Piscine de l'éléphant, Xixiangchi Temple

Piscine de l’éléphant, Xixiangchi Temple

Nous sortons de nos duvets aux aurores, histoire d’être sortis avant que trop de monde ne passe par le temple (le spectacle a déjà assez duré). Nous prenons un petit déjeuner dans le temple (un peu plus rentable que les nouilles de la veille mais pas fou non plus…) et rencontrons deux québécois en vacances en Chine pour trois semaines, avec qui nous monterons jusqu’au sommet.

Il ne pleut plus, mais il reste un peu de brume...

Il ne pleut plus, mais il reste un peu de brume…

Au réveil, il ne pleut plus, on y voit un peu plus loin que la veille, mais il y a encore beaucoup de brume et ça s’épaissit au fur et à mesure que nous montons. Nous partons un peu avant 8h. Environ 1h30 avant d’arriver au sommet, par un miracle inespéré, nous passons au-dessus de la brume et il se met à faire super beau ! Nous n’avons plus un nuage au-dessus de nous ! Nous finissons la montée sous un grand soleil, pour notre plus grand plaisir (c’est la troisième fois depuis que nous sommes arrivés en Chine que nous voyons du ciel de couleur bleu !). Nous aurons mis en tout 11h30 pour montrer depuis la billetterie (6h la veille puis 5h30 aujourd’hui). Quand certains mettent deux heures en bus puis téléphérique… Et nous sommes récompensés en arrivant au sommet, voyant cette immense statue de Bouddha surplombant la montagne !

Sommet de la montagne Emei

Sommet de la montagne Emei

Sommet de la montagne Emei

Sommet de la montagne Emei

Nous continuons à faire le plein de vitamine D en déjeunant nos noodles au soleil et entamons la descente. Nous nous séparons de nos deux collègues québécois dans la descente, eux redescendant en bus et nous finissant à pied. Nous nous arrêtons pour dormir au Xixiangchi temple, vers 17h30, après une bonne journée de marche. C’est le temple bon plan : nous pouvons dormir en dortoir (non mixte) à 30 RMB (environ 4,10€, ce qui est beaucoup plus abordable que la veille), mangeons en buffet végétarien à volonté pour 20 RMB chacun (2,75€). Du coup, nous dormons à l’intérieur ! (Et vu le taux d’humidité à l’intérieur, on avait mieux dormi dehors la veille…).

Bougies au sommet de la montagne Emei

Bougies au sommet de la montagne Emei

Emeishan (Sichuan)

Xixianchi Temple, en dortoir de 5 à 6 lits non mixtes, 30 RMB (environ 4,10€) la nuit (humide…)

Les cartes ne sont toujours vraiment pas à l’échelle… 😉
La dernière ligne droite pour atteindre le sommet est assez longue et assez raide. Gardez de l’énergie pour la fin (ou faite comme les chinois, prenez un redbull ;)).
Le pain des petits déjeuners dans les temps sont illimités dès que vous payez le petit déjeuner.

Petit déjeuner dans un temple : 15 RMB (environ 2€), pain chinois, « soupe de riz », quelques légumes vinaigrés.
Diner dans un temple : 20 RMB (environ 2,75€), buffet végétarien à volonté.
Galettes de pain en haut au sommet : 5 RMB (environ 0,7€)
Lit dans le dortoir d’un temple : 30 RMB (environ 4,10€)

La montée d'Emeishan

La montée d’Emeishan

Nous partons vers 10h de l’auberge où nous laissons une partie de nos affaires avant d’entamer les deux jours d’escalier jusqu’au sommet de la montagne. Nous allons en effet tester la randonnée à la chinoise, c’est à dire avec des marches, tout le long. Faire 2500m de dénivelé en prenant des escaliers, nous avouons que nous appréhendons un peu ! Vers 11h30, nous trouvons enfin l’entrée ! (Ça vaut le coup de se renseigner avant car ce n’est pas évident). Nous avons décidé de monter la montagne par la gauche, lisant sur des blogs d’autres voyageurs que c’était plus sauvage et donc plus joli.

