Bariloche

Bariloche

Après quelques jours à se poser à Bariloche, nous repartons sur les routes. Après avoir fait nos courses pour la semaine de stop / randonnée qui nous attend, nous nous mettons en route en milieu de journée. Nous marchons 30 minutes pour sortir du centre-ville puis commençons à lever le pouce. Un conducteur de camion nous déposera un kilomètre plus loin, un peu plus proche de la sortie de la ville et sur la route de El Bolson, qui devrait être notre première destination. Au bout de 30 minutes, nous sommes pris par Patrick, Argento-américain nous déposant quelques kilomètres plus loin, nous expliquant que l’endroit où nous étions n’est pas hyper safe. Effectivement, nous étions devant un quartier assez pauvre de Bariloche (pas un bidon ville mais presque). Ici, nous attendrons 1h20, en finissant par nous improviser une partie de pétanque avec des cailloux pour faire passer le temps… Puis miracle, un couple d’enseignants à Bariloche allant à El Bolson voir leurs parents nous prend (en ayant fait demi-tour pour revenir nous chercher, trop gentils). Nous ferons avec eux environ 120 km, sur une route au milieu des montagnes et entre des lacs.
Arrivés à El Bolson, il pleut… Nous sommes dans la ville, proche d’une station-service et nous commençons à lever le pouce sous la pluie. L’endroit n’est pas idéal mais étonnement, un couple de Chiliens en vacances, Claudio (pilote d’avion) et Emma (juge) nous prendrons en stop jusqu’à Esquel, nous faisant faire 160 km de plus vers notre destination, à travers des paysages totalement différents de ce que nous avons vu avant. On se croirait en Mongolie avec des étendues d’herbes vallonnées, et quelques montagnes enneigées en fond. Même sous la pluie, c’est superbe !

Arrivés là-bas, après avoir trouvé un camping à 120 ARS la nuit par personne (environ 7,50€), nous décidons de marcher un peu pour trouver un endroit où dormir gratuitement. Nous trouvons très facilement à côté du camping, près d’un champ. Nous plantons et dinons dans la nuit, contents d’avoir quand même bien avancé !

Bariloche – Esquel

Camping sauvage Esquel

Refugio Otto Meilling au lever du soleil

Refugio Otto Meilling au lever du soleil

Après cette nuit agitée (mais pas si froide), nous petit déjeunons au chaud dans le refuge et entamons la descente après une dernier coup d’œil sur les immenses glaciers entourant le refuge.

La tente au réveil...

La tente au réveil…

Au bout de deux heures de descente peu intéressante, nous bifurquons pour aller admirer d’en bas les cascades que nous avons vu la veille d’en haut. Le panneau annonce une heure pour les atteindre, nous mettrons une demi-heure sur un chemin globalement plat (nous ne comprenons pas comment il est possible de mettre une heure pour y arriver…). En arrivant, le spectacle est assez impressionnant : le glacier tout en haut et de longues coulées d’eau descendant la falaise sur plusieurs centaines de mètre. Nous nous prenons une heure pour déjeuner, prendre quelques photos et observer ces milliers de litres d’eau tomber depuis le glacier jusque dans la vallée.

