Villa Cerro Castillo

Villa Cerro Castillo

Après une semaine de stop puis trek, nous nous offrons une journée à ne rien faire. Nous profitons de la salle commune du camping pour geeker, nous reposer et ne sortons qu’en fin d’après-midi pour faire des courses et réserver notre tour à la Catedral de Marmol (attraction touristique du coin) pour le lendemain matin.

Puerto Rio Tranquilo

En tente, camping Bellavista, Puerto Rio Tranquilo

Dans Puerto Rio Tranquilo, il y a un petit supermarché où l’on trouve à peu près tout ce dont on a besoin et où l’on peut payer par carte bancaire.
Il est possible de payer par carte bancaire les tours proposés par les différentes agences de Puerto Rio Tranquilo (en payant à la station-service et en donnant un reçu là on l’on achète le tour)

Une nuit en camping par personne (camping Bellavista) : 5000 CLP (environ 7,14€)
Tour d’1h15 à la Catedral de Marmol (1h15 de bateau) : 10000 CLP par personne (environ 14,30€)

Lune

Lune

Ravis du lever de soleil de la veille, nous mettons à nouveau le réveil pour observer celui d’aujourd’hui depuis notre nouveau campement. Le ciel étant voilé et la montagne d’en face non orientée face au soleil levant, celui-ci sera moins spectaculaire que la veille (mais nous n’avons marché que cinq minutes pour le voir et cela nous aura permis de prendre notre petit déjeuner dans un très beau paysage dégagé plutôt que dans le bois du camping). Nous levons le camp vers 10h avec Sebastian, notre nouveau compagnon de marche allemand avec qui nous avons déjà passé trois nuits et quelques repas. Il nous faudra 2h30 pour sortir du sentier et rejoindre une route de cailloux, sur un chemin facile ce qui fait du bien après la longue descente de la veille, la dernière demi-heure offrant une très belle vue sur la vallée vallonnée de Villa Cerro Castillo. Puis nous mettrons environ 1h30 pour pour rejoindre Villa Cerro Castillo, la dernière heure et demi étant interminable… Ayant enfin atteint Villa Cerro Castillo vers 14h, nous nous posons pour dévorer nos deux derniers sandwichs au fromage avant de lever le camp direction Puerto Rio Tranquillo, 120 kilomètres plus loin. Après cette semaine de stop et de randonnée, l’objectif est de nous poser au moins une journée pour nous reposer, faire quelques lessives et faire quelques recherches pour la suite de notre périple. Sebastian nous avait indiqué une adresse de rêve à Villa Cerro Castillo pour faire ça à moindre coût, malheureusement, la qualité de la connexion Wi-Fi ne répond pas au dernier critère cité et nous décidons de pousser immédiatement jusqu’à Puerto Rio Tranquilo, notre destination suivante. Nous sommes repartis pour lever le pouce.

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Deux couples étant déjà en train d’attendre dans la ville, nous décidons de marcher un peu plus loin pour tenter notre chance. Au bout de peu de temps, un vacher nous prend pour nous amener 28 km plus loin, au bord d’une rivière au milieu de nulle part, nous faisant traverser des paysages vraiment vraiment vraiment beau. Le Mirador Las Confluencias, ouverture sur une grande plaine marécageuse pleine de roseaux, au Sud de Villa Cerro Castillo, est juste magnifique. Dommage que nous n’ayons pas pu nous arrêter pour prendre une photo et en profiter un peu plus.
Au milieu de nulle part, donc, nous attendrons plus d’une heure dans le vent, comptant les rares voitures passant devant nous sans nous prendre, avant qu’enfin quelqu’un s’arrête (quelqu’un ayant déjà dans son pick-up un des couples qui attendait à Villa Cerro Castillo). Enfin ! Nous ferons avec eux environ 90 km jusqu’à Bahia Murta, avant de relever le pouce pour les 25 km restants, un peu épuisés de notre trek et de notre journée. Lorsqu’un bus allant à Puerto Tranquilo nous propose de monter pour 1000 CLP (environ 1,50€) par personne, nous ne nous faisons pas prier. Vers 19h, nous voilà à Puerto Rio Tranquilo, à faire la tournée des campings à la recherche du camping de rêve avec une connexion Internet potable et un endroit où se poser pour passer les deux prochaines nuits. Après avoir comparé, nous nous posons dans le plus cher de la ville, mais au moins, nous sommes bien calés pour les prochains jours !
Dans ce camping, nous retrouvons une Japonaise avec qui nous avons campé deux nuits plus tôt pendant notre trek et, plus surprenant, Emma et Claudio, nous ayant pris en stop une semaine plus tôt entre Bolson et Esquel, à la fin de notre première journée de stop pour venir jusqu’ici !