Nous nous allégeons de 185 RMB (environ 25,3€) chacun de tickets d’entrée et commençons la montée. Les sites touristiques en Chine, que ce soit les musées, les temples, ou les sites naturels sont 1) toujours payants et 2) toujours hyper cher pour les backpackers… Certains feintent en prétextant être étudiants avec des cartes étrangères incompréhensibles des chinois (permis de conduire, carte vitale, etc.). Nous, on n’avait pas grand-chose…

Temple à Emeishan

Temple à Emeishan

S’ensuivront ensuite six heures de montée sans interruption jusqu’à notre point de chute, en passant par des petits temples, puis par une partie bien touristique avec des statues et des singes par dizaine (honnêtement, ils font un peu peur…), en croisant des travailleurs en train de re-cimenter la route, etc. Sur toute la montée, une brume épaisse nous empêche de voir très loin. Sur la moitié de la montée, il pleut… Et plus on monte, moins on voit et plus il pleut… Ça promet !

Emeishan, ses escaliers, sa brume...

Emeishan, ses escaliers, sa brume…

Après une montée interminable de bien trois heures depuis le dernier temple, nous tombons enfin sur le Xianfeng temple. Il est 18h, il va bientôt faire nuit, il pleut toujours. Nous n’avons pas vraiment d’autre choix que de nous arrêter ici pour passer la nuit. Seulement voilà, la nuit ici est à 90 RMB (environ 12,3€) au tarif le moins cher… C’est deux à trois nuits ailleurs. Nous ne voulons pas payer cette somme. Nous demandons aux filles du guichet si nous pouvons dormir dehors, dans nos duvets, sur le parvis du temple. Rien à faire, elles ne veulent pas, elles nous indiquent le prix. Des touristes chinois essaient de nous comprendre aussi mais nous disent que nous, nous ne pouvons pas dormir dehors, et puis il fait trop froid (mais nous avons de gros duvets !!) et puis il pleut (mais on est à l’abris !!). Quand nous leur expliquons que 90 RMB chacun, c’est trop pour nous, l’un d’entre eux nous tend 200 RMB (environ 27,4€) pour que nous puissions payer la nuit ! Nous refusons bien sûr et ces touristes s’en vont manger. Nous essayons de demander si nous pouvons dormir sous le chapiteau du restaurant, pensons que c’est peut-être une question de religion, nous ne pouvons pas dormir devant le temple. Nous essuyons un nouveau refus… Nous engageons ensuite la conversation (par traducteur interposé sur nos téléphones respectifs) avec un homme nous disant qu’il est policier. Au bout de quelques minutes, il nous demande nos passeports. Par très rassurés, nous lui donnons. Nous lui demandons pourquoi, il nous dit que chaque touriste doit être enregistré. Il photographie nos visas. Nous ne sommes pas rassurés. Puis d’un coup, il nous fait signe que c’est ok ! Nous pouvons dormir devant le temple ! Il bouge un des bancs pour que nous puissions nous mettre contre le temple et mieux éviter la pluie et hop, nous pouvons nous installer ! Nous mangeons la soupe de nouille la plus chère du voyage par rapport à sa quantité et filons dans nos duvets. Un autre touriste nous fera visiter le temple : le point d’eau bouillante pour les nouilles, les toilettes, les douches… Les touristes chinois passant devant notre campement nous lèvent le pouce, pour nous dire que nous sommes quand même courageux de dormir par terre dans le froid. Et franchement, nous dormirons très bien !

Notre campement, devant le temple, top confort !

Notre campement, devant le temple, top confort !

Emeishan (Sichuan)

Dans les duvets devant le temple Xianfeng

L’entrée du site si vous voulez entrer à pied n’est pas évidente à trouver, bien se renseigner avant.
Les repas et les nuits dans ou à côté de certains temples (pas tous) peuvent être assez chers. Ce n’est pas mal soit de prévoir de la nourriture avant, soit de ne pas être trop tard avant la nuit au point de chute du soir, histoire d’avoir le choix d’aller au prochain temple si celui-ci est trop cher.
Les cartes présentes sur toute la montée jusqu’au sommet ne sont absolument pas à l’échelle. Vous pouvez mettre d’une à trois heures pour parcourir une distance qui semble égale sur leurs plans. Par ailleurs, ils ne sont pas tous orientés pareil. De quoi perturber nos esprits cartésiens…
Un (voire deux) bâtons de marche sont quand même très utile pour aider à monter et descendre toute ces marches. Ça vaut le coup d’investir 2 RMB dans un bâton en bambou vendu à l’entrée et dans le parc.
Faire semblant de lancer ou en cas ultime lancer une pierre aux singes dès qu’ils vous suivent est très efficace (testé et approuvé). On trouve des pierres un peu partout sur le chemin.