Glaciar Castano Overo

Glaciar Castano Overo

Il nous faudra ensuite une heure trente pour rejoindre Pampa Linda. Nous y sommes vers 15h30. Lorsque nous apprenons le prix du bus (300 ARS, environ 18,75€ pour faire environ 85 km !!), nous nous décidons à marcher pour faire du stop pendant une demi-heure, nous préparant à prendre le bus si nous n’avons rien trouvé lorsqu’il passera, une demi-heure plus tard. La route pour Pampa Linda est une route caillouteuse parfois étroite ouverte le matin jusqu’à 14h vers Pampa Linda et à partir de 16h dans l’autre sens. Lorsque nous quittons Pampa Linda vers 15h50, il y a donc une file d’une vingtaine de voitures qui attend l’ouverture de la route pour quitter Pampa Linda (et ceci explique pourquoi nous n’avons croisé aucune voiture la veille dans l’autre sens). Nous nous avançons et aucune des voitures de la série qui attendait l’ouverture de la route ne s’arrête. Vers 16h30, soit peu avant le passage du bus qui devait quitter Pampa Linda à 16h30, un couple d’Argentins en vacance avec leur fille s’arrête et nous prend. Yes ! Ils nous ramèneront jusqu’à la route principale, à environ 30 kilomètres de Bariloche, à travers une longue route caillouteuse (nous comprenons un peu mieux le prix du bus) offrant une vue magnifique sur la superbe étendue d’eau bleue du lac Mascardi. Là où ils nous posent, nous ne sommes pas les seuls à faire du stop. Nous nous avançons un peu pour ne pas faire de concurrence. Nous attendrons quarante-cinq minutes avant qu’un jeune couple d’Argentins nous prenne et nous amène à destination. Ces deux courses en stop auront été vraiment sympa car nous aurons pu un peu discuter avec les gens (et en anglais avec les seconds !) et en apprendre un peu plus sur l’Argentine. En arrivant, nous trouvons rapidement un spot avec un Wi-Fi non sécurisé (le deuxième que nous trouvons facilement dans cette ville !) pour pouvoir réserver une auberge. Nous sommes fatigués, nous avons besoin d’une douche, nous nous choisissons une auberge qui n’est pas forcément la moins chère mais qui offre le meilleur compromis « qualité / localisation / prix). Après l’Asie, payer si cher une auberge nous fait un peu mal mais bon… nous avons besoin de nous poser un peu. Nous aurons la chance d’avoir le dortoir pour nous tout seul (avec un lit double, après avoir testé les dortoirs de lits doubles, nous testons maintenant les dortoirs mixtes lits doubles / lits simples, un autre concept). Autant vous dire que nous dormirons très bien .

Parc National Nahuel Huapi

Wood House Hostel, 287 ARS le lit en dortoir de 6 avec petit déjeuner (environ 18€)

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) :
> 3h pour descendre depuis le refuge Otto Meiling.
> 55 minutes aller-retour pour aller de la bifurcation « Refuge Otto Meiling / Glaciar Casteno Overo ».
Le bus pour rentrer à Pampa Linda coûte 300 ARS (environ 18,75€)
Un lit pour une nuit en auberge à Bariloche (avec petit dejeuner) : minimum 15€ la nuit.
La route pour Pampa Linda est une route caillouteuse parfois étroite, ouverte le matin jusqu’à 14h vers Pampa Linda et à partir de 16h dans l’autre sens.

Une bière pas chère d’un litre en super marché : environ 45 ARS (environ 2,80€)
Une bouteille de vin bon marché : environ 70 ARS (4,40€). Il existe aussi des briques, beaucoup moins chères.

Glaciar Castano Overo

Glaciar Castano Overo

Nous levons le camp et partons faire du stop. 16 km nous sépare de Pampa Linda et il n’y pas vraiment beaucoup de trafic : environ une voiture toutes les dix minutes. Finalement, la cinquième voiture nous prendra, un couple d’Allemands allant également faire la même randonnée que nous. Au top ! Nous arrivons à Pampa Linda un peu avant midi. Le temps d’acheter un paquet de biscuit et un énorme pain hors de prix (150 ARS, environ 10€) et nous nous lançons dans l’ascension (niveau de difficulté 2/4, moyen cette fois, rassurant !).

Le chemin est large (suffisamment pour laisser passer des véhicules) sur la première partie du chemin. La balade se fait dans un bois. Puis une deuxième partie continue au travers du bois mais via un chemin beaucoup plus étroit et pentu, pendant environ une demi-heure. Ensuite, nous atteignons le haut de la montagne, là où la végétation se fait beaucoup plus rare voire inexistante, et nous avons une vue magnifique sur un énorme glacier surplombant une énorme cascade, sur la vallée, sur les montagnes alentour. Nous avons encore un temps magnifique, la vue est dégagée et c’est superbe ! Le garde du parc nous annonçait 6h de montée, mais au bout de 4h15 en comptant 45 minutes de pause, nous arrivons au refuge.

