Le Laos, c'est vert (comment ça nous l'avons déjà dit ?)

Le Laos, c’est vert (comment ça nous l’avons déjà dit ?)

Une journée un peu différente. Après avoir eu notre visite traditionnelle du soir (il y a toujours au moins un mec qui passe à la lampe torche après la nuit tombée) et écouté le chant des grillons (dont un particulièrement virulent) toute la nuit, nous nous lançons dans notre marche du jour. Au premier village, à peu près dix minutes après être partis, un homme, parlant soit dit en passant très bien anglais pour le milieu de nulle part où nous sommes, nous indique d’aller à gauche pour Muang Xay, la route étant a priori plus courte qu’en prenant tout droit, comme nous en avions l’intention initialement. Nous nous retrouvons donc sur une route non indiquée sur notre GPS, sans trop savoir où nous allons, si nous allons vraiment croiser des villages, etc. Nous ne suivons plus ni la rivière, ni les poteaux de câbles électriques que nous suivions depuis le début. La route devient un peu plus étroite et surtout, bien moins empruntée. Nous y croisons essentiellement des scooters (ce qui est un peu dommage si nous voulons faire du stop au cas où nous soyons perdus). Et ça monte sévère (et sous cette chaleur et cette humidité, Alexis en souffre…), et le paysage se dégage un peu, ce qui nous offre de très jolies vues sur les montagnes laotiennes. Au bout de deux ou trois heures, nous croisons enfin un village ! Nous nous arrêtons au premier robinet du village pour nous réapprovisionner en eau, faire la vaisselle, etc. Nous sommes maintenant dans un village vraiment très reculé (du fait que la route ne soit pas indiquée sur les cartes), sans électricité, et nous sommes dévisagés, de loin, en train d’utiliser l’eau. Les enfants ont peur de nous, personne ne nous approche, au point de ne plus emprunter la route principale devant nous mais de faire un détour par les rues de derrière. Nous passons ensuite ce grand village. Nous croisons des locaux, beaucoup en scooter mais certains marchant le long de la route. Tous nous dévisagent le visage sévère en nous croisant, beaucoup se détendent et sourient lorsque nous lançons un « Sabaideee ! », mais certains restent au bord de la crise cardiaque. Si seulement nous avions pu photographier leurs visages en nous voyant… Nous venons pour visiter mais c’est nous qui sommes l’attraction !

Village laotien

Village laotien

Cahutte laotienne

Cahutte laotienne

"Il fait un peu chaud ici"

« Il fait un peu chaud ici »

Toujours la maison kitch en béton au milieu du village et de ses maisons en bois

Toujours la maison kitch en béton au milieu du village et de ses maisons en bois

Vers 16h, nous trouvons un endroit pour planter la tente proche d’une cahutte près d’un champ. Comme nous sommes vraiment devant la cahutte, nous attendons un peu histoire de demander aux personnes qui potentiellement habitent dedans si on peut planter la tente à côté. Nous voyons beaucoup de monde remonter du champ, on n’a pas l’air de déranger. Au bout d’un moment, une dame ouvre la cahutte en face de nous. Nous sommes en train de planter la tente. Nous lui demandons si nous pouvons rester, elle nous fait signe que oui. Soulagement ! Nos jambes ne nous auraient pas portées beaucoup plus loin et il fait bientôt nuit… La cahute n’est en fait pas habitée car la dame ne fera qu’y déposer quelques affaires et repartir. Nous amuserons bien un groupe de personnes rentrant du champ en tracteur…

Notre campement, près d'un champs (humidité maximale garantie)

Notre campement, près d’un champs (humidité maximale garantie)

Environs de Luang Namtha (Laos)

Tente, route en terre Luang Namtha – Muang Xay

Petit bateau sur l'eau

Petit bateau sur l’eau

Nous partons encore tôt, vers 8h. Nous récupérons de l’eau dans le village le plus proche et continuons d’avancer. Nous nous éloignons de Luang Namtha et arrivons dans des endroits de plus en plus reculés. Nous n’avons pas vraiment croisé un touriste depuis qu’on a quitté la ville à part quelques-uns dans un mini van la veille et deux cyclistes que nous croiserons dans la journée. Les gens commencent à nous dévisager. Nous passons dans des villages qui ont l’air vraiment organisés autour de la pèche : des gens fabriquent des filets de pêche dans les villages, nous voyons de nombreux bateaux partir le matin. En milieu de journée, nous tombons sur un tout petit marché, au milieu de nulle part (faisant très « aire d’autoroute »). Entre quelques légumes, étaient également vendues des petites grenouilles vivantes dans des sachets plastiques (on a dû s’approcher pour voir pourquoi les sacs bougeaient…), un castor et un ragondin (plus très vivants pour leur part…)… Nous n’avons pas mangé dans le petit restaurant attenant ;).

