Repas servi au Golden Temple

Repas servi au Golden Temple

Dortoir au Golden Temple

Dortoir au Golden Temple

C’est notre dernière journée à Amritsar. Nous commençons par nous balader dans la ville à la recherche d’un endroit où prendre un petit déjeuner. A notre grande surprise, les rues de la vieille ville sont quasi désertes et quasi tous les magasins sont fermés. Nous trouvons un vendeur de serviettes de bain, seul ouvert au milieu d’une rue déserte, qui nous explique qu’aujourd’hui, c’est le Lorhi Festival à Amritsar. C’est donc férié et les gens font du cerf-volant. Rigolo. Effectivement, au fur et à mesure que la journée avance, nous voyons de plus en plus de cerf volants dans le ciel, et également par terre, leur fil s’étant cassé et ceux-ci étant retombés dans la ville. Il y aura une barque dans le Golden Temple, pour retirer les cerf volants tombés dans le lac sacré entourant le temple.

Nous visitons le Gurudwara Santhokh Sar, autre temple au grand lac sacré. A l’intérieur, nous discuterons avec le gérant du temple, qui nous offrira un sachet de cacahuètes et pop-corn (que nous remettrons à la gardienne de chaussure du même temple en sortant).

Puis nous retournons passer notre dernier après-midi au Golden Temple. Nous nous refaisons une session vaisselle, puis nous coupon des carottes au milieu de petits papis trop gentils (et beaucoup plus habiles que nous au découpage de carottes). Puis c’est le moment de dire au revoir à cet endroit merveilleux… Ca a du se sentir via les articles mais cet endroit a été un véritable coup de cœur pour nous, il nous aura beaucoup touché, nous étions un peu tristes de partir. Nous aurions pu passer une semaine ici à laver la vaisselle et découper des légumes.

Atelier découpe de carottes

Atelier découpe de carottes

Atelier vaisselle au Golden Temple

Atelier vaisselle au Golden Temple

Nous repassons prendre notre sac, donnons notre donation au temple, puis traversons les rues désertes d’Amritsar pour rejoindre la gare et prendre notre train. Sans les embouteillages, nous y arriverons très vite (oui, l’Inde est un pays où le trafic de véhicule a une influence sur la vitesse de marche à pied en ville). Nous achetons quelques samosas devant la gare pour diner, à un vendeur tellement content qu’on achète chez lui qu’il nous offrira des cacahuètes et nous fera un réduc de 10 roupies (les gens dans cette ville sont trop gentils !). Nous nous installons dans le train et sortons les cartes pour la première fois du voyage. Sonia, une petite Indienne assise en face de nous nous demandera de jouer avec nous. Puis se joindra Luckveer, jeune homme indien, après un round d’observation. Nous passons la soirée à jouer aux cartes. Puis en fin de soirée, Luckveer nous propose de se joindre à lui et ses quatre ou cinq amis pour fêter le Kite Festival (festival du cerf-volant) qui se déroule à Jaipur le lendemain. Un peu comme le Lorhi festival observé le jour même à Amritsar mais apparemment en beaucoup plus important. Le festival du cerf-volant est très connu à Jaipur. Nous comptions visiter le Amber Fort le lendemain, avant de prendre un autre train de nuit pour Bikaner le soir même, mais comme nous allons repasser à Jaipur, nous acceptions sa proposition avec plaisir. Luckveer a 25 ans, il vient de finir ses études et est fonctionnaire à Jalandhar depuis le début de l’année. De ce que nous avons compris, les postes de la fonction publique en Inde sont très convoités, les concours sont donc très difficiles à passer, mais une fois qu’on y accède, il y a la sécurité de l’emploi et on peut se la couler douce (ça nous a été décrit comme ça par Luckveer lui-même).

Nous mettons le réveil à 6h du matin pour descendre avec lui, une station avant Jaipur.