Parc National Cerro Castillo, Puerto Rio Tranquilo

En tente, camping Bellavista, Puerto Rio Tranquilo

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) 4h environ (en marchant très vite) pour aller depuis le camping Néozélandais au centre de Villa Cerro Castillo.
Dans Puerto Rio Tranquilo, il y a plusieurs campings, dont les prix vont de 3000 CLP (environ 4,30€) pour un endroit très très basique sans salle intérieure, à 5000 CLP (environ 7,14€) (nous n’avons pas testé ceux étant un peu à l’exérieur de la ville).

Panorama du deuxième col du trek

Panorama du deuxième col du trek

Aujourd’hui, levés « aux aurores » pour regarder le lever du soleil sur le Cerro Castillo et son glacier. Après 25 minutes de montée à flanc de montagne, nous arrivons au point de vue, il est 8 heures. Nous aurons vu la meilleure partie de ce spectacle dans la montée avec un Cerro Castillo rouge-rose-orangé au fur et à mesure de l’ascension du soleil. Nous resterons tout de même une grosse heure à admirer ce paysage et à écouter le glacier se craqueler et tomber plusieurs dizaines de mètre plus bas. Ce qui nous laissera le temps de prendre quelques photos avec notre collègue randonneur allemand (Sebastian).

Après être redescendus et avoir plié bagage, nous partons pour la randonnée du jour qui débouchera à peine dix minutes plus tard sur un superbe lagon au pied du Cerro Castillo. Une fois encore, ce sont les couleurs de cet endroit qui nous impressionnent le plus. Il y a un grand soleil, c’est très calme et magnifique : c’est le point d’orgue de ce trek.

La marche se poursuit ensuite vers un col à passer qui après une heure et quart de montée nous donnera droit à une vue sur la vallée de Villa Cerro Castillo. On y voit à des dizaines de kilomètre à la ronde, ça rappellera l’Ethiopie et ses hauts plateaux à Carole.

La descente sera longue et pénible (ou fun selon les goûts :- )) avant une dernière petite montée pour rejoindre le camping des Néozélandais. Pendant la descente, nous ferons connaissance avec Christian, un Chilien de Santiago en vacances en Patagonie. Jusqu’ici nous ne connaissions de lui que ses chaussures complètement délabrées et réparées avec un peu de duck tape à plusieurs reprises. Maintenant, nous savons qu’il est architecte d’intérieur à son compte. Une bonne opportunité d’exercer mon espagnol (toujours aussi catastrophique) mais surtout de partager un peu plus la vie des Chiliens.

Une fois arrivés au camping, nous plantons la tente et dinons avec Sebastian (le randonneur allemand). Il est étudiant en médecine, on discutera un peu du système d’enseignement de la médecine en Allemagne mais surtout de ce que l’on peut manger en trek ! Il est végétarien et nous fera une nouvelle démonstration de cuisson de « soy meat » / « carne vegetal ». La particularité de la viande de soja, c’est qu’elle est très protéinée mais surtout qu’elle gonfle jusqu’à absorber trois fois son volume d’eau. Durant un trek, ça a l’avantage de ne pas être trop lourd, d’apporter du goût et de compléter les besoins nutritifs.

Lever de soleil sur le glacier

Lever de soleil sur le glacier

Laguna Castillo

Laguna Castillo

Laguna Castillo

Laguna Castillo

Laguna Castillo

Laguna Castillo

Glacier

Glacier

Vue sur la vallée depuis le deuxième col

Vue sur la vallée depuis le deuxième col

Coucher de soleil depuis le camping des Neozélandais

Coucher de soleil depuis le camping des Neozélandais

Parc National Cerro Castillo

En tente, Parc National Cerro Castillo, camping Neozelanders

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) 5h10 environ pour aller depuis le camping Tetera au camping Neozelanders.

Premier col du trek

Premier col du trek

Glacier

Glacier

Le temps s’est mis au beau, spécialement pour cette superbe journée de randonnée. Après un petit déjeuner au soleil, nous marchons environ une heure dans un bois puis une autre heure sur un sol beaucoup plus rocheux et sans végétation, nous permettant d’avoir une très jolie vue sur la vallée d’où nous venons. Après avoir fait une pause réparation de chaussures d’un collègue randonneur (notre duck tape sert !), nous passons un long col étroit entre deux montagnes avant que la vue ne se re-dégage, pour le meilleur. Nous apercevons des glaciers magnifiques, surmontant de nombreuses cascades. Superbe ! Nous descendons sur un terrain rocheux pas très agréable (mais quelle vue !) pendant environ une heure trente avant d’entrer à nouveau dans un bois, se dégageant de temps en temps pour nous laisser une vue magnifique sur d’autres glaciers gigantesques. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur l’une de ces vues dégagées, puis re-marchons une heure avant d’atteindre notre campement. Sur le chemin, nous passons juste en bas d’un de ces énormes glaciers, se découvrant de manière inattendue à la sortie d’un bois. Très belle image pour finir la journée.

