Argentine et Chili : deux mois entre lacs, volcans et glaciers

Deux mois à en prendre plein la vue de Valparaiso à El Calafate

Fitz Roy au lever du soleil

Argentine et Chili : le bilan

En bref

#PleinLesMirettes #DesLacsEtDesGlaciersEtDesLacsEtDesGlaciers #N’oubliePasTaTenteEtTonBonnet #ADedo #MuyyyCaro! #C’estUnPeuCherMaisC’estQuandMêmeJoliEtPlanterLaTenteRégulierementC’estUneExperienceIntéressante

Le Chili a été notre premier contact avec l’Amérique du Sud. De quoi nous « repayser » après l’Asie, notamment juste après l’Inde. Nous avions à peu près deux mois pour visiter le Chili et l’Argentine avant de rejoindre des amis au Pérou. Nous vous laissons regarder une carte, c’était ambitieux. La Patagonie (Sud Chili et Argentine) étant l’une des destinations que nous attendions le plus de notre voyage, nous avons décidé de l’explorer à fond et d’y passer la quasi-totalité des deux mois que nous avions. Nous devrons revenir un jour pour visiter le nord de chacun de ces deux pays…

Nous avons commencé notre périple à Valparaiso, ville portuaire ensoleillée aux dizaines de collines et milliers de murs peints. Une ville où il est bon de se poser quelques jours uniquement pour flâner dans la ville. Valparaiso est à une heure trente de bus de Santiago, et lui a si bien volé la vedette que nous n’avons pas pris la peine de visiter Santiago alors que nous y sommes passés deux fois…

Puis nous avons tiré au Sud pour visiter LA région qui nous amenait dans ces deux pays : la Patagonie. Et autant vous dire qu’elle ne nous a pas déçu du tout ! Nous en avons pris plein la vue, que ce soit via les treks que nous avons faits, ou rien qu’en restant éveillé dans les transports le long des deux routes emblématiques de cette région : la Ruta 40 argentine et la Carretera Austral chilienne. Le long de ces deux routes, à partir de la région des lacs (Bariloche, Puerto Montt), c’est parc naturel sur parc naturel, tous aussi beaux les uns que les autres (et variés), jusqu’au bout du bout des deux pays. Le paradis pour les randonneurs, aguerris ou non !

Nous avons fait en tout six treks (de 2 à 5 jours) entre Bariloche et El Calafate, et nous les recommandons tous : le Parc National Nahuel Huapi, la Réserve Nationale Cerro Castillo, le Parc National Patagonia, la Réserve Nationale Tamango, le Parc National Los Glaciares et la traversée de la frontière Chili – Argentine entre Villa O’Higgins et El Chalten (quasiment tous nécessitaient une tente et du matériel de camping pour cuisiner).
Et Torres Del Paine ? Et bien nous avons décidé de ne pas y aller :

  • Le parc est cher : 20 000 CLP (environ 30€), là où tous les autres parcs que nous ayons faits étaient à maximum 7,5€ (Nahuel Huapi : 120 ARS pour les étrangers).
  • Les campings sont chers, là où nous n’avons jamais eu à payer pour camper dans aucun des autres parcs naturels que nous avons faits (sauf au Refugio Otto Meiling où le camping fonctionnait sur la base de donation).
  • Il fallait réserver toutes les nuits, et longtemps à l’avance : autant vous dire que ce n’est pas vraiment en ligne avec notre philosophie de se laisser la liberté de changer de destination, de faire un détour, de rester dans la tente s’il ne fait pas beau et de repousser la randonnée au lendemain…
  • C’est très touristique : alors, non, ça ne change pas la beauté des paysages mais de se retrouver avec des dizaines d’autres personnes sur un même chemin enlève forcément au charme de l’endroit. Nous avons fait d’autres randonnées où nous étions loin d’être seuls, mais le succès de Torres Del Paine et le fait qu’ils soient obligés de limiter les places par jour nous a fait un peu peur…

Voilà pour les raisons logistiques. Mais en plus de cela, « C’était superbe » faisait rarement partie des premières choses que nous disaient les gens en réponse à la question « c’était bien ? ». Et jamais non plus personne ne nous a dit « si, il faut le faire », au contraire des randonnées autour de El Chalten et de la visite du Glacier Perito Moreno (qui souffre des mêmes biais que Torres Del Paine à part le côté organisation). Et El Chalten et le Perito Moreno sont effectivement des incontournables, selon nous.
Et nous ne regrettons toujours pas ;). Nous avons plus de regret à ne pas avoir fait le Parc National Dientes de Navarino au Sud d’Ushuaia, qui lui nous a été décrit comme superbe, malgré un prix et une organisation importants.
Dans tous les cas avons vu beaucoup de paysages superbes, tout en prenant le temps de les apprécier. Et à refaire, nous referions sûrement exactement le même parcours !

Cela étant dit, on ne vous le cache pas, il n’y a pas que Torres Del Paine de cher en Patagonie. L’Argentine et le Chili nous ont « repaysés » également d’un point de vue budgétaire, en particulier l’Argentine (notamment dû à une grosse inflation depuis quelques mois avant notre arrivée). Finis les chambres doubles à 5 ou 6€, les repas pour 1,5€ et les longs trajets pour 10€, retour aux bons vieux dortoirs à plus de 11€ le lit (et pour les moins chers), aux supermarchés, la cuisine des auberges* et aux bus aux tarifs normaux (le confort étant également mieux, quand même).
Néanmoins, des alternatives existent pour limiter les coûts :

