Bean burger (miam !)

Bean burger (miam !)

Voici les activités réalisées lors de ce deuxième jour de volontariat :

  • Désherbage autour de rosiers.
  • Ménage et cirage du parquet dans une maison dont on n’a pas bien compris à quoi elle servait (à louer ? pour accueillir la famille et les amis), mais qu’on troquerait bien contre la nôtre pour avoir plus d’espace, un canapé, une cuisine plus pratique, de l’eau chaude…
  • Coupage de bois (sous la pluie).
  • Rangement d’un hangar (déplacement de plaques de métal et de poutre).
  • Fabrication de pain grâce à la dame qui s’occupe de la maison. C’est la première fois de ma vie que je faisais du pain moi-même  !

En fin d’après-midi, le soleil se lève enfin. Nous restons sur la terrasse avec Emily et Victor à casser et grignoter des toooonnes de noisettes en profitant de l’éclairci. Puis nous dinons d’excellents burgers de haricots rouges (nous avons une chance énorme d’être avec deux férus de cuisine). Au top !

Las Cascadas

Workaway Agrovolcan, Las Cascadas

Brown Mop on the first day

Brown Mop on the first day

Après notre première nuit en bus en Amérique du Sud, nous arrivons le matin à Osorno, où nous prenons directement un autre bus pour Las Cascadas. Nous descendons de ce deuxième bus où nous attendons Katia, la fille chez qui nous allons rester pendant une dizaine de jours pour faire du volontariat. Nous posons nous sacs et commençons directement à aider. Nous débarrassons une grange pour pouvoir y poser du bois pour construire une maison. Puis nous découvrons tout le monde : nos co-volontaires, Victor le Suédois et Emily l’Américaine, Katia la mère et Pancho le copain de la mère, Katia la fille (nous non plus on ne comprend pas comment on peut appeler sa fille comme soi-même…) et Victor le copain de la fille, Lorenza, la cuisinière, et cinq enfants dont nous n’avons pas encore bien compris (de) qui ils étaient ;). L’après-midi, nous désherbons, avant d’aller découvrir une plage au bord du lac, en parcourant leur domaine en 4×4, immense, et vraiment très beau ! Avec de nombreux champs, arbres, animaux en tout genre. Très vert. Avec de très belles vues sur le lac. La plage est une petite plage de sable noire au bord d’une eau extrêmement pure (nous rappelant un peu Kovsgöl). La petite baignade de fin de journée était forte appréciable. Nous rentrons ensuite cuisiner avec Victor et Emily, et les moyens du bord, pour finir la journée.

Lac Llanquihue

Lac Llanquihue

Osorno, Las Cascadas

Workaway Agrovolcan, Las Cascadas

Dans les longs bus chiliens, il y a le Wi-Fi et ils offrent un petit truc à manger (nous avons eu un petit paquet de biscuits et un petit jus pour le petit déjeuner).

Bi§res et foot

Bi§res et foot

Avant le nauffrage

Avant le nauffrage

C’est le moment de quitter Valparaiso, ses murs peints, ses vues sur la mer… Direction Santiago pour quelques heures avant de prendre un bus pour Osorno, ville vers laquelle nous allons effectuer un nouveau volontariat dans une ferme, après celui en Chine.

Arrivés à Santiago, nous prenons un bus pour rejoindre le Shamrock, pub où nous espérons pouvoir regarder le huitième de finale aller de la Ligue des Champions, PSG – FC Barcelone. Parce qu’il ne faut pas nous plus couper le pont avec tout ;). Nous découvrons en entrant dans le bus qu’il faut obligatoirement une carte pour prendre le bus à Santiago, du coup le chauffeur nous fait cadeau de la course. Pendant le trajet, un mec random viendra nous parler (on tentera de sortir notre plus bel espagnol, mais ce n’est pas gagné), puis nous accompagnera jusqu’au pub avant de nous laisser et de faire demi-tour. Ça ne nous aurait pas surpris en Inde ou en Chine, mais ici ça fait bizarre (qui ferait ça chez nous ?). Il nous aura aidé à trouver notre bar plus facile, bar qui diffusait bien les deux matchs de Ligue des Champions du jour. Nous pourrons savourer, avec un pichet de bonne bière, la victoire écrasante du PSG sur Barcelone, et le triplé des natifs du jour. Cela fait, nous ne réussirons pas à retirer de l’argent dans l’unique banque qui semble ne pas prendre de frais aux étrangers lors des retraits (7,5€ pour 300€ retirés, c’est quand même abusé !) et attraperons notre bus in extremis, ayant eu du mal à trouver le bon terminal (et la gare de bus de Santiago est énorme !). Nous pique-niquons dans le bus avant de nous endormir jusqu’au lendemain matin (car les routes chiliennes sont un peu plus « dormeur-friendly » que les routes indiennes ^^).

