Quito colonial

Quito colonial

La journée sera difficile pour Alexis qui restera cloué au lit pendant quasiment toute la journée (chacun son tour…). Pendant ce temps, je pars pleine d’ambition à la recherche des quelques éléments dont nous avons besoin avant de partir vers l’Amazonie : un petit sac à dos (la fermeture éclair du mien ayant rendu l’âme), des piles, des timbres et un endroit où changer mes soles (devise péruvienne) contre des dollars…

Quito colonial

Quito colonial

Je retourne prendre le petit déjeuner chez le même Monsieur trop gentil, qui me qualifiera de « dangereuse » en apprenant que je travaille dans la sécurité informatique et me demandera quel est mon auteur français préféré (j’étais bien embêtée… « Vous ne voulez pas des films plutôt ? » ;)).

Puis c’est parti pour le marché artisanal La Mariscal à la recherche d’un sac à dos. Pour une fois, j’aurai un choix de riche car le sac à dos fait partie des 10 articles vendus en masse sur le marché (avec des châles, des pulls, des magnets, des bijoux et du chocolat en gros…). Après avoir parcouru les 10 rangées de petites boutiques et fait abstraction des dizaines de sollicitations de chaque vendeur, j’arrête mon choix sur un sac, avec un prix descendant de 22 à 15$ sans avoir à négocier (j’avais un peu la flemme de négocier plus, ça devait largement être possible…) et repars le sac plein mais les mains libres, ce qui faisait plaisir ! En chemin, j’avais trouvé des piles ce qui m’amène à 50% de réussite en moins de deux heures. C’est l’heure maintenant de trouver du change et des timbres. Je rentre dans la Banque d’Equateur qui m’informe que la Banque Centrale échange des monnaies, mais ferme le week-end… Bon, ça se complique. Et comme anticipé, la poste est également fermée les samedis et dimanches. Ce sera pour plus tard. Donc pour la Colombie sûrement… Ça m’aura tout de même fait une jolie balade entre le Quito moderne et le Quito colonial.

Puis nous finirons la journée à regarder des films tranquillement à l’hôtel…

Quito

Escocie Vargas, 13,44$ la nuit (puis 11,20$ sans passer par booking) en chambre double avec salle de bain privée (initialement devait être commune), très propre, très bien situé dans le centre historique de Quito, personnel très sympathique, par contre, WiFi uniquement dans le hall d’entrée, le petit déjeuner est une blague (un café pas bon et un bout de pain), pas de fenêtre dans la chambre, 6$ par nuit pour utiliser la cuisine (quand on peut manger pour 2$ dans la rue…)

Les banques et La Poste sont fermées le samedi en Équateur. Il est seulement possible d’accéder aux distributeurs.

Sac à dos au marché artisanal de la Mariscal : 15$ (non negocié, même si le prix initialement annoncé était de 22$)
Cornet glacé : 0,50$
Pizza dans une pizzeria de quartier : 2$ la petite, 5$ la normale, 8$ la très grande

Quito colonial

Quito colonial

Aujourd’hui, nous nous re-promenons tranquillement dans le cadre historique de Quito, en profitons pour faire quelques courses et tenter un restaurant végétarien (histoire de changer du poulet) avant de nous ré-offrir une petite sieste l’après-midi. Nous finirons cette journée sur une simple mais excellente pizza (nous avons vraiment besoin de changement gastronomique… ;)).

Quito

Escocie Vargas, 13,44$ la nuit (puis 11,20$ sans passer par booking) en chambre double avec salle de bain privée (initialement devait être commune), très propre, très bien situé dans le centre historique de Quito, personnel très sympathique, par contre, WiFi uniquement dans le hall d’entrée, le petit déjeuner est une blague (un café pas bon et un bout de pain), pas de fenêtre dans la chambre, 6$ par nuit pour utiliser la cuisine (quand on peut manger pour 2$ dans la rue…)

Avocat au marché central : 0,5$
Mangue au marché central : 0,5$
1kg de fraise au marché central : 1$
Pizza moyenne dans une pizzeria : 4,5$

Vue sur Quito depuis le parc Itchimbia

Vue sur Quito depuis le parc Itchimbia

Vue sur Quito depuis le parc Itchimbia

Vue sur Quito depuis le parc Itchimbia

Notre bus qui devait arriver vers 7h arrive à 6h à Quito. Nous émergeons difficilement après une nuit compliquée (nous sommes un peu descendus en gamme par rapport aux nuits précédentes). Nous nous retrouvons dans le plus grand terminal de bus que nous ayons eu depuis le début de notre voyage. Les bus arrivent et repartent les uns après les autres, sans arrêt, le long d’une sorte de dépose minute. Et le terminal parait entièrement neuf, nous nous croirions dans un aéroport. Nous nous renseignons rapidement pour savoir comment aller en Colombie depuis Quito, apprenons que nous devrons prendre un bus de 6h pour nous amener à Tulcan, ville équatorienne située à la frontière avec la Colombie, puis traverser. Cette information en poche, nous allons prendre un bus pour rejoindre le centre de Quito (le « bussoport » où nous sommes se situant à 10 km du centre). Nous prenons le C4 pour la Plaza Del Teatro, juste à côté de notre hôtel. Nous paierons 0,25$ pour 45 minutes de bus, incroyablement peu cher.