Jolie montagne

Jolie montagne

Villa Cerro Castillo

Villa Cerro Castillo

Joli arbre

Joli arbre

Vue depuis le campinp Tetera by night

Vue depuis le campinp Tetera by night

Parc National Cerro Castillo

En tente, Parc National Cerro Castillo, camping Tetera

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) 5h15 environ pour aller depuis le camping Rio Turbio au camping la Tetera. La descente depuis le col jusqu’au premier camping est assez pentue.

Rivière près du camping Rio Turbio

Rivière près du camping Rio Turbio

Nous nous levons sous un temps mitigé : il fait un grand soleil mais il pleut en même temps et quelques rafales de vent nous glacent un peu… Nous prenons notre temps et vers 11h15, nous nous mettons en route, sous un temps toujours très étrange (qui durera toute la journée). Nous sommes à nouveau au milieu de troupeaux de vaches. Au bout d’une heure, nous croisons un randonneur allemand dans l’autre sens en train de se sécher les pieds. Nous comprenons ce qui va nous arriver… : nous devons retirer les chaussures pour traverser une rivière glaciale… Ca a fait mal… A ce même moment sort de nulle part un cowboy Chilien à cheval (avec un sur-pantalon en peau de mouton) en train de faire traverser les vaches de l’autre côté de la rivière.
Une demi-heure plus tard, nous devons à nouveau traverser une rivière glaciale pieds nus… (les plus malins… ou qui aiment le moins l’eau froide trouverons un petit passage pour éviter de traverser la rivière pieds nus). Heureusement la dernière de la journée !
Le temps devient de plus en plus froid, il vente, il pleut un peu, tout en faisant encore soleil. Heureusement, la marche est facile.
Vers 14h, nous arrivons à ce qui nous semble être l’entrée du parc. Comme la veille, on nous rappelle que l’entrée est 5000 pesos, mais comme hier, il n’y a personne pour les collecter. Nous continuons notre chemin, faisons une pause pour pique-niquer, puis remarchons environ une demi-heure pour atteindre le camping Rio Turbio, très grand camping, abrité du vent, proche d’une rivière. Nous nous y posons assez tôt (vers 15h), prenant le temps de planter la tente, de prendre un thé, de discuter avec un (autre) Allemand en voyage pour 5 mois en Argentine / Chili, diner et nous enfoncer dans notre sac de couchage vers 20h, avant la nuit (car oui, ça caille…).

Arbre éventré

Arbre éventré

Parc National Cerro Castillo

En tente, Parc National Cerro Castillo, camping Rio Turbio

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) 4h environ pour aller depuis Las Horquetas (départ de la route) jusqu’au camping Rio Turbio.
La plupart des campings ont des toilettes dans le parc.

Nos collègues cyclistes de l'autre côté du pont

Nos collègues cyclistes de l’autre côté du pont

Nous nous réveillons au sec, même s’il bruine toujours, ce qui est une victoire ! Et nous n’avons pas eu trop froid. Nous petit-déjeunons, disons au revoir à nos colocs, et nous mettons en route. Deux voitures passent en une quinzaine de minutes sans nous prendre, puis une troisième, pleine à craquer, s’arrête étonnamment. Deux stoppeurs sortent de la voiture disant « cambio ». Victoire ! Ils s’arrêtaient au croisement pour aller là où nous étions la veille. Nous prenons leur place avec Miguel et Mar, ingénieurs à Santiago, en vacances pour deux semaines dans le sud du Chili. Nous passerons la journée avec eux, faisant une petite randonnée « El Pescador », qui franchement ne valait pas les 3000 CLP que nous avons payé (environ 4,50€, en fait elle ne valait pas le coup de s’arrêter même si elle avait été gratuite…). Puis ils nous offriront un café (nous ne sommes plus en Argentine, le café instantané remplace donc le maté) avant de repartir jusqu’à Coyhaique, en continuant la très belle Carretera Austral. Vers 17h, nous arrivons à Coyhaique, qui s’avère être une ville beaucoup plus grande que ce à quoi nous nous attendions. Nous disons au revoir et nous mettons à la recherche d’un camping. Nous avons peu d’espoirs de planter gratuitement la tente dans la ville. MAPS.ME nous en indique un que nous tentons de rejoindre. En demandant un peu aux alentours, nous tombons sur une maison où nous pouvons planter la tente dans le jardin ou sur le parking en face, une mamie tenant un business un peu obscur, qui ne nous tentera pas trop… (pour 4000 CLP la nuit). Nous en trouvons un deuxième sur la carte, nous le rejoignons. Le business nous paraissant un peu plus clean et n’ayant pas trop le courage de continuer et sortir de la ville, nous décidons à rester (pour 5000 CLP, environ 7,40€). Nous allons faire quelques courses dans le plus grand supermarché que nous avons vu depuis des mois avant de venir profiter de l’électricité et des vraies tables du camping (on paie une différence avec le camping sauvage, quand même !).