 

Le midi, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un village. Nous serons littéralement dévisagés par une vingtaine d’enfants et quelques adultes du village, qui se poserons à côté de nous pour observer tous nos faits et gestes pendant tout le repas. Très accueillant, nous offrant deux tabourets pour nous asseoir, un peu d’eau et nous ouvrant même la porte d’une de leurs cahuttes pour que nous nous y installions. Un peu avant de partir, un homme nous approche une souris carbonisée… Nous continuons de manger nos noodles tranquillement en ayant très très peur de devoir y goûter. Finalement, il repartira avec (peut-être en ayant compris que ce cadeau ne nous emballait pas forcément…).

Comité d'observation

Comité d’observation

Les paysages et les villages que nous traversons sont vraiment très jolis et changent par rapport à ce que nous avons vu jusque-là. C’est très vert, très tropical. Beaucoup plus nature que la Chine avec ces maisons tout en bois (à l’exception des énormes paraboles présentes partout et parfois, d’une unique maison en béton style colonial qui tranche avec le reste).
Petit port

Petit port

Bateaux sur l'eau

Bateaux sur l’eau

Notre campement, dans le parking à scooter

Notre campement, dans le parking à scooter

Environs de Luang Namtha (Laos)

Tente, route en terre Luang Namtha – Muang Xay

La sortie de l'école

La sortie de l’école

Nous levons le camp assez tôt histoire de profiter des heures fraiches du matin pour avancer. Nous récupérons de l’eau à la rivière, galérant un peu pour descendre, avant de trouver un robinet environ cinq minutes plus tard, beaucoup plus accessible… A 10h, le soleil se pointe et se met à taper. Ça recommence à être dur pour Alexis. A 11h, nous nous trouvons un endroit très poser pour pouvoir manger. Nous y resterons jusqu’à 14h histoire de laisser passer les heures les plus chaudes de la journée puis nous nous remettons en route. Nous longeons toujours la rivière d’un côté puis les plantations d’arbre à caoutchouc de l’autre, nous passons dans des villages avec maisons en bois et paille sur pilotis, des animaux partout avec beaucoup de tout petits, que ce soit des chèvres, des cochons ou des chiens.

Quatre couleurs dominent : d’abord le vert, très vert, de la végétation, puis le marron, très marron, de la rivière, puis l’ocre de la route et des villages et le bleu du ciel. Nous trouvons un endroit pour camper, un peu au-dessus de la route. Comme à peu près tous les soirs pendant notre trek, après la nuit tombée, quelqu’un passe à la lampe torche, au milieu de nulle part…

Extraction de caoutchouc

Extraction de caoutchouc

Le vert laotien

Le vert laotien

Vole, petit papillon

Vole, petit papillon

Notre campement (on a dû grimper un peu)

Notre campement (on a dû grimper un peu)

Environs de Luang Namtha (Laos)

Tente, route en terre Luang Namtha – Muang Xay

Avec la chaleur, les gros sacs, le fait de devoir déplier, replier la tente et récupérer de l’eau régulièrement, nous marchons environ 5h par jour.
Il est assez facile de récupérer de l’eau dans chaque village, souvent il y a un robinet au milieu du village permettant de se servir facilement. Et il y a des villages environ toutes les deux heures (parfois plus mais c’est rare).
Il y a également au moins un petit magasin où récupérer quelques vivres dans chaque village.
Il est également assez facile de trouver des endroits où planter la tente. Par contre, c’est très rarement à côté d’un point d’eau.

Champ près de Luang Namtha (le Laos, c'est vert !)

Champ près de Luang Namtha (le Laos, c’est vert !)

Aujourd’hui est un grand jour : trouvant des billets plus abordables que la veille, nous réservons enfin nos billets depuis l’Inde pour l’Amérique du Sud. Ce sera un Mumbai Santiago du Chili dans la nuit du 8 février 2017 (bon anniversaire Alexis 😉 !). Et on connaît bien la zone internationale de l’aéroport de Mumbai, ses transats et ses pichets de bières, pour y avoir passé une nuit il y a deux ans en revenant du Népal. Du coup, on réserve aussi tous les billets d’avion jusque-là : un Bangkok-Andaman et Andaman-New Delhi. C’est une grande avancée que nous accomplissons ce matin !

En début d’après-midi, nous retournons manger pour la troisième et dernière fois nos sachets de nouilles sautées vraiment pas chers du marché et entamons notre marche. Il fait très chaud et humide, Alexis souffre… Nous marchons environ trois heures dans la verdure de Luang Namtha et, à peine sortis de Luang Namtha, nous plantons la tente à côté des plantations d’arbre à caoutchouc (les premiers d’une longue série). Après un bon mois et demi sans la planter, ça nous fait tout drôle ! Nous retrouvons le rythme du camping, car à 20h, nous sommes couchés. Il fait nuit depuis deux heures et nous voyons déjà des milliards d’étoiles…

Notre campement du jour, proche de Luang Namtha

Notre campement du jour, proche de Luang Namtha

Luang Namtha (Laos)

Tente, route en terre Luang Namtha – Muang Xay

Tous les billets d’avion donc beaucoup 😉

Vendeur de crêpes, Luang Namtha

Vendeur de crêpes, Luang Namtha

Ayant les idées un peu plus claires, nous commençons à planifier un peu.

