L'aéroport (et oui, c'est la dèche...)

L’aéroport (et oui, c’est la dèche…)

Nous avons décidé de passer Noël à la plage, sur des îles paradisiaques indiennes, situées en plein milieu de l’océan indien, entre l’Inde continentale et les côtes birmanes et thaïlandaises. Leur situation géographique en fait l’un des endroits les plus isolés sur la planète, et l’un des rares endroits où il reste encore des terres inaccessibles au monde car occupées par des ethnies encore préservées de la mondialisation. Etant bien tenté par le côté sauvage et pas encore touché par le tourisme de masse, nous avons décidé de nous offrir ce cadeau (un peu plus cher que de rester sur les plages thaïlandaises, également tentantes) pour Noël. Au final, c’est surement moins Disney Land que Phuket, mais ça reste un lieu touristique (notamment à Noël). Par contre, c’est indéniable, c’est très beau !

Après avoir dépensé nos derniers baths dans deux encas au Nutella (trop bon !) du duty free, nous prenons l’avion pour Chennai. Le confort du vol est limité (charter) mais ça ne nous empêchera pas de nous endormir comme des masses (les départs à 3h du mat’…). Une fois arrivés, mission pour récupérer de l’argent liquide entre notre vol international Bangkok Chennai et notre vol domestique Chennai Port Blair.

Oui, car nous arrivons en Inde pendant la « Cash Crisis » : le gouvernement indien, pour lutter contre la corruption, a décidé du jour au lendemain de retirer l’intégralité des billets 500 roupies (environ 7,10€) et 1000 roupies (environ 14,20€) de la circulation. Ce qui a eu de nombreuses conséquences sur la population, en particulier, le gouvernement n’étant pas complètement préparer à remettre en circulation assez vite suffisamment de nouveaux billets (500 et 2000, plus aucun billet de 1000 n’étant en circulation), une crise du liquide dans tout le pays. Des distributeurs sans cash, des looooongues files d’attente aux distributeurs, etc.
Donc nous arrivons ne savons pas trop à quoi nous attendre. Tous les distributeurs de l’aéroport sont à sec, ça commence bien ! Il va falloir trouver autre chose. Après avoir questionnés quelques policiers/militaires dans l’aéroport, il semble que certains distributeurs aux alentours fonctionnent : heureusement que l’escale est de 6h et qu’il est possible de sortir. Ce petit footing sera mon premier contact avec l’Inde : des vaches, mais aussi des chèvres, des chiens, des chats… Tout ce petit monde cohabite avec les humains qui pour leur part ne savent de toute évidence pas où trouver de l’argent. Tous les DAB sont floqués d’un « NO CASH » et les Indiens indiquent qu’il n’y en a aucun qui fonctionne aux alentours : c’est l’occasion de découvrir les « dancing head ». « Il y a de l’argent dans ce distributeur ? » « Dancing head ». « Il y a des distributeurs qui marchent dans le coin ? » « Dancing head ». « Merci ! » « Dancing head ». Finalement, deux policiers bien posés et lisant L’Equipe locale m’indiqueront une banque dont le distributeur fonctionne. Après quelques minutes de queue et le liquide en poche, il est temps de reprendre le footing pour retourner à l’aéroport. Résultat de l’opération : deux heures pour retirer 70€.

Notre journée

Notre journée (pas la meilleure compagnie au monde…)

Une fois arrivés à Port Blair, nous retrouvons un distributeur qui fonctionne (environ à deux minutes de l’arrivée, sans recherche, juste à la sortie de l’aéroport). Nous arrivons à l’hôtel, nous posons deux minutes après avoir réussi à récupérer notre chambre malgré le manque d’entrain de fou des gérants (on est désolés d’être clients hein !). Puis nous décidons d’aller repérer les lieux et obtenir des informations sur les billets de bateau pour aller sur les petites îles alentour. Oui car Port Blair est une ville portuaire pas très intéressante et sans les plages aux eaux turquoises des îles voisines. Nous prendrons une saucée monumentale en y allant, de quoi nous rassurer sur le temps qu’il va pouvoir faire pendant notre séjour à la plage ;- )). Tout ça pour devoir revenir (comme prévu) le lendemain matin.

Port Blair (Andaman Islands)

Lalaji View Hotel, 800 roupies la chambre double (environ 11,50€). On n’est pas restés : un peu cher pour ce que c’était, on a eu carrément l’impression de déranger les gérants en arrivant, pas de quoi nous mettre à l’aise à l’entrée dans le pays…

A Port Blair et dans la majorité des restaurants et hôtels à petits budgets des îles Andaman, Internet est payant (à l’heure). 60 roupies de l’heure (environ 0,90€).

Une chambre double pour une nuit en hôtel à Port Blair : 800 roupies (environ 11,50€).

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