  • La carpa (la tente) : il y a des campings dans quasiment tous les parcs naturels. Ils ont beaux avoir très peu d’infrastructures (des fois des toilettes, une ou deux tables de campings), ils sont toujours assez bien foutus (terrain de terre plat, suffisant pour accueillir plusieurs tentes, proches d’un accès à l’eau. Et en plus de ça, ils sont souvent gratuits (inclus dans l’entrée du parc) ! Des campings sont également présents dans toutes les villes de Patagonie. Ils ont plus ou moins de facilités (Internet, une pièce commune où se poser et manger, une cuisine équipée ou non), mais ils reviennent toujours beaucoup moins cher qu’un lit en auberge. Le meilleur moyen d’économiser pas mal d’argent.
  • El dedo (le pouce) : faire du stop marche extrêmement bien dans ces pays (en particulier au Chili mais également en Argentine). Les transports en Patagonie sont non seulement chers (en Argentine surtout), mais également peu fréquents, avec des horaires difficiles à connaître. Le stop est presque le moyen le plus pratique de se déplacer si vous avez du temps et que vous n’avez pas la possibilité ou la volonté d’anticiper vos déplacements. Et il est surtout le meilleur moyen de rencontrer des Argentins et Chiliens ! Très enrichissant ! Nous avons adoré faire du stop en Patagonie. Nous n’avons jamais trop galéré. Nous avons plusieurs fois attendu une heure ou plus (l’attente ne dépendant pas forcément du nombre de voitures qui passent), une fois jusqu’à trois heures, et souvent été pris dans la demi-heure qui suivait la levée du pouce. Après, nous y étions en mars / avril, donc hors période pleine (janvier / février) et avions donc moins de « concurrents » (mais également moins de touristes en vacances pour nous prendre, car dans la majorité des cas nous avons été pris par des vacanciers en Patagonie).
  • Cuisiner soi-même : tous les auberges sont pourvues de cuisine, ce qui permet de manger à moindre coût, même si c’est un peu dommage de ne pas découvrir la gastronomie locale…
  • Payer par carte : possible dans beaucoup de supermarchés et supérettes, permet d’éviter les frais exorbitants retirés par les distributeurs pour les cartes étrangères (en particulier en Argentine).

Pour conclure, cette région vaut vraiment la peine d’être visitée, et pas seulement les attractions les plus connues. Chacun des très nombreux parcs naturels patagoniens a son lot de paysages à couper le souffle.

* On peut quand même trouver des empanadas pour 2 ou 3€ (mais un ne fait pas forcément un repas complet) et au Chili, on trouve des almuerzo (entrée plat désert, le midi) à 7 ou 8€.

En visuel

En quelques chiffres

40 jours au Chili

16  jours en Patagonie

8  jours en trek (4 autour du Cerro Castillo, 3 dans les parcs nationaux Patagonia et Tamango, 1 pour la traversée frontière de Villa O’Higgins à El Chalten)

6  jours en stop

1  jour à Puerto Rio Tranquilo

14  jours en Workaway autour du lac Llanquihue

8  jours à Valparaiso

3  jours dans les transports (bus)

28 jours en Argentine

14  jours en trek (5 dans le Parc National Nahuel Huapi, 8 dans le Parc National Los Glaciares autour d’El Chalten, 1 de traversée de la frontière de Villa O’Higgins à El Chalten)

7  jours de repos entre treks (2 à Bariloche, 5 à El Chalten, faut bien reposer nos jambes de temps en temps… ;))

5  jours de stop

1  jour au Glacier Perito Moreno

1  jours dans les transports (bus)

68 nuits

29 nuits en tente, dont seulement 6 dans des campings payants

22 nuits en auberge

14 nuits en Workaway

3 nuits dans les transports

22 jours de trek

6 treks différents

11 jours et 3400 km de stop (et beaucoup de rencontres et d’économies associées)

3 h max d’attente au bord des routes en tendant le pouce

nuit sous un pont…

passages de frontière effectués entre l’Argentine et le Chili, dont 1 à pied

0 € de visa et aucune formalité administrative nécessaire (ça change de l’Asie)

1 milliard de lacs et de glaciers observés depuis la route ou depuis les chemins de randonnées

restaurant par pays en 2 mois de voyage (#MuyyyCaro)

1 expérience de vent violent seulement pendant tout le séjour (mais on s’en souvient)

Des dizaines de guanacos observés le long des routes autour de El Chalten

semaines de congés payés seulement pour les Argentins et 3 semaines pour les Chiliens (à moins d’avoir plus de 5 ans d’ancienneté dans la même boite…)

A partir de 2000 CLP (environ 2,60€) pour une bouteille de vin déjà loin d’être mauvaise !

A peu près 1 panneau d’information vu dans l’ensemble des parcs nationaux chiliens

Jusqu’à 280 ARS, environ 17,5€ le lit en dortoir (certes avec petit dej, mais bon…)

C’était trop bien

Les paysages, les paysages et encore les paysages : Oui, la Patagonie, c’est beau. Même encore plus que ça. Et ça ne s’arrête jamais, c’est parc naturel sur parc naturel. Rien que de parcourir la Carretera Australe en voiture en offre plein la vue. Bref, cette région est à la hauteur de sa réputation, pour le plaisir de nos yeux :). Une spéciale dédicace au Parc National Los Glaciares autour d’El Chalten, offrant, gratuitement, de superbes randonnées pour tous les niveaux, que ce soit à la journée ou pour plusieurs jours. Les photos parlent plus que les mots…

Fitz Roy au lever du soleilGlacier Perito Moreno

Glacier

Vue by night depuis la tente

Laguna Castillo

LA photo du FItz Roy

Jolie montagne

Catedral de Marmol

Premier col du trek

Première marche sur un glacier

Faire du stop : Que c’est bon d’avoir le temps pour pouvoir se déplacer différemment sans craindre de ne pas avoir le temps de voir tout ce que l’on peut voir. Oui, le stop nous a permis de faire beaucoup d’économies et de nous affranchir des horaires peu fréquents des bus en Patagonie, mais il nous a surtout permis de rencontrer tellement d’Argentins et de Chiliens, que nous n’aurions pas rencontrés en prenant des bus et en randonnant ! Nous avons fait plus de 3000 milles kilomètres en stop et nous avons attendu au maximum 3h à la sortie de El Chalten (où passait une voiture tous les quart d’heure et où nous étions une petite dizaine à tendre le pouce…). Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité (sauf avec un conducteur dont la conduite était un peu douteuse…). Et sans ça, nous aurions eu un aperçu culturel beaucoup plus limité des deux pays.

