47 km pour aller au sommet (et ce n'est pas le pied de la montagne) ! Avec 2500m de dénivelé positif (donc encore au moins 2000m), faisable en 11h30, on se dit qu'ils sont un peu marseillais sur les bord ces chinois... Cette pancarte est à l'image de toute les cartes que nous avons vues sur le chemin. C'est à dire avec une échelle... personnalisée ;)

47 km pour aller au sommet (et ce n’est pas le pied de la montagne) !
Avec 2500m de dénivelé positif (donc encore au moins 2000m), faisable en 11h30, on se dit qu’ils sont un peu marseillais sur les bord ces chinois…
Cette pancarte est à l’image de toute les cartes que nous avons vues sur le chemin. C’est à dire avec une échelle… personnalisée 😉

Nous commençons notre interminable descente à 7h40. Nous finirons à 14h30, autant vous dire que c’était long… Nous redescendons par le même endroit que nous sommes montés (toujours parce que nous avons lu que l’autre côté était vraiment moins sympa). Nous commençons dans la brume et heureusement, le temps va en s’améliorant en descendant. Il fera juste gris arrivé en bas. Nous re-croisons la partie touristique avec les signes, les gens qui balaient, les gens qui cimentent, les gens qui se font porter… (c’est tellement contre nature pour nous !). Les deux dernières heures seront vraiment difficiles, dans les jambes et dans la tête…

Et on redescend les 40000 marches qu'on a montées...

Et on redescend les 40000 marches qu’on a montées…

Et on ne triche pas comme certains Chinois !

Et on ne triche pas comme certains Chinois !

Mais c'est une tradition...

Mais c’est une tradition…

Nous mangeons en arrivant dans la ville, puis prenons une douche salutaire. Nous sommes épuisés. Alexis s’endors à 18h… Plus tard, nous nous rendrons compte que nous avons oublié la batterie et nos deux uniques câbles USB dans le temple où nous avons dormi la veille… Pas trop de moyen d’y retourner (pas d’accès en téléphérique ni en bus…). Notre train pour Kunming étant à 16h le lendemain, nous ne pouvons pas vraiment envisager de faire l’aller-retour (psychologiquement, on n’aurait pas pu de tout façon !). Première grosse perte du séjour, et un truc plutôt utile en plus ! Nous irons faire les magasins dans la prochaine ville chinoise…

Un petit déjeuner à Emeishan : une soupe de riz (un peu fade...), des pains chinois (au top, et illimités !) et quelques légumes fris ou vinaigrés. Ca rappel Fanpu !

Un petit déjeuner à Emeishan :
une soupe de riz (un peu fade…), des pains chinois (au top, et illimités !) et quelques légumes fris ou vinaigrés.
Ca rappel Fanpu !

Emeishan (Sichuan)

Teddy Bear Hotel, 35 RMB la nuit (environ 4,75€), très bonne auberge (spéciale dédicaces au Wi-Fi et au billard)

La descente est aussi voire plus dure que la montée. Beaucoup de personnes montent à pied pour redescendre en bus, ce n’est pas si mal si on a le budget !
Vous avez plutôt intérêt à ne rien oublier dans la montagne, l’accès à certains endroits n’étant pas trop facile… et possible qu’à pied !

Petit déjeuner buffet au Xixianchi temple : 10 RMB (environ 1,40€), pain chinois (très bons, un peu sucrés), « soupe de riz », légumes.

Piscine de l'éléphant, Xixiangchi Temple

Piscine de l’éléphant, Xixiangchi Temple

Nous sortons de nos duvets aux aurores, histoire d’être sortis avant que trop de monde ne passe par le temple (le spectacle a déjà assez duré). Nous prenons un petit déjeuner dans le temple (un peu plus rentable que les nouilles de la veille mais pas fou non plus…) et rencontrons deux québécois en vacances en Chine pour trois semaines, avec qui nous monterons jusqu’au sommet.