  1. Nous ferons l’impasse sur le Myanmar : nous aurions eu à peine trois semaines (dont tous les temps de transport) ce qui est peu, nous avons un peu peur de ne pas réussir à sortir des sentiers touristiques, nous pensons aussi que ça peut ressembler pas mal au Laos en termes de paysages donc nous voulons tenter quelque chose de différent. A la place, nous passerons trois semaines de plus en Inde : deux semaines à Andaman, des îles paradisiaques indiennes au large de la Thaïlande (pour passer Noël :)) et une semaine de plus en Inde continentale.
  2. A Luang Namtha, nous ne voulons pas prendre de trek organisé dans la jungle (deux jours avec nuit dans un village ethnique). Nous envisageons de prendre une route en terre et de marcher de Luang Namtha à Muang Xay (environ 160 km), où nous pourrons prendre un bus soit pour Nong Khiaw, petit village tranquille où beaucoup de touristes passent pour se poser quelques jours, soit pour Luang Prabang, ville touristique par excellence du Laos. Nous retournons voir Thong dans l’après-midi histoire d’avoir son avis sur ce que nous envisageons de faire. Nous avons surtout une inquiétude : ne prend-t-on pas un risque à marcher et camper dans des endroits inconnus du Laos sachant qu’il reste encore de nombreuses munitions non explosées dans le pays ? Nous lui montrons la route que nous pensons prendre, et il nous rassure sur tous les points : déjà, il ne saute pas au plafond en nous disant que c’est vraiment une mauvaise idée, il nous dit que non, il n’y a pas de munitions non explosées dans cette région, que nous allons suivre une route de terre et qu’il est possible de camper, et même de faire du feu au bord de la rivière et que si on donne un petit quelque chose, il doit également être possible de dormir dans les villages. Yes ! On a au moins notre programme pour la semaine qui vient !
  3. Nous commençons à regarder les billets pour et depuis l’Inde, les prix sont un peu élevés. Nous n’arrivons pas à nous décider, nous laissons reposer jusqu’au lendemain… ou à la semaine prochaine. On verra !

Contents des informations obtenues, nous nous baladons un peu dans Luang Namtha, allons voir un temple en construction qui ne devrait pas être terminé avant trois ans, faute de moyens, discutons avec un moine à côté du temple qui étonnamment parle quelques mots d’anglais ! Il fait chaud, il fait vraiment chaud ! C’est la première fois qu’on peut vraiment passer la journée en tee-shirt depuis le début de notre voyage, ça change !

Temple en construction, Luang Namtha (ne pas regarder l'intérieur...)

Temple en construction, Luang Namtha (ne pas regarder l’intérieur…)

Luang Namtha (Laos)

Zhong Lao Hotel, 60000 kips la chambre double, avec Internet mais sans eau chaude (environ 7€)

La poste ferme tôt (à 17h30, elle est fermée).

Timbre pour l’Europe : 13000 kips (environ 2€)
Impression de photo dans Luang Namtha : 3000 kips (environ 0,35€) par photo (tirage couleur 10cm x 15cm mat)
Noodle soup au night market de Luang Namtha : 10000 kips (environ 1,15€)

Petite randonnée démarrée aux aurores pour rejoindre Ninong, étape finale de notre trek.
Toits de Yubeng

Toits de Yubeng

La descente depuis Upper Yubeng s’effectue sur un chemin suffisamment large pour que tout le monde soit rassuré ;), le tout à travers des bois, jusqu’à l’arrivée au niveau de la rivière et le changement de rive. Quelques cahutes parsèment le parcours, certaines sont vides, tandis que certaines sont prêtes à vendre boissons et nouilles aux marcheurs. Nous croisons quelques mules et muletiers (ce qui nous rappelle un peu le Népal) et quelques randonneurs. Après une halte de trente minutes pour déguster nos pains tibétains et nous prendre un râteau par trois chatons, il est tant d’entreprendre une autre partie de la descente. Celle-ci mettra à rude épreuve la gestion du vertige de Carole puisqu’elle se situe à flanc de falaise (environ 100m de haut).

C'est un peu étroit et un peu escarpé quand même...

C’est un peu étroit et un peu escarpé quand même…

Finalement, nous arrivons à Ninong entiers et rejoignons la route principale pour y faire du stop (après avoir gravi une falaise sous les airs d’Ennio Morricone).
Vue sur le Mékong sur le chemin Yubeng - Ninong

Vue sur le Mékong sur le chemin Yubeng – Ninong

Un air de Far West

Un air de Far West

Nous sommes rapidement (première voiture, mais le trafic n’est pas hyper dense) pris par deux moines. Arrivés à Deqin en milieu d’après-midi, nous achetons nos billets pour Lijiang et trouvons une chambre (un peu compliqué dans cette ville pas du tout touristique). Nous trouvons un hôtel juste à côté de la station de bus. Le repas sera une excellente soupe de nouilles.

