Un apéro bien mérité

Un apéro bien mérité

Nous arrivons à 2h15 du matin à la station de bus d’Arequipa, deux heures plus tôt qu’à l’aller alors que le bus partait à la même heure. Pourquoi le bus met 7h30 dans un sens et 9h30 dans l’autre ? C’est un mystère. Il n’empêche que nous avons « un peu » de temps à tuer avant le premier départ d’un bus pour Cusco, vers 7h ou 8h du matin. Heureusement, il nous reste la connexion wifi d’un café de notre dernière longue attente à Arequipa. Nous nous posons donc en attendant que les « EspinaEspinaEspinaEspinaEspinaaaar » et les « PunoPunoPunoPunoPunoooo » incessants de la gare de bus se transforment en « CuscoCuscoCuscoCuscoooo ». Vers 6h, nous entendons le premier Cusco. Nous achetons donc deux billets à la compagnie Jusla pour un bus partant à 7h30 et arrivant à Cusco vers 18h. Le trajet va être long… Nous prenons un thé chaud dans notre café préféré puis nous dirigeons dans notre bus.

Honnêtement ? C’était la compagnie et le trajet les plus pourris (enfin… modulo les bus pour aller et revenir de Cotahuasi…) que nous ayons eus de toute l’Amérique du Sud : premier bus dont les sièges étaient sales (plein de miette) au départ du bus, nous sommes tout à l’avant et n’avons pas de place pour nos pieds, nous n’aurons eu aucun film pendant tout le trajet, les pauses pipi (car toilettes hors service dans le bus) durerons à tout casser 2 minutes pour tout le bus, le bus est parti avec 45 minutes de retard sur l’horaire annoncé…
… Et pour ajouter à cela, vers 14h, après environ 6h de trajet, nous nous arrêtons dans un gros terminal de bus d’une grosse ville. Nous activons le GPS pour savoir où nous sommes et voyons que nous sommes à Juliaca, ville située un peu au nord de Puno, proche du Lac Titicaca. Sérieusement ? Nous nous sommes limite éloignés de Cusco ! Nous avons tiré vers l’est alors qu’il nous fallait aller tout droit au nord. Il reste encore 350 km avant Cusco alors que nous n’en avons fait que 250 en 6h de trajet ! Bref, la meuf qui nous a vendu les billets s’est bien foutu de nous en nous disant que nous arriverions à 18h… Lorsque nous avions demandé le temps de trajet, la réponse était 10h, pas 12h, et pour l’instant les bus étaient plutôt ponctuels. Bref, j’étais dépitée d’apprendre ce +30% sur le temps de trajet restant dans ce bus pourri après avoir été dans les transports depuis déjà 22h…

Nous arriverons finalement autour de 21h à Cusco, après 13h dans ce bus et 29h de trajet au total dans des bus inconfortables, tellement épuisée pour ma part que je n’arriverai pas à manger mon assiette de pâtes que nous avions déjà pris la peine de préparer à l’auberge…

Arequipa, Cusco

Arcopata Guesthouse, 33 soles le lit en dortoir de 6 lit avec petit déjeuner, très proche du centre, propre, super grand, super calme, personnel au top et wifi marchant pas trop mal

Avant de prendre un bus, toujours demander s’il est direct et par où il passe. Nous ne l’avons pas et nous l’avons regretté ce jour-là. Nous ne savons pas s’il y a des bus directs entre Arequipa et Cusco (mais c’est quasi sûr), mais s’il y en avait eu, on aurait gagné du temps et de l’énergie…
Nous ne recommandons pas du tout la compagnie de bus Jusla : bus vieux, pas très confortables, sales, informations incorrectes données lors de la vente, départ non ponctuel…

Bus de jour Arequipa – Cusco (avec Jusla mais les autres étaient au même prix) : 25 soles (environ 7,14€)
Pain au terminal de bus d’Arequipa : 3 pour 1 sol (environ 0,30€)