Mur peint

Mur peint, Valparaiso

Valparaiso et ses auberges : Valparaiso est une ville de bord de mer ensoleillée toute l’année, avec des maisons colorées sur de nombreuses collines (cerro) et des graffitis grandioses plus qu’à chaque point de rue. C’est beau, c’est agréable, c’est intéressant. Au-delà de ça, nous sommes restés dans deux auberges qui resterons parmi celles qui nous auront le plus marquées pendant notre séjour (voire le plus). On a tellement apprécié l’une d’elle (Costa Azul) que nous sommes retournés à Valparaiso après nos six semaines à trekker et à faire du stop en Patagonie juste pour s’y poser et ne rien n’y faire pendant quelques jours…

Voir les articles : Valparaiso

Médailles en chocolat : L’eau potable au robinet et dans les rivières en Patagonie, le vin, les guanacos, la météo (on a eu tellement de chance !), la qualité des connexions Internet, la propreté des pays (même du bord des routes ^^)…

C’était un peu moins bien…

Cazuela de Vacuno

Cazuela de Vacuno ! Heureusement que nos preneurs de stops étaient là pour nous faire découvrir les plats locaux…

Les prix : Arriver au Chili après l’Asie (et surtout juste après l’Inde), nous a fait un gros choc au niveau des prix. Et biiim, souviens toi que ce n’est pas partout dans le monde que tu manges au resto pour 1€, que tu dors à deux pour 5€ ! Retour à la réalité ! Sans compter les frais exorbitants que vous prennent les distributeurs parce que vous avez une carte étrangère (quasi 5% à chaque retrait en Argentine, rageant !)… Nous avons un peu paniqué au début et nous avons vite compris que la tente, notre brûleur et le temps seraient nos meilleurs alliés pour rester « on a budget« . Et finalement, on s’en est pas mal sortis. En point positif, c’est que cela nous a poussé à faire du stop même dans les moments où nous pensions que nous n’y arriverons pas, nous permettant de rencontrer des gens supers sympas. Par contre, pour découvrir la gastronomie locale autre que les empanadas, il faudra revenir…


Le manque dépaysement culturel : L’Argentine et le Chili, niveau culturel, à part la langue, c’est comme chez nous. Des villes propres avec des vrais trottoirs, des supermarchés et quelques marchés qui ressemblent aux nôtres, un code de la route respecté (à part peut-être les ceintures), pas trop de klaxons, des gens en jean et en costard, des prix affichés, des chauffeurs de bus qui ne vous arnaquent pas, personne qui vous interpellent pour vous vendre quelque chose dans la rue, de toute façon vous auriez la même chose en France… Les paysages compensent, mais, ce n’est pas un dépaysement culturel qu’il faut venir chercher en Argentine et au Chili, tout du moins dans le Sud.

La difficulté de comprendre les Chiliens  : Pour un premier pays hispanophone, l’arrivée à été vraiment dure… Les Chiliens parlent tellement vite, en articulant tellement peu… N’ayant jamais vraiment parlé espagnol, il aurait vraiment mieux valu qu’on arrive dans n’importe quel autre pays limitrophe mais pas au Chili. Même les Argentins avec leurs « ch » en remplacement de tous les sons « y » étaient laaaargement plus intelligibles. Alors que franchement, imaginez la même chose en français « Chière, chavait plus de thé dans la théchère », c’est pas évident ! Bah le Chilien, c’est pire…

Ca nous a surpris

C'est parti pour 3 jours de stop !

C’est parti pour 3 jours de stop !

La facilité de faire du stop : C’était notre première grosse expérience de stop à tous les deux et nous avons été vraiment étonnés de la facilité avec laquelle nous avons avancé, sur de grosses distances, en tendant le pouce. Le stop fait partie de la culture du pays, notamment au Chili. Il y a des fois où nous n’avons même pas eu besoin de lever le pouce : les gens nous voyant avec nos gros sacs nous demandaient directement où nous allions. Alors, oui, nous avons certaines fois attendu un petit moment au bord de la route mais ça n’a jamais dépassé une heure trente à part une fois (trois heures), alors que nous pouvions être plusieurs auto-stoppeurs à la suite. Le plus flagrant n’a pas été en Patagonie mais entre Entre Lagos (région des lacs au Chili) et Valparaiso : nous n’avons jamais attendu plus de 15 minutes, les conducteurs de camions s’arrêtant quasi immédiatement pour nous prendre. Nous n’avons pas fait autant de stop en France mais nous avons du mal à imaginer que ce soit pareil… Après ces 3400 km en stop, nous réfléchirons à deux fois avant de ne pas nous arrêter pour prendre quelqu’un au bord de la route en France.

Les infrastructures disponibles « au bout du monde » : On nous avait dit « Ushuaia* n’est pas le bout du monde, Villa O’Higgins est le bout du monde ». Villa O’Higgins est certes au bout du Chili, mais ne donne pas à ce ce point cette impression de bout du monde tant les infrastructures disponibles y sont développées / les mêmes que dans n’importe quel village du Chili : des rues en bon état, des voitures qui y roulent, des petits magasins, Internet, de l’eau chaude dans les douches… L’unique différence devant être le peu de voiture entrant et sortant de la ville (une difficulté pour les auto-stoppeurs). Bref, de quoi se sentir moins isolé que dans certaines villes d’Asie ! Nous avons peut-être plus eu cette impression de bout du monde à Caleta Tortel, avant dernier gros village avant d’atteindre Villa O’Higgins, la ville étant construite sur l’eau et l’unique moyen de s’y déplacer étant à pied, via des passerelles construites au bord de l’eau.