Pour résumer, le chemin jusqu’à Ninong est accessible (même en ayant pas mal de vertige : le chemin est assez étroit mais pas tant que ça, par contre la pente de la falaise sur le côté est vraiment raide) et vraiment très sympa, le long d’une rivière à l’eau claire.

Meili Snow Mountains (Yunnan, Tibet)

Deqin Tibetan Hotel, 30 RMB (environ 4,10€) la nuit en dortoir, on a été surclassés en chambre privée pour le même prix

Une partie importante de la marche de Yubeng à Ninong (environ 1h pour un bon marcheur) se fait sur un chemin plutôt étroit (la moitié d’une route à peu près) et très escarpé. Moi qui ait le vertige, je m’en faisais une montagne mais finalement ça se fait bien. Il est possible de le faire sans regarder le vide, le chemin est facile et descend tout doucement (c’est la pente qui est abrupte, le chemin lui descend à peine). Contrairement à ce que j’ai pu lire sur Internet avant de prendre le chemin, il est tout à fait possible de s’arrêter en route si besoin.
En arrivant à Ninong, des mini vans sont présents pour ramener les gens à Felaisi ou Deqin. Mais en stop, ça se fait (il n’y a qu’une route et la prochaine ville est Deqin). Il faut juste avoir le courage de monter depuis Ninong juqu’à la route.
Upper Yubeng (3200m d’altitude) à Ninong (2000m d’altitude). 4h de marche depuis depuis l’auberge à Upper Yubeng (avec des gros sacs). Environ 30 minutes de plus pour arriver jusqu’à la route pour faire du stop.

Chemin vers la Sacred Waterfall

Chemin vers la Sacred Waterfall

Randonnée facile aujourd’hui : quatre ou cinq heures de marche uniquement au total, et on ne monte pas à plus de 3600m d’altitude. Nous allons aux cascades sacrées, une des quatre randonnées à la journée qu’il est possible de faire à partir de Yubeng, la plus courte, la plus facile, et la plus empruntée. Dès le début, nous croisons donc plus de panneau et plus de monde. La randonnée est globalement beaucoup moins jolie que la veille mais reste très stylée avec ses centaines de drapeaux tibétains qui ponctuent la route, de plus en plus dense en s’approchant de l’arrivée. Les cascades (en cette saison éloignée de la saison des pluie) ne sont pas non plus très impressionnantes arrivés au bout, mais l’ambiance qu’il y règne avec toujours les drapeaux et les Chinois venant s’y recueillir est intéressante.

Les drapeaux tibétains, Sacdred Waterfall, Yubeng

Les drapeaux tibétains, Sacdred Waterfall, Yubeng

Les drapeaux tibétains, Sacdred Waterfall, Yubeng

Les drapeaux tibétains, Sacdred Waterfall, Yubeng

Nous restons un petit moment là-bas, notamment à regarder un groupe de chinois attacher des mètres et des mètres de drapeaux tibétains, les faisant traverser le terrain devant la cascade. Nous rentrons en milieu d’après-midi, le temps de profiter un peu du soleil de la terrasse (puis plus tard des couvertures chauffantes…).

Meili Snow Mountains (Yunnan, Tibet)

Walker’s Guesthouse, Upper Yubeng (en redescendant vers Lower Yubeng), 25 RMB (environ 3,50€) la nuit en dortoir, on a été surclassés en chambre privée (sans vue…)

La randonnée vers la Sacred Waterfall est très bien balisée. Ça grimpe un peu mais la randonnée est accessible à toute personne étant déjà arrivée jusqu’à Yubeng à pied.
Upper Yubeng (3200m d’altitude) à Passage de la rivère pour Lower Yubeng (3000m d’altitude) à Sacred Waterfall (3650m d’altitude). 4h de marche porte à porte depuis l’auberge (avec des petits sacs) et 3h à partir du début du chemin.

Chemin jusqu'au Holy Lake (il y a un peu de neige à plus de 4000m...)

Chemin jusqu’au Holy Lake (il y a un peu de neige à plus de 4000m…)

Vu qu’il fait super beau dans ce pays et que les paysages sont superbes, on décide de rester deux jours à Yubeng pour faire deux des randonnées à la journée autour du village. Nous commençons par la plus difficile : le Holy Lake ou Sacred Lake ou encore Lake of God. C’est la randonnée la moins balisée et donc la moins touristique, qui nous emmène à un lac situé à 4400m d’altitude. Wikitravel la vend bien, donc même si je n’étais pas hyper motivée pour marcher autant à la base (il faut 10 à 12h selon Wikitravel), nous nous lançons quand même. Nous achetons trois pains tibétains (d’énooooormes galettes de pain) histoire d’avoir quelques forces pendant cette looongue randonnée. Nous partons de l’auberge à 8h. Nous sommes à l’entrée du chemin à Lower Yubeng à 8h50. Et ça monte dur direct sur un chemin minuscule au milieu d’une forêt de sapins. Puis ça monte toujours dur un peu plus haut au milieu des bambous. Et ça monte encore dur (un peu moins mais l’altitude n’aide pas) quand à 4000m, il commence à y avoir de la neige/glace par terre.