Golden Temple

Golden Temple

Amritsar

Train de nuit Amritsar – Jaipur

Golden Temple by night

Golden Temple by night

La première action de la journée est de retrouver Gagan pour récupérer une carte SIM indienne. Le rendez-vous est à 11h devant le McDo. Nous attendons un peu, nous nous loupons lui étant en train d’attendre devant Domino’s Pizza (oui, juste en face de l’entrée principale du Temple d’Or, au milieu des rues étroites de la vieille ville, s’étend une large avenue moderne comptant entre autres un McDo végétarien et un Domino’s Pizza…). Nous le rejoignons enfin et attendons son pote censé nous apporter une carte SIM pendant peut-être une heure. Puis il arrive enfin, et nous avons l’impression d’être face à un dealer, devant le McDo : « Cache la pochette de la carte SIM ». On installe la SIM, on attend de voir le crédit qu’on a, puis ça marche, tout le monde se sépare. A cet instant-là, on n’était pas certains à 100% que la SIM marcherait pour plus de deux jours, nous avions pris le risque en nous disant que pour 350 roupies (environ 5€, 200 roupies pour l’achat de la SIM (normalement gratuite), 150 roupies pour 2 GB de data), le risque n’était pas si important. Finalement, la carte marchera jusqu’au bout de notre séjour en Inde (nous dépannant vraiment !) et ils se seront plantés à l’activation, nous aurons donc 4 giga de données au lieu des 2 achetés ! Une bonne chose de faite !

Nous passons par le musée du temple, situé sous le temple, composé de quatre salles projetant chacune des films sur l’histoire du temple, le Guru Ram Das, la religion Sikh, la cuisine du temple… La qualité audio-visuelle du musée est impressionnante et la visite est intéressante (même si un peu difficile à suivre car nous écoutons la version anglaise avec des écouteurs pendant que les enceintes de la salle projettent en Hindi, on a l’impression d’être devant un film mal doublé). Fait surprenant, certaines images projetées en grand écran sont choquantes et de nombreux enfants sont présents.

Nous retournons ensuite dans le complexe, cette fois pour se porter volontaire.
Nous commençons par faire la vaisselle pendant environ deux heures. Ne vous demandez pas si quelqu’un supervise et comment il faut faire pour pouvoir se porter volontaire. Il faut juste y aller, et faire comme tout le monde. Ça va à toute vitesse, six rangées de personnes nettoyant et rinçant des dizaines de couverts à la minute dans des immenses bacs d’eau et les font passer d’une rangée à l’autre, tout ça sans une seconde de répit et dans un bruit assourdissant. Si vous vous demandez si la vaisselle est propre lorsque vous mangez au Langar, nous vous assurons que oui ! Elle est lavée au liquide vaisselle trois fois et rincée deux fois. Vous ne trouverez pas plus clean en Inde…
Puis nous changeons de lieu pour aider à cuisiner. Nous passerons une heure à ouvrir des centaines de petits poids assis en rond avec des familles indiennes autour d’un immense tas de petits poids, au son live des chants religieux du temple dont la qualité sonore est extraordinaire. C’est calme, apaisant. L’ambiance est bienveillante. Les sourires des autres volontaires nous observant au milieu de tous ces Indiens, majoritairement Sikhs, nous font sourire à notre tour.
Puis en fin de journée, nous osons passer derrière les fourneaux pour nous rendre à l’atelier chapatis. L’ambiance y est beaucoup plus intimiste, au début, nous ne savons pas trop si nous avons le droit d’être là. Mais comme partout dans ce temple (et dans ce pays), nous sommes appelés à les rejoindre, et nous essayer aux chapatis. Nous voilà à couper des bouts de pâte, à rouler des chapatis, puis à les lancer sur la plaque chauffante. Tout ça sous le regard indulgent des personnes présentes, qui ne font pas cas de nos chapatis carrés, triangles, mais certainement pas ronds, de nos chapatis atterrissant pliés en deux sur la plaque chauffante, etc. Tout le monde est intrigué et s’amuse de nous, nous brisons un peu leur routine. En discutant un peu avec quelques-uns des volontaires (beaucoup ne parlant pas vraiment anglais), nous découvrons que certains sont là tous les jours, et d’autres viennent une à deux fois par semaine. Chacun fait ce qu’il peut pour donner un petit peu de son temps ici.