*Dite ville la plus au Sud du monde
** Bout de la Carretera Austral, route emblématique du Sud du Chili

Rivière près du camping Rio Turbio

Rivière près du camping Rio Turbio

L’offre de camping dans les parcs naturels : C’est la première fois du voyage que nous ne faisions pas du camping sauvage, et nous devons dire avoir été très agréablement surpris de voir la quantité et surtout la qualité des campings dans les parcs naturels : des terrains plats, quasiment toujours à l’abris du vent (donc pas forcément avec la meilleure vue possible), toujours proches d’un accès à l’eau, pouvant accueillir parfois des dizaines de tentes sans être les uns sur les autres, parfois ayant des toilettes et des tables de campings… Ajoutez à cela des campings d’urgence, parfois d’aussi bonne qualité, situés entre deux campings officiels, au cas où vous soyez rattrapés par le nuit ou coincé par la météo. Et tout cela étant la plupart du temps gratuit (inclus dans le prix du parc) ! Une très bonne surprise.

Médailles en chocolat : Les camions qui nous prennent en stop, l’absence de panneau dans certains parcs payant (au Chili surtout), des glaciers à 1000 m d’altitude, les registres à remplir auprès des gardes de parcs nationaux en Argentine pour des raisons de sécurité.

Quelques suggestions (ou pas)

Les randonnées (du nord au sud)

El Solitario (Puerto Varas / Chili)


Osorno Volcano et sa coulée de lave qu'on a eu du mal à passer

Osorno Volcano et sa coulée de lave qu’on a eu du mal à passer

Notre avis : une belle randonnée à la journée autour du volcan Osorno
Durée : une grosse demi-journée 
Difficulté : moyen (la randonnée n’est plus très bien balisée, rendant certains passages un peu compliqués)
Coût : € (aucun)

El Solitario est un chemin de randonnée peu emprunté autour du volcan Osorno. Il est notamment connu des cyclistes. Il démarre sur la route menant au volcan et finit sur la route menant au lac Petrohue depuis Ensenada. Il fait passer par des anciennes coulées de lave et des forêt. La randonnées est vraiment très jolie, par contre, le sentier est parfois très mal indiqué. Nous avons eu le choix entre traverser sur 200 mètres une immense flaque de boue (allant au dessus des genoux) ou une forêt dense en fin de parcours, ne pouvant trouver le véritable chemin…
Attention, il n’y a pas d’eau sur le chemin.

Voir l’article : #El Solitario

Parc National Nahuel Huapi (Bariloche / Argentine)


Notre avis : de très belles randonnées et des opportunités pour les grimpeurs
Durée : 1 à 5 ou 6 jours
Difficulté : difficile
Coût : € (prix du parc, mais nous n’avons croisé personne pour nous faire payer + prix du transport, environ 30 ARS (1,90€) pour aller jusqu’à Cerro Catedral, 300 ARS (19€) pour aller jusqu’à Pampa Linda)

Nahuel Huapi National Park

Nahuel Huapi National Park

Le Parc National Nahuel Huapi est facilement accessible en bus depuis Bariloche, en se rendant à Cerro Catedral en bus public depuis l’avenue Morino. De Catedral, il est soit possible de faire une randonnées courte d’une journée ou deux en faisant un aller retour, la plus classique étant celle du Refugio Frey, soit possible de faire un trek de plusieurs jours. Nous avons choisi de faire un trek de plusieurs jours, passant par les Refugio Frey, puis Jacob, puis redescendant au niveau du Lago Mascardi avant de nous rendre à Pampa Linda, 16 kilomètres plus loin, pour monter au Refugio Otto Meiling. Nous avons fait en tout 5 jours de trek. Nous aurions également pu remonter vers le nord après le Refugio Jacob pour nous rendre vers les Refugio Lopez et Roca Negra (ce que faisaient d’autres personnes rencontrées).

Glaciar Castano Overo

Glaciar Castano Overo

Le trek est plutôt difficile. Les descentes jusqu’au Refugio Jacob et jusqu’au Lago Mascardi sont difficiles, la première car assez technique, il s’agit de descendre une pente assez raide, mal balisée, sur des roches friables et instables pendant deux heures, la seconde car un peu technique par moment et très longue, dans la forêt donc sans voir grand chose (plus de 6h). L’aller-retour au refugio depuis Otto Meiling est quant à lui un peu physique car ça monte raide, mais sans difficulté technique et pas trop long.

Pour se rendre directement à Pampa Linda, il est possible de prendre un bus, coutant 300 ARS par trajet. Nous avons nous fait du stop à l’aller sur les 16 kilomètres qui nous restaient, puis fait du stop au retour pour revenir à Bariloche (80 kilomètres dont 60 sur une route en terre). La route menant à Pampa Linda est ouverte le matin jusqu’à 14h vers Pampa Linda et l’après-midi à partir de 16h depuis Pampa Linda.

Le trek jusqu’à Pampa Linda depuis Cerro Catedral est vraiment très beau, offrant des points de vue superbes depuis les cols sur le Parc National et ses nombreux lacs. La vue sur le glacier depuis le Refuge Otto Meiling est également impressionnante. Nous sommes tellement près de cette énorme étendue de glace là haut !