Notre lieu de campement

Notre lieu de campement

Là où nous avons posé la footprint

Là où nous avons posé la footprint

Esquel – Parc National Quelat

Camping El Camping, Coyhaique, 5000 CLP par personne (environ 7,40€), très bien, bon Wi-Fi, quelques prises pour recharger ses batteries, assez proche (moyennant une sacrée côte) d’un grand supermarché ouvert même le dimanche. Bémol : les nombreux chiens aboyant régulièrement pendant la nuit…

Attention, au Chili, la plupart des magasins et autres commerces / bureaux sont fermés le dimanche (les supermarchés peuvent rester ouverts).
La frontière entre Chili et Argentine à Futalefu est ouverte de 8h à 21h.

Visite du Sendero Pescador : 3000 CLP (pour les étrangers, 2000 pour les Chilliens, environ 4,50€)
Nuit en camping en ville : 5000 CLP par personne (environ 7,40€)

Esquel

Esquel

Nous continuons notre route en stop. Nous levons le camp assez tôt, pour avancer au plus vite vers notre destination, 80 km au sud de Coyhaique. Aujourd’hui, nous devons passer la frontière vers le Chili, ce qui ne sera pas forcément facile en stop.
Nous marchons dans Esquel en levant le pouce. Au bout d’une vingtaine de minutes, un habitant d’Esquel, enseignant au collège, en voiture avec ses deux fils nous emmène à la sortie de la ville. Extrêmement gentil, d’autant plus qu’il n’allait pas du tout jusqu’au bout de la ville mais tournait bien avant et qu’il nous a offert le maté pendant les quelques minutes de trajet ! Il nous a même expliqué que si la gendarmerie à la sortie de la ville était de bonne humeur, elle pourrait nous aider à arrêter une voiture pour nous aider à avancer. Nous n’avons pas testé (ayant eu de la chance) mais nous avons trouvé le concept marrant. Une vingtaine de minutes plus tard, nous sommes pris en stop par un petit jeune d’Esquel dans une Clio volée (sans plaque arrière) arrivant à fond (donc improbable qu’elle s’arrête) allant rejoindre son frère habitant à Trevelin, 20 km plus loin. « 20 kilimetros son ya 20 kilimetros » : on ne te le fait pas dire  !

Etant déposés au début de la ville, nous marchons dans Trevelin pour en sortir en levant le pouce, pour ce qui sera notre plus longue attente de la journée (environ une heure). Nous voyons repasser devant nous le couple nous ayant pris la veille (sur qui nous comptions peut-être pour continuer le chemin, étant donné qu’ils allaient également traverser la frontière au même endroit que nous pour rejoindre le Chili).

Quelques instants plus tard, nous sommes pris par Luis et Sandra, couple Argentin en vacances travaillant dans l’industrie du pétrole (elle comptable, lui on ne sait pas trop), allant à Futaleufu également (puis revenant ensuite en Argentine en fin de journée). Un peu craintifs, ils nous préviennent que nous passerons la frontière séparément (la dernière fois, on nous avait explicitement demandé si on ne trafiquait pas de la drogue). Avec eux, nous nous arrêtons pour visiter des cascades juste avant la frontière, petite balade sympathique (sans être indispensable). Ils nous offriront également du maté (que certains apprécieront plus que le matin). Trop gentils ! Puis nous traversons la frontière avec eux et allons jusqu’à Futaleufu. Nous leur disons au revoir et nous remettons en route.

Nous sortons de la ville, croisons deux autres auto-stoppeurs étant arrivés hier et attendant dans un arrêt de bus. Nous nous éloignons un peu pour ne pas leur piquer leur opportunité. Nous marchons un petit quart d’heure encore, levons le pouce mais peu de voitures passent et toutes semblent s’arrêter ou tourner assez proches de là où nous sommes. Puis nous arrivons près d’une camionnette que nous avons déjà croisée, arrêtée près d’un camion frigorifique. Nous les passons pensant qu’ils nous avaient déjà dit non, puis le conducteur de camion nous demande où l’on va. « Villa Santa Lucia ». « Je vous emmène ». Trop de chance ! Nous ferons les près de 80 km nous amenant à Villa Santa Lucia à l’avant de son camion, sur une route défoncée mais aux paysages superbes (les paysages étaient beaux jusque-là, entre les montagnes fraichement enneigées, mais là ils sont superbes ! Nous passons très très proches de lacs très sauvages, des passages de mangroves… Tout ça en discutant avec notre chauffeur, vivant à Osorno et vendant du poulet importé des Etats-Unis (pas cher) dans des villes reculées du Chili. Nous mettons un temps fou à rejoindre le village tellement la route (pas aidée par le camion) est mauvaise.