Il ne pleut plus, mais il reste un peu de brume...

Il ne pleut plus, mais il reste un peu de brume…

Au réveil, il ne pleut plus, on y voit un peu plus loin que la veille, mais il y a encore beaucoup de brume et ça s’épaissit au fur et à mesure que nous montons. Nous partons un peu avant 8h. Environ 1h30 avant d’arriver au sommet, par un miracle inespéré, nous passons au-dessus de la brume et il se met à faire super beau ! Nous n’avons plus un nuage au-dessus de nous ! Nous finissons la montée sous un grand soleil, pour notre plus grand plaisir (c’est la troisième fois depuis que nous sommes arrivés en Chine que nous voyons du ciel de couleur bleu !). Nous aurons mis en tout 11h30 pour montrer depuis la billetterie (6h la veille puis 5h30 aujourd’hui). Quand certains mettent deux heures en bus puis téléphérique… Et nous sommes récompensés en arrivant au sommet, voyant cette immense statue de Bouddha surplombant la montagne !

Sommet de la montagne Emei

Sommet de la montagne Emei

Sommet de la montagne Emei

Sommet de la montagne Emei

Nous continuons à faire le plein de vitamine D en déjeunant nos noodles au soleil et entamons la descente. Nous nous séparons de nos deux collègues québécois dans la descente, eux redescendant en bus et nous finissant à pied. Nous nous arrêtons pour dormir au Xixiangchi temple, vers 17h30, après une bonne journée de marche. C’est le temple bon plan : nous pouvons dormir en dortoir (non mixte) à 30 RMB (environ 4,10€, ce qui est beaucoup plus abordable que la veille), mangeons en buffet végétarien à volonté pour 20 RMB chacun (2,75€). Du coup, nous dormons à l’intérieur ! (Et vu le taux d’humidité à l’intérieur, on avait mieux dormi dehors la veille…).

Bougies au sommet de la montagne Emei

Bougies au sommet de la montagne Emei

Emeishan (Sichuan)

Xixianchi Temple, en dortoir de 5 à 6 lits non mixtes, 30 RMB (environ 4,10€) la nuit (humide…)

Les cartes ne sont toujours vraiment pas à l’échelle… 😉
La dernière ligne droite pour atteindre le sommet est assez longue et assez raide. Gardez de l’énergie pour la fin (ou faite comme les chinois, prenez un redbull ;)).
Le pain des petits déjeuners dans les temps sont illimités dès que vous payez le petit déjeuner.

Petit déjeuner dans un temple : 15 RMB (environ 2€), pain chinois, « soupe de riz », quelques légumes vinaigrés.
Diner dans un temple : 20 RMB (environ 2,75€), buffet végétarien à volonté.
Galettes de pain en haut au sommet : 5 RMB (environ 0,7€)
Lit dans le dortoir d’un temple : 30 RMB (environ 4,10€)

La montée d'Emeishan

La montée d’Emeishan

Nous partons vers 10h de l’auberge où nous laissons une partie de nos affaires avant d’entamer les deux jours d’escalier jusqu’au sommet de la montagne. Nous allons en effet tester la randonnée à la chinoise, c’est à dire avec des marches, tout le long. Faire 2500m de dénivelé en prenant des escaliers, nous avouons que nous appréhendons un peu ! Vers 11h30, nous trouvons enfin l’entrée ! (Ça vaut le coup de se renseigner avant car ce n’est pas évident). Nous avons décidé de monter la montagne par la gauche, lisant sur des blogs d’autres voyageurs que c’était plus sauvage et donc plus joli.