Voir l’article : #Parc National Nahuel Huapi

Parc National Cerro Castillo (Coyhaique, Villa Cerro Castillo / Chili)


Laguna Castillo

Laguna Castillo

Notre avis : un très très beau trek de quatre jours
Durée : 3 à 4 jours 
Difficulté : moyen à difficile
Coût : € (prix d’entrée du parc : 5000 CLP (environ 7,15€)

La randonnée part d’un lieu dit « Las Horquetas », à 30 km de Villa Cerro Castillo sur la route 7. Le premier jour se passe essentiellement dans une vallée, sur et le long d’une route de 4×4 (avec une ou deux rivières à traverser pieds nus :S). On entre dans le parc national en fin de premier jour. Le deuxième et le troisième jour, les paysages deviennent plus montagneux, apparaissent les glaciers, les cols aux vues dégagées, les lacs. La marche est un peu plus difficile (restant correcte). Deux jours magnifiques ! Depuis le camping, il est possible de s’approcher d’un glacier, idéal à faire le matin, le lever du soleil sur le glacier étant l’un des plus beaux que nous ayons vu. Le quatrième jour est facile, dans des paysages de vallées. Une fois sortis du parc, les 10 km de route en terre à faire jusqu’à Villa Cerro Castillo sont un peu longs…

Voir les articles : Cerro Castillo

Réserves Nationales Patagonia et Tamango (Cochrane / Chili)

Notre avis : Des paysages qui changent par rapport aux autres parcs nationaux de Patagonie
Durée : 1 à 3 jours 
Difficulté : moyen (ne pas avoir peur d’avoir les pieds mouillés dans la réserve Tamango)
Coût : € (prix du parc, camping à Valle Chacabuco assez cher)

Carretera Austral entre Villa Cerro Castillo et Cochrane

Carretera Austral entre Villa Cerro Castillo et Cochrane

Accessibles depuis Cochrane (à pied pour la première, à 30 km en voiture pour le second), la Réserve National Tamango et le Parc National Patagonia proposent de très jolies randonnées dans des paysages plus verts et moins enneigés que les autres randonnées que nous avons pu faire en Patagonie. Nous avons commencé notre trek de deux ou trois jours à Valle Chacabuco, dans le nouveau Parc National Patagonia. Nous avons fait une grande partie de la randonnée Lago Altos avant de tourner à gauche (sur un chemin quasi non visible, l’application Alpine Quest nous ayant beaucoup aidé pour trouver l’embranchement et nous remettre sur un chemin ensuite) pour traverser vers la Réserve Nationale Tamango. Puis nous avons suivi le tracé des chemins de la Réserve Tamangon jusqu’à Cochrane. Nous avons réussi à camper dans les parcs même si aucun camping aménagé ne semble exister. Dans le parc national Patagonia, il est difficile de trouver de l’eau hors des lacs (où l’eau est souvent un peu vaseuse au bord) pour boire. Dans la réserve Tamango, nous avons eu les pieds mouillés à marcher dans des demi marécages pendant une grosse partie de notre trek.

Les montagnes autour de Valle Chacabuco sont superbes. Pendant la première journée dans le Parc Patagonia, nous avons pu approcher nos premiers guanacos (famille des lamas). Le deuxième jour offre lui des vues superbes sur le Lago Cochrane, d’un bleu incroyable.

Voir les articles : #Reserve Nationale Tamango et Parc National Patagonia

Lago O’Higgins et Lago Del Desierto (Entre Villa O’Higgins / Chili et El Chalten / Argentine)


Notre avis : Une traversée de frontière originale, un beau moyen de découvrir le Fitz Roy en arrivant du Chili et l’un des plus beaux campement que nous ayons fait
Durée : 2 jours 
Difficulté : facile (moyennement le port du sac)
Coût : €€€ (prix du Bateau entre Puerto Bahamondes et Candelario Mancilla : 35000 CLP (environ 50€) avec Marcus Campos).

Lever de soleil sur le Fitz Roy à la douane argentine

Lever de soleil sur le Fitz Roy à la douane argentine

Arrivés au bout de la Carretera Austral, à Villa O’Higgins, il est possible de continuer jusqu’en Argentine jusqu’à El Chalten, mais uniquement à pied ! Une manière originale de traverser une frontière. Depuis Villa O’Higgins, il est nécessaire de prendre un bateau pour traverser le Lago O’Higgins, et arriver jusqu’au poste de douane chilien. Plusieurs companies proposent la traversée à Villa O’Higgins, seulement certains jours de la semaine. Nous avons pu connaitre les horaires et réserver notre bateau depuis l’office de tourisme de Cochrane. Il est possible de le faire également directement à Villa O’Higgins.

Une fois sorti du Chili, il faut marcher environ 5 heures dans une forêt (dont les trois dernières heures de Mud Day) pour apercevoir enfin la montagne emblématique de la région, le Fitz Roy, et rejoindre la douane argentine. Le camping se situe juste à côté de la douane, au bord du Lago Del Desierto, offrant une vue imprenable sur « l’arrière » du Fitz Roy. Le lendemain matin, si le temps y est, superbe lever de soleil sur le Fitz Roy en perspective !

Le deuxième jour, il faut à peu près 4h de marche le long du Lago Del Desierto, pour rejoindre la route située de l’autre côté du lac. D’ici, des bus vont à El Chalten où il est possible de faire du stop, quelques excursions d’exploration de glaciers partant de ce point (ce que nous avons fait, même si ce n’était pas vraiment l’autoroute).

Voir les articles : Jour 1, Jour 2

Parc National Los Glaciares : Fitz Roy, Cerro Torre… (El Chalten / Argentine)


Lago Torre

Lago Torre

Notre avis : De superbes randonnées accessibles à tous
Durée : entre une journée et cinq jours 
Difficulté : facile à moyen
Coût : € (parc gratuit, campings gratuits)

El Chalten est LA station de randonnée argentine, à l’image de nos stations de ski de chez nous : une rue principale avec des boutiques d’équipement de randonnée et de montagne, des chalets faisant hôtel et auberges, partout des touristes en vêtements de randonnée, des supermarchés aux choix de produits lacunaires et aux prix exorbitants (avec un grosse pénurie de fin de semaine avant le réapprovisionnement du samedi soir), un plan des pist… euh… des randonnées, avec des couleurs par niveau. Le prix du forfait en moins car le Parc National Los Glaciares est gratuit !