Montée vers le Holy Lake

Montée vers le Holy Lake

Nous doublons dans cette dernière ligne droite avant un belvédère, trois Israéliens également en train de monter. A midi, alors que nous montons depuis bientôt 3h, nous avons notre récompense : la vue se dégage et nous contemplons les magnifiques montagnes en déjeunant en plein soleil !
Vue du belvédère, avant le Holy Lake

Vue du belvédère, avant le Holy Lake

Vue du belvédère, avant le Holy Lake

Vue du belvédère, avant le Holy Lake

Vue du belvédère, avant le Holy Lake

Vue du belvédère, avant le Holy Lake

45 minutes plus tard, nous repartons pour le Holy Lake. Nous sommes en plein soleil et malgré les 4300 mètres d’altitude et la neige qui nous monte parfois jusqu’aux genoux, nous avons super chaud.
Dernière ligne droite vers le Holy Lake

Dernière ligne droite vers le Holy Lake

A 20/30 minutes du lac, nous arrivons au niveau des Israéliens toujours en train de monter et qui eux ne s’étaient pas arrêtés au belvédère. Ils n’ont pas carte, ne savent pas combien de temps ils doivent encore monter pour arriver au lac, et sont prêts à renoncer. Nous leur montrons la carte et leur disons qu’ils ne sont vraiment pas loin. Nous continuons. Nous les suivons de près. 5 minutes avant l’arrivée, nouvelle vague de doutes de leur part. Nous les encourageons à continuer. Nous passons devant et leur crions que le lac est bien là, une fois arrivés au bout. Le lac est un tout petit lac glacé en haut d’une montagne. Le chemin pour y arriver depuis le belvédère est majestueux. C’est le plus beau paysage que nous voyons depuis le début de notre voyage ! Quelle récompense ! Pause photo puis nous entamons la re-descente, qui va être longue… Sans les gros sacs, nous nous en sortons quand même mieux qu’à Emeishan (malgré quelques chutes qui me vaudront un ou deux bleus…).
Holy Lake, 4400m (et contrairement aux apparences il fait chaud en plain soleil...)

Holy Lake, 4400m (et contrairement aux apparences il fait chaud en plain soleil…)

Il est 18h quand nous arrivons en bas, au départ du chemin de randonnée. Nous avons mis 9h aller-retour, juste sur le chemin. Il nous faudra encore 45 minutes pour rejoindre l’auberge à Upper Yubeng. Nous aurons mis 11h porte à porte : belle journée de marche, et ça valait tellement le coup !

Meili Snow Mountains (Yunnan, Tibet)

Walker’s Guesthouse, Upper Yubeng (en redescendant vers Lower Yubeng), 25 RMB (environ 3,50€) la nuit en dortoir, on a été surclassés en chambre privée (sans vue…)

A partir de Yubeng, il est possible de faire quatre randonnées à la journée :
> La Sacred Waterfall : la plus courte et la plus facile (entre 3h et 5h à partir de Lower Yubeng). Cf. Détail dans l’article du 2016-11-14.
> Le Holy Lake : la plus longue et la moins touristique, et sans aucun panneau d’indication (entre 9h et 12h depuis Lower Yubeng).
> Le Base camp : pas fait, pas d’info.
> Le Ice Lake : pas fait, peu d’info (entre 6h et 8h à partir de Upper Yubeng).
A partir de 4000m, il y a de la neige, et à 4300m, on s’enfonce dedans. Ne faites pas comme moi, pensez-y avant de partir et emportez vos guêtres ^^... même si dans les faits, on s’en sort également très bien sans guêtres… les pieds sont un peu humide à l’arrivée…
Upper Yubeng, 3200m à Passage de la rivière pour Lower Yubeng, 3000m à Holy Lake, 4400m. 11h de marche porte à porte depuis l’auberge (avec des petits sacs) et 9h à partir du début du chemin.

1 pain tibétain énorme (30 cm de diamètre sur 2cm d’épaisseur) : 10 RMB (environ 1,40€).

Lower Yubeng

Lower Yubeng

Après avoir été réveillés à 5h30 du matin par trois femmes en habits traditionnels montant à la lampe torche (ça ne fait pas du bien de se la prendre en plein dans les yeux au milieu de la nuit…), puis par une moto quelques minutes plus tard, nous nous réveillons au lever du jour, plions nos affaires et recommençons à monter à 8h15. Nous sommes à 3000m et le col est à 3700m. Nous partons a jeun, n’ayant pas non plus énormément d’eau et l’eau que nous avons ayant une petit goût de souffre dont nous nous serions bien passés. Il y a des restaurants indiqués sur la montée, nous devrions y trouver de l’eau ! Le premier semblait avoir de l’eau mais est fermé (il y a des gens mais ils ne nous ouvrent pas…), le second est complètement fermé et ne semble pas avoir de point d’eau… Nous arrivons ensuite au col, à 3700m vers 11h30.