Arrivés à Santa Lucia, nous ne sommes pas les seuls à faire du stop (par contre nous sommes seuls dans notre sens ce qui est une bonne chose). Nous avançons un peu pour passer de l’autre côté de la ville. Quasi personne ne passe. Quasi personne veut dire : nous avons dû rester 30 minutes dans le village et personne n’est passé dans le sens qu’on voulait (3 dans l’autre sens). En avançant, nous croisons un pick-up allant dans notre direction. Ils nous proposent de nous déposer à La Junta, 70 kilomètres plus loin. Nous montons à l’arrière du pick-up avec le chien. Nous aurons un petit peu froid pendant ce trajet… et serons contents de ne pas avoir de grosse pluie pendant le trajet. Arrivés là-bas, il est autour de 18h, nous commençons à nous demander où nous allons dormir. Il y a un camping dans la ville, pour 4000 CLP par personnes (environ 5,90€). Nous hésitons mais nous disons que nous pouvons peut-être continuer un peu et dormir gratuitement. Au pire on reviendra.

Un couple de Chiliens du coin nous prennent ensuite en stop après peu de temps et nous amènent 15 kilomètres plus loin, au milieu de nulle part (ils allaient chercher de la terre au bord de la route). Nous marchons un peu, étudiant tous les endroits où nous pouvons camper et levant le pouce au cas où, les rares fois où une voiture passe.

Au bout d’une trentaine de minutes, nous trouvons l’endroit rêvé pour camper : à plat sur de l’herbe, peu visible de la route et au bord d’une rivière. Nous commençons à nous poser lorsque nous apercevons une voiture en train de reculer sur la route : nous avons un autre stop ! Il commence à être tard et nous avions trouvé un endroit cool, mais la voiture ayant fait demi-tour, nous ne pouvons pas refuser… Ils nous emmèneront bien plus loin, ils ne nous restera plus que 165 kilomètres avant la ville de Coyhaique, dernière grosse ville et point de stop avant notre randonnée. Ce stop sera l’occasion de découvrir un véritable pilote (sans ironie, il faut qu’il se lance dans la course automobile) au volant : c’était vraiment bien.

Lorsqu’ils nous déposent, il fait nuit, il bruine, et nous sommes au milieu de nulle part. Il y a un pont juste en face de nous, Alexis y descend pour voir si on peut planter notre tente en dessous. Impossible : un couple de cyclistes français ont déjà occupé l’espace ! De l’autre côté du pont, il y a beaucoup moins d’espace et nous ne pouvons pas planter la tente. L’endroit est néanmoins abrité. Nous déciderons donc de nous poser sous le pont, sans planter la tente, en espérant qu’il ne pleuvent pas des corde et que nous ne nous réveillons pas trempés en pleine nuit… Nous partageons le temps du diner avec nos deux « colocs », couple franco-chilien parcourant le Chili à vélo depuis Novembre. Une soirée surprenante bien sympathique. Et nous avons bien avancé, nous devrions atteindre Coyhaique le lendemain !

Esquel – Parc National Quelat

Camping (très) sauvage sous un pont proche du Parc National Queulat

En Argentine, les stations service (au moins celles que nous avons essayé) ont des toilettes en libre-service (gratuitement).
Les fruits et légumes (incluant les fruits secs comme les noisettes), produits laitiers, miel, viandes, etc. sont à déclarer / interdits à l’entrée au Chili. Attention lors des passages de frontière Argentine / Chili en Patagonie.
Il y a quelques personnes qui traversent la frontière Argentine vers Chili à Futaleufu, principalement des Argentins ou Chiliens en vacances pouvant y aller pour la journée. La frontière se traverse bien, il y a peu de monde et il n’y a pas trop de distance entre les deux douanes.

Bariloche

Bariloche

Après quelques jours à se poser à Bariloche, nous repartons sur les routes. Après avoir fait nos courses pour la semaine de stop / randonnée qui nous attend, nous nous mettons en route en milieu de journée. Nous marchons 30 minutes pour sortir du centre-ville puis commençons à lever le pouce. Un conducteur de camion nous déposera un kilomètre plus loin, un peu plus proche de la sortie de la ville et sur la route de El Bolson, qui devrait être notre première destination. Au bout de 30 minutes, nous sommes pris par Patrick, Argento-américain nous déposant quelques kilomètres plus loin, nous expliquant que l’endroit où nous étions n’est pas hyper safe. Effectivement, nous étions devant un quartier assez pauvre de Bariloche (pas un bidon ville mais presque). Ici, nous attendrons 1h20, en finissant par nous improviser une partie de pétanque avec des cailloux pour faire passer le temps… Puis miracle, un couple d’enseignants à Bariloche allant à El Bolson voir leurs parents nous prend (en ayant fait demi-tour pour revenir nous chercher, trop gentils). Nous ferons avec eux environ 120 km, sur une route au milieu des montagnes et entre des lacs.
Arrivés à El Bolson, il pleut… Nous sommes dans la ville, proche d’une station-service et nous commençons à lever le pouce sous la pluie. L’endroit n’est pas idéal mais étonnement, un couple de Chiliens en vacances, Claudio (pilote d’avion) et Emma (juge) nous prendrons en stop jusqu’à Esquel, nous faisant faire 160 km de plus vers notre destination, à travers des paysages totalement différents de ce que nous avons vu avant. On se croirait en Mongolie avec des étendues d’herbes vallonnées, et quelques montagnes enneigées en fond. Même sous la pluie, c’est superbe !