Valparaiso, Santiago

Bus de nuit Santiago – Osorno

Le Terminal Sud (Sur) de Santiago fait partie du Terminal Alameda (ne pas aller où vous indique Google…).
Pour prendre le bus dans Santiago, il faut acheter une carte de bus (qui s’achète dans le métro). Nous avons réussi à frauder hors du centre-ville, mais dans le centre, soit il faut badger en entrant dans l’arrêt et des mecs vérifient, soit il y a des mecs qui vérifient lorsque les gens entrent dans le bus.

Bus entre Santiago et Osorno : 24000 CLP (environ 37€)

Vina Del Mar

Vina Del Mar

Nous visitons Vina Del Mar, ville attenante à Valparaiso. La ville est beaucoup plus moderne que Valparaiso. C’est une cité balnéaire, avec des barres d’immeubles longeant le côté. Il n’y a pas beaucoup de choses à y voir (nous voulions rentrer dans le grand parc Quinta Vergara, mais il était fermé au public pour une raison inconnue), on peut s’y baigner (nous y étions pendant les vacances scolaires des chiliens, c’était la Grande Motte en haute saison sur la plage !). Nous avons longé la côte, balade sympa bien qu’à côté d’une grosse route reliant Vina Del Mar et Valparaiso.

Vina Del Mar

Vina Del Mar

Qui va avoir les pieds mouillés ?

Qui va avoir les pieds mouillés ?

Vina Del Mar

Vina Del Mar


Valparaiso, Vina Del Mar

Costa Azul B&B, 7,052 CLP la nuit en dortoir de 5 sans petit déjeuner (environ 10,9€), la maison est franchement superbe, c’est presque du homestay avec un couple hyper sympa, la cuisine est top, l’espace commun a une vue magnifique sur le port de Valparaiso (et un petit déjeuner à 2900 CLP extrêmement bon). On recommande fortement !

Bus entre Valparaiso et Vina del Mar : 400 CLP (environ 0,60€)

Gigantesque mur peint

Gigantesque mur peint

Mur peint (Pablo Neruda)

Mur peint (Pablo Neruda)

Nous continuons d’explorer la ville. La veille, nous avions arpenté El Cerro (« le mont », dans les faits ce sont plutôt des collines) Artilleria et son Mirador 21 de Mayo, El Cerro Alegre et ses nombreux murs peints, El Cerro Panteon et son Cemeterio de los Disidentes, el Cerro Carcel, son Mirador Place Bismark et son Parque Cultural de Valparaiso, où nous avons pu écouter un concert en plein air de minimale en siestant sur une pelouse. Oui, la ville est une succession de collines.
Aujourd’hui, nous prenons le fameux bus 612, parcourant les collines les unes après les autres par les hauteurs de la ville, offrant des points de vue hors pair sur les différents quartiers de la ville et le port. Nous allons un peu plus au Sud, arpentant les pentes d’El Cerro Bellavista, son Museo al Cielo Abierto (musée à ciel ouvert) et ses autres murs peints, puis El Cerro Baron, son Ascensor Polanco, véritable ascenseur (vertical) contrairement aux autres qui sont des funiculaires, ses points de vues différents sur la ville et le port. Nous finissons la balade à Bahia Portena, pour une vue depuis la mer cette fois, observant les énormes bateaux du Valparaiso (nous y sommes malheureusement trop tôt pour y attendre le coucher de soleil). En nous baladant, nous passons par des grandes rues où nous sommes quasi tous seuls et où tout est fermé car on est dimanche. Le changement avec l’Inde est tellement radical ! Ces balades tranquilles, dans une ville ensoleillée où l’on cherche à chaque coin de rue quelle sera la prochaine œuvre de peinture murale que nous allons voir ou le prochain point de vue sur la ville sont vraiment chouettes.

