Le rythme ne change pas, mais la journée est pour ma part plus variée que la précédente. Je commence la journée par contribuer à éplucher 25kg de kiwis (on était trois, ça nous a pris 2h…) pour faire de l’alcool de kiwi. William, le propriétaire de la ferme, apprenant que deux d’entre nous étaient fabriquant de vin, a voulu tester la réalisation d’alcool de kiwi et d’alcool de riz. Puis je poursuis avec une heure de désherbage d’un champ immense plein de ronces (dont certaines faisant à peu près ma taille).

L’après-midi, c’est préparation de costumes et décorations d’halloween. Ateliers peinture de masques, de petites sculptures, etc. Ca faisait des années que je n’avais pas fait de peinture !
Pendant qu’Alexis continuera la répartition de l’engrais dans les champs.

Découpe du surcre pour le petit déjeuner

Découpe du surcre pour le petit déjeuner

Nous comprenons peu à peu comment la ferme fonctionne. En tout, il y a une grosse dizaine personnes travaillant dans la ferme : William et Sara qui gèrent la ferme, Lucas qui aide à superviser un peu le tout et accueille les volontaires (ce sont les trois seuls chinois à parler anglais), une boulangère, une vendeuse dans la petite boutique à l’entrée, une fille s’occupant de la teinturerie (et peut-être de la poterie ?), deux ou trois bonhommes s’occupant des animaux et des champs, une cuisinière… En plus de cela, il y a les volontaires (11 quand nous sommes arrivés, ce qui était le maximum que William ait connu jusque là). Il y a pas mal de champs, puis une grande serre (la Green House) qui fonctionne (seulement en partie) grâce à l’aquaponie et des animaux (poules, oies, porcs et vaches).

La ferme n’est pas une ferme industrielle et n’est pas destinée à produire des fruits et légumes en masse afin de les vendre. Du coup, ça ne tourne pas juste à la production de fruits et légumes (qui servent en grande partie à nous nourrir nous, ce qui était vraiment top pendant ces 8 jours :)). Le week-end, ils font venir des enfants qui font des activités toute la journée : jeux en plein air, fabrication de biscuits (avec une boulangère qui anime), ateliers de teinture et de poterie (avec là aussi une spécialiste qui anime). Même avec cela et vu le nombre d’employés, on se demande quand même comment la ferme tourne.

Et le week-end prochain : c’est Halloween ! William, apprenant que l’un d’entre nous est costumier, lui a demandé s’il pouvait réaliser des costumes et décorations d’Halloween. Et au fur et à mesure de la semaine, c’est tout le monde qui se mettra à contribuer à la préparation de ce week-end un peu spécial. Plus tard, William apprenant que l’un d’entre nous est cuisinier, lui demandera s’il peut cuisiner des spécialités françaises pour le diner du samedi soir. William et Sara sont hyper curieux de tout, ravis de bénéficier de l’expérience de chacun, prêts à tester un peu tout si on leur propose. Nous sommes vraiment libres de nos activités et dans une ambiance très zen, c’est hyper appréciable. Travailler dans le calme, sans stress, sans avoir peur de ne pas finir ou de faire mal les choses est tellement agréable. Ça fait se poser des questions sur l’état d’esprit que nous avons au travail en France…

Atelier fabrication d'un régulateur thermique, pour optimiser la fermentation du vin*

Atelier fabrication d’un régulateur thermique, pour optimiser la fermentation du vin*

Nous finissons la journée de la même manière que les deux jours précédents à jouer aux cartes, mais avec un peu plus de bières. Certains (on se demande bien qui…) finiront la soirée vers 3h du matin (et auront une journée difficile le lendemain…).

On ouvre les festivités

On ouvre les festivités

 

*Optimiser la fermatation d’un alcool en quelques étapes :

  • Creuser une cave pour stocker l’alcool à une température stable.
  • Récupérer un Arduino (circuit électronique programmable) et une sonde thermique.
  • Mettre un ancien pilote de l’aviation chinoise (William) sur le coup.
  • Programmer l’Arduino pour alimenter en courant une prise électrique si la température descend en dessous des 23°C.
  • Brancher un petit radiateur électrique sur le dispositif.