Langar, Golden Temple

Langar, Golden Temple

Atelier chapati au Golden Temple

Atelier chapati au Golden Temple

Atelier vaisselle au Golden Temple

Atelier vaisselle au Golden Temple

Langar, Golden Temple

Langar, Golden Temple

Comme d’habitude, nous finissons la journée au temple, nous dînons et faisons notre petite balade du soir autour du temple. L’occasion de quelques nouveaux échanges assez marrant : en sortant du Langar, quelqu’un s’occupera de refaire le turban d’Alexis correctement (lui s’inquiétant d’avoir la tête découverte pendant une demi seconde à l’intérieur du temple), une fille Sikh et son père nous abordant pour savoir si on aime l’endroit et discuter un peu avec nous, à moitié morte de rire par timidité (comme une adolescente qui ose aborder un mec pour la première fois), une mère de famille voulant faire un selfie avec moi (en général, c’est plus souvent des mecs…).

C’est la dernière fois que nous voyons le Golden Temple de nuit. Autant vous dire qu’on a fait exploser le compteur de photos.

Golden Temple by night

Golden Temple by night

Golden Temple by night

Golden Temple by night

Golden Temple by night

Golden Temple by night

 

Amritsar

Golden Temple, en dortoir (Sarai Shri Guru Ramdass Ji

Obtenir une carte SIM pour un étranger en Inde n’est pas une chose facile. Il faut absolument la carte d’identité d’un Indien pour en acheter une, ou à défaut, une lettre de référence de l’hôtel dont nous n’avons pas bien compris l’objectif ni le contenu. Nous avons essayé à Amritsar, sans succès. Dans d’autres villes, cela a l’air plus simple (les vendeurs sont plus laxistes car plus habitués aux touristes). Il doit être possible de juste demander à quelqu’un dans la rue de vous accompagner chez un opérateur pour se porter garant. Des cartes SIM sont apparemment vendues (cher) aux aéroports pour les touristes. Attention à ce que votre nom soit bien écrit correctement, sinon votre puce ne pourra pas être activée (ceci doit se faire par téléphone en donnant votre nom).

Musée du Golden Temple : Gratuit

Wagah Border

Wagah Border

Le matin, nous visitons le temple Mata, temple dédié à la déesse Lal Devi, lieu de prière des femmes désirant tomber enceinte. Et la visite vaut le détour, c’est peut-être le temple le plus original que nous ayons vu depuis le début de notre voyage. C’est très kitch, on se croirait dans une attraction de fête foraine ! C’est un circuit, on monte, on descend par des escaliers étroits, on rentre dans des gueules de crocodile, on se retrouve nez à nez avec des statues hyper colorées, au milieu de mosaïques de miroirs recouvrant murs et plafonds… Une belle découverte !

Nous retournons ensuite chez Vodaphone pour récupérer une carte SIM, promise hier. Lorsque nous arrivons, ce ne sont pas les mêmes personnes qu’hier, et on nous dit qu’il faut une référence, carte d’identité d’un Indien ou lettre de l’hôtel… Pareil chez Idea à côté. Bref, ce n’est pas gagné !

Nous prenons ensuite un bus local (le plus lent du monde) pour Attari, à 28 km d’Amritsar où se trouve la frontière avec le Pakistan, où se déroule tous les jours une célèbre cérémonie de fermeture de la frontière. Allons voir ça !
Nous arrivons tôt, les gradins se remplissent de plus en plus. Enfin, ce qu’il en reste, ceux-ci étant en re(dé)construction le jour où nous y étions. Le côté pakistanais était beaucoup plus classe ! Les Indiens d’un côté, les étrangers de l’autre (l’Inde est spécialiste pour séparer les choses : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, les locaux d’un côté, les touristes de l’autre…).
Après une heure d’attente, c’est carnaval ! On se croirait dans un stade avec tous ces drapeaux, ces visages peints aux couleur de l’Inde, un chauffeur de salle (oui, je vous assure !). D’abord, ça danse. Puis ensuite, c’est la traversée de drapeaux (femmes et enfants). Puis commence la cérémonie, dont le message n’est pas franchement pacifique, cocasse, avec les soldats qui tapent des pieds, s’approche de la frontière, l’ouvre, claquent la porte, sous les cris des gradins. Et même chose côté pakistanais. Quand on sait à quel point les Indiens haïssent les Pakistanais (et vice-versa), cette cérémonie est une blague, mais pas complètement…
Nous rentrons ensuite au temple, prendre notre deuxième dîner au Langar, où nous re-croisons Gagan, notre ami Indien de la veille, qui nous donne rendez-vous le lendemain pour nous aider à obtenir une carte SIM.