Entrée sur le site d’Emeishan : 185 RMB en tarif normal (deux fois moins en tarif étudiant) (environ 25,3€)
Diner devant un temple : 25 RMB (environ 3,4€) la petite soupe de nouille, 3 RMB la petite portion de riz (environ 0,4€). C’était cher !
Nuit dans un dortoir d’un temple : 90 RMB (environ 12,3€)

Soirée billard à Emeishan

Soirée billard à Emeishan

Après nous être posés pendant une semaine, nous repartons sur les routes. Aujourd’hui, direction Emeishan, pour trois jours de randonnée sur cette montagne sacrée aux nombreux temples bouddhistes. Nous partons de l’auberge vers midi pour essayer de prendre le train de 15h pour la gare d’Emei en dernière minute. Nous sommes en standing, il n’y a plus de places en hard seat. Vu que le trajet fait 2h, nous y allons. Quand nous montons dans le train, il est déjà blindé, les portes bagages sont bien sûr tous pleins et on est vraiment beaucoup à être débout sans place attribuer. Il est impossible de poser nos gros sacs où que ce soit. Par une chance inouïe, nous aurons une place assise juste à côté de là où nous attendions que le train démarre, ce qui permettra à l’un de nous deux de s’asseoir et de prendre un sac entre ses jambes. Car ce qu’il faut savoir c’est qu’il ne se passe pas trente secondes sans que quelqu’un ne passe dans le couloir de ce train, et pas quinze minutes sans qu’un chariot de nourriture ne passe également (et il a juste la place de passer dans le couloir étroit entre les deux rangées de siège). Donc impossible de poser le sac au milieu du couloir… C’est notre première expérience vraiment désagréable du train chinois : celui-ci est bruyant, il y a du monde vraiment partout, les gens fument dans le wagon (alors que normalement c’est autorisé uniquement entre les wagons), ils passent leur temps à aller et venir, le wagon est sale car les gens jettent leurs détritus partout. Nous sommes contents d’y rester que deux heures mais ça promet car c’est certainement le même train que nous prendrons pour aller de Emei à Kunming quelques jours plus tard.

Le train blindé pour Emeishan (le Chengdu - Kunming)

Le train blindé pour Emeishan (le Chengdu – Kunming)

Arrivés à Emei, nous cherchons en vain un ATM, on nous indique gentiment le bus pour Emeishan (2 RMB, environ 0,25 euros), achetons nos billets pour aller à Kunming après la pause « 17h30-18h30 ». En sortant, la personne à qui nous avions demandé où était le bus pour Emeishan nous indique de nous dépêcher pour le bus. Nous accélérons le pas, montons dans le bus et celui-ci démarre dans la minute : il avait retenu le chauffeur pour nous, trop gentil ! Nous arrivons à l’auberge, nous sommes quasi seuls dedans ce jour-là, nous profitons donc de la meilleure connexion Wi-Fi que nous ayons eu jusque-là et ça fait plaisir. Une partie de billard et dodo avant les deux jours de montée jusqu’à 3000m (nous sommes à 500m).

Chengdu, Emeishan (Sichuan)

Teddy Bear Hotel, 35 RMB la nuit (environ 4,75€), très bonne auberge (spéciale dédicaces au Wi-Fi et au billard)

Il est possible de prendre un train en dernière minute de Chengdu à Emei, il reste des places en standing jusqu’au dernier moment (je ne sais pas si le nombre de places en standing est vraiment limité…). C’est beaucoup moins cher que le bus. Par contre, ce n’est pas le grand confort !
Un bus de ville partant toute les 20 minutes va de la gare d’Emei (il y a deux gares attention : Emei et Emeishan (high spead)) jusqu’au pied du site touristique, là où il y a les auberges : le numéro 8. Il se prend juste en face de la gare et coûte 2 RMB.
Dans Emeishan, à côté du site touristique, on trouve facilement des ATM (plus difficile autour de la gare d’Emei).
Les guichets des gares pour acheter des tickets sont ouverts assez tard (à Emei, il fermait à 22h30 par exemple).