Chengdu, Longxing (Sichuan)

Workaway, Fanpu farm

Notre festin du midi, un repas typique de Fanpu (ou encore la dèche de photos...)<

Notre festin du midi, un repas typique de Fanpu (ou encore la dèche de photos…)

 Nous découvrons le rythme quotidien de la ferme aujourd’hui :
  • 8h : Petit déjeuner.
  • 9h – 12h : Travail dans la ferme.
  • 12h : Déjeuner.
  • 13h – 15h : Repos/Sieste.
  • 15h – 18h : Travail dans la ferme.
  • 18h : Diner.

Le matin, nous ne savons pas trop ce qui nous attendra. Nous commençons par désherber pendant une heure puis passerons le reste de la journée à répandre de l’engrais dans les champs pour y faire pousser du blé. Tout ça dans une ambiance hyper détendue. Nous apprenons à connaître nos camarades volontaires, ce qu’ils font dans la vie, comment ils voyagent (il y a uniquement des voyageurs longue durée, ce qui semble logique mais pourquoi ne pas recommencer lorsque nous retravaillerons ? On se posera la question), comment ils ont atterri ici. Ce qui est vraiment intéressant avec ce voyage c’est qu’on rencontre des gens de tout horizon que l’on n’aurait jamais pu rencontrer avec notre routine en France : des Américains voyageant depuis quatre mois de fermes en fermes pour ensuite avoir la leur aux Etats-Unis, des Anglais fabriquant de vin, des Français travaillant dans tout autre domaines : art du spectacle, métiers sociaux, cuisinier, une Américaine ayant enseigné 6 mois l’Anglais à Shanghai…
* Nous avons découvert ce qu’était l’aquaponie en allant en dans cette ferme. L’aquaponie associe une culture de végétaux et élevage de poissons. Les déjections des poissons qui servent d’engrais pour le végétal cultivé et l’eau « nettoyée » par les plantes est ré-injectée dans les bacs à poisson.

Bassin aquaponique

Bassin aquaponique

Chengdu, Longxing (Sichuan)

Workaway, Fanpu farm

Notre festin du soir (ou la dèche de photos...)

Notre festin du soir (ou la dèche de photos…)

Nous arrivons vers midi à Chengdu et nous rendons directement à la gare de bus pour rejoindre notre workaway et y passer les dix prochains jours. Workaway est une plateforme en ligne permettant à des structures ou individus de chaque pays dans le monde de demander de l’aide sur certaines activités en échange d’un toit et du couvert pendant la durée du séjour. Des exemples de workaway en Chine : travailler dans une auberge de jeunesse, donner des cours de langue (le plus souvent d’anglais), construire un temple, travailler dans une ferme. C’est la première fois que nous nous faisons l’expérience. Il y a plusieurs plateformes qui proposent ce genre de choses, notamment wwoofing, qui elle est focalisé sur les activités de la ferme et de l’agriculture. Nous avons pu regarder les offres à la fois sur wwoofing et workaway et avons finalement trouvé une offre qui nous intéressait sur workaway et nous y sommes inscrit (le site Internet est beaucoup plus ergonomique aussi…).

Nous trouvons le terminal de bus, achetons nos billets pour Longxing. Il est 14h, et il y a deux bus par jour : un à 7h10 le matin et l’autre à 19h10. Nous avons donc l’après-midi à tuer… Ne voulant pas aller jusqu’au centre de Chengdu avec nos gros sacs, nous passons l’après-midi à profiter de l’Internet du terminal de bus (et puis nous étions en retard sur le livrable de justification de nos défis donnés par nos collègues avant notre départ donc nous en avons profité pour faire quelques slides ;)). A 18h15, une employée de la gare de bus vient vers nous en panique et nous demande nos billets. Elle nous dit qu’il faut nous dépêcher car le bus va partir. Un de ses collègues vient l’aider à nous dire de ranger nos affaires et d’aller dans le bus. On nous met dans le bus, qui est vide… Deux filles finissent par monter dedans 5 minutes plus tard et le bus part à 18h30, soit 40 minutes avant l’heure de départ officielle du bus. Nous n’avons rien compris…*