Nous trouvons notre hôtel, dans une rue du centre historique (où en pleine journée et à la vue de tous travaillent des dames aux activités pas forcément légales…). Nous y sommes vers 7h30, avec à peu près 7h d’avance sur le check-in qui est à 14h… Dans un premier temps, on nous dit que nous pouvons laisser nos sacs et revenir plus tard, puis le temps que nous nous posions deux minutes, on nous propose une chambre avec salle de bain privée, déjà libre, pour le même prix que la chambre avec salle de bain partagée que nous avions réservée. Bingo ! Après une petite douche salutaire, nous partons explorer (ou ré-explorer) le centre de Quito avant le déluge prévu de l’après-midi. C’est sous le soleil que nous visiterons le parc Ichimbia, ses jolies vues sur Quito, son hôpital aux vues sûrement pas mal, ses terrains de sports et joueuses de football n’ayant pas forcément convaincues le fan de foot qu’est Alexis. C’est encore sous le soleil que nous nous baladerons dans le Quito colonial, ses innombrables églises, places et boutiques. De quoi me rappeler quelques souvenirs de mon précédent passage. Puis nous retournerons à l’hôtel pour une longue sieste histoire de compléter notre nuit agitée et trop courte.

Puis en fin d’après-midi, nous nous rendons à la Maison de la Culture Equatorienne, où se déroule une conférence et la projection d’un documentaire « Apologie de l’Everest », principale raison de notre venue à Quito ce jour-là (nous aurions sinon choisi un coin de l’Equateur que je n’avais pas déjà visité). Il y a un an, Carla Perez, la guide de montagne qui accompagnait le groupe UCPA avec qui j’étais partie six ans plus tôt en Equateur, a été la septième femme au monde et la première sud-américaine à gravir l’Everest sans apport d’oxygène artificiel (après avoir essayé une première fois en 2013 et s’être arrêtée à moins de 300m du sommet à cause du froid). J’avais suivi, très impressionnée, sa préparation et son ascension (non sans stress quand on sait à quel point cette ascension est dangereuse) via Facebook l’an dernier (c’est impressionnant à quel point on peut être connectés même dans des endroits insoupçonnés) et en voyant qu’ils faisaient un retour d’expérience sur cet événement pile quand nous entrions en Equateur, nous ne pouvions pas louper ça. Et ça valait le coup. Ivan Vallejo, alpiniste Equatorien ayant gravi les 14 sommets du monde de plus de 8000m sans apport d’oxygène supplémentaire, a présenté le parcours impressionnant de Carla, suivi d’une vidéo de 15 minutes sur les derniers mètres de Carla avant d’atteindre le sommet, puis d’une série de questions / réponses que notre espagnol, bien que commençant à être pas trop mal, ne nous aura pas permis de parfaitement comprendre.

Carla, souvenirs d'il y a six ans...

Carla, souvenirs d’il y a six ans…

Quito

Escocie Vargas, 13,44$ la nuit (puis 11,20$ sans passer par booking) en chambre double avec salle de bain privée (initialement devait être commune), très propre, très bien situé dans le centre historique de Quito, personnel très sympathique, par contre, WiFi uniquement dans le hall d’entrée, le petit déjeuner est une blague (un café pas bon et un bout de pain), pas de fenêtre dans la chambre, 6$ par nuit pour utiliser la cuisine (quand on peut manger pour 2$ dans la rue…)

De nombreux petits restaurants proposent des petits déjeuners pour entre 1,25$ (version continentale) et 2,50$ (version locale avec seco de pollo…). Nous en avons trouvé un super rue Manabi (super gérant et bon petit déjeuner : pain et fromage, deux œufs, thé / café / chocolat et un super jus de fruit pour 1,5$)
De nombreux restaurants proposent des déjeuners entre 2$ et 3$ (soupe, plat, refresco et parfois dessert)
Nous avons vu très peu de bureaux de change dans le Quito historique. Assez surprenant par rapport aux autres villes sud-américaines.
De nombreux magasins proposent des impressions de photo dans le centre de Quito. La qualité n’est pas forcément top mais les prix peuvent varier de 2,25$ les 4 à 0,80$ les quatre.