Train Emei – Kunming en hard seat (K113) : 124 RMB (environ 17€)
Train Chengdu Emei en standing (même prix que le hard seat) : 24 RMB (environ 3,25€)
Bus de ville gare d’Emei – Emeishan (pied du parc touristique) : 2 RMB (environ 0,25€)

Terelj National Park

Terelj National Park

Aujourd’hui, nous nous réveillons sous le gel ! La condensation de la tente a gelé (ce qui la rend beaucoup plus difficile à essuyer), et l’eau de ma bouteille aussi. Il a vraiment caillé. Heureusement, un grand soleil est au rendez-vous. Beethoven est encore là… Il a passé la nuit dans le froid glacial (peut-être la première nuit de gel de l’année). Il est toujours calme avec nous, tant mieux. Un de nos objectifs est d’essayer de nous en séparer aujourd’hui. On sent que ça va être dur.

Nous marchons jusqu’à un camp de yourtes où nous décidons de nous arrêter pour nous réchauffer un peu. On est le 27 septembre, c’est le dernier jour d’ouverture du camp. Nous grimpons sur un autre colline pour nous rendre à Turtle Rock. Là-bas, nous espérons croiser suffisamment de touristes pour que Beethoven nous lâche. Il n’en sera rien. On commence à devenir dingues (l’idée de ne pas pouvoir rentrer tranquille dans la tente le soir et de le voir attirer les autres chiens à chaque fois que nous allons quelque part nous stresse un peu).

Nous décidons de faire du stop pour faire un kilomètre ou deux en voiture pour nous en séparer. Une voiture s’arrête au bout de quatre ou cinq essais. Nous aurons énormément de mal à empêcher Beethoven de monter dans la voiture. Dedans, deux tourdumondistes français allant à Oulan-Bator. Devant le stress du chien, les conditions climatiques, la perspectif peu enchanteresse de se lever à 6h le lendemain pour prendre le bus de 8h, nous décidons de rentrer une nuit plus tôt à Oulan-Bator…

Turtle Rock

Turtle Rock

Notre ami un peu trop fidèle...

Notre ami un peu trop fidèle…

En conclusion sur le parc national de Terelj : les paysages sont jolis mais un peu monotones pour plusieurs jours de trek. Les conditions climatiques et les chiens errant nous aurons un peu empêcher d’apprécier ce parc à sa juste valeur. Nous restons un peu sur notre fin, mais c’était pas mal pour combler l’attente du visa chinois.

Terelj National Park

Terelj National Park

Terelj National Park

Auberge de jeunesse Top Tour & Guesthouse Mongolia, 15000 MNT la nuit par personne, petit déjeuner inclus (~6,5 euros) trouvée sur booking.com (très bien)

Soupe en camp de yourte : 6000 MNT (environ 2,5€, plus cher qu’en ville)
Bouteille d’eau dans un site touristique : 1200 MNT (environ 0,50€)

Réveil sous la neige

Réveil sous la neige

Aujourd’hui, nous nous réveillons sous la neige (et sous la brume) ! Les nuits (et matinées) sont de plus en plus froides et nous tardons encore à partir. Nous décidons de redescendre vers Terelj et d’explorer une autre partie du parc à partir de là.

Réveil sous la neige

Réveil sous la neige

Réveil sous la neige

Réveil sous la neige

Arrivés là-bas, un chien, que nous nommerons par la suite Beethoven, nous prend d’affection. Nous tentons de suivre la même rivière mais à l’est de Terelj et sommes tout de suite arrêtés par trois gros chiens noirs nous aboyant dessus. Un peu flippés, nous faisons demi-tour.

Beethoven

Beethoven

Nous décidons de suivre un peu la route vers le Sud du parc (personne ne réussissant vraiment à nous dire où il est intéressant de marcher). Nous ne suivons plus la rivière donc sommes un peu limités en eau. Beethoven nous suit toujours. Au bout d’une bonne journée de marche, nous nous enfonçons dans un bois pour planter la tente. Le terrain n’est pas idéal (penché et bosselé) mais nous n’avons pas vraiment le choix. Nous faisons à manger et mangeons dans la tente à cause du froid. Beethoven est toujours là. Nous aurons du mal à l’empêcher de rentrer dans la tente…

Terelj National Park

Terelj National Park

Comment traverser une rivière en Mongolie (nous nous posions la question depuis la veille... ça marche aussi en voiture ou en scooter...)