Nous arrivons à Longxing vers 19h. Nous décidons de diner avant d’arriver ne sachant pas vraiment comment notre arrivée va se passer. Nous rentrons dans le premier resto que nous voyons un peu rempli. Les gens nous dévisagent… Nous tentons de comprendre ce que nous allons manger, montrons une photo de patates sautées, la serveuse essaie de nous expliquer quelque chose que nous ne comprenons pas. Quinze minutes plus tard, la serveuse arrive avec un énorme plat en sauce d’oie et pommes de terre. Ah, elle a dû nous dire que le plat était énorme… Nous dégustons ce très bon plat (en nous disant qu’il va nous couter une blinde…). En fin de repas, le cuisinier vient nous voir pour nous demander si nous avons apprécié le plat et s’il peut prendre une photo avec nous (on sera les guest stars affichées sur les murs du resto dans les prochains jours ;)). Nous discutons un peu par traducteur interposé, payons nos 74 RMB de plat (environ 10€, c’est pas hyper cher en soit mais pour ici et pour notre budget, c’est quand même beaucoup). Nous demandons où est la ferme Fanpu où nous devons aller, supposée être à 15 minutes de marche. Il fait nuit, c’est pas gagné. Le cuisinier nous explique comment y aller, nous commençons à partir mais il nous propose de nous déposer ! Et gratuitement en plus, par pure gentillesse. Nous arrivons 10 minutes plus tard devant la ferme. Franchement, on n’aurait jamais trouvé sans lui et notre chatsim ne marchant plus depuis que nous sommes arrivés à Chengdu, nous n’aurions pas pu contacter le gérant de la ferme. Finalement, le repas de fête n’aura pas été inutile !

Nous sommes enfin arrivés, après 24h de trajet. Nous entrons dans la ferme et nous découvrons dix autres volontaires déjà présents dans la ferme (trois américains, deux anglais, trois français, une suissesse et une chinoise) en train de faire une soirée pizza (et nous avons déjà mangé…). Nous passons la soirée à jouer aux cartes, nous avons un peu l’impression d’être en colo mais l’ambiance est vraiment cool !

* Nous apprendrons en fin de journée qu’en fait, 7h10 et 19h10 étaient les horaires du premier et du dernier bus… Nous avons attendu 5h pour rien 😉

Chengdu, Longxing (Sichuan)

Workaway, Fanpu farm

« Plat de fête » dans un resto de rue : 74 RMB (riz inclus, environ 10€)

Les tours dans lesquelles nous CouchSurfions

Les tours dans lesquelles nous CouchSurfions

Un dimanche à rien faire, comme à la maison. Le temps est toujours tout pourri, on ne regrette pas notre demi gueule de bois. Nous passons l’après-midi à regarder ce que nous allons faire après Chengdu. Nous aurons un peu plus de deux semaines avant que notre visa expire. Nous hésitons entre aller voir un Tibetan sky burial (enterrement de moine tibétain très typique qui apparemment vaut vraiment le détour pour l’expérience) dans le Sertar, mais ça fait 24h de bus aller, 24h retour, pour rester un à deux jours là-bas donc à voir… ; faire Chengdu-Shangri-La en plusieurs bus par le Tibet (il paraît que c’est très beau mais ça fait beaucoup de bus), faire un trek plus long (mais il faut trouver où et être sûr qu’on peut camper, l’entrée dans les parcs est assez chère…). Bref, on a pas mal de possibilités et en fin de journée, on a seulement décidé que nous ne prendrons pas un train mais un bus pour partir de Chengdu, donc nous n’avons pas besoin de planifier la suite dès maintenant. On procrastine.

Vers 17h, nous rejoignons la gare blindée de Xi’an, nous réussissons à faire passer notre bouteille de gaz dans le coupe-vent d’Alexis, et trouvons notre train (moins facile qu’à Beijing, la gare est vraiment grande à Xi’an). Nous nous asseyons dans notre train qui est plus neuf que le Beijing-Xi’an et donc un peu plus confortable. On monte en gamme ! Nous dormirons à peu près sur ces sièges toujours un peu raides et arriverons à Chengdu un peu moins courbaturés que la fois précédente. Avec en bonus par rapport à la dernière fois, les moments marrants où des chinois se mettent à crier au milieu du wagon pour vendre des choses (des rasoirs, des portes cartes), avec distribution d’échantillon et tout… Petit bémol, nous étions placés au début du wagon, les espaces entre les wagons étant fumeurs, nous sentions un peu la cigarette pendant le voyage.