Glaciar Castano Overo

Glaciar Castano Overo

Glaciar Castano Overo

Glaciar Castano Overo

A l'intérieur du Glacier

A l’intérieur du Glacier

On nous explique les règles des lieux, puis nous allons planter la tente. Il y a du vent, le terrain n’est pas plat et caillouteux, nous mettrons quasiment 1h30 à planter la tente, et ce ne sera pas parfait… Ca promet pour la suite du voyage…

Ensuite, nous irons explorer les glaciers alentours. Ces gigantesques blocs de glace sont vraiment impressionnants. Nous pouvons nous approcher jusqu’à pouvoir toucher le glacier, en apercevoir une cavité, un trou gigantesque avec de l’eau au fond (d’une température qui ne donne pas vraiment envie de tomber dedans). Une fois cette petite balade faite, nous rentrons nous poser dans le refuge. Nous ne pouvons pas cuisiner à l’intérieur, et nous aurons beaucoup beaucoup de mal à faire cuire notre riz avec le vent… Nous profiterons par contre bien de manger au chaud.

Vue au sommet

Vue au sommet

Et lorsque nous revenons à notre campement, une sardine a tournée et un pilier de la tente est tombé… Ca promet pour a nuit :S. Nous remettons tout ça en place, essayons de sécuriser les sardines avec de grosses pierres et nous mettons à l’intérieur. La tente bouge énormément et ça fait un bruit de fou (on culpabilise un peu pour nos voisins). Nous nous emmitouflons dans nos duvets pour une nuit qui étrangement (car nous sommes à 2000m, plus haut que d’habitude, et à même altitude que le glacier) ne sera pas si froide que ça (moins que les précédentes). Pendant la nuit, la tente continue de gronder sans cesse, tous les fils se détendent au point que la tente me touche pendant la majorité de la nuit. Au matin, elle ne paie pas de mine (= elle est toujours debout mais on l’a sentie nous toucher toute la nuit)… Le premier test au vent n’est pas vraiment concluant et nous inquiète un peu pour la suite…

Parc National Nahuel Huapi

Campement

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) 3h30 pour monter depuis Pampa Linda jusqu’au Refuge Otto Meiling.

Le refuge demande aux campeur 150 ARS par personne (environ 9,40€) pour utiliser toutes les facilités du refuge (en particulier la cuisine), sur la base du volontariat si on est autonomes.

Un gros pain à Pampa Linda : 150 ARS (environ 9,40€)

L'immense lac Nahuel Huapi à Bariloche

L’immense lac Nahuel Huapi à Bariloche (jamais vu autant de vagues sur un lac…)

Nous passons la nuit sous la pluie. Vers 8h, nous nous réveillons, encore sous la pluie. Vers 9h30, nous décidons de nous lancer. Nous plions nos affaires et partons. Nous levons le pouce et nous avons beaucoup plus de succès que la veille : une voiture s’arrête tout de suite, et en plus, elle va à Bariloche ! C’est parti pour l’Argentine, un nouveau pays ! Nous sortons du Chili, puis parcourons le No Man’s Land le plus long du monde (enfin, c’est l’impression qu’il donne) sur une jolie route de montagne. 45 minutes plus tard, nous entrons en Argentine. Nous continuons la route avec nos conducteurs un peu bizarres, paumés (quand on n’a pas de carte, on peut regarder les panneaux…), et dangereux (s’endormant un peu au volant).

Nous arrivons sains et sauf à Bariloche en début d’après-midi après avoir conduits nos preneurs de stop jusqu’à leur adresse. La route était vraiment jolie et nous arrivons dans une ville autour d’un magnifique lac d’eau bleu foncée, et agitée à cause d’un vent déchainé.

Nous déjeunons par terre nos sandwichs de pain et fromage pour s’abriter du vent et nous lançons dans la suite : trouver un distributeur (et se faire taxer de 5% au retrait…), faire des courses, trouver un bus pour aller à Cathedral d’où nous allons commencer une randonnée, se faire refouler du bus car nous n’avons pas la carte Sube de transport, faire tous les kiosques du coin pour trouver la carte car le bus veut bien nous attendre, s’entendre dire qu’ils sont tous en rupture de stock, laisser partir le bus, trouver enfin un kiosque où acheter la carte, aller la recharger dans un autre kiosque car si on pouvait recharger au même endroit ce serait trop simple, prendre le bus suivant une heure plus tard, s’apercevoir qu’en fait on n’avait pas assez chargé la carte (mais qu’on a quand même pu monter dans le bus), arriver à Cathedral à 19h, marcher 2 heures, planter la tente à la tombée de la nuit à côté d’une rivière dans un super spot (mais sans atteindre le refuge Petricek que nous visions).