Depuis El Chalten, il est possible de faire chacune des randonnées soit à la journée, soit de partir pour plusieurs jours et d’enchainer les sentiers en campant dans le parc. Les randonnées sont très bien balisées et de nombreux campings (assez grands) sont présents le long des différents chemins. Les randonnées sont globalement faciles, même si l’accès à certains miradors comme le Mirador Laguna de Los Tres (Fitz Roy) et le Mirador Maestri (Cerro Torre) demandent de monter pendant près d’une heure chacun.

Les randonnées, parmi hauts sommets, lacs et glaciers, sont vraiment vraiment belles, et ce sur toute la longueur des chemins : pas besoin d’attendre d’être en haut pour apprécier la vue. Une belle découverte.

Petit conseil pour finir, aussi étrange que ça puisse paraitre, l’automne (mars / avril) est la meilleure saison pour randonner dans le parc Los Glaciares car il y a moins de vent et que la météo y est plus stable. Sans compter les couleurs de l’automne qui s’ajouter à la beauté des paysages…

Voir les articles : #Parc National Los Glaciares (Huemul, Fitz Roy, Cerro Torre…)

Parc National Los Glaciares : Circuit Huemul (El Chalten / Argentine)


Notre avis : Incroyable, superbe, un des plus beaux treks que l’on ait faits
Durée : 4 jours, 3 nuits
Difficulté : moyen à difficile
Coût : €€ (tout est gratuit sauf le coût de la location de l’équipement pour passer les tyroliennes)

L'équipement du Huemul

L’équipement du Huemul

Plusieurs personnes nous ont parlé de ce trek, et toutes nous ont dit que c’était un immanquable, que le Paso Del Viento, atteint le deuxième jour de trek, était l’un des plus beaux paysages qu’ils avaient vus. Nous avons (enfin… j’ai) longtemps hésité à nous lancer, ce trek nécessitant le passage de deux tyroliennes pour traverser des rivières (dont l’une suffisamment haute pour risquer sa vie en cas de chute), et ayant lu sur Internet qu’il était vraiment difficile, avec une longue descente quasi verticale le troisième jour. J’ai le vertige, j’ai peur des grosses descentes… Bref, les descriptions Internet m’avaient initialement fait tirer une croix sur ce trek, à contre cœur. Puis, discuter avec des personnes l’ayant fait récemment m’a un peu rassuré, au point que le trek est devenu envisageable « si la météo est bonne et si on peut laisser une partie de nos affaires à l’auberge ». Comme nous avons eu de la chance pendant tout notre séjour en Patagonie, nous avons eu une fenêtre météo propice, puis nous sommes partis.

J’avoue avoir stressé les deux premières nuits en pensant aux challenges du jour suivant (la tyrolienne, la grosse descente…) et franchement ? C’était presque décevant 😉 ! Alors, non, le trek n’est pas facile physiquement, mais ce n’est franchement pas le trek le plus difficile que nous ayons fait pendant notre voyage. Le chemin n’est pas technique (à condition de ne pas faire de hors-piste), les journées ne sont pas trop longues et le dénivelé de chaque journée reste correct. La tyrolienne, ça se fait, même avec un peu de vertige (seule la première est un peu haute, mais très courte). Bref, pas de quoi en faire ce flan… Et il aurait été tellement dommage de ne pas le faire tellement les paysages étaient impressionnants !

Ce trek se fait en quatre jours et trois nuits, plus si vous souhaitez explorer le glacier Viedma en excursion à la journée depuis le refuge du Paso Del Viento (deuxième nuit). La première partie du trek est le sentier « Lago Toro », visible sur les cartes du parc présentes à El Chalten. Il faut s’enregistrer auprès des gardes du parc avant de partir. Ils vous montreront ou non selon leur humeur un jeu de slides un peu léger expliquant les points critiques du trek (notamment le passage des tyrolienne). Ils tenteront de vous faire peur pour dissuader les personnes ne sachant pas trop dans quoi elles se lancent de partir. Ils vérifieront que vous avez bien le matériel requis pour partir, à savoir :

  • Un baudrier par personne.
  • Deux mousquetons par personne dont un en acier par groupe.
  • Une ligne de vie.
  • Une corde de 20 mètres.
  • Du gaz.
  • Une carte topographique papier du circuit.
Paso Del Viento

Ce que vous loupez si vous ne voyez rien le jour 3

Ce matériel se loue dans les nombreuses boutiques de randonnée / montagne de la ville. Attention, une carte offline sur téléphone n’est pas suffisante, faut bien faire marcher les vendeurs du village. Par contre, ils ne vérifieront pas que vous savez bien lire une carte topographique… Et la corde de 20 mètres est trop courte pour la deuxième tyrolienne (il faut bien 30 mètres). La tente est obligatoire, il n’y a aucune infrastructure disponible le long du trek.

Les tyroliennes sont à passer au début du deuxième jour (nous avons essayé la première tyrolienne la veille, pour pouvoir dormir sereinement ;)) et à la fin du quatrième jour.

Comme dit plus tôt, les paysages sont vraiment très beaux, les quatre jours. Mais si vous devez choisir avec quels jours faire coïncider vos jours de beaux temps, choisissez les jours deux et trois, offrant les paysages les plus fous et les plus caractéristiques de ce trek. Nous sommes restés une journée enfermés dans la tente après le deuxième jour car la brume était trop épaisse et qu’on ne voyait rien et nous sommes vraiment contents de l’avoir fait !

Dernier conseil : attentions aux souris la nuit ! Utilisez votre corde pour pendre votre nourriture aux arbres (au moins, vous ne l’aurez pas achetée pour rien ^^).