Arrivés là-bas, après avoir trouvé un camping à 120 ARS la nuit par personne (environ 7,50€), nous décidons de marcher un peu pour trouver un endroit où dormir gratuitement. Nous trouvons très facilement à côté du camping, près d’un champ. Nous plantons et dinons dans la nuit, contents d’avoir quand même bien avancé !

Bariloche – Esquel

Camping sauvage Esquel

Non, nous ne sommes pas vraiment sortis de l'auberge ce jour là...

Non, nous ne sommes pas vraiment sortis de l’auberge ce jour là…

Une journée passée à planifier plus finement la suite du voyage : nous ferons du stop pour descendre et verrons pour remonter (c’est un peu galère de se déplacer vers les villes du sud de la Patagonie sans prendre l’avion…), nous nous arrêterons pour visiter sur la descente, en traversant donc deux fois la frontière Argentine vers Chili puis Chili vers Argentine, la destination la plus au Sud que nous ayons l’intention de faire étant El Calafate (peut-être Puerto Natales, si nous avons le temps et l’envie, il nous restera un peu de temps), nous n’irons pas forcément à Torres Del Paine.
Autre grande action de la journée : nous rachetons quelques sardines pour que la tente résiste un peu mieux au vent. Alexis a lu des dizaines de blogs disant qu’ils avaient fait la Patagonie avec notre tente, donc elle doit tenir… (à vérifier par la suite…je suis encore un peu septique ^^).

Bariloche

Wood House Hostel, 287 ARS le lit en dortoir de 6 avec petit déjeuner (environ 18€)

A Bariloche, très nombreuses sont les boutiques d’équipement outdoor en tout genre (randonnées, pèche, vélo…). Attention par contre, les prix sont très très élevés (nous n’avons pas trouvé Décath’ ;))…
Deux magasins vendent des sardines dont Patagonia Showroom (plus de choix, un peu moins cher).
Deux ou trois compagnies de bus proposent des trajets depuis Bariloche ou Los Antiguos/Perito Moreno vers El Calafate et El Chalten (Caltur, CaltenTravel, Taqsa). Le trajet s’étale sur 24 heures. Il coûte entre 2000 ARS et 3000 ARS (entre 125€ et 190€). Nous avons également trouvé des vols Puerto Natales vers Santiago à 197$ avec Sky Airline.

Sardines à l’unité à Patagonia Showroom : 20 ARS (environ 1,25€)

Avant le naufrage

Avant le naufrage

Nous nous posons un peu à Bariloche après ces sept jours de stop ou de randonnée. Nous profitons de la journée pour réfléchir à la suite : quelles randonnées allons-nous faire ? Jusqu’à quel point allons-nous descendre au sud ? Allons-nous faire Torres del Paine ? Nous éclaircissons un peu tout ça sans toutefois finaliser nos réflexions.
Une tendance se dégage tout de même : très touristique, assez cher et sûrement proche de ce que nous ferons par ailleurs, Torres del Paine ce sera pour une autre fois.
Le midi, nous irons chercher des sardines supplémentaires pour limiter les dégâts sur la tente en cas de grands vents. Manque de chance, c’est déjà l’heure de la siesta, il faudra revenir plus tard.
Nous revenons donc à l’auberge avec bières, vin, pain, fromage et biscuits : nous sommes prêts pour le match. En cette journée de la femme, c’est le foot qui reste notre première préoccupation.
Un match dont le scénario est déjà écrit : les Parisiens arrivent en Catalogne avec quatre buts d’avance, ils seront malmenés mais se qualifieront grâce à leur performance au match aller.
Nous regarderons donc le match à l’auberge avec les quelques Argentins qui y travaillent. Pendant ce temps, à Bariloche, il vente fort et pleut sans cesse. Le jardin à l’extérieur prend l’eau comme un symbole du match qu’est en train de réaliser Paris. A l’image du temps très changeant en Patagonie, c’est le scénario de ce match qui devient fou. Des buts gags, un arbitrage folklorique et aucune des deux équipes qui ne joue correctement… pourtant à l’arrivée, il y aura sept buts et les Barcelonais se qualifie. On se demande encore comment c’est possible, les Argentins sont plutôt contents de voir que Messi sera présent au prochain tour. Sur ce point, il a été assez étonnant de constater qu’ils ne supportent pas particulièrement Messi ou Barcelone mais encouragent les joueurs Argentins (Messi comme Di Maria) quelle que soit l’équipe.
Après toutes ces émotions durant le match, on se consolera avec un plat de pâtes et irons tranquillement nous coucher.