Anticura, Bariloche

En tente, Parc National Nahuel Huapi, proche du refuge Petricek

En commençant à Cathedral, nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) environ 2h15 pour rejoindre le refuge Petricek (2h le J1 et 15 minutes le J2)
Pour utiliser les bus publics à Bariloche, il fait acheter une carte de transport (Sube) à 35 ARS. Elle est vendue dans de nombreux kiosques dans Bariloche mais attention aux ruptures de stock, aux heures de sieste, aux fermetures hebdomadaires… Il est facile de se retrouver coincé. La carte Sube est également utilisable à Buenos Aires. Il est possible d’y avoir un solde négatif (au moins -6 ARS).
Rue Moreno se trouvent de très nombreux bus, en particulier ceux allant à l’aéroport et à Cathedral (point de départ de la randonnée vers le Refugio Frey).

Carte de transport Sube (indispensable à Bariloche et Buenos Aires, la même) : 35 ARS (environ 2,20€)
Trajet Bariloche – Cerro Cathedral en bus : 28 ARS (environ 1,75€)

C'est parti pour 3 jours de stop !

C’est parti pour 3 jours de stop !

Matinée dédiée à refaire intégralement les sacs et à passer un dernier coup de balai dans la cabane. Il est quasi midi lorsque nous sommes (enfin) prêts à partir. Nous écrivons un petit mot pour Katia et Victor que nous croiserons finalement et à qui nous pourrons dire « au-revoir » en bonne et due forme. Les « adios » aux « serpillères » (les chiens que nous avons surnommés Black et Brown Mop) sont plein de carresses. Une fois sur la route, nous commençons à faire du stop. Ca marche assez bien puisque sur trois stops, nous n’attendrons pas plus de 20 minutes pour atteindre Entre Lagos (environ 50km). Nous avions deux objectifs, nous remplirons le premier en achetant du gaz pour le camping et un chargeur USB (le nôtre ayant brûlé le matin même… vive le « made in China » qui aura tenu deux semaines, nous tentons le « made in Vietnam »).

Pour l’après-midi, nous reprenons le stop avec beaucoup moins de succès (jamais moins d’une heure pour avoir une voiture et pour seulement quelques kilomètres, alors que le trafic est suffisamment dense). Après quelques kilomètres en stop puis quelques kilomètres en bus, nous tomberons finalement sur un garde forestier qui nous déposera proche de la frontière, sur un coin pelouse où nous pouvons poser la tente gratuitement. La frontière fermant à 19h, nous n’atteindrons pas le deuxième objectif de la journée, qui était de passer en Argentine.

Notre maison

Notre maison

Las Cascadas, Entre Lagos, Anticura

En tente, en camping gratuit à Anticura

La frontière avec l’Argentine au Paso Cardinal Samoré ferme le soir à 19h.

Les routes thaïlandaises (beaucoup plus confort que les routes laotiennes)

Les routes thaïlandaises (beaucoup plus confort que les routes laotiennes)

Nous partons vers 10h de l’hôtel et marchons une bonne heure et demi pour rejoindre la bretelle d’autoroute qui nous permettra de continuer. Nous levons le pouce là où le trafic ralentit. Au bout d’une dizaine de minutes, une famille nous fait rentrer à l’arrière de son camion. Nous citons toutes les grosses villes avant Bangkok. Nous allons donc jusqu’à Pak Chong, à 90 km de là. Là-bas, nous apprenons qu’ils vont en fait à Saraburi, ce qui nous avance encore de 65 km, au top ! On s’arrête à Saraburi et là nous apprenons qu’ils vont en fait à Rangsit, à 30 km au Nord de Bangkok et juste à côté de l’aéroport international Don Mueang (qui ne sert plus d’aéroport international). Ils proposent de nous laisser à l’aéroport, encore trop gentil ! Et c’est parfait pour nous, nous pourrons y prendre un bus pour rejoindre le centre de Bangkok (encore une fois, merci Wikitravel…). Nous faisons donc dans le même camion, les 85 km qui nous sépérent encore de Bangkok. S’ensuit ensuite un looooong trajet en bus dans les embouteillages de la capitale thaïlandaise. Puis nous marchons un peu pour trouver notre auberge, pré-repérée à l’avance. La seule auberge où tu arrives, on t’annonce un prix (500 baths, environ 13,50€ pour deux), tu dis ok parce que tu as juste envie de te poser même si c’était plus cher que ce que tu avais vu sur le net, et là la meuf de l’accueil te dit de réserver par Internet parce que c’est moins cher (380 baths, environ 10,27€), incroyable ! Nous découvrons les dortoirs de lits doubles. Puis nous allons dîner au foodcourt en bas de l’hôtel : ça fait tellement plaisir de retrouver des foodcourt « à la singapourienne », où tu peux regarder tous les stands et piocher des plats à droite à gauche !