Xi’an

Train de nuit Xi’an Chengdu (K879, 16h09) en hard seat, 112 RMB (environ 15,30€)

La table du mariage

La table du mariage

Aujourd’hui, nous allons au mariage de Damien, un collègue de Solucom (ne dites rien à Pascal ;)). Nous avons rendez-vous à partir de 11h30 au Sud de Xi’an. Nous sommes plein Ouest, nous avons donc à peu près un quart de la ville à parcourir, sans passer par le centre. Nous prévoyons 1h30 pour y aller en nous disant que c’est exactement le temps que nous mettrons. Nous partons avec 15 minutes de retard, nous galérons 30 minutes à trouver l’arrêt de bus sous la pluie (certains n’ont pas les numéros des bus indiqués…), nous pensons enfin le trouver et attendons le bus. Il est 11h, nous sommes bien au bon arrêt, nous montons dans le bus allant directement juste au pied de l’hôtel où se déroule le mariage. Le trafic est dense. Le bus avance leeeentement. Mais vraiment leeeentement… Nous restons 1h30 dans le bus avant d’arriver à destination. Encore plus que d’habitude nous nous prenons en pleine face la dimension des villes chinoises ! Bah oui, 8 millions d’habitants, ça fait qu’un quart de la ville, en comptant le trafic, ça ne se fait pas en 30 minutes… C’est exactement la même chose qu’à pied : un pâté de maison, ça se fait en 15 minutes, pas 5 minutes (donc 3 pâtés de maison, en 45 minutes pas en 15…). Il est 12h15, il pleut toujours. Nous trouvons l’hôtel.

Nous arrivons à 12h30, nous venons de louper la cérémonie… (nous sommes trop nuls…).

Nous arrivons pour le début du repas. La salle est composée de 20 tables rondes de 10 personnes. Nous sommes à la table la plus proche de la scène, avec les parents des mariés, des amis de Damien et des collègues aux parents de la mariée. La table francophone. Les mariés n’ont pas de table attribuée. Ils ne mangent pas, ils vont trinquer avec chacune des tables pendant tout le repas (ça fait au moins 20 shots pour faire l’ensemble de la salle, autant dire que sans tricher en mettant de l’eau dans son verre, on ne finit pas très bien…).
Salle du mariage

Salle du mariage

Pendant que les mariés font le tour des tables, les invités savourent le repas. Les plats sont déposés sur une grande plaque en verre tournante (sous le même système que nos plateaux à fromage) au milieu de la table, et chacun se sert en tournant la plaque pour attraper ce qu’il souhaite manger. Les plats arrivent les uns après les autres, très rapidement. Les Chinois font le tour des tables les unes après les autres pour trinquer avec tout le monde au baijiu (alcool de sorgho, pas mal, on a préféré à l’alcool de riz). Nous n’échappons pas à la règle.

Nous avons été longuement briefés par Devidyale et Brandon : « Il y a deux règles :
1) Si on vous demande de trinquer, vous devez trinquer. C’est vraiment très mal poli de refuser.
2) Si vous ne trichez pas, vous ne gagnez pas (devise chinoise). Feignez que vous buvez. »
Du coup, on trinque à moitié, on privilégie le vin au baijiu, histoire d’être sûrs de tenir jusqu’à la fin du repas sans rouler par terre. Tout le monde ne boit pas, mais c’est binaire : soit tu annonces la règle dès le début et tu ne bois pas du repas, soit tu es obligé de boire lorsqu’on te le demande. Nous restons donc prudents.

Entre deux toasts, nous goutons les plats de cuisine chinoise qui arrivent les uns après les autres (salé et sucré confondus, il n’y a pas de notion de dessert). De (très) nombreux plats se succèdent, tous plus originaux et bons les uns que les autres ! Et ça fait plaisir de boire un peu de vin.

