LA photo du FItz Roy

LA photo du FItz Roy

L'autre photo du Fitz Roy

L’autre photo du Fitz Roy

De bon matin, nous profitons une dernière fois du super petit déjeuner de notre auberge et nous mettons en route pour faire du stop pour retourner à El Chalten. Comme d’autres voyageurs nous ont dit avoir vraiment galéré à faire ce trajet, nous nous y prenons tôt (une nouvelle fois…) afin de ne pas être les dixièmes dans la file d’attente. Nous rejoignons le rond-point de sortie de la ville en environ 45 minutes de marche et nous posons juste derrière le poste de police. Il est 9h30 et nous sommes les premiers ! Nous nous installons et au bout de dix minutes, devinez quoi ? Bah Gérard le pêcheur qui s’arrête pour nous offrir une deuxième course, après celle d’hier au retour du Perito Moreno ! Une chance qu’il ne soit pas déjà passé avant et qu’il nous ait repris !
Le trajet sera (un peu) moins flippant que la veille et surtout, très très très beau ! Le ciel est complètement dégagé, au bout de quelques minutes après avoir quitté El Calafate, nous apercevons déjà le Fitz Roy au loin. Vu que Gérard est lui aussi en vacances, nous (pilons heu…) nous arrêtons assez régulièrement pour faire des photos ce qui n’est pas pour nous déplaire : les miradors sur la chaine montagneuse, des sortes d’autruches au bord de la route, des guanacos. Puis la route 23 qui longe le lac Viedma par le Nord et qui nous fait découvrir en nous approchant, petit à petit, les montagnes mythiques d’El Chalten : le Fitz Roy, le Cerro Torre…

C’est splendide ! Et Alexis réussira à faire la photo quasi parfaite du Fitz Roy presque aligné avec la route (autant de temps passé sur Lightroom que de trajet pour venir prendre cette photo ;- )).

Plan séquence des guacamoles (la photo incroyable et sans trucage)

Plan séquence des guacamoles (la photo incroyable et sans trucage)

Nous arrivons vers 13h à El Chalten, remercions grandement Gérard (il était un peu chelou mais extrêmement gentil et nous aura tellement aidé !) et nous dirigeons vers notre auberge. Le temps est magnifique. Après un coup d’œil à la météo, il doit faire beau un jour sur deux : aujourd’hui et vendredi. Nous étudions rapidement les options que nous avons et décidons de repartir dans la foulée pour faire le circuit de trois jours que nous avions prévus. Le temps d’acheter nos billets de bus pour Bariloche et de racheter un peu de quoi pique-niquer le midi et c’est parti.

Cerro Grande

Cerro Grande

Un pur reflet

Un pur reflet

Lago Torre

Lago Torre


A 14h30, nous nous lançons sur le sentier Laguna Torre. Nous devons en théorie mettre trois heures pour rejoindre le camping où nous passerons la nuit, puis une heure jusqu’au Mirador Torre. Nous croisons les doigts pour que les temps soient supérieurs à ce que nous mettrons et tentons de marcher assez vite pour avoir le temps de monter au Mirador Maestri et redescendre avant la nuit. La randonnée est globalement facile et offre de très jolies vues sur le Cerro Torre et le Cerro Grande (et son gros glacier trop ouf à son sommet). Au bout de 2 heures, nous sommes à l’embranchement du camping. Nous entamons l’ascension directement. Le chemin doit être plus sympa le matin ou en milieu de journée car nous avançons avec le soleil en face, mais les vues sur le Lago Torre et son petit glacier sont vraiment belles. C’est une très bonne surprise ! La vue sur le glacier est d’ailleurs le seul intérêt de monter jusqu’au Mirador car on voit très bien le Cerro Torre depuis le lac. Nous redescendons ensuite tranquillement, plantons la tente, nous rendons compte que nous avons oublié la couverture de survie (il va faire froid :S) et finissons de diner dans le noir (on était serré en timing en partant à 14h30…). S’en suivra une nuit un peu difficile à minimiser nos contacts avec le sol pour ne pas avoir trop froid. Je me réveillerai avec quelques courbatures de crispation et la joie de voir qu’en fait, la couverture de survie était cachée dans mon sac… (ce sera toujours ça pour les prochaines nuits…).