Voir les articles : #Huemul

Les visites

Valparaiso (Chili)


Un des fameux funiculaires de Valparaiso

Funiculaire et port de Valparaiso

Notre avis : Une très chouette ville pour se poser et flâner
Durée : 2 ou 3 jours minimum
Coût : €€ (tarifs moyens pour manger et dormir, de nombreuses offrent d’auberges pas trop chères (pour le Chili), la ville étant un musée en elle-même, il n’est pas nécessaire de payer pour en profiter, se balader de collines en collines est suffisant)

Avec ses nombreux points de vue du haut de ses collines avec vue sur la mer et sur le port, ses funiculaires, ses gigantesques graffitis à n’en plus finir, Valparaiso est une ville où il est agréable et amusant de se balader. C’est propre, c’est ensoleillé, c’est vivant, c’est coloré. Nous avons vraiment adoré cette ville. Idéal pour se poser quelques jours après avoir beaucoup randonné.

Voir les articles : #Valparaiso

Glacier Perito Moreno (El Calafate / Argentine)


Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Notre avis : A ne pas manquer malgré le prix !
Durée : une grosse demi journée à une journée
Coût : €€€ (500 ARS d’entrée sur le site (environ 31,25€), 450 ARS l’aller-retour en bus (environ 30€))

Une des attractions principales de la Patagonie, un incontournable, et pour de bonnes raisons ! Le glacier est magnifique, impressionnant avec ses énormes blocs de glace tombant dans les eaux du Lago Argentino dans un fracas à donner des frissons.

Le site est très très bien fait, permettant d’observer le glacier de très près et en offrant de nombreux points de vue très différents les uns des autres. De nombreuses agences de voyage à El Calafate (et même El Chalten) proposent des tours jusqu’au glacier, le transport étant très cher (450 ARS, environ 30€), l’entrée au glacier (seule attraction payante du Parc National Los Glaciares) coûtant elle-aussi 500 ARS (environ 31,25€). Nous avons fait du stop pour y aller et revenir, et ça a plutôt bien marché, même s’il y a avait peu de monde au glacier ce jour-là.

Il est possible d’y passer plusieurs heures sans ennuyer, passant de points de vue en points de vue, attendant les yeux fixés que des blocs de glace se décrochent du glacier. Prévoir des sandwich à manger en contemplant ce spectacle.

Nous conseillons de ne pas prendre la navette gratuite proposée en arrivant sur site mais d’emprunter le chemin qui mène aux belvédères en longeant le lac, permettant de découvrir le glacier petit à petit en avançant sur ce chemin.

Voir l’article : #Perito Moreno

Capillas de Marmol (Puerto Rio Tranquilo / Chili)


Cuevas de Marmol

Cuevas de Marmol

Notre avis : Pas un indispensable
Durée : 2h
Coût : €€ (10 000 CLP, environ 14,30€)

Une expédition d’une heure et quart en bateau depuis Puerto Rio Tranquilo permet d’observer de jolies formations naturelles dans la roche, creusées par le courant du Lago General Carrera. Oui, c’est joli. Oui, ça permet de faire de jolies photos. Mais soyons honnêtes, ça ne casse pas trois pattes à un canard non plus…

Voir les articles : #Puerto Rio Tranquilo

Nourriture et boissons

Le prix d’un restaurant doublant presque notre budget quotidien, comment dire… nous n’avons pas vraiment goûté les spécialités culinaires locales autres que les empanadas… Par contre, nous avons grandement amélioré « notre bouffe de camping ».

Les spécialités locales

Empanadas :
Notre avis : inégales mais parfois vraiment bonnes, une bonne alternative aux sandiwhes
Coût : €€ (autour de 2,50€ l’unité)
Queso : 
Notre avis : pas hyper goûtu mais parfait pour mettre dans les sandwiches du midi en randonnée (ressemble un peu  du Babibel)
Coût : €€ (environ 10€ le kilo pour les moins chers)
Tartines d’avocat :
Notre avis : une vraie belle découverte ! Un avocat (palta), du pain, du sel ou du fromage font un très bon sandwich ou une parfaite alternative à de la confiture le matin.
Coût : €€ (dépend du prix de l’avocat, pouvant ne pas être donné)
Dulce de Leche :
Notre avis : une alternative économique et qui change au beurre confiture du matin. Idéal avec des pommes tranchées en plus sur la tartine.
Coût : € (dépend de la marque mais globalement peu cher)
Maté (merci nos preneurs de stop pour la découverte !) :
Notre avis : mitigé ! Peut être vraiment bon ou vraiment trop amer… Perso, nous n’avons jamais vraiment compris à quel moment on arrête de rajouter des feuilles dans la tasse à chaque fois qu’on la re-remplie : y a bien un moment où ça ne rentre plus ?
Coût : € (aucune idée, c’était cadeau :))
Vin :
Notre avis : un bonne surprise et un très bon rapport qualité prix (meilleur qu’en France)
Coût : € (de bonne bouteilles à partir de 3€)
Bière :
Notre avis : en Argentine et au Chili, avec un petit budget, il vaut mieux être amateur de vin ! Il y a un large choix de bières artisanales que nous n’avons pas goûtées par contre.
Coût : € (premiers prix par cher, attention aux consignes en Argentine, ça peut faire augmenter la facture)

Les repas de camping

Le petit déjeuner : 
Le meilleur rapport nutrition / poids / prix est l’avoine, qui se trouve dans tous les magasins en Patagonie… A faire chauffer à l’eau (et du lait en poudre mais pas obligatoire). Nous y avons ajouté : du chocolat en poudre, de la noix de coco râpée, des fruits secs (raisons, noisettes, cacahuètes…), du granola… De quoi faire un petit déjeuner bien complet !
Le déjeuner :
Nous avons opté pour la solution la plus rapide (même si pas forcément la plus économique et la plus légère) : pain et fromage.
Le diner :
Une alternance entre du riz et des nouilles très fines à cuisson rapide. Nous avons découvert les vertus du bouillon cube pour donner du goût au riz et aux pâtes et aujourd’hui, nous ne pourrions plus nous en passer. Rajoutez à cela des cacahuètes pour donner un peu de croquant et du fromage râpé (queso rallado) que l’on trouve à peu près partout et vous avez un repas loin d’être mauvais. Nous avons également découvert la viande de soja (carne vegetal), qu’on trouvé également partout au Chili, un très bon rapport nutrition / poids / prix (le plein de protéine, gonfle énormément à l’eau et à un prix raisonnable).
Les snacks :
Des biscuits, des granolas, des bonbons… Rien de très évolué mais restant à un budget correct.