A 14h15, nous nous retournons (nous étions dos tourné au reste de la salle) : la majorité des personnes ont quitté la salle et le personnel est en train de débarrasser les tables ! Déjà ? Le repas a duré au maximum 2h ! Il faut savoir qu’en Chine, les repas de mariage se déroulent le midi et ne durent pas du tout aussi longtemps qu’en France. Rien à voir avec les heures et les heures de repas (et de débats politiques…) que nous avons chez nous ! Si on avait su, on n’aurait pas été aussi stressés de devoir trinquer avec tout le monde ;).
Nous finissons de manger tranquillement mais nous devenons libérer rapidement la seule table à être encore occupée. La durée du repas nous laisse vraiment sans voix, c’était vraiment une dévouverte pour nous.

Ensuite, c’est au tour des mariés et des organisateurs du mariage de manger (enfin). Nous les attendons histoire de pouvoir discuter un peu avec Damien que nous avons à peine vu.

A 16h, nous quittons les lieux. Il pleut toujours. Une des personnes de notre table nous raccompagnera jusqu’à chez Devidyale et Brandon, trop gentil !

Dîner typique de Xi'an

Dîner typique de Xi’an

Il est 17h quand nous arrivons. Le temps de nous poser un petit peu et nous allons diner à côté de l’appartement, des spécialités de Xi’an : un burger chinois, des nouilles froides et une bouteille de Ice Peak, soda fabriqué dans le coin.

C’est samedi soir, nous sortons avec eux. Après un coup de taxi, nous faisons un premier bar, ouvert depuis une semaine, où nous buvons gratuitement un seau de whisky coca (littéralement…) et une bière. Visiblement, il est courant que les étrangers se voient offrir des boissons dans les bars, pour les faire venir. Ça donne du standing au bar et ça fait venir la haute classe chinoise… Après cela, nouveau taxi et nous allons dans un second bar (allez, c’est jour de fête, on vient de nous offrir deux boissons, je m’offre une vraie bière, une Chimay !!), avec une grande terrasse qui les jours de beau temps (ah oui, il pleut toujours…) doit être au top ! Puis un troisième bar (un club de jazz) puis un quatrième bar (un pub dansant), puis un dernier (petit bar avec billard). Nous aurions pu en faire six mais malheureusement le premier troisième était fermé… Nous en sommes à plus d’alcool en une soirée que dans le mois et demi du début de notre voyage ;). Et tant qu’on y est, on fait un saut au Salsa, boite de la ville où tous les étrangers vont à Xi’an ! Après ça, nous avons fait tous les bars de Xi’an où nous pouvons rencontrer des gens avec qui nous pouvons avoir une conversation (dixit Devidyale et Brandon). D’ailleurs, nos hôtes connaissent les gérants et des gens dans chacun des bars que nous avons faits. Nous rentrons à 5h du matin. Merci Devidyale et Brandon pour cette découverte de la vie nocturne de Xi’an !

Samedi soir !

Samedi soir !

On ne peut pas passer à Xi’an sans aller voir l’attraction du coin, l’armée de soldats en terre cuite de l’empereur Qin. C’est cher, c’est loin, mais il faut le faire, donc nous y allons.

Le musée est organisé en quatre fosses, avec des vestiges de cette armée de statues gigantesque. Le site est impressionnant par ses proportions par rapport à l’objectif de la construction : protéger l’empereur après sa mort, sans aucun objectif d’être exposé ! Les statues sont grandes (taille humaine), nombreuses, organisées de manière complètement symétrique comme une vraie armée. C’est un site historique incroyable. Après, nous sommes ne sommes pas aussi impressionnés que ça par le site et les statues elles-mêmes (on est plus nature, ça n’aide pas). Nous en ressortons contents de l’avoir fait, mais nous ne mettrons pas le site dans les must-do en Chine.

Mausolée de l'empereur Qing

Mausolée de l’empereur Qing

L'armée de soldats de l'empereur Qing

L’armée de soldats de l’empereur Qing

L'armée de chevaux de l'empereur Qing

L’armée de chevaux de l’empereur Qing

Nous rentrons tranquillement et apprécions une soirée tranquille à diner avec Brandon et Trinidad à en apprendre encore un peu plus sur la Chine et les Etats-Unis.