Nazongla Pass, 3700m

Nazongla Pass, 3700m

Enfin il y a un restaurant qui semble ouvert. Nous achetons une petite bouteille d’eau pour 6 RMB (environ 0,80€) et demandons à prendre de l’eau bouillie pour faire nos nouilles instantanées, mais non, c’est 5 RMB (environ 0,70€) pour de l’eau chaude. Sachant qu’il nous reste au plus 1h30 de descente avant d’arriver au prochain village Upper Yubeng, nous renonçons à manger tout de suite et entamons la descente. Nous découvrons la vue sur les hauts sommets enneigés, de beaucoup plus près qu’à Feilasi. C’est superbe !
Vue sur Yubeng, après le Nazongla Pass

Vue sur Yubeng, après le Nazongla Pass

Nous passons une nouvelle billetterie, fermée, que nous passons rapidement sans payer pour entrer, une nouvelle fois ! Nous récupérons plein d’eau au premier robinet que nous croisons !.. Pour nous poser dans une auberge à peine cinq minutes plus tard… Nous nous baladons ensuite un peu dans le village avec ses moulins à prières, ses animaux en liberté (cochons, yak, mules, vaches…) pour finir la journée. Il n’y a encore pas un nuage, c’est magnifique ! Nous nous calons pour diner dans un restaurant juste à côté de l’auberge où nous retournerons les deux soirs suivants.
Un petit chien

Un petit chien

Une petite vache

Une petite vache

Un petit âne et son panneau de basket

Un petit âne et son panneau de basket

Des petits cochons

Des petits cochons

L'heure du goûter

L’heure du goûter


Yubeng

Yubeng

Yubeng

Yubeng

Et un ciel étoilé pour finir cette journée

Et un ciel étoilé pour finir cette journée

P.S. : Joyeux anniversaire, Chou !

Meili Snow Mountains (Yunnan, Tibet)

Walker’s Guesthouse, Upper Yubeng (en redescendant vers Lower Yubeng), 25 RMB (environ 3,50€) la nuit en dortoir, on a été surclassés en chambre privée (sans vue…)

Il n’y a absolument aucun point d’eau entre les hot springs et Upper Yubeng : il faut penser à prendre suffisamment d’eau avant.
Les hot springs, c’est juste un gros tuyaux d’eau chaude qui coule sur le bord de la route.
Lieu de campement (première reste area) 3000m à Nazongla Pass 3700m à Upper Yubeng 3200m. Environ 4h30 de marche sans les pauses (au total : on aura mis 4h15 pour monter depuis les hot springs et 1h15 pour descendre, avec nos gros sacs).

1 nuit en dortoir au Walker’s Guesthouse : 25 RMB (environ 3,40€). Les dortoirs sont une série de lits collés les uns aux autres dans une chambre de peut-être 20 lits. La saison étant basse, nous avons été upgradés pour le même prix et avons eu une chambre double sans vue (on n’a pas négocié…) pour 25 RMB chacun !
Diner à Upper Yubeng : un plat végétarien, 20 RMB (environ 2,75€) (que l’on partage), du riz 5 RMB (environ 0,70€), nous on s’est fait enfler les deux premiers jours, mais ils étaient gentils quand même.

Le (long) chemin de la veille, la descente de Feilaisi à Xidang (et le trou au milieu)

Le (long) chemin de la veille, la descente de Feilaisi à Xidang (et le trou au milieu)

Nous nous réveillons tranquillement avec encore l’angoisse qu’il ne soit pas possible de traverser le Mékong pour aller à Xidang par le pont indiqué sur notre carte (le chemin n’étant plus praticable, pourquoi le pont le serait encore ?). Nous n’avons croisé personne depuis le fermier nous ayant indiqué le chemin jusqu’à Xidang. Nous nous rassurons en nous disant que si on ne pouvait pas traverser, il ne nous aurait pas indiqué le chemin… Ce sera une longue journée pour moi, me réveillant complètement malade avec un peu de fièvre et des symptômes grippaux…

Nous longeons la ferme, tout droit et au bout de quinze minutes, nous trouvons le pont ! Et c’est un vrai pont qui tient, pas une espèce de planche de bois permettant de traverser la rivière. Par contre, l’accès au pont semble compliqué d’où nous sommes car nous sommes en haut d’une falaise. On remet le GPS en route et retrouvons le « chemin ». Finalement, il sera de bonne indication car dix minutes plus tard, nous sommes sur le pont (rassurés :)).

Le pont !

Le pont !