Bariloche

Wood House Hostel, 287 ARS le lit en dortoir de 6 avec petit déjeuner (environ 18€)

En Argentine, il y a une grosse commission sur chaque retrait en distributeur : un frais fixe d’environ 94 ARS (5,90€) est appliqué pour chaque retrait, et les retraits sont plafonnés à 2400 ARS (environ 150€), ce qui fait 4% de frais sur chaque retrait… Nous avons essayé plusieurs banques, chacune nous prenait à peu près la même chose.
Les bouteilles de bière sont consignées (environ 20 ARS, 1,25€ de consigne par bouteille). Des machines sont présentes dans les supermarchés pour retourner les bouteilles. Il est ensuite possible de récupérer le prix de la consigne en liquide dans le même magasin sur présentation du ticket de caisse (donc bien garder le ticket de caisse).
De nombreux commerces sont fermés le midi durant la « siesta », entre 13H et 16H30, environ. Les supermarchés restent quant à eux ouverts du matin au soir.

Refugio Otto Meilling au lever du soleil

Refugio Otto Meilling au lever du soleil

Après cette nuit agitée (mais pas si froide), nous petit déjeunons au chaud dans le refuge et entamons la descente après une dernier coup d’œil sur les immenses glaciers entourant le refuge.

La tente au réveil...

La tente au réveil…

Au bout de deux heures de descente peu intéressante, nous bifurquons pour aller admirer d’en bas les cascades que nous avons vu la veille d’en haut. Le panneau annonce une heure pour les atteindre, nous mettrons une demi-heure sur un chemin globalement plat (nous ne comprenons pas comment il est possible de mettre une heure pour y arriver…). En arrivant, le spectacle est assez impressionnant : le glacier tout en haut et de longues coulées d’eau descendant la falaise sur plusieurs centaines de mètre. Nous nous prenons une heure pour déjeuner, prendre quelques photos et observer ces milliers de litres d’eau tomber depuis le glacier jusque dans la vallée.

Glaciar Castano Overo

Glaciar Castano Overo

Il nous faudra ensuite une heure trente pour rejoindre Pampa Linda. Nous y sommes vers 15h30. Lorsque nous apprenons le prix du bus (300 ARS, environ 18,75€ pour faire environ 85 km !!), nous nous décidons à marcher pour faire du stop pendant une demi-heure, nous préparant à prendre le bus si nous n’avons rien trouvé lorsqu’il passera, une demi-heure plus tard. La route pour Pampa Linda est une route caillouteuse parfois étroite ouverte le matin jusqu’à 14h vers Pampa Linda et à partir de 16h dans l’autre sens. Lorsque nous quittons Pampa Linda vers 15h50, il y a donc une file d’une vingtaine de voitures qui attend l’ouverture de la route pour quitter Pampa Linda (et ceci explique pourquoi nous n’avons croisé aucune voiture la veille dans l’autre sens). Nous nous avançons et aucune des voitures de la série qui attendait l’ouverture de la route ne s’arrête. Vers 16h30, soit peu avant le passage du bus qui devait quitter Pampa Linda à 16h30, un couple d’Argentins en vacance avec leur fille s’arrête et nous prend. Yes ! Ils nous ramèneront jusqu’à la route principale, à environ 30 kilomètres de Bariloche, à travers une longue route caillouteuse (nous comprenons un peu mieux le prix du bus) offrant une vue magnifique sur la superbe étendue d’eau bleue du lac Mascardi. Là où ils nous posent, nous ne sommes pas les seuls à faire du stop. Nous nous avançons un peu pour ne pas faire de concurrence. Nous attendrons quarante-cinq minutes avant qu’un jeune couple d’Argentins nous prenne et nous amène à destination. Ces deux courses en stop auront été vraiment sympa car nous aurons pu un peu discuter avec les gens (et en anglais avec les seconds !) et en apprendre un peu plus sur l’Argentine. En arrivant, nous trouvons rapidement un spot avec un Wi-Fi non sécurisé (le deuxième que nous trouvons facilement dans cette ville !) pour pouvoir réserver une auberge. Nous sommes fatigués, nous avons besoin d’une douche, nous nous choisissons une auberge qui n’est pas forcément la moins chère mais qui offre le meilleur compromis « qualité / localisation / prix). Après l’Asie, payer si cher une auberge nous fait un peu mal mais bon… nous avons besoin de nous poser un peu. Nous aurons la chance d’avoir le dortoir pour nous tout seul (avec un lit double, après avoir testé les dortoirs de lits doubles, nous testons maintenant les dortoirs mixtes lits doubles / lits simples, un autre concept). Autant vous dire que nous dormirons très bien .