 

Fitz Roy

Fitz Roy

 

Lago Torre

Lago Torre

El Calafate, El Chalten, Parc National Los Glaciares

En tente, camping De Agostini

Depuis El Chalten, il est possible de faire de nombreuses randonnées à la journée, ou de faire une boucle en combinant des bouts de randonnées à la journée. L’accès au parc national Los Glaciares est gratuit. Les campings (sans infrastructures à part des toilettes) sont gratuits.
Pour ce premier jour de circuit, nous sommes partis de El Chalten pour le Mirador Maestri (sentier Laguna Torre), puis nous sommes revenus au camping De Agostini. Nous avons mis 4 heures en tout : 3 heures jusqu’au Mirador Maestri, puis une heure pour redescendre au camping (avec des sacs contenant juste ce qu’il faut d’équipement et de nourriture pour 3 jours de trek et sans compter les grosses pauses).
Des bus partent un jour sur deux vers Los Antiguos, Perito Moreno ou Bariloche. Suivant les mois, ChaltenTravel et Taqsa font partir leurs bus les mêmes jours (jours impairs) ou en quinconce.

Billet de bus El Chalten – Bariloche avec ChaltenTravel (24 heures de bus repas légers compris) : 2030 ARS (2020 + 10 de taxes) (environ 127€).

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

C’est un incontournable de la Patagonie argentine, l’intérêt d’y aller nous a été confirmé par les nombreux voyageurs rencontrés depuis que nous sommes arrivés en Argentine/Chili : aujourd’hui, nous visitons le Perito Moreno !
Nous nous levons très tôt afin de nous assurer d’avoir un stop. Nous profitons bien de l’excellent petit déjeuner de l’auberge (des fruits !!!) avant de nous mettre en route. Nous longeons la rue principale, pour sortir de la ville, là où seules les voitures et bus se rendant au glacier passeront. Au bout d’une petite demi-heure de marche, nous nous rendons compte que deux personnes derrière nous lèvent également le pouce, ne respectant pas du tout les règles en levant le pouce bien qu’étant après nous, et nous ayant vu. Au bout d’une autre demi-heure, étant assez excentrés, nous nous arrêtons. Les deux nanas faisant également du stop s’arrêtent à leur tour quelques dizaines de mètres avant nous. Vraiment pas sympa ! Et sont prises par une voiture à peine 5 minutes après s’être arrêtées… Nous attendrons un quart d’heure de plus (le trafic n’étant pas non plus abondant) avant d’être pris en stop par Roberto et Lady (oui, ça ne s’invente pas !), un Argentin et une Colombienne habitant à Madrid et en vacances dix jours dans le sud de la Patagonie. Nous ferons quelques stops photos et arriverons avec eux au glacier. Nous payons nos 500 ARS (environ 31,20€, le tarif étant passé de 350 à 500 ARS au 1er mars 2017…), quand Roberto, originaire d’Ushuaia n’en paiera que 50, ce qui est l’une des attractions les plus chères que nous ayons payées depuis le début de notre voyage.
Une fois l’entrée du parc passée, il reste 25 kilomètres à faire, ponctués de quelques belvédères où on le sent se rapprocher, avant d’arriver devant glacier.

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Le Perito Moreno doit sa célébrité à deux facteurs principaux :

  • On peut s’en approcher très très près, et par la route (pas besoin de bateau ou de faire un trek de trois jours pour y arriver).
  • Le glacier avance sur le Lago Argentino de 2 mètres par jour, et on peut y voir d’immenses blocs de la taille d’immeuble s’effondrer dans les eaux vert émeraude du Lago Argentino, donnant lieu à des images et des détonations impressionnantes.

Une fois arrivés au parking du glacier, nous prenons un minibus qui nous dépose à peu près au centre de toutes les passerelles menant au glacier. Nous sommes juste en face du glacier et vraiment très proche. C’est impressionnant.
A partir de là, plusieurs passerelles permettent de se promener tout le long du glacier, ponctuées chacune de belvédères permettant d’avoir des points de vue différents sur le glacier : plus ou moins en hauteur, à différents niveaux du glacier. A chaque belvédère, des panneaux donnes quelques explications sur le parc national Los Glaciares (dont le Perito Moreno fait partie). Nous avons été très agréablement surpris par la qualité de l’infrastructure en place : les belvédères offrent vraiment de superbes points de vue sur le glacier, tous différents. Par ailleurs, nous n’avons jamais été gênés par le monde, malgré avoir vu quelques gros bus arriver (mais nous étions hors saison, un jour où ils prévoyaient de la pluie, même si nous n’avons eu que quelques gouttes).