Xi’an

CouchSurfing

Visite du mausolée de l’empereur Qin (Terracotta Army) : 150 RMB (environ 20,50€)
Bus de ville pour le mausolée de l’empereur Qin (Terracotta Army) : 7 RMB (et donc la même chose pour le retour, environ 1€)

Xi'an Muslim District

Xi’an Muslim District

Pour notre deuxième jour à Xi’an, nous partons en centre-ville plein d’ambitions : rempart de la ville, quartier musulman, quartier des calligraphies et petite pagode de l’oie sauvage. Nous commençons par le quartier musulman, avec ses rues grouillantes de monde et de stands de nourriture en tout genre (notamment des brochettes de viande cuites au barbecue dans la rue). Nous goutons toute sorte de chose pour déjeuner : des beignets à la rose (en apéritif, on pensait que ce serait salé…), des brochettes de gâteau de riz (pas concluant), des espèces de patates sautées par l’aspect, beaucoup plus gluant dans les faits (on ne saura jamais vraiment ce que c’était, on nous a dit que c’était à base de farine de pomme de terre mais sans certitude), puis un Chinese burger (pain de riz avec viande hachée à l’intérieur).

Rues du Muslim District de Xi'an

Rues du Muslim District de Xi’an

Rues du Muslim District de Xi'an

Rues du Muslim District de Xi’an

Muslim district de Xi'an (pains)

Muslim district de Xi’an (pains)

Muslim district de Xi'an (feu)

Muslim district de Xi’an (feu)

Muslim district de Xi'an (temple)

Muslim district de Xi’an (temple)

Nous continuons avec le quartier des calligraphies, sympa aussi, un peu moins bondé, où nous nous arrêterons pour la première session rasage du voyage, dans la rue ! Après tout ça, il ne nous reste bien sûr plus de temps pour faire les remparts et la pagode. Nous rentrons pour faire nos crêpes à nos hôtes (un demi échec : la farine est un peu bizarre et la poêle non adaptée… nous aurons quelques crêpes un peu épaisses en dessert mais le plat de résistance se transforme en méga omelette ;)). Nous passons la soirée à discuter avec Devidyale, Brandon et leur fille Trinidad, en apprenons pas mal sur eux, sur la Chine, sur les Etats-Unis, etc. Cela fait deux ans que ces deux Américains habitent à Xi’an, lui est professeur en école internationale, elle en PhD et en train d’attendre sa license pour pouvoir également exercer en tant que professeur international. Dans 8 mois, ils iront tous deux travailler dans un autre pays (les contrats sur leurs postes sont de deux ans, avec une exception pour la Chine qui a des contrats de trois ans). Soirée bien sympa !

Un peu de street art

Un peu de street art

Xi’an

CouchSurfing

Rasage de rue : 10 RMB (environ 1,40€)

Bell Tower (Xi'an)

Bell Tower (Xi’an)

Nous arrivons à Xi’an à 8h, un peu crevés par notre nuit dans le train. La place devant la gare est déjà pleine de monde. Nous avons rendez-vous chez nos hôtes Couch Surfing à 11h.

Nous faisons un tour en ville en attendant, essayant de trouver un supermarché pour acheter de quoi faire à diner à nos hôtes un des quatre soir où nous y resterons, en vain… Nous ne trouvons que des supérettes où nous ne trouvons en particulier pas de farine… et peu de lait. Nous retenterons plus tard dans la journée.

Nous essayons également d’acheter nos billets de train pour nous rendre à Chengdu le dimanche qui suit où nous allons travailler dans une ferme une dizaine de jours. En vain également… Nous voulions un billet Xi’an South vers Chengdu, qui met 12h alors que le Xi’an tout court Chengdu met 16h15, mais la caissière n’a pas voulu nous le vendre… Nous ne savons pas s’il est possible ou non de vendre des billets depuis d’autres gares dans une gare précise… Nous retenterons également plus tard dans la journée.

Nous prenons un bus qui en une heure nous amène à destination. Nous découvrons un complexe d’une trentaine de tours de plus de trente étages chacune ! Ce complexe me rappelle un peu Singapour et ses complexes immense (surtout en hauteur). L’appartement est également assez grand, y compris notre chambre. Ça change du dortoir tout serré de Beijing, c’est grand luxe !