Mur peint

Mur peint

Maisons colorées

Maisons colorées

Vue sur la ville depuis l'une des collines

Vue sur la ville depuis l’une des collines

 

Le tout petit chat trop mignon de l'auberge

Le tout petit chat trop mignon de l’auberge

Valparaiso

 Aereos Hostel, 7,693 CLP la nuit en dortoir de 6 avec petit déjeuner (environ 11,8€), sympa, propre, un peu mieux située pour visiter que celle de la veille, hyper familial, un endroit pas fait pour l’argent et où on se sent à l’aise. Cuisine et vue moins stylée que la veille. On recommande aussi (uniquement si vous n’avez rien contre les chiens et les chats).

Le dimanche, de nombreux magasins sont fermés mais les supermarchés restent ouverts.

Un dédoubleur USB en supermarché : 4990 CLP (environ 7,70€)

Mur peint

Mur peint

Gigantesque mur peint

Gigantesque mur peint

Après une matinée à trainer et à changer d’auberge, nous allons à la découverte de la ville. Le climat est vraiment top : il fait super beau, il ne fait pas trop chaud, il y a un vent marin qui donne de l’air. Ça donne envie de se promener ! Nous nous baladons tout l’après-midi sur les différentes collines de la ville, à la recherche des superbes points de vue sur la ville au bout des funiculaires (et ils sont nombreux), et des superbes murs peints (et ils sont aussi nombreux). C’est la première fois depuis très très longtemps que nous pouvons nous promener dans une ville sans être interrompus toutes les deux secondes par un scooter klaxonnant qu’il veut passer, un taxi insistant qu’il veut nous conduire, un vendeur nous assurant qu’on veut lui acheter quelque chose… Ca fait du bien ! Cette ville est très jolie et vraiment très agréable pour flâner. Pour la première fois depuis longtemps aussi, nous nous allongeons sur une pelouse et faisons une sieste… Ca change, ça fait du bien (si, l’inde c’était top, mais ça fait du bien un peu de repos) ! Nous ferons des courses dans un vrai supermarché où nous achèterons de quoi faire des vraies pâtes comme chez nous. Et… du vin !!! Oui car le Chili est un pays de la vigne et du vin. Nous testons El Gato, et il fera tellement plaisir (très bon, fruité comme un vin du Languedoc) ! Avec un bout de comté, on a un peu l’impression d’être de retour chez nous. Globalement, on est « re-paysés » (le contraire de dépaysés, oui, oui !). On n’aurait peut-être été déçus du peu de choc culturel si on ne revenait pas d’Inde (même si la ville est vraiment très chouette), mais là on apprécie .

Port de Valparaiso

Port de Valparaiso

Une mamie peinte présente à plusieurs endroits de la ville

Une mamie peinte présente à plusieurs endroits de la ville

Un des fameux funiculaires de Valparaiso

Un des fameux funiculaires de Valparaiso

Valparaiso

 Aereos Hostel, 7,693 CLP la nuit en dortoir de 6 avec petit déjeuner (environ 11,8€), sympa, propre, un peu mieux située pour visiter que celle de la veille, hyper familial, un endroit pas fait pour l’argent et où on se sent à l’aise. Cuisine et vue moins stylée que la veille. On recommande aussi (uniquement si vous n’avez rien contre les chiens et les chats).

 Pour acheter des billets de bus, soit il faut se rendre dans un terminal de bus, soit on peut les acheter en ligne (https://www.recorrido.cl/es).

Une bouteille de vin pas trop mal en supermarché : 2000 CLP (environ 3€)
Un empanada : 1200 CLP (environ 1,90€)

