viens de remplir ton papier avec le nom de mon assurance, ce n’était pas plus logique de poser la question à ce moment là ? Puis en insistant un peu, on nous fait visionner la vidéo, qui s’avère être un jeu de slides qu’ils auraient pu nous envoyer par mail… Bref, nous restons un peu circonspects sur le rôle de ce bureau d’information sur la sécurité des personnes : ils te font peur, vérifient la check-list de manière complètement automatique (la carte, le baudrier, le gaz, etc.) mais ne prennent pas la peine de vérifier si tu sais utiliser tout ce matériel ou de t’expliquer les deux ou trois règles d’or à respecter.

Vers 10h, nous entamons la randonnée avec trois autres Français, François et un couple rencontré ce jour. Nous discutons sur tout le chemin qui passe donc assez rapidement. Nous marchons environ 4h15 (sans la pause repas) sur un chemin globalement plat et sans difficulté technique. Le temps est complètement dégagé, ce qui nous offre de très jolies vues sur El Chalten dans des nuages de basse altitude, le Fitz Roy, le Cerro Torre, les lacs de la région, ses montagnes enneigées, ses glaciers. Les arbres aux couleurs de l’automne rajoutent un peu plus de beauté à ce paysage.

Sentier Laguna Toro

Sentier Lago Toro

Vers 14h30, nous arrivons au premier campement, nous plantons la tente et nous dirigeons vers la première tyrolienne, située à 2,5km du campement, histoire de voir à quoi elle ressemble et de la tester (et de me permettre de dormir un peu cette nuit ;)). Après nous être un peu perdus, nous y arrivons. La tyrolienne n’est pas très longue, pas très très haute (environ 8m), par contre le courant de la rivière en contre bas y est assez fort et le lieu de réception de l’autre côté de la rive est un peu pentu. Alexis se lance en premier, faisant tranquillement un aller-retour pour tester. L’aller se passe nickel (il faut un peu pousser sur les bras car elle est plus haute de l’autre côté). A l’arrivée, après quelques efforts pour réussir à ouvrir le mousqueton de la poulie, il réussit enfin à faire demi-tour, prenant cette fois un peu de vitesse pour traverser (bah oui c’était plus haut de l’autre côté). Ne voulant pas me risquer à prendre de la vitesse (il y en a qui ne savent pas ce qu’ils ratent car c’était vraiment le plus sympa…), je ne testerai la tyrolienne que sur un cinquième de la longueur, juste pour me rassurer, avant de revenir dans le même sens. On verra demain mais ça devait le faire ! Envoyer les sacs va être une autre histoire par contre ^^.

Nous rentrons ensuite tranquillement au campement, pour ma part un peu rassurée pour nos aventures du lendemain.

Lago Toro

Lago Toro

El Chalten, Parc National Los Glaciares

En tente, campement Laguna Toro

Les gardes du parc sont un peu pointilleux sur le matériel pour le circuit Huemul (voir un peu désagréables sur la manière de s’adresser à vous lorsque vous vous enregistrez).
Voici le matériel à avoir pour le circuit Huemul (sans vérifier que vous savez l’utiliser) :
> Un baudrier par personne.
> Deux mousquetons par personne dont un en acier par groupe.
> Une ligne de vie.
> Une corde de 20 mètres.
> Du gaz.
> Une carte topographique papier du circuit.

De nombreuses boutiques en ville louent ce matériel, le moins cher que nous ayons trouvé étant 100 ARS par jour à Viento Oeste, à l’extrémité opposée de la ville par rapport au terminal de bus
Pour le jour 1 du circuit Huemul (16 km), nous avons marché 4h15 (avec des sacs contenant juste ce qu’il faut d’équipement et de nourriture pour 5 jours de trek et sans compter les pauses).