Ces deux jours de stops en Thaïlande resteront dans les points forts du voyage !

  • Les Thaïlandais sont trop gentils, trop souriants, trop aidant ! C’est fou comme ça tranche avec le Laos. Et ça se ressent immédiatement après avoir traversé la frontière !
  • En se mettant au bon endroit, c’est tout à fait faisable de faire du stop. Et c’était franchement fun ! Les gens (que ce soient ceux qui te prennent en stop ou ceux qui te sourient en te voyant à l’arrière du camion) sont trop entrainants ! Et en plus on t’offre à boire et à manger (partie un peu plus gênante mais montrant bien l’hospitalité thaïlandaise) !

Nakhon Ratchasima, Bangkok

Glur Bangkok Hostel, 380 baths pour deux la nuit en dortoir de lits doubles avec petit déjeuner (environ 10,27€), honnêtement la meilleure auberge que nous ayons faite depuis le début de notre voyage : hyper bien situé, staff hyper gentil, chambres hyper clean, lit hyper bien, meilleur wi-fi que nous ayons eu du voyage, céréales en libre-service, foodcourt juste en bas de l’hôtel (seul truc un peu relou : pas assez de place pour mettre les sacs).

A Bangkok, de nombreuses auberges proposent des dortoirs de lits doubles.

Bus 29 aéroport – centre de Bangkok : 30 baths (environ 0,80€)
Un repas en foodcourt : autour de 60 baths (environ 1,60€
Une nuit en auberge pour deux (dortoir de 8 lits doubles, 16 personnes) avec petit déjeuner : 380 baths (environ 10,27€)

Pont de l'amitié entre Vientiane (Laos) et Nong Khai (Thaïlande)

Pont de l’amitié entre Vientiane (Laos) et Nong Khai (Thaïlande)

La douane thaïlandaise

La douane thaïlandaise

Nous partons à 9h de l’auberge de Vientiane, avec pour objectif de nous rendre à Bangkok en stop. 646km séparent les deux capitales. Nous avons sept jours pour y arriver et ne pas louper notre avion pour les îles Andaman, ça devrait le faire.
Nous prenons un bus de ville (14) pour nous rendre au pont de l’amitié Lao-Thaïlandaise, permettant depuis 1994 de traverser le Mékong reliant Vientiane et Nong Khai. Là-bas, nous devons nous acquitter de 5500 kips (environ 0,65€) chacun, car on est samedi. Heureusement que nous avions encore quelques kips. Puis nous traversons les deux kilomètres qui séparent les deux douanes à pied (un bus est disponible pour traverser également). Nous sommes bien sûr les deux seuls péquenauds à traverser le pont à pied, sous les pouces levés des conducteurs de camions thaïlandais. Nous arrivons de l’autre côté et obtenons facilement notre tampon nous autorisant trente jours en Thaïlande, même si nous pensions n’avoir, en tant que Français, que 15 jours sans avoir besoin de visa. De toute façon, nous n’avons besoin que d’une semaine. Ça y est, nous sommes en Thaïlande !

Nous nous éloignons un peu de la frontière pour pouvoir commencer à faire du stop. Après à peine cinq minutes de marche et sans avoir encore levé le pouce, un vélo s’arrête à côté de nous, nous demandant où l’on veut aller et nous disant que son frère, dans la voiture juste devant, se propose de nous conduire. Le stop le plus facile de la terre ! Keng, nous emmènera d’abord chez sa mère pour charger quelques kilos de riz, puis nous emmènera prendre un thé que nous n’aurons pas le droit de refuser sur une aire de repos, pour nous déposer à Udom Thani, à environ 55km de la frontière, et à la sortie de la ville pour qu’on puisse facilement trouver une autre voiture pour continuer notre route. Bref, trop gentil. Et c’était vraiment trop sympa de discuter avec lui !