Camping sauvage dans l'aéroport

Camping sauvage dans l’aéroport

Nous nous réveillons vers 8h après 5h de sommeil salvatrices dans l’aéroport de Santiago du Chili. C’est l’heure de prendre un bus pour Valparaiso. Nous rejoignons le terminal de bus, achetons nos billets et vingt minutes plus tard, nous sommes en route vers Valparaiso, dans un bus tout confort (avec Wi-Fi et mucho place pour les jambes !), ce qui tranche avec l’Asie. Nous arriverons 1h30 plus tard et ferons donc notre première balade en Amérique du Sud pour nous rendre à notre auberge. Nous longerons la mer, puis comprendrons pourquoi Valparaiso est jonchée de funiculaires partout lorsque nous monterons pendant une grosse, très grosse demi-heure une colline pour arriver (enfin) à notre auberge. Nous serons super bien accueillis en arrivant (ce qui était top, parce qu’on en avait franchement plein les pattes) et passerons le reste de la journée sans bouger de l’auberge, à regarder la vue magnifique sur le port de Valparaiso depuis la salle commune. Et nous dormirons… beaucoup… tôt… (oui bah à 18h, il était 2h du matin, on avait le droit de se coucher…).
Première impression : ça tranche franchement avec l’Inde. C’est propre, c’est calme, les conducteurs s’arrêtent pour laisser passer les piétons… Ca ressemble plus à chez nous. Et au niveau des prix… Là où en Inde, on pouvait dormir dans une chambre double pour 5 euros à deux, ici, on dormira en dortoir pour 11 euros chacun… On monte en gamme ^^. Par contre, le cadre de vie a l’air vraiment meilleur. On a envie d’aller se balader dans la ville (enfin, demain quand on aura récupéré).

Vue de la meilleure auberge depuis le début du voyage

Vue de la meilleure auberge depuis le début du voyage

Santiago, Valparaiso

Costa Azul B&B, 7,052 CLP la nuit en dortoir de 5 sans petit dej (environ 10,9€), la maison est franchement superbe, c’est presque du homestay avec un couple hyper sympa, la cuisine est top, l’espace commun a une vue magnifique sur le port de Valparaiso (et un petit déjeuner à 2900 CLP extrêmement bon). On recommande fortement !

Il est hyper facile de prendre un bus pour Valparaiso depuis Santiago : les billets et le bus se prennent à la station Parajitos. Un bus permet de s’y rendre pour 1700 CLP depuis l’aéroport.
Pour retirer des sous au Chili, il faut sélectionner (après avoir entré son code) « cartes étrangères » sur les distributeurs et il y a des frais (importants) qui s’appliquent pour chaque retrait (à l’aéroport c’était un frais fixe 5000 CLP (environ 7€) pour un retrait de maximum 200 000 (298€)).

Une nuit en dortoir dans Valparaiso : 7052 CLP (environ 10,9€)
Bus aéroport SCL – Terminal Pajaritos : 1700 CLP (environ 2,7€)
Bus Pullman Santiago – Valparaiso (1h30) : 4500 CLP (environ 7€)

C'est parti pour un looong trajet

C’est parti pour un looong trajet

Dans la nuit du 8 au 9 février, c’est le grand départ de l’Asie. Nous prenons l’avion à 4h du matin pour deux longs jours de transport. Un premier vol pour Doha (3h40), un deuxième pour Sao Paulo (15h45), un troisième pour Santiago du Chili (3h10), puis nous finirons par un bus pour Valparaiso. Nous nous offrons un taxi jusqu’à l’aéroport (550 roupies pour une quinzaine de kilomètres, environ 8€), dépensons nos dernières roupies dans un énorme paquet de M&M’s (10 balles quand même ! C’est presque du gâchis !) et c’est parti pour ces trois vols dans lesquels nous apprécierons le confort de Qatar Airways (on n’aura jamais regardé autant de films que dans le vol de quinze heure dans lequel nous n’avons quasi pas dormi… c’était la journée en Inde), et sa vidéo de consigne de sécurité jouée par l’équipe de foot de Barcelone.

Ca c'est de la sensibilisation !

Ils ont de l’humour ces Qatari 😉

Ca c'est de la sensibilisation !

Ca c’est de la sensibilisation !

Nous atterrissons à Santiago de Cuba vers 2 heures du matin le 10 février, après 30 heures de trajet. Nous passerons l’immigration tellement facilement qu’on aurait presque l’impression d’être en Europe (un coup de tampon sur le passeport et c’est parti), la douane un peu moins facilement mais pas trop difficilement quand même (interdiction d’importer des produits issus de végétaux ou d’animaux, on a dû passer le comté de maman en douce mais on l’a sauvé ;)). Nous nous trouverons ensuite un petit coin un peu isolé derrière un ascenseur pour finir la nuit (il est environ 3 heures du matin après tout ça) avant de partir le lendemain matin pour Valparaiso.

