Interdit aux feux

Interdit aux feux

Nahuel Huapi National Park

Nahuel Huapi National Park

Départ à dix heures pour une loooongue journée de descente dans de la forêt. Nous traversons des passages très boueux, des rivières, nous devons faire du saut d’obstacle sur des troncs traversant sans cesse le chemin, éviter les troncs de bambous coupés à dix centimètres du sol pour créer le chemin, nous frayer un passage parmi les arbustes à des endroits où le chemin est très très étroit. Nous avons également droit à quelques descentes bien pentues dans de la terre (nous n’osons pas imaginer à quel point ces parties doivent être difficiles sous la pluie). Au bout de 3 ou 4 heures de descente sans aucune vue, nous commençons à fatiguer. La végétation est jolie et change un peu des fois, mais c’est long. Je tombe. Quatre fois… Rien de grave mais on sent la fatigue. Et l’un de mes bâtons se plie et se coupe en deux… Nous flippons un peu car ce sont les piliers de la tente :S. Heureusement, nous sommes toujours dans une forêt de bambous à ce moment-là (pour encore cinq minutes) et nous récupérons de quoi me faire un nouveau bâton et un pilier pour la tente. Alexis rafistolera ensuite mon bâton avec une autre tige de bambou. Il n’est plus aussi compressible mais semble fonctionnel. On fera le test les prochains jours. Nous nous arrêtons pour camper proche de la route pour Pampa Linda, avec pour objectif de faire du stop le lendemain matin pour nous rendre au départ de la suite de notre trek (celui que nous voulions faire initialement). Nous découvrirons le lendemain matin sur un panneau du parc la difficulté du trek que nous venons de faire : « niveau 4/4, très difficile, nécessite un guide en accompagnement » (bon, aucune des personnes que nous avons croisées avait un guide mais on est contents de savoir qu’on n’a pas trouvé le trek difficile pour rien !).

Nouveau système de portage de la tente

Nouveau système de portage de la tente

Nouveau système de portage de la tente

Nouveau système de portage de la tente

Un peu de bricolage...

Un peu de bricolage…

Parc National Nahuel Huapi

Campement

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) :
> 6h30 pour rejoindre la route (camping Los Cesares)
Sur le chemin, il y a pas mal de zones de camping d‘urgence (environ toutes les deux heures).
Les chemins sont globalement bien balisés (le GPS nous a quand même bien dépanné de temps en temps lorsque nous étions déjà hors chemin)

Nahuel Huapi National Park

Nahuel Huapi National Park

Nous démarrons la journée un peu plus tôt que la veille, vers 10h15. Nous commençons l’ascension vers le refuge. Le chemin est globalement moins difficile que la veille (même s’il monte sévère), mise à part peut-être la partie d’escalade sur la fin. Nous atteignons le sommet au bout d’une heure dix, partageons quelques biscuits avec nos amis Argentins, faisons quelques photos de la superbe vue qui s’offre à nous et entamons la descente. Comme promis, c’est difficile, c’est long… Moins long que la veille mais on se retrouve à nouveau sur des cailloux et devons rester concentrer pendant une heure dix pour ne pas déraper, et pour suivre le chemin (nous avons eu la joie de faire un peu de hors-piste, de quoi se compliquer encore un peu plus la vie ^^)… Nous arrivons au refuge en deux heures et demi sans les pauses, de quoi nous dire que nous avons bien fait de ne pas insister la veille et de nous arrêter. Nous faisons une longue pause au refuge Jakob (San Martin), disons au revoir à Alejandro et Ariel et nous remettons en route. Nous montons encore, nous faisons encore un peu d’escalade, puis descendons encore, sur un terrain pas aussi difficile que les précédents mais encore propice au dérapage. Au bout d’une heure quarante-cinq, lorsque nous apercevons un bon spot abrité du vent pas loin d’une source d’eau pour camper, nous nous arrêtons sans trop réfléchir. Aujourd’hui, nous tentons d’allumer notre premier feu !