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Amristsar

Amritsar

Amritsar

Amritsar

Wagah Border

Wagah Border

Langar, Golden Temple

Langar, Golden Temple

Amritsar

Golden Temple, en dortoir de 3 ou 10 (Sarai Shri Guru Ramdass Ji)

La cérémonie de fermeture de la frontière se déroule tous les jours à 16h15 (heure d’hiver) et 16h45 (heure d’été). Nous étions en hiver, hors week-end et nous sommes entrés sans problème et sans faire la queue. Rien à voir avec la cohue décrite sur Internet mais nous avons peut-être eu de la chance sur la date. Lorsque la cérémonie a commencé, les gradins étaient pleins.
Aucun sac et appareil électronique autre que le téléphone et l’appareil photo n’est autorisé. Nous avons lu qu’il ne fallait ni eau, ni nourriture également. Nous avons pu rentrer avec une bouteille d’eau (sans feinter, bien visible).
Il est facile de prendre un bus public pour se render à Attari. Il faut ensuite marcher deux kilomètres pour atteindre la frontière. Au retour, un bus public attend pile devant la frontière.

Bus Amritsar – Attari : 30 roupies (environ 0,45€)
Bus Attari – Amritsar : 35 roupies (environ 0,50€)

Golden Temple by night

Golden Temple by night

Nous voilà enfin arrivés à Amritsar, où une armée de conducteurs de tuk-tuks nous attend. On commence à avoir l’habitude et nous en débarrassons pour rejoindre le dortoir du Golden Temple à pied. Nous aurons droit à une chambre de trois (avec un Français d’environ 45 ans voyageant deux mois en Inde), dans un dortoir réservé aux touristes, un peu contre le principe de la religion Sikh. Mais c’est propre, il y a des casiers, juste ce qu’il faut ! Nous partirons ensuite déjeuner dans le « Best Restaurant of Amritsar in 2016 » (bien sans être extraordinaire, copieux, et avec un excellent lassi !). Avant cela, nous nous serons fait recaler d’un restaurant fermé, perdus dans la ville, aurons (enfin, juste Carole ;- )) pris un shampoing au guano, et acheté des « chaussettes du temple » (chaussettes à utiliser dans les temples sales lorsqu’il faut se déchausser, en particulier au temple des rats à Bikaner).

Nous visitons ensuite le Jallianwala Bagh, parc lieu d’un massacre par l’armée anglaise de plus de 1500 manifestants indiens en 1919. L’armée a ouvert le feu sur des hommes non armés. Il se dit que ce massacre a marqué le début de la « guerre d’indépendance » de l’Inde contre l’Angleterre. Dans le parc se trouve également un puit dans lequel les manifestants se sont jetés et noyés tentant d’éviter les balles tirées. On y trouve également un petit musée, relatant l’histoire des Indiens les plus importants ayant assistés à cet événement (pour beaucoup y ayant survécu), avec une manière de présenter les choses un peu choquante de notre point de vue d’Européen : les actions violentes réalisées dans la suite de leur vie par ces hommes présentés comme des héros y sont valorisées.

Puis, opération carte sim ! Arrivés chez l’opérateur Airtel, il faut une attestation de notre hôtel pour acheter une sim. Nous essaierons quelques hôtels en demandant un faux sans succès. Certains nous disent que l’on aura même du mal à obtenir un vrai. Nous tenterons ensuite Vodaphone, sans beaucoup de succès également, il faudra revenir le lendemain. Un jeune homme Sikh viendra nous aborder dans la rue. Il est musicien au temple (joueur d’harmonium, espèce de piano à vent dont l’air est insufflé grâce à un soufflet, un peu comme l’accordéon) et professeur de yoga. Très sympa, nous discuterons pendant une heure avec lui en marchant dans la ville. Première rencontre sympathique d’une longue série dans cette ville.