Mumbai, Doha, Sao Paulo

Aéroport de Santiago du Chili

L’entrée au Chili se fait super facilement. On avait lu sur Internet (en particulier sur le site diplomatie.gouv) qu’il fallait un billet de sortie du Chili, mais on ne nous a absolument rien demandé. Mais rien du tout !
A l’entrée au Chili, on vous donne un ticket qui ne paie pas de mine mais qui est super important ! Ne surtout pas le perdre ! Il permet notamment de ne pas payer les 19% de taxes en plus dans tous les hôtels dans lesquels vous allez rester…

Taxi de Mumbai Sud jusqu’à l’aéroport International Chhatrapati Shivaji de nuit (23h30) : 550 roupies (environ 8€)
Timbre pour carte postale (photo imprimée légère) pour l’Europe : 15 roupies (environ 0,20€)

Une dernière journée à Mumbai qui commence par une entrée dans la trentaine… dur ! Nous profitons du petit déjeuner de l’hôtel avant d’émigrer vers l’hôtel de mes parents et d’y poser nos sacs pour la journée : ça nous vaudra quelques échanges surprenants avec le réceptionniste.

  • Nous : « Quel est le code d’accès au réseau WiFi 2 parce qu’on ne capte pas le réseau WiFi 1 dans la chambre ? »
  • Réceptionniste : « C’est ABCDEFGH »
  • Nous : « Non, ça c’est pour WiFi 1, on a essayé le même pour WiFi 2 et ça ne marche pas »
  • Réceptionniste : « Vous avez essayé d’aller dans le couloir ? »
  • Nous : « Oui, dans le couloir on capte bien WiFi 1 et ça fonctionne mais on voudrait se connecter à WiFi 2 dans la chambre ! »
  • Réceptionniste : « Ah essayez 012345678 »
  • Nous : « Oui, on a essayé et ça ne fonctionne pas ! »
  • Réceptionniste : « Vous avez essayé depuis le couloir ? »
  • Nous (le ton commençait un peu à monter… on voulait juste accéder à Internet…) : « On ne veut pas accéder à Internet depuis le couloir, on en a besoin dans la chambre !! »
  • Entre nous : bon, je te laisse, je file avec mes parents et tu regardes avec lui comment tu peux faire pour récupérer l’accès à Internet…

Au bout du compte, on finira tout de même par récupérer la bonne clé (mot de passe) pour aller sur Internet mais ce fut long.

Hôtel Taj et India Gate depuis la baie

Hôtel Taj et India Gate depuis la baie

Pour la journée, Carole restera à l’hôtel pour ne pas tenter le diable avant de prendre l’avion et de mon côté, visite des grottes de l’éléphant (Elephanta Caves) avec les ailleux.

Pour s’y rendre une seule option, le bateau. Il se prend à Gateway of India où deux types de bateau s’y rendent : le « deluxe » (280 INR A/R) et le « economic » (245 INR A/R). Le temps de trajet est le même mais l’un est bruyant et utilisé uniquement par les Indiens alors que l’autre est plus gros et emprunté principalement par des touristes étrangers. C’est donc un voyage en economic qui nous attend… pas mécontents d’arriver après une heure et quinze minutes les oreilles collées au moteur !

Une fois sur l’île, il est possible de prendre un petit train (10 INR pour parcourir 500 mètres) : grossomodo il est aussi rapide de se déplacer à pied. Puis, rapidement vient la taxe d’entrée sur l’île (10 INR par personne, 1 INR pour les étudiants indiens… quel est l’intérêt…). Elle sera suivie d’une centaine de marches à gravir avant d’atteindre l’entrée du site : l’occasion de repérer « l’échoppe à bières fraiches » de l’île au milieu des souvenirs de toutes sortes.

Elephanta Caves

Elephanta Caves

Après s’être acquités de 500 INR de ticket d’entrée sur le site, nous avons accès à cinq grottes, chacune d’entre elles contient des statues scultées dans la roche. Elles représentent des divinités et sont malheureusement souvent en mauvais état. La première grotte est celle qui contient le plus de statues en bon état : les autres étant d’un intérêt limité. Pas forcément très impréssionnantes (merci aux frais d’entrée d’aider à la non-conservation du site…) si ce n’est que l’on se demande toujours comment sont batis de tels édifices !