Après une douche salutaire, nous sortons manger la meilleure soupe de nouille depuis le début du voyage, avec des nouilles ne ressemblant pas à des spaghettis (ça existe !!), puis acheter nos billets de train (finalement, la gare Xi’an South semble un peu loin du centre, nous choisissons donc la facilité au temps et prenons des billets pour le train de nuit de 16h… en hard seat…), puis faire nos courses : la farine est en fait vendue en gros sacs de 2,5 kg minimum ! Ce qui explique pourquoi nous n’avons pas trouvé notre format 1 kg classique le matin… Nous réussissons finalement à en acheter en vrac dans un grand supermarché (Vanguard, chaine locale). Nous nous baladons un peu en ville mais sans plus (nous avons le temps de voir les deux ou trois attractions clé de la ville : Bell tower, Drum tower et le rempart, sympa notamment éclairés la nuit) et rentrons pour une soirée tranquille.

Et au passage, on dit bonjour à Steeve !

Et au passage, on dit bonjour à Steeve !
(Présent dans toutes les boutiques Apple du pays nous avons l’impression…)

Xi’an

CouchSurfing

Train de nuit Xi’an – Chengdu (K879, 16h), 112 RMB (environ 15,30€)

Rundeli market (#Valbuena)

Rundeli market (#Valbuena)

Nous nous baladons tranquillement autour des lacs au centre de Beijing pour notre dernière journée. Nous retournons au Rundeli market pour déjeuner où nous testons plein de petits trucs à manger issus des différentes échoppes de nourriture de chaque côté de la rue. Nous continuons avec le tour du lac Huhai puis nous dirigeons vers le Behai park, où nous étions allés le premier jour, mais de nuit. Surprise, lorsque nous arrivons, nous nous rendons compte qu’il faut payer 20 RMB pour rentrer (environ 2,70€). Nous comprendrons peu à peu qu’en Chine, il faut payer pour tout… même pour entrer dans un parc ! (Les pékinois eux, semblent pouvoir rentrer dans les parcs sans payer, l’entrée est seulement payante pour les touristes, chinois et autres).

Nous nous rendons ensuite à la gare de Beijing West pour prendre notre train pour Xi’an. Lorsque nous arrivons dans le hall du train (après le contrôle de sécurité et le contrôle du billet : il n’est pas possible de rentrer dans la gare sans billet), une heure avant le départ du train, le hall est bondé de gens, qui font déjà la queue pour notre train ! Nous nous mettons dans la file. La caisse ouvre trente minutes plus tard et là, c’est l’anarchie. Tout le monde avance de tous les côtés pour accéder au quai. Un nouveau contrôle des billets et hop, nous trouvons le quai et découvrons le train de nuit dans lequel nous allons rester 12h sur des sièges. Nous sommes dans un train « T », donc pas le train express (qui rejoint Xi’an en 5h), mais pas le plus lent non plus. Ce qu’il faut savoir c’est que la compagnie chinoise de train vend quatre types de billets : des soft sleeper (« couchettes molles », les plus chers), des hard sleepers (« couchettes dures », prix intermédiaire), des hard seats (« sièges durs », les moins chers, deux fois moins chers que les précédents), et des standing (« places debout », même prix que les précédents). Nous avons un hard seat mais n’avons aucune idée de combien de standing par train peuvent être vendus ! Nous nous dépêchons donc un peu pour être sûrs de récupérer nos sièges et surtout, de pouvoir mettre nos sacs quelque part. Nous arrivons à temps pour avoir encore de la place pour nos bagages pas trop loin de nous. Par rapport au dernier train de nuit que nous avons pris en Mongolie pour arriver à la frontière chinoise, nous avons des vrais sièges une personne (ce qui évite de se retrouver sur une banquette de trois à quatre, puis cinq, puis six, puis sept…) et il y a des personnes debout (bientôt allongées par terre) mais pas tant que ça. Les sièges sont un peu droit (peut-être un peu trop pour dormir si la personne d’en face ne nous permet pas de tendre nos jambes) et un peu durs, les personnes dans le train sont un peu bruyantes mais pas autant que dans le train mongol où tout le monde jouait aux cartes avec tout le monde. Le petit bonus des trains chinois : il y a de l’eau chaude en libre-service pour faire cuire ses noodles, faire du thé, etc. Nous réussirons quand même à dormir un peu (merci la fenêtre et la table !).