Toutes les photos “Nourriture et boissons” du Chili et de l’Argentine : https://goo.gl/photos/Bj6e8jGTb2zXRg939

Mais combien ça coûte tout ça ?

Nous sommes restés 68 jours et 68 nuits en Argentine / Chili et avons dépensé chacun l’équivalent de 1027€. Ceci correspond à un budget moyen de 15€ par jours grâce à nos deux semaines en Workaway, 19€ par jour hors Workaway.

Le total des taxes payées au distributeur en Argentine et au Chili nous est revenu à environ 40€, soit 4%. Et nous avons limité la casse en payant le plus possible par carte, notamment pour faire nos courses (tous les supermarchés ou petites supérettes acceptent la carte), pour payer les bus, pour certaines activités quand c’était possible.

Pour 44 jours et 45 nuits en Patagonie (argentine et chilienne) nous avons dépensé chacun l’équivalent de 804€, repartis en : 

  • 8 700 ARS (environ 544€) chacun pour 16 jours et 17 nuits en Patagonie chilienne.
  • 181 000 CLP (environ 260€) chacun pour 28 jours et 28 nuits en Patagonie Argentine.
Patagonie : Dépenses absolues par personne par type de dépense

Patagonie : Dépenses absolues par personne par type de dépense

Patagonie : Dépenses relatives par type de dépense

Patagonie : Dépenses relatives par type de dépense

Ce qui fait une dépense moyenne par personne d’environ 18,25€ par jour, dont :

  • Environ 4,5€ pour se loger. 23 nuits ayant été passées en campement gratuit et 2 dans les transports, les nuits payées nous sont revenues à environ 10,35€ (dont 6 nuits dans des campings payant, moins chers que des auberges).
  • Environ 5,50€ par jour pour manger (quasi exclusivement des courses en magasin).
  • Un budget lissé d’environ 5,25€ par jour de transport. Presque le plus haut budget et pourtant, nous avons fait 3500 km en stop !
  • Un budget lissé d’environ 1,90€ par jour en activités.

Nous avons majoritairement dormi en tente (29 nuits sur 44). Les autres nuits étant soit en transport (2 nuits) soit en auberge en dortoir (toujours avec petit déjeuner).

A part un restaurant en Argentine et un au Chili (mais qui ne nous a pas coûté cher), le budget nourriture correspond exclusivement à des courses faites en magasin pour cuisiner nous même (en auberge ou en camping).

Nous avons fait énormément de stop, le budget transport interne comprend majoritairement trois grosses dépenses : un bus pour remonter de El Chalten à Bariloche (environ 130 euros chacun), le bateau pour traverser le lac O’Higgins et faire la randonnée Chili vers Argentine entre Villa O’Higgins et El Chalten (environ 50 euros chacun), et un bus de nuit pour descendre de Santiago à Osorno (environ 40 euros).

Les activités correspondent à la visite du Glacier Perito Moreno (environ 30 euros chacun), la visite des Capillas de Marmol (environ 15 euros chacun) et la location de 5 jours d’équipement pour le circuit Huemul (environ 35 euros chacun). Etant hors saison, nous n’avons payé aucune entrée de parc naturel (personne n’étant là aux entrées des parcs quand nous passions). Il aurait sûrement fallu ajouter 8€ en plus par parc en saison (nous avons fait 4 parcs payant, Los Glaciares étant gratuit).

Dans les équipements, on compte 24 euros pour deux pour 5 bouteilles de gaz (dont deux que nous n’avons pas utilisées…), de la crème solaire et quelques sardines pour la tente. Nous avons acheté le gaz au Chili, étant plus de deux fois moins cher. Pensez à vous équiper ailleurs qu’en Argentine, les prix y étant exorbitant (au Chili un peu moins mais quand même…).

Budget global pour 28 jours et 28 nuits en Patagonie argentine (19,4€ par personne par jour).

Dépenses absolues par personne par type de dépense

Dépenses absolues par personne par type de dépense

Dépenses relatives par type de dépense

Dépenses relatives par type de dépense

Budget global pour 17 jours et 17 nuits en Patagonie chilienne (15,2€ par personne par jour).

Dépenses absolues par personne par type de dépense

Dépenses absolues par personne par type de dépense

Dépenses relatives par type de dépense

Dépenses relatives par type de dépense

Pour 9 jours et 9 nuits à Valparaiso/Santiago et avons dépensé chacun 145 000 CLP (environ 209€).

Ce qui fait une dépense moyenne par personne d’environ 24€ par jour, dont :

  • Environ 12,7€ pour se loger, incluant 6 nuits avec (super) petit déjeuner et 2 nuits en chambre double.
  • Environ 6,30€ par jour pour manger (quasi exclusivement des courses en magasin).
  • Un budget lissé d’environ 1,75€ par jour de transport entre Santiago et Valparaiso (3 bus).

Enfin, pendant nos 14 jours en Workaway, nous avons dépensé en plus 9 400 CLP (environ 13€) (bus + quelques courses).

Pour aller plus loin

Les cartes mémoires et appareils photo ont chauffé, pour ceux qui voudraient faire ce voyage depuis leur canapé, voici l’intégralité de nos photos :

Tous les articles sur cet épisode du voyage sont à retrouver ici :

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