Eglise de Yanahuara

Eglise de Yanahuara

Eglise de Yanahuara

Eglise de Yanahuara

Un réveil sous la bienveillance du raccordement au réseau de distribution d’eau. Nous pouvons à nouveau profiter de services simples mais bien utiles comme les toilettes, la cuisine…
Comme bien souvent, nous profitons de l’heure du check-out au maximum puis filons au point de vue de Yanahuara. Dernière attraction touristique à Arequipa pour les deux voyageurs que nous sommes et probablement pas la plus mémorable. On accède une place en hauteur qui offre une jolie vue sur la ville mais malheureusement légèrement gâchée par quelques câbles électriques.
Bref pour une dernière matinée, c’était quand même sympatoche !

Après ces efforts (bah oui, il faut monter jusqu’à ce point de vue !), nous tentons un restaurant de chez nous pour déjeuner : Ratatouille.
Au menu, un accueil sympa en trois langues (espagnol, anglais ou français), un entrée/plat/boisson à dix soles, des produits frais et plein de légumes ! Le tout sur la terrasse d’une petite cour intérieure, de quoi bien déjeuner même si à mon goût les quantités auraient pu être un peu plus importantes. Nous n’avons pas testé les desserts mais nos voisins de table avaient l’air d’adorer leurs crêpes…

Vue depuis le mirador de Yanahuara

Vue depuis le mirador de Yanahuara

S’en suivra un retour à l’auberge puis au terminal terrestre où après quelques courses nous monterons dans un bus qui est au transport en commun ce que la 4D est au cinéma. Nous aurons notamment droit aux effets suivants :

  • froid ;
  • chaud ;
  • vent ;
  • saut ;
  • mouvements vers la gauche ;
  • mouvements vers la droite.

Bref, la nuit s’annonce longue.

Arequipa

Bus Arequipa – Cotahuasi

Depuis le terminal d’Arequipa, il y a principalement deux compagnies qui font le trajet jusqu’à Cotahuasi : Reyna et Cromotex
Les bus vers Cotahuasi partent tous les jours, à 19 heures (les horaires sont les mêmes dans le sens retour)

Bus Arequipa – Cotahuasi : 30 soles

Vendeuse de Queso Helado

Vendeuse de Queso Helado

Après une nuit digne du travail d’un cachet de stilnox, nous voilà fin prêts pour… prendre un gros petit déjeuner et ça tombe plutôt bien puisque l’auberge en inclut un. Finalement, les quantités sont raisonnables mais prendre son premier repas de la journée en terrasse et face à deux ou trois volcans, il y a situation plus difficile.
Après avoir fait le plein de vitamines et autres, nous prenons une sacrée décision avec l’achat de l’ “ultime vol” ou plutôt de l’ “ultime quadravol” puisque ce sont pas moins de quatre avions différents qui nous attendrons (nous aurons probablement l’occasion d’en discuter plus tard…).

Après ce grand pas pour les voyageurs que nous sommes, essayons de faire un pas pour l’hygiène en prenant une douche. Mais, mais, mais… Arequipa, deuxième ville du Pérou, souhaite que nous restions dans notre état de crasse actuelle puisqu’il y a une coupure d’eau dans tout le centre-ville.

Fort de cet échec, nous allons au marché qui a priori dispose de grandes réserves d’eau et nous permettrons à défaut de prendre une douche, d’aller aux toilettes.
C’est également l’occasion de goûter quelques spécialités locales :

  • Rocoto relleno (un poivron farci) ;
  • Pastel de papas (un gratin dauphinois) ;
  • Queso helado (une glace à la cannelle).

Il nous faut ensuite penser à la suite du périple qui va comporter pas mal de randonnées. Nous partons donc au Castorama local (Sodimac) pour acheter du gaz de camping. Et finirons la journée comme des touristes en nous rendant au Puente Bolognesi. Un pont qui honnêtement n’est pas un indispensable à voir (sauf si nous en avons manqué la meilleure partie) mais qui nous a permis de découvrir un énorme supermarché (top pour charger nos sacs à dos de quelques kilos de pâtes, fromage, etc.).