Comment traverser une rivière en Mongolie (nous nous posions la question depuis la veille… ça marche aussi en voiture ou en scooter…)

Terelj National Park

En tente

Terelj National Park

Terelj National Park

Terelj National Park (ou à quoi ça ressemblait vraiment ;) !)

Terelj National Park (ou à quoi ça ressemblait vraiment 😉 !)

A partir de 3h30 du matin, il pleut. Nous fermons les deux auvents de la tente laissés ouverts pour limiter la condensation. A 8h, nous nous réveillons dans une flaque d’eau… La tente flotte dans 5cm d’eau ! Nous comprenons mieux pourquoi nous avons eu froid. Ceci nous a permis de tester l’étanchéité de la baignoire* (concluant !). Nous regardons un film en attendant que la pluie s’arrête…

Réveil dans 5cm d'eau...

Réveil dans 5cm d’eau…

Au bout de trois heures, la pluie s’est arrêtée et nous partons. Nous décidons de continuer de marcher vers le Nord, en suivant la rivière au Nord de Terelj. Nous croisons quelques yourtes, escaladons une colline pour avoir une belle vue sur le parc, nous croisons encore quelques yourtes, puis plus personne jusqu’à la fin de la journée (il faut dire que nous nous enfonçons peu à peu dans les bois). Nous sommes parfois un peu coincés par des petites rivières un peu partout. Nous devons faire demi-tour en fin d’après-midi, ne pouvant plus avancer plus (coincés par la rivière et la fin du bois). Nous nous posons sur une grand pelouse (en faisant attention de ne pas planter la tente dans un creux cette fois). Nous sommes seuls. Jolie demi-journée de sapins jaunes et de feuilles mortes !

Terelj National Park

Terelj National Park

Terelj National Park

Terelj National Park

Terelj National Park

Terelj National Park


*Pour les non-initiés, la baignoire compose le sol de la tente et le bas de ses rebords. Elle est généralement dans une matière différente du toit afin de mieux resister à l’abrasion.

Terelj National Park

En tente

Bord du lac Khövsgöl

Bord du lac Khövsgöl

Nous partons du campement avec pour objectif d’arriver à Moron avant le dernier bus pour Oulan Bator de la journée (à 18h). Pendant une bonne partie de notre heure et demi de marche, nous serons suivis par deux huskys (Rantanplan et son pote), puis par un autre chien (le début de nos aventures avec les chiens…). Il est environ 13h quand nous arrivons à Khatgal, nous longeons la route en attendant que des voitures passent pour faire du stop (peu de voitures allaient dans le bon sens…). Après un échec de quelqu’un qui allait 5 mètres plus loin (mais qui s’est arrêté quand même), nous montons avec deux mongoles dans un petit 4×4 (qui a eu un peu de mal dans les montées). Le conducteur nous nous a même pas demandé de payer à l’arrivée ! Nous lui donnerons quand même les 10000 MNT par personne (environ 4,10€), prix du trajet pour les mongoles (pour rappel, les mongoles paient le stop, de manière globale).
Nous achetons nos billets vers 15h pour le soir même 18h.
Les routes, à la fois de Khatgal à Moron et de Moron à Oulan Bator, avec leurs steppes, leurs troupeaux de moutons, de chèvres, etc. sont vraiment très jolies à voir défiler.

Lac Khövsgöl

En tente le long du lac

Stop Khatgal Moron : 10000 MNT (environ 4,10€)
Bus Moron-UB : 32600 MNT (environ 13,30€)
Bouteille d’eau : 1000 MNT (environ 0,40€)

Bord du lac Khövsgöl

Bord du lac Khövsgöl

Huitième et dernier vrai jour de trek. Après un réveil bien au frais, le soleil pointe le bout de son nez et une dame habitant la yourte juste au dessus de notre campement nous apporte le petit déjeuner ! La journée commence bien :). Notre premier milk tea (lait de yak + eau chaude ?) et quelques biscuits secs à mettre dedans. Franchement pas mauvais et ça change des noodles au réveil !