Nous nous allégeons de 185 RMB (environ 25,3€) chacun de tickets d’entrée et commençons la montée. Les sites touristiques en Chine, que ce soit les musées, les temples, ou les sites naturels sont 1) toujours payants et 2) toujours hyper cher pour les backpackers… Certains feintent en prétextant être étudiants avec des cartes étrangères incompréhensibles des chinois (permis de conduire, carte vitale, etc.). Nous, on n’avait pas grand-chose…

Temple à Emeishan

Temple à Emeishan

S’ensuivront ensuite six heures de montée sans interruption jusqu’à notre point de chute, en passant par des petits temples, puis par une partie bien touristique avec des statues et des singes par dizaine (honnêtement, ils font un peu peur…), en croisant des travailleurs en train de re-cimenter la route, etc. Sur toute la montée, une brume épaisse nous empêche de voir très loin. Sur la moitié de la montée, il pleut… Et plus on monte, moins on voit et plus il pleut… Ça promet !

Emeishan, ses escaliers, sa brume...

Emeishan, ses escaliers, sa brume…

Après une montée interminable de bien trois heures depuis le dernier temple, nous tombons enfin sur le Xianfeng temple. Il est 18h, il va bientôt faire nuit, il pleut toujours. Nous n’avons pas vraiment d’autre choix que de nous arrêter ici pour passer la nuit. Seulement voilà, la nuit ici est à 90 RMB (environ 12,3€) au tarif le moins cher… C’est deux à trois nuits ailleurs. Nous ne voulons pas payer cette somme. Nous demandons aux filles du guichet si nous pouvons dormir dehors, dans nos duvets, sur le parvis du temple. Rien à faire, elles ne veulent pas, elles nous indiquent le prix. Des touristes chinois essaient de nous comprendre aussi mais nous disent que nous, nous ne pouvons pas dormir dehors, et puis il fait trop froid (mais nous avons de gros duvets !!) et puis il pleut (mais on est à l’abris !!). Quand nous leur expliquons que 90 RMB chacun, c’est trop pour nous, l’un d’entre eux nous tend 200 RMB (environ 27,4€) pour que nous puissions payer la nuit ! Nous refusons bien sûr et ces touristes s’en vont manger. Nous essayons de demander si nous pouvons dormir sous le chapiteau du restaurant, pensons que c’est peut-être une question de religion, nous ne pouvons pas dormir devant le temple. Nous essuyons un nouveau refus… Nous engageons ensuite la conversation (par traducteur interposé sur nos téléphones respectifs) avec un homme nous disant qu’il est policier. Au bout de quelques minutes, il nous demande nos passeports. Par très rassurés, nous lui donnons. Nous lui demandons pourquoi, il nous dit que chaque touriste doit être enregistré. Il photographie nos visas. Nous ne sommes pas rassurés. Puis d’un coup, il nous fait signe que c’est ok ! Nous pouvons dormir devant le temple ! Il bouge un des bancs pour que nous puissions nous mettre contre le temple et mieux éviter la pluie et hop, nous pouvons nous installer ! Nous mangeons la soupe de nouille la plus chère du voyage par rapport à sa quantité et filons dans nos duvets. Un autre touriste nous fera visiter le temple : le point d’eau bouillante pour les nouilles, les toilettes, les douches… Les touristes chinois passant devant notre campement nous lèvent le pouce, pour nous dire que nous sommes quand même courageux de dormir par terre dans le froid. Et franchement, nous dormirons très bien !

Notre campement, devant le temple, top confort !

Notre campement, devant le temple, top confort !

Emeishan (Sichuan)

Dans les duvets devant le temple Xianfeng

L’entrée du site si vous voulez entrer à pied n’est pas évidente à trouver, bien se renseigner avant.
Les repas et les nuits dans ou à côté de certains temples (pas tous) peuvent être assez chers. Ce n’est pas mal soit de prévoir de la nourriture avant, soit de ne pas être trop tard avant la nuit au point de chute du soir, histoire d’avoir le choix d’aller au prochain temple si celui-ci est trop cher.
Les cartes présentes sur toute la montée jusqu’au sommet ne sont absolument pas à l’échelle. Vous pouvez mettre d’une à trois heures pour parcourir une distance qui semble égale sur leurs plans. Par ailleurs, ils ne sont pas tous orientés pareil. De quoi perturber nos esprits cartésiens…
Un (voire deux) bâtons de marche sont quand même très utile pour aider à monter et descendre toute ces marches. Ça vaut le coup d’investir 2 RMB dans un bâton en bambou vendu à l’entrée et dans le parc.
Faire semblant de lancer ou en cas ultime lancer une pierre aux singes dès qu’ils vous suivent est très efficace (testé et approuvé). On trouve des pierres un peu partout sur le chemin.