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Aux plus hauts points, le glacier dépasse de 70 mètres au-dessus du lac, au plus bas point, de 40 mètres. Nous vous laissons imaginer la hauteur du glacier et la vue que nous en avons depuis les passerelles. Nous avons dû passer environ 4h15 à nous promener tranquillement de belvédères en belvédères, repassant plusieurs fois au même endroit, à être à l’affut du moindre bruit pour voir les blocs de glace s’effondrer avec fracas dans l’eau du lac. Le bruit de l’effondrement arrivant quelques secondes après l’effondrement, autant vous dire que tout le monde avance sans quitter le glacier des yeux, balayant sa surface de droite à gauche pour ne pas louper le moment où un immeuble de 10 étages s’effondrera dans les eaux du lacs. Malgré des premières heures timides, nous aurons tout de même vu quelques blocs de plusieurs centaines de mètres se casser, causant des éclaboussures allant presque jusqu’en haut du glacier et des vagues créant un courant brassant les eaux et morceaux de glace issus de précédents effondrements. Nous sommes restés scotchés. Lors du premier effondrement vraiment significatif que nous avons vu, nous étions tellement près que j’ai eu un mouvement de recul. En bref, nous en avons pris plein les yeux et nous avons compris pourquoi c’était un incontournable de la région.

Glacier Perito Moreno

Glacier Perito Moreno

Après avoir bien arpenté l’ensemble du site, nous nous mettons en route pour rentrer. Arrivés au parking, surprise, un nous attend, se baladant au milieu des voitures ! C’est la première que nous voyons un renard et nous avons été très surpris qu’il ne soit pas plus sauvage. Quelques minutes plus tard, nous levons le pouce. Il reste des voitures mais pas non plus énormément sur le parking donc nous croisons les doigts. Une première voiture passe sans nous regarder. La seconde s’arrête. Nous reconnaissons un homme que nous avons vu prendre des photos avec un gros appareil pendant que nous nous baladions. Il est Français, il est en Argentine en vacances, a fait une semaine de pêche dans la région et en profite pour faire un tour des sites touristiques. Il est de loin le conducteur le plus dangereux que nous ayons eu jusque-là (j’ai eu à certains moments, les mêmes reflexes de crispation que lors du décollage d’un avion…). Bref, nous sommes contents d’être arrivés sains et saufs à El Calafate (heureusement aussi qu’il n’y avait quasi personne sur la route). Nous trainons un peu à l’auberge et, quitte à faire une journée chère et à avoir économisé les prix du bus, nous décidons de nous offrir notre premier restaurant argentin depuis que nous sommes arrivés en Amérique du Sud ! Une vraie bonne soirée dans un vrai bon restaurant (Pura Vida), avec une vraie bonne bouteille de rouge.

El Calafate, Glaciar Moreno

Auberge Bla Guesthouse, 180 ARS par nuit par lit (environ 10,70€) avec petit déjeuner, on s’y sent beaucoup plus à l’aise que dans l’auberge d’El Chalten. Le personnel est très sympa, la cuisine est bien équipée, la salle commune agréable et les chambres propres. Malheureusement, le WiFi n’est vraiment pas top (malgré que pour une fois ce soit une connexion ADSL)

Il est possible (et il a été assez facile pour nous et d’autres personnes rencontrées) de faire du stop pour aller au Glacier Perito Moreno. Se mettre sur la route 11 à la sortie de la ville (attention à la concurrence, e pas se mettre trop loin). Attention, vers 16h lorsque nous avons décidé de repartir, il restait des voitures mais pas non plus énormément.
Une fois arrivé au parking du glacier, une navette gratuite permet de vous emmener directement aux belvédères au centre des différentes passerelles d’observation du Perito Moreno. Il y a également un chemin (d’environ 1km) qui mène à ce point central en longeant le lac. Ne sachant pas, nous avons prix la navette à l’aller et sommes revenus à pied par la passerelle. A refaire, nous prendrions la passerelle à l’aller pour découvrir le glacier petit à petit en avançant sur ce chemin.

Entrée au Glacier Perito Moreno : 500 ARS par personne (environ 31,20€), 50 ARS pour les Argentins de la région. Nous n’avons pas payé mais l’aller-retour en bus coûte à peu près la même chose.