Nahuel Huapi National Park

Nahuel Huapi National Park

Nahuel Huapi National Park

Nahuel Huapi National Park

Parc National Nahuel Huapi

Campement, entre le refuge Frey et le refuge Jacob

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) :
> 50 minutes entre le refuge Petricek et le refuge Frey
> 1h30 entre le refuge Frey et le col à passer pour ensuite redescendre
> 2h30 entre le col et les cascades où nous avons dormi (dont 2 grosses heures de descente technique à flanc de montagne)

Nahuel Huapi National Park

Nahuel Huapi National Park

Comme à notre habitude, nous levons le camp assez tard (11h30…), en direction du Refuge Frey. Nous croisons rapidement (15 minutes) le refuge Petricek, que nous visions la veille mais que nous n’avons pas pu atteindre à cause de la nuit. Vraiment pas de chance car le refuge était en fait ouvert et idéal pour passer la nuit (comprendre : des planches de bois et un toit évitant de sortir la tente, rien de plus) ! Nous montons ensuite une cinquantaine de minutes jusqu’au refuge Frey, d’où la vue est magnifique. Et en plus, nous avons un temps superbe ! Nous y faisons une longue pause à admirer la vue et nous remettons en route. S’ensuivent une heure trente de montée, ressemblant parfois plus à de l’escalade qu’à de la randonnée, jusqu’au col que nous devons passer pour rejoindre le prochain refuge. Du col, la vue est encore plus à couper le souffle que depuis le refuge Frey. Et tant mieux, car nous aurons le temps de l’admirer pendant nos deux heures de descente à moins de deux kilomètres/heure sur terrain hyper pentu et rocailleux… Nous pensions que la montée était technique, nous n’avions pas encore fait la descente… Au bout de deux loooongues heures à tenter de ne pas tomber sur ce terrain friable, nous touchons enfin la vallée. Nous revenons enfin sur de la terre et nous remettons à avancer correctement. Trente minutes plus tard, nous planterons la tente à côté d’une rivière, sans rejoindre le refuge que nous souhaitions mais satisfaits de notre journée. Le terrain étant idéal pour camper et le soleil brillant encore, nous ne nous sommes pas faits prier… Deux Argentins (Alejandro et Ariel, des cousins) nous rejoindrons un peu plus tard dans l’après-midi, eux aussi ne voulant pas tenter d’atteindre le refuge suivant alors que la nuit risque de tomber avant d’y arriver. Les deux sont de Bariloche et y habitent, l’un est photographe, l’autre chef cuisinier. Nous passerons une soirée bien sympathique avec eux au coin du feu, à entrainer notre espagnol (c’est duuur). Ils nous feront découvrir le fameux maté, thé traditionnel Sud-Américain, ultra consommé en Argentine, se buvant via une sorte de paille en métal (bombilla).

Nahuel Huapi National Park

Nahuel Huapi National Park

Nahuel Huapi National Park

Nahuel Huapi National Park

Première voie lactée en Amérique du Sud

Première voie lactée en Amérique du Sud

Parc National Nahuel Huapi

Campement, entre le refuge Jacob et le lac

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) :
> 1h10 pour monter depuis les cascades au col à passer pour rejoindre le refuge Jacob
> 1h10 pour atteindre le refuge Jacob depuis le col (attention, ce n’est pas très bien balisé)
> 1h45 avant de rejoindre la première aire de camping d’urgence où nous nous sommes arrêtés.

L'immense lac Nahuel Huapi à Bariloche

L’immense lac Nahuel Huapi à Bariloche (jamais vu autant de vagues sur un lac…)

Nous passons la nuit sous la pluie. Vers 8h, nous nous réveillons, encore sous la pluie. Vers 9h30, nous décidons de nous lancer. Nous plions nos affaires et partons. Nous levons le pouce et nous avons beaucoup plus de succès que la veille : une voiture s’arrête tout de suite, et en plus, elle va à Bariloche ! C’est parti pour l’Argentine, un nouveau pays ! Nous sortons du Chili, puis parcourons le No Man’s Land le plus long du monde (enfin, c’est l’impression qu’il donne) sur une jolie route de montagne. 45 minutes plus tard, nous entrons en Argentine. Nous continuons la route avec nos conducteurs un peu bizarres, paumés (quand on n’a pas de carte, on peut regarder les panneaux…), et dangereux (s’endormant un peu au volant).