Petit déjeuner mongole

Petit déjeuner mongole

Nous nous lançons ensuite dans notre retour à Khatgal. Nous prendrons un chemin bien plus étroit et escarpé qu’à l’aller, à travers les forêts de sapin, de là à douter du fait que le chemin mène bien à quelque chose (ok, j’ai eu un peu le vertige et eu des méga flippes sur ce « chemin »). Cela dit, ça change un peu de la route et le paysage est très joli (petites falaises, champignons en tout genre partout dans la forêt, etc.). Nous campons à environ une heure de Khatgal, pour faire du stop là bas dès le matin et prendre le bus de nuit le lendemain pour rentrer à Oulan Bator.

Lac Khövsgöl

En tente le long du lac

100 MNT (laissés au Dieu de la forêt, sous une pierre, avec d’autres billets…)

Bord du lac Khövsgöl

Bord du lac Khövsgöl

Septième jour de trek, nous marcherons à nouveau très peu à cause de la pluie le matin. Nous voyons notre premier troupeau de moutons et chèvres (nous n’avons vu que des yaks et des chevaux pour le moment). Nous poserons la tente au lieu de notre premier campement (mais sans nos camarades de marche du premier jour). Il commence à faire sérieusement froid le soir et la nuit.

Depuis la tente, nous aurons droit à un superbe lever de pleine lune (il faisait quasi jour toute la nuit autour du lac avec la lumière de la lune)…

Lever de pleine lune sur le lac Khövsgöl (photo à ne pas agrandir...)

Lever de pleine lune sur le lac Khövsgöl (photo à ne pas agrandir…)

Lac Khövsgöl (Toilogt)

En tente le long du lac

Bord du lac Khövsgöl

Bord du lac Khövsgöl

Après une nuit agitée à cause du bruit des vagues (vraiment impressionnant qu’il puisse y avoir autant de vagues dans un lac et qu’elles fassent autant de bruit), nous nous réveillons sous un ciel voilé, un peu triste (on avait planté la tente un peu plus loin exprès pour éviter l’ombre d’un sapin !). Nous partons assez tôt (11h…) et faisons notre plus grosse journée de marche (correspondant à deux jours de marche de l’aller soit 24 km, on avait vraiment trainé à l’aller). Nous re-croisons du monde en faisant chemin inverse : des mongoles nomades ayant déplacé leur tente de quelques centaines de mètres par rapport à l’aller, un touriste japonais, puis toujours quelques troupeaux de yaks. Nous plantons la tente au campement du deuxième jour.

Notre campement

Notre campement

Lac Khövsgöl (Toilogt)

En tente le long du lac

Bord du lac Khövsgöl

Bord du lac Khövsgöl

Aujourd’hui, nous faisons un aller-retour : il nous reste quatre jours de nourriture (nous avons sauté quelques repas le midi au début, partant trop tard du campement… depuis nous avons changé de stratégie : notre repas du midi est devenu le petit déjeuner (noodles), notre petit déjeuner est devenu notre apéro (biscuits) ^^). Nous continuons au travers des forêts de sapins et des plages de cailloux. Nous aurons encore une journée entière de soleil.
Nous ne croisons personne de la journée, pas même un yak !.. Jusqu’à 17h où nous croisons une randonneuse, seule, allant rejoindre un guide deux « villages » (= 3 maisons) plus loin pour passer ensuite une semaine auprès des éleveurs de rennes (Tsatsaan) dans les montagnes à l’Ouest du lac. Nous replantons la tente au même campement. L’environnement est tellement paisible !

Vers 20h, un homme à cheval vient nous rendre visite (avec trois cheveux), probablement le guide de la randonneuse que nous avons croisée. Quelques minutes plus tard, c’est un troupeau de yak entier qui traversera notre campement !

Autour du lac Khövsgöl

Autour du lac Khövsgöl

Autour du lac Khövsgöl

Autour du lac Khövsgöl

Autour du lac Khövsgöl

Autour du lac Khövsgöl

Lac Khövsgöl (Toilogt)

En tente le long du lac