El Misti et le puente Bolognesi

El Misti et le puente Bolognesi

Pour dîner, nous découvrirons un excellent restaurant (Sarten loca… poêle folle en langue de Molière) qui ne paie pas de mine avec son menu à 6 soles (moins de deux euros). La soupe de maïs en entrée y est crémeuse, ensuite le riz est bon, les légumes aussi et la galette végétarienne succulente. Un petit thé pour faire passer tout ça dans un cadre mignonnet à souhait et voilà le coup de coeur culinaire d’Arequipa.

Au retour à l’auberge, toujours pas d’eau… une nouvelle grosse nuit de sommeil s’annonce :- ))

Arequipa

Orkkowasi Backpackers (16,5 PEN par lit pour une nuit), loin d’être incroyable et très en dessous des standards Booking.com pour un établissement noté plus de neuf sur dix

Les magasins Sodimac vendent du gaz de camping Doite

Menu (entrée, plat, boisson) au marché : 6 PEN
Une grande bouteille de gaz de camping Doite : environ 30 PEN

Vue sur El Misti depuis le Puente de Fierro Arequipa

Vue sur El Misti depuis le Puente de Fierro Arequipa

Une journée qui commence sous les meilleurs auspices : il est 4 heures du matin et nous sommes dans une gare routière après un sacré paquet d’heures de bus.
Nous désespérons de trouver un peu de WiFi pour passer le temps (et réserver une auberge) jusqu’à ce qu’un resto ouvre ses portes et nous accueille avec un “petit déjeuner américain” servi avec un filet d’ondes électromagnétiques salvatrices.
Fidèles à notre habitude, nous quittons le terminal de bus à pied et arriverons à l’auberge après près d’une heure de marche. L’occasion de découvrir une partie de la ville que nous n’aurions pas explorée autrement…

À l’auberge, on se relaxe quelques minutes avant d’aller remplir notre panse au Hatunpa. Un petit restaurant destiné aux touristes où la spécialité est la “papa”. On n’y trouve pas moins de 7 variétés de pomme de terre différentes qui peuvent être cuisinées d’une dizaine de façon. L’expérience est sympa même si on n’en ressort pas complètement rassasiés.
En route donc pour le marché pour aller prendre un petit dessert et faire les courses pour le dîner. On y constatera surtout que les jus de fruits ont subi une belle inflation (fois deux et demi) depuis Sucre (en Bolivie).

Histoire de ne pas faire que dormir et manger de la journée, nous irons faire un tour au Puente de Fierro. Un pont dont l’une des particularités est d’avoir été dessiné par Gustave Eiffel. Un autre point intéressant : il permet de prendre des photos sympas de la ville et des volcans environnants à golden hour.
La ville d’Arequipa est entourée de massifs volcaniques culminants à plus de 6000 mètres d’altitude. Ils sont visibles depuis de nombreux points ce qui rend la cité très agréable à traverser.

Puente de Fierro

Puente de Fierro

Le million de variétés de patates péruviennes

Le million de variétés de patates péruviennes

Plaza de Armas

Plaza de Armas

“Un peu” claqués par le transport des dernières 36 heures, nous rentrerons dîner à l’auberge puis filerons au lit pour une dizaine d’heures.

Arequipa

Orkkowasi Backpackers (16,5 PEN par lit pour une nuit), loin d’être incroyable et très en dessous des standards Booking.com pour un établissement noté plus de neuf sur dix

Le restaurant Nonys ouvre vers 5H30 et dispose d’une bonne connexion WiFi (pour le petit déjeuner par contre, ce n’a rien d’exceptionnel)

Petit déjeuner au terminal de bus (restaurant Nonys) : 9,5 PEN
Déjeuner dans un restaurant touristique en ville : environ 15 PEN par personne