Nous arrivons sains et sauf à Bariloche en début d’après-midi après avoir conduits nos preneurs de stop jusqu’à leur adresse. La route était vraiment jolie et nous arrivons dans une ville autour d’un magnifique lac d’eau bleu foncée, et agitée à cause d’un vent déchainé.

Nous déjeunons par terre nos sandwichs de pain et fromage pour s’abriter du vent et nous lançons dans la suite : trouver un distributeur (et se faire taxer de 5% au retrait…), faire des courses, trouver un bus pour aller à Cathedral d’où nous allons commencer une randonnée, se faire refouler du bus car nous n’avons pas la carte Sube de transport, faire tous les kiosques du coin pour trouver la carte car le bus veut bien nous attendre, s’entendre dire qu’ils sont tous en rupture de stock, laisser partir le bus, trouver enfin un kiosque où acheter la carte, aller la recharger dans un autre kiosque car si on pouvait recharger au même endroit ce serait trop simple, prendre le bus suivant une heure plus tard, s’apercevoir qu’en fait on n’avait pas assez chargé la carte (mais qu’on a quand même pu monter dans le bus), arriver à Cathedral à 19h, marcher 2 heures, planter la tente à la tombée de la nuit à côté d’une rivière dans un super spot (mais sans atteindre le refuge Petricek que nous visions).

Anticura, Bariloche

En tente, Parc National Nahuel Huapi, proche du refuge Petricek

En commençant à Cathedral, nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) environ 2h15 pour rejoindre le refuge Petricek (2h le J1 et 15 minutes le J2)
Pour utiliser les bus publics à Bariloche, il fait acheter une carte de transport (Sube) à 35 ARS. Elle est vendue dans de nombreux kiosques dans Bariloche mais attention aux ruptures de stock, aux heures de sieste, aux fermetures hebdomadaires… Il est facile de se retrouver coincé. La carte Sube est également utilisable à Buenos Aires. Il est possible d’y avoir un solde négatif (au moins -6 ARS).
Rue Moreno se trouvent de très nombreux bus, en particulier ceux allant à l’aéroport et à Cathedral (point de départ de la randonnée vers le Refugio Frey).

Carte de transport Sube (indispensable à Bariloche et Buenos Aires, la même) : 35 ARS (environ 2,20€)
Trajet Bariloche – Cerro Cathedral en bus : 28 ARS (environ 1,75€)

C'est parti pour 3 jours de stop !

C’est parti pour 3 jours de stop !

Matinée dédiée à refaire intégralement les sacs et à passer un dernier coup de balai dans la cabane. Il est quasi midi lorsque nous sommes (enfin) prêts à partir. Nous écrivons un petit mot pour Katia et Victor que nous croiserons finalement et à qui nous pourrons dire « au-revoir » en bonne et due forme. Les « adios » aux « serpillères » (les chiens que nous avons surnommés Black et Brown Mop) sont plein de carresses. Une fois sur la route, nous commençons à faire du stop. Ca marche assez bien puisque sur trois stops, nous n’attendrons pas plus de 20 minutes pour atteindre Entre Lagos (environ 50km). Nous avions deux objectifs, nous remplirons le premier en achetant du gaz pour le camping et un chargeur USB (le nôtre ayant brûlé le matin même… vive le « made in China » qui aura tenu deux semaines, nous tentons le « made in Vietnam »).

Pour l’après-midi, nous reprenons le stop avec beaucoup moins de succès (jamais moins d’une heure pour avoir une voiture et pour seulement quelques kilomètres, alors que le trafic est suffisamment dense). Après quelques kilomètres en stop puis quelques kilomètres en bus, nous tomberons finalement sur un garde forestier qui nous déposera proche de la frontière, sur un coin pelouse où nous pouvons poser la tente gratuitement. La frontière fermant à 19h, nous n’atteindrons pas le deuxième objectif de la journée, qui était de passer en Argentine.

Notre maison

Notre maison

Las Cascadas, Entre Lagos, Anticura

En tente, en camping gratuit à Anticura

La frontière avec l’Argentine au Paso Cardinal Samoré ferme le soir à 19h.