Entrée sur le site d’Emeishan : 185 RMB en tarif normal (deux fois moins en tarif étudiant) (environ 25,3€)
Diner devant un temple : 25 RMB (environ 3,4€) la petite soupe de nouille, 3 RMB la petite portion de riz (environ 0,4€). C’était cher !
Nuit dans un dortoir d’un temple : 90 RMB (environ 12,3€)

Soirée billard à Emeishan

Soirée billard à Emeishan

Après nous être posés pendant une semaine, nous repartons sur les routes. Aujourd’hui, direction Emeishan, pour trois jours de randonnée sur cette montagne sacrée aux nombreux temples bouddhistes. Nous partons de l’auberge vers midi pour essayer de prendre le train de 15h pour la gare d’Emei en dernière minute. Nous sommes en standing, il n’y a plus de places en hard seat. Vu que le trajet fait 2h, nous y allons. Quand nous montons dans le train, il est déjà blindé, les portes bagages sont bien sûr tous pleins et on est vraiment beaucoup à être débout sans place attribuer. Il est impossible de poser nos gros sacs où que ce soit. Par une chance inouïe, nous aurons une place assise juste à côté de là où nous attendions que le train démarre, ce qui permettra à l’un de nous deux de s’asseoir et de prendre un sac entre ses jambes. Car ce qu’il faut savoir c’est qu’il ne se passe pas trente secondes sans que quelqu’un ne passe dans le couloir de ce train, et pas quinze minutes sans qu’un chariot de nourriture ne passe également (et il a juste la place de passer dans le couloir étroit entre les deux rangées de siège). Donc impossible de poser le sac au milieu du couloir… C’est notre première expérience vraiment désagréable du train chinois : celui-ci est bruyant, il y a du monde vraiment partout, les gens fument dans le wagon (alors que normalement c’est autorisé uniquement entre les wagons), ils passent leur temps à aller et venir, le wagon est sale car les gens jettent leurs détritus partout. Nous sommes contents d’y rester que deux heures mais ça promet car c’est certainement le même train que nous prendrons pour aller de Emei à Kunming quelques jours plus tard.

Le train blindé pour Emeishan (le Chengdu - Kunming)

Le train blindé pour Emeishan (le Chengdu – Kunming)

Arrivés à Emei, nous cherchons en vain un ATM, on nous indique gentiment le bus pour Emeishan (2 RMB, environ 0,25 euros), achetons nos billets pour aller à Kunming après la pause « 17h30-18h30 ». En sortant, la personne à qui nous avions demandé où était le bus pour Emeishan nous indique de nous dépêcher pour le bus. Nous accélérons le pas, montons dans le bus et celui-ci démarre dans la minute : il avait retenu le chauffeur pour nous, trop gentil ! Nous arrivons à l’auberge, nous sommes quasi seuls dedans ce jour-là, nous profitons donc de la meilleure connexion Wi-Fi que nous ayons eu jusque-là et ça fait plaisir. Une partie de billard et dodo avant les deux jours de montée jusqu’à 3000m (nous sommes à 500m).