Le chemin du retour sera l’occasion (cf. : première phrase de cet article) de tester la bière fraiche repérée plus tôt puis de reprendre le bateau vers la terre ferme, cette fois-ci en deluxe. Être touriste étranger offre l’avantage qu’on ne demande que rarement le ticket retour à l’entrée de ce bateau ;- )) Bonus, pour 10 INR par personne, il est possible d’accéder au pont supérieur du bateau qui offre une meilleure vue lors de la traversée mais surtout des sièges libres si tous ceux du pont inférieur sont occupés.

De retour à l’hôtel, un ti’punch de la trentaine pour tout le monde (merci aux parents bienveillants de ne pas oublier les bonnes choses) avant de filer au restaurant (option facile : on prend le même que la veille et on recommence).

Ce qui nous laissera le temps de refaire nos sacs, de faire une petite séance d’ « au revoir » et de négocier un taxi pour l’aéroport… bye bye India… and see you soon!

Mumbai

Avions

Pour payer un peu moins cher le trajet jusqu’à l’île d’Elefanta Caves, ne pas hésiter à demander le bateau economic

Elefanta caves : 245 (bateau) + 10 (droits d’entrée sur l’île) + 500 (ticket d’entrée dans les grottes), soit 755 roupies (environ 10,80€)
Taxi pour deux pour l’aéroport de nuit depuis Colaba : 550 roupies (environ 7,85€)

Dabbawala

Dabbawala

Pour cette dernière journée complète à Mumbai pour la mère de Carole, nous irons retrouver mes parents à 10H30 à la gare de Churchgate. Le premier objectif de la journée est de découvrir la « cérémonie » des Dabbawala : une leçon d’organisation à ciel ouvert. A Mumbai, un système de livraison de repas permet à 200 000 travailleurs de manger de bons petits plats (probablement préparés par madame le matin). Un système minutieux qui implique de récupérer l’ensemble des paniers repas pour ensuite les transporter (à pied, en vélo…) jusqu’aux papilles finales. En quelques points névralgiques de la ville, tout ce joyeux petit monde s’organise : tous les porteurs se regroupent apportant des repas récupérés un peu partout et apportés par le train. Ils font ensuite de nombreux tas de paniers repas en fonction de la destination de ceux-ci et récupèrent ceux allant dans une même zone géographique pour les y livrer.

Pièce de théâtre en plein air durant le Dabbawala

Pièce de théâtre en plein air durant le Dabbawala

La théorie veut que des chercheurs d’universités prestigieuses (le MIT notamment) aient étudié le fonctionnement d’un système permettant d’alimenter autant de personnes alors qu’aucune organisation ne semble en place. Dans les faits, quelques centaines de paniers ont défilé devant nous : pas vraiment à la hauteur de nos attentes…

On filera par la suite au palais de justice de la ville (high court) : il est possible d’entrer à l’intérieur (sans appareil photo mais avec téléphone même si dans les faits, il n’est pas très difficile de contourner les contrôles de sécurité). Nous avons pu assister à quelques bouts de procès, pas transcendant comme expérience. En étant dans le coin, c’est tout de même sympa de voir l’influence britanique sur l’architecture de ce bâtiment.

C’est après un déjeuner tranquille que nous formerons deux groupes : Carole et sa mère retournent à l’hôtel pour reprendre des forces (et ne pas trop s’éloigner des toilettes) pendant que nous partirons explorer le reste de la ville avec mes parents.

La première étape de l’après-midi se fera dans le quartier des laveurs : Dhobi Ghat. Assez impressionant vu de dessus, celà devient plus intéressant lorsque l’on s’y promène.

Dhobi Ghat

Dhobi Ghat

Une fois passé les éventuels faux-vendeurs de tickets d’entrée, on découvre des bassins à n’en plus finir où trempent des jeans, des chemises, des draps, etc. Plus loin, des hommes et des femmes frottent du linge, l’essorent, l’étendent. C’est tout un quartier qui est au service de différents établissements hôteliers et de restauration (notamment) : rendre du linge propre et sec, c’est toute une philosophie de vie.

Après avoir caressé un ou deux chèvres et repris quelques forces avec un jus de canne à sucre (15 INR le très grand verre incluant une leçon d’hindi pour apprendre à compter jusqu’à 100), nous filerons vers le temple Mahalakshmi Mandir.

Sans y pénétrer, c’était sans intérêt : on voit assez peu le temple depuis l’extérieur et l’animation promise par les guides touristiques n’était pas au rendez-vous.