Amristsar

Amristsar, rue moderne devant le Golden Temple

C’est donc sans SIM que nous irons visiter le Golden Temple à Golden Hour. L’association entre le marbre blanc et les dorures au milieu d’un bassin géant est vraiment très belle. L’endroit est calme. Majestueux.
Et tellement propre : il est possible d’y marcher pendant des heures et d’en ressortir avec les pieds blancs, ce qui est suffisamment surprenant en Inde pour être noté. Par contre, c’était l’hiver, et il faut rentrer pieds nus dans le temple, et le marbre, c’est froid… enlever ses chaussures enfin de journée n’était pas toujours une partie de plaisir ;).

Golden Temple au coucher du soleil

Golden Temple au coucher du soleil

Amritsar est en effet célèbre pour son Temple D’or, magnifique temple trônant au milieu d’un lac entouré de bâtiments en marbre blanc éclatant. Le Golden Temple est un temple Sikh, religion pratiquée par 20 millions de personnes en Inde (2% de la population), essentiellement dans le Punjab, région du nord de l’Inde. Le sikhisme est une religion basée sur un concept d’égalité de droits pour tous, initialement créée pour lutter contre le système de castes en Inde. C’est une religion monothéiste, ne nommant pas son Dieu et considérant que chaque religion permet de mener à ce Dieu unique. Cette religion est assez différente des autres, et très intéressante, sur plusieurs points (pas besoin de décéder pour atteindre le Salut mais de mener sa vie de manière honnête et tolérante, pas de vocation de culte à quelconque prophète ou autre divinité, etc.). Nous vous laissons vous renseigner vous même :).
Revenons à notre Golden Temple. Un temple Sikh (Gurdwara, porte du Guru) est ouvert à tous, croyant ou non, et doit arborer le drapeau orange, contenir le livre sacré, et être en mesure d’offrir le gite et le couvert à toute personne, peu importe sa religion, venant dans le temple. Le Golden Temple est le plus grand temple Sikh, offrant dans le Langar, jusqu’à cent mille repas par jour servis à même le sol, à tout le monde, afin que se mélangent toutes les religions, tous les classes sociales, etc. Ceci fonctionnant majoritairement grâce à un système de volontariat pour cuisiner, faire la vaisselle, servir les repas, etc. Les Sikhs se doivent de participer à ce service communautaire.
Il faut le vivre pour le comprendre. Ca n’arrête jamais. Cet endroit est magique et nous fera pas mal réfléchir sur les piliers de nos sociétés occidentales (où trouve-t-on un tel partage et une telle entre-aide ?).

Nous aurons l’occasion de tester notre premier dîner au Langar ce jour-là. Et la cuisine n’y est franchement pas mauvaise (du Dhal, des légumes, une sorte de riz au lait et des chapatis). Avant d’aller faire le tour du temple (que nous réitèrerons tous les soirs), observer la cérémonie de fermeture du livre sacré à 21h30 (en écoutant la puissante voix du prêtre) et de rentrer nous coucher. Pendant notre absence, des centaines de personnes, des pèlerins, ont été installés, à même le sol, sur ou dans des couvertures, dans la cour de l’immeuble dans lequel nous dormons.

Golden Temple

Golden Temple

Golden Temple au coucher du soleil

Golden Temple au coucher du soleil

Amritsar

Golden Temple, en dortoir (Sarai Shri Guru Ramdass Ji)

Dans le Golden Temple, il y a un dortoir reservé aux touristes, gratuit (fonctionnant sur donation). Il est normalement possible d’y rester jusqu’à trois nuits, mais nous avons des gens y rester plus longtemps (peut-être à voir suivant la demande).

Repas au Golden Temple : gratuit (sur donation)
Lit en dortoir au Golden Temple : gratuit (sur donation)