Parc National Nahuel Huapi

Wood House Hostel, 287 ARS le lit en dortoir de 6 avec petit déjeuner (environ 18€)

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) :
> 3h pour descendre depuis le refuge Otto Meiling.
> 55 minutes aller-retour pour aller de la bifurcation « Refuge Otto Meiling / Glaciar Casteno Overo ».
Le bus pour rentrer à Pampa Linda coûte 300 ARS (environ 18,75€)
Un lit pour une nuit en auberge à Bariloche (avec petit dejeuner) : minimum 15€ la nuit.
La route pour Pampa Linda est une route caillouteuse parfois étroite, ouverte le matin jusqu’à 14h vers Pampa Linda et à partir de 16h dans l’autre sens.

Une bière pas chère d’un litre en super marché : environ 45 ARS (environ 2,80€)
Une bouteille de vin bon marché : environ 70 ARS (4,40€). Il existe aussi des briques, beaucoup moins chères.

Glaciar Castano Overo

Glaciar Castano Overo

Nous levons le camp et partons faire du stop. 16 km nous sépare de Pampa Linda et il n’y pas vraiment beaucoup de trafic : environ une voiture toutes les dix minutes. Finalement, la cinquième voiture nous prendra, un couple d’Allemands allant également faire la même randonnée que nous. Au top ! Nous arrivons à Pampa Linda un peu avant midi. Le temps d’acheter un paquet de biscuit et un énorme pain hors de prix (150 ARS, environ 10€) et nous nous lançons dans l’ascension (niveau de difficulté 2/4, moyen cette fois, rassurant !).

Le chemin est large (suffisamment pour laisser passer des véhicules) sur la première partie du chemin. La balade se fait dans un bois. Puis une deuxième partie continue au travers du bois mais via un chemin beaucoup plus étroit et pentu, pendant environ une demi-heure. Ensuite, nous atteignons le haut de la montagne, là où la végétation se fait beaucoup plus rare voire inexistante, et nous avons une vue magnifique sur un énorme glacier surplombant une énorme cascade, sur la vallée, sur les montagnes alentour. Nous avons encore un temps magnifique, la vue est dégagée et c’est superbe ! Le garde du parc nous annonçait 6h de montée, mais au bout de 4h15 en comptant 45 minutes de pause, nous arrivons au refuge.

Glaciar Castano Overo

Glaciar Castano Overo

Glaciar Castano Overo

Glaciar Castano Overo

A l'intérieur du Glacier

A l’intérieur du Glacier

On nous explique les règles des lieux, puis nous allons planter la tente. Il y a du vent, le terrain n’est pas plat et caillouteux, nous mettrons quasiment 1h30 à planter la tente, et ce ne sera pas parfait… Ca promet pour la suite du voyage…

Ensuite, nous irons explorer les glaciers alentours. Ces gigantesques blocs de glace sont vraiment impressionnants. Nous pouvons nous approcher jusqu’à pouvoir toucher le glacier, en apercevoir une cavité, un trou gigantesque avec de l’eau au fond (d’une température qui ne donne pas vraiment envie de tomber dedans). Une fois cette petite balade faite, nous rentrons nous poser dans le refuge. Nous ne pouvons pas cuisiner à l’intérieur, et nous aurons beaucoup beaucoup de mal à faire cuire notre riz avec le vent… Nous profiterons par contre bien de manger au chaud.

Vue au sommet

Vue au sommet

Et lorsque nous revenons à notre campement, une sardine a tournée et un pilier de la tente est tombé… Ca promet pour a nuit :S. Nous remettons tout ça en place, essayons de sécuriser les sardines avec de grosses pierres et nous mettons à l’intérieur. La tente bouge énormément et ça fait un bruit de fou (on culpabilise un peu pour nos voisins). Nous nous emmitouflons dans nos duvets pour une nuit qui étrangement (car nous sommes à 2000m, plus haut que d’habitude, et à même altitude que le glacier) ne sera pas si froide que ça (moins que les précédentes). Pendant la nuit, la tente continue de gronder sans cesse, tous les fils se détendent au point que la tente me touche pendant la majorité de la nuit. Au matin, elle ne paie pas de mine (= elle est toujours debout mais on l’a sentie nous toucher toute la nuit)… Le premier test au vent n’est pas vraiment concluant et nous inquiète un peu pour la suite…

Parc National Nahuel Huapi

Campement

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) 3h30 pour monter depuis Pampa Linda jusqu’au Refuge Otto Meiling.

Le refuge demande aux campeur 150 ARS par personne (environ 9,40€) pour utiliser toutes les facilités du refuge (en particulier la cuisine), sur la base du volontariat si on est autonomes.

Un gros pain à Pampa Linda : 150 ARS (environ 9,40€)