Petit déjeuner dans un petit restaurant : 1,5$ (pain et fromage, deux œufs, thé / café / chocolat et un super jus de fruit pour 1,5$)
Déjeuner dans un petit restaurant : 2,5$ (soupe, huitième de poulet à la roche avec riz, refresco)
Empanada frite dans un restaurant de rue : 1$
Bus de ville (quelque-soit la distance) : 0,25$
Un nuit en chambre double avec salle de bain privée : 13,50$
Impressions de photos : 0,80$ les quatre (qualité bof)

Cuenca colonial

Cuenca colonial

Une journée commencée par un excellent petit déjeuner et une météo clémente.
Nous reprenons donc la balade que nous avions avortée la veille. Elle nous emmène le long de la rivière qui traverse la ville (rio Tomebamba), sympa sans être transcendant. Elle finira au parc el Paraiso, sympa sans être transcendant…

Sur le chemin du retour, alors que l’on entame une vadrouille dans les rues de la ville, une nouvelle averse éclate. Pour ne pas changer une équipe qui gagne : direction l’auberge pour s’abriter. On profite alors des mojitos pas chers… mais surtout pas très bons ;- ))

La plus grande concentration de biscuits au monde...

La plus grande concentration de biscuits au monde…

Le soir, un petit crochet par le restaurant multi-cuisine ciblé la veille. On y découvrira le sosie de Stromae qui nous offrira du houmous et un digestif, vraiment sympa comme serveur ! En plus, le “pad thaï” était très bon. Après avoir pas mal discuté avec notre nouvel ami, nous devons reprendre la route.

Un nouveau passage à la gare routière et… incroyable : un coussin de voyage !

Cuenca

Bus Cuenca – Quito (Flota Pelileao, départ 22h, arrivée 6h)

De ombreux bus partent tous les jours de Cueanca à Quito, en particulier, toutes le scompagnies proposent un bus de nuit partant entre 20h et 23h à peu près.

Un mojito (pas bon, en happy hours) : 2$
Bus Cuenca – Quito : 12$

Cuenca sous la pluie

Cuenca sous la pluie

Vers quatre heures du matin, les lumières s’allument, il est temps de découvrir un nouveau pays. Nous arrivons donc au poste frontière ouvert 24 heures sur 24 afin de passer en Équateur. Une fois de plus en Amérique du Sud, les formalités sont simples : une file pour faire le tampon de sortie du Pérou puis une seconde pour celui d’entrée en Équateur. Autant vous dire qu’à cette heure-là, ça ne se bouscule pas pour faire la queue. Il n’y a que les passagers de notre bus dans ce poste de contrôle.

Nous remonterons tranquillement dans notre bus avant d’arriver quelque deux heures plus tard à Machala. Nouveau pays dit nouvelle devise, enfin pas tant que ça puisqu’ici ce sont les dollars américains qui sont utilisés. Nous partons à la recherche d’un distributeur puis d’un bus pour aller à Cuenca où nous nous reposerons quelques jours. Nous profitons de la demi-heure avant le départ du bus pour petit déjeuner. Nous nous dégotons deux sièges chez un petit vendeur de batidos (jus de fruit à base de lait) et nous enfilerons deux toasts au fromage avec un jus à la mangue puis direction le bus !

Après de nouveaux chefs-d’œuvre cinématographiques, nous arrivons à Cuenca où pour le moment nous n’avons pas d’endroit où passer la nuit. Après des heures et des heures de bus, en route pour trouver un restaurant avec un Wi-Fi pour manger autre chose que du pain et réserver un lit. Nous tombons par hasard sur ce qui s’avère être l’un des meilleurs restaurants de la ville et où le menu du midi est abordable. Après notre entrée-plat-dessert accompagné de son jus et après avoir attendu la fin de l’averse, nous nous remettons en route pour découvrir notre dortoir fraîchement réservé.

Une fois nos sacs posés, nous partons explorer la cité de Cuenca… une découverte qui sera vite écourtée par la pluie. Pour l’éviter, nous irons nous réfugier dans un café sur la place centrale. On se croirait revenu en France, des crêpes au menu jusqu’à la fresque d’Amélie Poulain dans les toilettes…

Les heures passent et le ciel n’en finit pas de pleurer, si bien qu’il est l’heure de dîner ! On décide donc d’aller dans le restaurant le plus éloigné possible :- ))
Une pizzeria d’inspiration new-yorkaise à l’extérieur du centre-ville. Nous en profiterons pour passer une tête dans un restaurant vietnamo-thaïlando-italo-hollandais et noter l’adresse pour le dîner du lendemain. Une fois à la cantine de la grosse pomme, nous sommes les seuls non-américains présents dans la salle mais il faut reconnaître que la qualité est au rendez-vous. Nous dévorons notre pizza et attendons une accalmie du ciel pour aller rejoindre un matelas qui ne devrait pas prendre de virage ou freiner brusquement durant toute une nuit…

Machala, Cuenca

Cuenca, auberge La Cigale, 7 USD (+1 USD de taxe) / lit / nuit, lit très confortable mais sinon Wi-Fi pas top, eau chaude aux abonnées absentes et dortoir pas pratique pour ceux qui ont les lits du haut

La frontière péruvo-équatorienne d’Alamor est ouverte en 24/7

Déjeuner au Simón 7-84, 3,55 USD par personne pour entrée-plat-dessert et boisson
Dîner au Tutto Matto Pizzeria, 18,36 USD la pizza grande taille (suffisante pour deux personnes)
Mijotos en happy hour au café Sucré Salé, 5 USD les deux