Il est 14h, nous sommes à 580km de Bangkok.

Keng, notre premier conducteur :)

Keng, notre premier conducteur 🙂

Nous continuons de marcher en levant le pouce. Il fait super chaud, nous sommes en plein soleil sur le bord de la route. Au bout d’une demi-heure, Ford et Ann, allant au bord du lac Ubolratana pour leur jour off, nous emmènerons jusqu’à Khon Kaen, à 120km de Udom Thani. Non seulement ils auront fait demi-tour pour venir nous prendre, passant une première fois devant nous sans avoir le temps de s’arrêter, mais en plus ils changeront leur emploi du temps pour aller faire quelques courses à Khon Kaen avant de se rendre au lac (surement à la tombée de la nuit du coup) et s’excuseront presque de ne pas aller jusqu’à Bangkok… Encore trop gentils, et encore trop bien d’avoir pu discuter avec eux ! Ça fait tellement plaisir que les gens parlent anglais.
Il est 16h, nous sommes à 450km de Bangkok.

Notre troisième transport

Notre troisième transport

Après une escale dans un centre commercial immense, nous nous éloignons du centre-ville et relevons le pouce. Vers 16h30, un Thaïlandais, parlant lui beaucoup moins anglais, nous prend à l’arrière de son camion. Il nous dit aller à Bangkok : au top ! Nous n’aurons mis qu’une journée ! Nous nous calons bien à l’arrière du camion, avec les autres automobilistes nous levant des pouces toutes les cinq minutes. Un super moment, c’était trop stylé ! Vers 19h, le camion s’arrête sur une aire de repos. Il nous dit qu’on va manger. Ok. Il rentre dans le KFC, nous sortons nos sacs du camion et allons également dans le KFC. Notre preneur de stop commande, refuse que je paie le repas, nous commandons quelque chose pour nous, puis retournons dans le camion. Il nous pose ce qu’il a commandé à l’arrière du camion, pour que nous mangions, sans rien garder pour lui ! Nous refusons au début, lui disant que c’est pour lui, lui proposons notre repas, mais rien à faire ! Au final, il gardera un coca et acceptera deux paquets de biscuits laotiens que nous lui offrons… Et ce KFC passait trop bien (n’ayant pas mangé de la journée !). A 21h, nouvel arrêt. Il nous explique tant bien que mal qu’il va dormir ici, et que nous on va avec le camion quelque part un peu plus loin. On ne comprend pas vraiment ce qui va nous arriver : veut-il qu’on conduise ? Va-t-on dormir dans le camion ? Ailleurs ? Dix minutes plus tard, nous sommes déposés à la gare routière de Nakhon Ratchasima. Il nous emmène jusqu’au bus pour Bangkok, s’apprête à nous acheter deux billets pour que nous puissions continuer la route. Nous l’arrêtons in extrémis, lui disons au revoir et nous mettons à la recherche d’un hôtel pour passer la nuit (merci wikitravel). Nous ne l’aurons pas fait en une journée (mais on est presque contents de recommencer le lendemain :)) !
Il est 21h, nous avons fait 360km depuis la frontière, nous sommes à 260km de Bangkok.

Vientiane, Nong Khai, Udom Thai, Khon Kaen, Nakhon Ratchasima

Far Thaï Hotel, 300 baths (environ 8,10€) la chambre simple (mais avec un lit double), sans eau chaude. Fonctionnel, va bien pour une nuit.

Le bus 14, se prenant à la central bus station, permet de se rendre au Friendship Bridge reliant la Thaïlande. Le même bus va également à Buddha Park.
Les week-ends, il y a 5500 kips de taxes pour traverser la frontière (sinon c’est gratuit).
Il est assez facile (et fun) de faire du stop en Thaïlande.
La chambre simple, en Thaïlande, convient pour deux personnes (lit double)…

Bus 14 pour le Friendship Bridge : 6000 kips (environ 0,70€)
Frais de passage de douane en horaires non ouvrées : 5500 kips (environ 0,65€)
1 chambre d’hôtel à Nakhon Ratchasima : 300 baths (environ 8,10€