Nous remontons un peu dans Xidang et trouvons de l’eau (impossible d’en récupérer la veille). Nous faisons une pause de deux heures où nous mangeons, faisons la vaisselle, un shampoing, etc. avant de repartir. La partie basse de Xidang est vraiment sympa, verdoyante, avec ces vignes, ces arbres à figues de barbarie, puis ses vaches, cochons et poules se baladant en liberté dans le village.
On déjeune avec les vaches

On déjeune avec les vaches

Nous repartons ensuite sous un soleil de plomb. Nous retrouvons la route goudronnée qui doit nous emmener jusqu’aux hot springs. Nous grimpons, grimpons, sous un soleil toujours de plomb. La vue est néanmoins très belle (et nous voyons très bien à quel moment nous n’avons plus continuer sur le chemin, de l’autre côté de la vallée montagne…). Nous admirons l’autre versant pas peu fiers de ce que nous avons descendus ;). Nous sommes à un ou deux kilomètres des hot springs, quand un chinois nous propose de monter dans sa voiture. Vu ma fièvre et mon état de faiblesse, j’accepte bien volontiers. Nous arrivons aux hot springs, il continue, nous grillons la billetterie pour acheter les tickets d’entrée, il nous pose quelques centaines de mètres plus haut, au départ du chemin ! Arrivés là-haut, il nous faut trouver de l’eau pour la soirée et la journée du lendemain. Je redescends donc aux hot springs prendre de l’eau, passant devant le guichet d’entrée à l’aller et au retour, sans qu’on ne me demande rien…

Maison aux fenêtres gravées et colorées, Xidang, Tibet

Maison aux fenêtres gravées et colorées, Xidang, Tibet

Nous entamons la montée vers Yubeng à la recherche d’un endroit où planter la tente. Ça monte à pic et il n’y a pas trop de terrain plat. Vers 17h30 nous tombons sur une zone de repos avec un abri de planches de bois. Nous décidons de nous arrêter là pour dormir. Nous cuisinons en attendant la nuit et celle-ci tombant, nous installons nos tapis de sols et duvets, sous un vent de fou…
Notre campement du jour

Notre campement du jour

Meili Snow Mountains (Yunnan, Tibet)

Première zone de repos de la montée vers Yubeng

Lieu de campement environ 2200m à Traversée de la rivière 2000m à Lieu de campement (première reste area) 3000m. Environ 4h de marche sans les pauses.
Entrée du site Meili Snow Mountain : 85 RMB (environ 11,60€). D’autres informations lues dans des guides ou sur Internet parlaient plutôt de 260 RMB (environ 35,60€) mais un belge rencontré à Yubeng nous a dit avoir payé uniquement les 85 RMB qui correspondent au prix d’entrée dans le village de Yubeng. Soit dit en passant : faire le trek à l’envers (en partant de Ninong et pas de Xidang) doit permettre d’éviter de payer le ticket d’entrée également (information non vérifiée).

Ferme dans la descente de Feilaisi à Xidang

Ferme dans la descente de Feilaisi à Xidang

Aujourd’hui, on marche enfin ! Nous renonçons à prendre le mini-van et décidons de randonner depuis Feilaisi. La première étape est de descendre de Feilaisi située à 3300m d’altitude, jusqu’à la rivière située à 2000m, pour remonter de l’autre côté. Nous commençons sur une route bétonnée, puis une route de terre pour descendre plus rapidement, qui se transforme rapidement en route « en train d’être bétonnée ». Au bout de cette route, nous tombons sur une ferme, où quelqu’un (probablement le propriétaire de la ferme car il n’y a personne sur cette route à part lui, nous, et les gars qui construisent la route) nous indique le chemin jusqu’à Xidang, prochain village que nous devons croiser (de l’autre côté de la rivière). Nous sommes maintenant sur un petit chemin de terre (ça change des marches !) à environ mi-chemin en altitude. Nous croisons des chevaux quasi sauvages, il fait encore super beau, les paysages sont superbes.

Vue sur le Mékong dans la descente de Feilaisi à Xidang

Vue sur le Mékong dans la descente de Feilaisi à Xidang

Vue sur le Mékong dans la descente de Feilaisi à Xidang

Vue sur le Mékong dans la descente de Feilaisi à Xidang

Peu après, le chemin commence à s’escarper. Puis un peu plus. Je commence à flipper : le chemin est vraiment très étroit, la pente est vraiment… pentue… et on marche sur des éboulis ce qui n’est pas forcément le terrain le plus stable pour marcher. Nous continuons… jusqu’au moment où nous ne pouvons plus continuer. Le chemin passe par un énorme trou sans doute causé par des éboulements. Bref, sur une petite portion, il n’y a plus de chemin… C’est trop dangereux pour traverser.

Le trou intraversable....

Le trou intraversable….