Chengdu, Emeishan (Sichuan)

Teddy Bear Hotel, 35 RMB la nuit (environ 4,75€), très bonne auberge (spéciale dédicaces au Wi-Fi et au billard)

Il est possible de prendre un train en dernière minute de Chengdu à Emei, il reste des places en standing jusqu’au dernier moment (je ne sais pas si le nombre de places en standing est vraiment limité…). C’est beaucoup moins cher que le bus. Par contre, ce n’est pas le grand confort !
Un bus de ville partant toute les 20 minutes va de la gare d’Emei (il y a deux gares attention : Emei et Emeishan (high spead)) jusqu’au pied du site touristique, là où il y a les auberges : le numéro 8. Il se prend juste en face de la gare et coûte 2 RMB.
Dans Emeishan, à côté du site touristique, on trouve facilement des ATM (plus difficile autour de la gare d’Emei).
Les guichets des gares pour acheter des tickets sont ouverts assez tard (à Emei, il fermait à 22h30 par exemple).

Train Emei – Kunming en hard seat (K113) : 124 RMB (environ 17€)
Train Chengdu Emei en standing (même prix que le hard seat) : 24 RMB (environ 3,25€)
Bus de ville gare d’Emei – Emeishan (pied du parc touristique) : 2 RMB (environ 0,25€)

Chengdu by night

Chengdu by night

Aujourd’hui, nous quittons le calme de la ferme pour rejoindre les routes chinoises (sans vraiment savoir ce que nous allons faire ensuite…). Nous disons au revoir à Ombeline, Simon et Laura, seuls volontaires restants, à William, Sara et Lucas, et à Meatstick, notre mascotte ! Malgré avoir fait un peu la fête, ça nous aura quand même fait beaucoup de bien ces huit jours posés. C’est la première fois qu’on se posait autant depuis le début du voyage et on était vraiment bien dans cette ferme, on se sera beaucoup reposés ! On est presque un peu triste de quitter cet endroit et les gens qui s’y trouvent…

Le dernier petit dej à Fanpu ! Et sûrement le meilleur...

Le dernier petit dej à Fanpu ! Et sûrement le meilleur…

Nous nous posons à l’auberge et sortons à la nuit tombée pour découvrir Chengdu by night. Nous retrouvons : les deux fois trois voies, les odeurs de nourriture partout, les klaxons, les auberges immenses, leurs dortoirs (et leurs lits supers pratiques avec rideaux et tables de nuit intégrées) et leur connexion Wi-Fi sous dimensionnée qui laissent à désirer, les contrôles de sécurité dans le métro (et un déo en moins pour Alexis, on ne comprend pas comment il est pu passer jusque-là avec toutes les fois où on a scanné ses bagages sans que ça ne pose problème), etc.

French romance... Voilà comment se vend la 1664 en Chine...

French romance… Voilà comment se vend la 1664 en Chine…

Chengdu, Longxing (Sichuan)

Hello Chengdu Youth Hostel, 27 RMB (environ 3,70€) la nuit en passant par booking (40 RMB sur place), les chambres sont très sombres par contre les « pièces communes » (jardins) sont vraiment chouettes : jardins, billard, table de ping pong, etc. Le Wi-Fi est à nouveau désastreux (sous-dimensionné).

Pour les auberges, ça vaut le coup de regarder les prix à la fois directement dans l’auberge et sur Internet. Pour Pékin, c’était beaucoup moins cher en demandant directement dans l’auberge (38 yuan contre 50 yuan), à Chengdu, c’était le contraire (40 RMB contre 27 RMB). Du coup on a utilisé le Wi-Fi de l’auberge pour réserver en ligne, pour payer beaucoup moins cher alors que Booking leur prend une marge en plus… Incompréhensible.

Atelier désherbage à Fanpu

Atelier désherbage à Fanpu

Pour notre dernière journée complète, on retourne à des activités plus classiques de la ferme : désherbage du champs gigantesque abandonné la semaine précédente et construction des bottes de pailles (enfin, après avoir re-câblé la batterie du tricycle électrique un peu abimé la veille…).

Chengdu, Longxing (Sichuan)

Workaway, Fanpu farm