Banganga Tank

Banganga Tank

La suite se déroulera quelques kilomètres plus loin, autour de Banganga Tank. Un réservoir d’eau au centre d’un bidon ville. Dit comme ça, ça ne fait pas se lever les foules mais ce sera pour ma part la perle cachée de Mumbai. Entrer dans un bidon ville peut vite devenir une situation inconfortable aussi bien pour le touriste que pour ses habitants : chacun s’observant… aucun n’ayant envie ou n’osant aller vers l’autre… Un sentiment qui vient du clash des niveaux de vie mais aussi de la manière dont on accède à ce lieu. Aujourd’hui, il est possible de faire des excursions, dans un « bidon ville Disneyland » où les cars de touristes défilent appareil photo et téléphone à la main : drôle de monde dans lequel nous vivons.

Ici, rien de tout ça. On se trouve dans un quartier à taille humaine. La misère y est présente mais c’est à trois que nous nous y rendons sans prétention. Nous découvrons une étendue d’eau (sale comme souvent en Inde) qui sert de point de repère et autour quelques batisses, peut-être une centaine de vélos et… surprise des baignoires à l’air libre. C’est une version mignature du quartier des laveurs qui se retrouve ici. Tout y est : lavoirs (baignoires), essoreuses, zone de séchage mais en plus rustique qu’au quartier des laveurs. Les gens ici échangent des salutations avec nous, voir nous demande d’où nous venons avant de reprendre le cours de le vie. Les quelques sourires échangés permettent de se sentir à l’aise même en sachant le niveau de vie qui nous sépare. Nous tentrons d’aller dans les alentours avant d’être happés par ce qui ne sont plus des ruelles mais des espaces réduits entre chaque habitation, juste la largeur d’un homme. Un homme nous invite à le suivre pour aller plus loin et rejoindre la mer, on passera par ce qui semble plus être les couloirs des habitations (mais ouverts à tous) qu’un accès à l’océan. Le temps de prendre quelques photos de la mer et de papoter avec l’homme qui nous a conduit puis nous repartirons vers le centre de Mumbai.

Vue sur la mer depuis le bidon ville autour de Banganga Tank

Vue sur la mer depuis le bidon ville autour de Banganga Tank

Vélos du bidon ville autour de Banganga Tank

Vélos du bidon ville autour de Banganga Tank

Laveurs du bidon ville autour de Banganga Tank

Laveurs du bidon ville autour de Banganga Tank

Dernière étape de l’après-midi : trouver un masque en guise de souvenir pour mes parents. Pour celà, direction le bazar. Ce fut globalement un échec, nous reprenons non sans mal un taxi pour revenir à l’hôtel (le chauffeur aura une tête déconfite pendant la moitié du trajet après avoir pris une amende de 100 INR pour avoir grillé un feu).

Le dernier dîner de la mère de Carole se fera dans un restaurant chinois délicieux (et plutôt classe à la vue des standards indiens). Les quantités y sont astronomiques et les plats changent un peu des : « allu gobi », « malak paneer », etc. bref un moment  plaisant et une gastronomie rassurante pour les intestins récemment malmenés…

Mumbai

Strand Hotel (cadeau des parents)

Vue sur la mer depuis notre hôtel

Vue sur la mer depuis notre hôtel

Journée tranquille à Mumbai à profiter de la famille. Pendant qu’Alexis fait des kilomètres pour visiter la gare Chhatrapati Shivaji Terminus et ses environs avec ses parents, nous visitons un des uniques endroits complètement victime de la mondialisation dans ce pays (un centre commercial avec des marques bien connues chez nous, mais où H&M est plus cher que Zara…). Dans le taxi, nous traversons des quartiers beaucoup plus populaires et plus pauvres que le sud de Mumbai où nous dormons. On retrouve un peu de l’Inde qu’on a connu : du monde partout, de la saleté, des beaux immeubles noircis par la pollution.

Mumbai

Strand Hotel (cadeau des parents)

En heure de pointe, avec les embouteillages, les compteurs de taxi peuvent vite monter très haut (plus du double de la course en heure creuse).
A Mumbai, contrairement au reste de l’Inde, on peut payer par carte bancaire dans pas mal de commerces (pharmacies, restaurants, etc.)

Impression de photos (qualité moyenne) : 10 roupies (environ 0,15€)