Nous décidons donc de descendre plus bas, sur un chemin très pentu parsemés de petits buissons et de petits arbres, pour passer le trou à un moment où il sera moins profond. Il est 15h, ça descend sec, les éboulis nous font glisser… On flippe un peu (et non, pour une fois, je ne suis plus la seule à flipper…). A un moment, Alexis tente de passer le trou. Il voit une ouverture, se lance et… doit renoncer devant la pente à peine un mètre plus loin, le forçant à faire un demi-tour des plus dangereux de sa vie. Quelques minutes plus tard, j’essaie à mon tour de passer le trou. Les pierres ne sont pas stables, je suis prête à tomber (certes de pas très haut mais bon…). Finalement, Alexis vient m’aider à retirer mon sac et on s’en sortira bien, sans blessure… Nous passons le trou à cet endroit, en se passant les sacs et remontons de l’autre côté. Depuis quelques temps, on aperçoit une ancienne ferme désaffectée en bas depuis le haut. Le terrain est plat et semble idéal pour planter la tente. Mais nous n’y sommes pas encore. Il nous faudra 30 minutes pour rejoindre cet endroit. A 17h, nous nous arrêtons dans une des deux petites cahutes pour passer la nuit. Nous dinons (deuxième fois que nous utilisons le gaz en Chine après la muraille !) et regardons Vice Versa pour nous remettre de nos émotions.

Notre "guesthouse" du jour, la "chambre" tout à gauche !

Notre « guesthouse » du jour, la « chambre » tout à gauche !

Notre "guesthouse" du jour, la "chambre" tout à gauche !

Notre « guesthouse » du jour, la « chambre » tout à gauche !

Notre « guesthouse » du jour, la « chambre » tout à gauche !

Meili Snow Mountains (Yunnan, Tibet)

Ferme abandonnée en face de Xidang

Le chemin de Feilaisi à Xidang, à l’heure où nous écrivons, n’est pas entretenu et peut donc être assez dangereux. Peut-être existe-t-il un autre chemin non indiqué sur notre carte (le pèlerinage complet de 12 jours semble passer par là). Bien se renseigner avant, nous avons eu de grosses frayeurs ou prendre la route…
Feilaisi 3300m à Lieu de campement environ 2200m. 5h30 de marche.

47 km pour aller au sommet (et ce n'est pas le pied de la montagne) ! Avec 2500m de dénivelé positif (donc encore au moins 2000m), faisable en 11h30, on se dit qu'ils sont un peu marseillais sur les bord ces chinois... Cette pancarte est à l'image de toute les cartes que nous avons vues sur le chemin. C'est à dire avec une échelle... personnalisée ;)

47 km pour aller au sommet (et ce n’est pas le pied de la montagne) !
Avec 2500m de dénivelé positif (donc encore au moins 2000m), faisable en 11h30, on se dit qu’ils sont un peu marseillais sur les bord ces chinois…
Cette pancarte est à l’image de toute les cartes que nous avons vues sur le chemin. C’est à dire avec une échelle… personnalisée 😉

Nous commençons notre interminable descente à 7h40. Nous finirons à 14h30, autant vous dire que c’était long… Nous redescendons par le même endroit que nous sommes montés (toujours parce que nous avons lu que l’autre côté était vraiment moins sympa). Nous commençons dans la brume et heureusement, le temps va en s’améliorant en descendant. Il fera juste gris arrivé en bas. Nous re-croisons la partie touristique avec les signes, les gens qui balaient, les gens qui cimentent, les gens qui se font porter… (c’est tellement contre nature pour nous !). Les deux dernières heures seront vraiment difficiles, dans les jambes et dans la tête…

Et on redescend les 40000 marches qu'on a montées...

Et on redescend les 40000 marches qu’on a montées…

Et on ne triche pas comme certains Chinois !

Et on ne triche pas comme certains Chinois !

Mais c'est une tradition...

Mais c’est une tradition…

Nous mangeons en arrivant dans la ville, puis prenons une douche salutaire. Nous sommes épuisés. Alexis s’endors à 18h… Plus tard, nous nous rendrons compte que nous avons oublié la batterie et nos deux uniques câbles USB dans le temple où nous avons dormi la veille… Pas trop de moyen d’y retourner (pas d’accès en téléphérique ni en bus…). Notre train pour Kunming étant à 16h le lendemain, nous ne pouvons pas vraiment envisager de faire l’aller-retour (psychologiquement, on n’aurait pas pu de tout façon !). Première grosse perte du séjour, et un truc plutôt utile en plus ! Nous irons faire les magasins dans la prochaine ville chinoise…

Un petit déjeuner à Emeishan : une soupe de riz (un peu fade...), des pains chinois (au top, et illimités !) et quelques légumes fris ou vinaigrés. Ca rappel Fanpu !

Un petit déjeuner à Emeishan :
une soupe de riz (un peu fade…), des pains chinois (au top, et illimités !) et quelques légumes fris ou vinaigrés.
Ca rappel Fanpu !

Emeishan (Sichuan)

Teddy Bear Hotel, 35 RMB la nuit (environ 4,75€), très bonne auberge (spéciale dédicaces au Wi-Fi et au billard)

La descente est aussi voire plus dure que la montée. Beaucoup de personnes montent à pied pour redescendre en bus, ce n’est pas si mal si on a le budget !
Vous avez plutôt intérêt à ne rien oublier dans la montagne, l’accès à certains endroits n’étant pas trop facile… et possible qu’à pied !

Petit déjeuner buffet au Xixianchi temple : 10 RMB (environ 1,40€), pain chinois (très bons, un peu sucrés), « soupe de riz », légumes.