Coucher de soleil sur le Lago Argentina à El Calafate

Coucher de soleil sur le Lago Argentina à El Calafate

Après un super trek, il nous reste quelques sentiers à parcourir pour finir d’explorer El Chalten. Aujourd’hui, nous partons donc pour trois jours voir les Cerro Torre et Fitz Roy… enfin, ça c’est l’idée jusqu’à environ 9H30. A 9H35, le programme est tout autre : sortir de la ville à pied, faire du stop et rejoindre El Calafate (230 kilomètres plus au sud). Que s’est-il passé durant ces 300 secondes ? Un constat simple s’est imposé de lui-même. Il est difficile de marcher avec des ampoules à moitié ouvertes sous les orteils et le dernier trek a laissé quelques marques…
Nous nous postons à la sortie de la ville à 10H45, nous ne sommes pas seuls : deux Asiatiques ont des cartons funky, un Allemand attend depuis quelques heures et une Française depuis 9 heures du matin. Pendant que Carole regarde notre collègue allemand renoncer et prendre le bus, je m’occupe d’aller au bureau d’information du parc pour y laisser tout le « bien » que nous avons pensé de l’organisation autour du Circuito Huemul.
L’attente est longue, il fait frais (le soleil est très discret) et il y a pas mal de vent. Derrière nous, deux Anglo-saxonnes s’installent, elles font de la corde à sauter et des abdos pour se réchauffer, c’est inspirant : quelques dizaines de secondes de planche sur la route. Les voitures passent, certains passagers nous disent bonjour, d’autres nous ignorent et un va jusqu’à nous montrer son chat à travers la vitre ouverte. Puis soudain, une voiture s’arrête… les Asiatiques sont logiquement les premiers à discuter et la Française s’approche. Sans trop comprendre pourquoi, la voiture poursuit sa route sans prendre ces trois autostoppeurs puis s’arrête à nouveau devant nous. Ils vont également à El Calafate, parfait ! Un détail, ils ont une voiture de location et veulent que nous participions aux frais. Sur le principe, pourquoi pas, nous proposons 100 ARS par personne (200 ARS). Ils nous rappellent que le bus coûte 440 ARS par personne et veulent un peu plus… nous resterons fermes, ils reprendront la route.
Finalement, après trois heures d’attente, une autre voiture ralentit à notre niveau et nous annonce pouvoir nous prendre pour cent kilomètres. Nous sautons sur l’occasion et nous faisons rejoindre par l’un des Asiatiques qui essaie de comprendre pourquoi la voiture ne s’est pas arrêtée devant eux. Durant le trajet, le conducteur nous expliquera qu’ils étaient trois (la Française était en train de discuter avec les deux Asiatiques) lorsqu’il est passé devant eux et n’a de la place que pour deux.
Après une heure sur la route, nos chemins se séparent et nous revoilà sur le bas côté. Nous trouvons un panneau kilométrique pour nous abriter du vent et attendons patiemment devant une absence totale de trafic. Un cycliste vient à notre rencontre : pas de chance pour lui, il a le vent de face et il lui reste 130 kilomètres jusqu’à El Calafate… bon courage !
Quelques secondes après son départ et après seulement 30 minutes d’attente, nous serons pris par Pablo, un Argentin super sympa. Il fait des efforts pour parler intelligiblement et à plein de choses à raconter sur le pays, ce qu’il y a à travers la fenêtre, etc. De son côté, la vie ne semble pas facile tous les jours, il cumule les petits boulots : facteur, peintre, mécano, etc. Il nous explique que depuis le changement de gouvernement en décembre dernier, trouver du travail est devenu très difficile. Malheureusement, nous aurons du mal à comprendre quelles actions ont mené à cette situation.
Nous nous disons « au revoir » à l’entrée du centre-ville d’El Calafate et irons faire quelques courses dans un supermarché où les rayons sont tous pleins. C’est presque déstabilisant après quelques jours à faire toutes les échoppes d’El Chalten pour trouver pain, fromage et biscuits.
S’en suivra une étape de négociation avec l’auberge que nous avions ciblée avant de venir. Nous nous en sortirons avec brio puisque pour une fois ils s’alignent avec les prix vus en ligne et nous offrent la réduction de réservation à la dernière minute pour les deux nuits.

El Chalten, El Calafate

Auberge Bla Guesthouse, 180 ARS par nuit par lit (environ 10,70€) avec petit déjeuner, on s’y sent beaucoup plus à l’aise que dans l’auberge d’El Chalten. Le personnel est très sympa, la cuisine est bien équipée, la salle commune agréable et les chambres propres, le petit déjeuner est bon et complet. Malheureusement, le WiFi n’est vraiment pas top (malgré que pour une fois ce soit une connexion ADSL)

Il vaut mieux arriver très tôt (au lever du jour) à la sortie de la ville d’El Chalten pour être pris rapidement en stop pour El Calafate.
Dans la mesure du possible, jamais plus de deux personnes ensemble pour faire du stop.