Salle d'attente, Gare de Beijing Ouest (il y a un peu de monde...)

Salle d’attente, Gare de Beijing Ouest (il y a un peu de monde…)

Beijing

Train de nuit Beijing / Xi’an (T231), 148,5 RMB (environ 20,30€)

Les chinois commencent à faire la queue pour les trains plus d’une heure avant le départ du train.
Dans les trains, il y a de l’eau chaude en libre-service, normalement potable (les chinois faisaient du thé avec).
Nous le découvrirons le lendemain matin, mais les bouteilles de gaz sont interdites dans les trains chinois (comme surement beaucoup d’objets interdits dans les avions).

Pour notre dernière journée complète à Beijing, nous allons visiter le Palais d’Eté, situé au Nord-Ouest de la ville. Il s’agit d’un grand parc essentiellement composé d’eau avec son immense lac intérieur. Nous nous acquittons des 30 RMB (soit environ 4€) d’entrée et décidons cette fois de ne pas acheter le billet complet permettant de visiter les monuments intérieurs. Nous nous baladons bien trois ou quatre heures dans cet immense parc, avec ses petits jardins, ses collines et points de vue sur la ville et sur le parc, ses grands ponts… Nous faisons le tour du lac au coucher du soleil (ce qui prend bien 1h30). Bien sûr, comme toute attraction pékinoise qui se respecte, les allées principales sont blindées de monde…

Summer Palace

Summer Palace

Summer Palace

Summer Palace

Summer Palace

Summer Palace

Summer Palace

Summer Palace

Nous retournons ensuite dans le centre avec plusieurs objectifs : voir le musée des arts et du spectacle de Beijing, demi sphère bordée d’un lac assez originale par sa structure, voir Tian’anmen de nuit (finalement, la place est fermée la nuit, nous n’observerons celle-ci que depuis le côté) et manger un canard laqué (un peu cher pour notre budget, mais il paraît que les canards laqués de Beijing sont les meilleurs et qu’il ne faut pas louper ça. En anglais, canard laqué se dit d’ailleurs « Pekin Duck »). Nous marchons 1h30 entre le métro et Tian’anmen, puis encore 45 minutes entre Tian’anmen et la première adresse repérée pour le canard laqué, que nous ne trouverons pas et donc encore 45 minutes entre cette adresse et l’autre adresse, que nous trouverons (ouf !). Il est 21h, mes jambes souffrent encore comme jamais… Nous choisissons notre plat (ce qui était a priori facile mais nous mettons un peu de temps à comprendre comment ça marche), quitte à payer cher, nous commandons aussi deux bières. Dix minutes plus tard, un serveur vient nous voir en nous disant que pour le canard laqué, il faut attendre une heure ! Il est 21h30, nous avons marché tout l’après-midi, nous avons faim… Malgré l’arrivée de nos bières pile à ce moment-là, et malgré avoir marché 1h30 pour manger ce foutu canard laqué, et avoir travaillé sur nous pour accepter de payer aussi cher (un demi-canard laqué, quantité qu’il faut pour deux, coûte environ 100 RMB soit environ 13,60€, plus les accompagnements à 50 RMB), nous renonçons…

Tien'anmen Square by night, le portrait de Mao

Tien’anmen Square by night, le portrait de Mao

Il commence à être tard pour manger à Beijing, nous rentrons dans le premier boui-boui que nous trouvons. Le gérant nous regarde, nous apporte une pancarte que nous pensions être le menu, disant quelque chose du genre : « Chers amis, notre cuisine est exclusivement à base d’abats de porc (reins, intestins, etc.). Nous n’avons que ça en cuisine. Merci de votre compréhension. ». Nous renonçons à nouveau ;). Nous trouverons finalement un autre boui-boui proche de l’auberge, trente minutes plus tard.

Beijing

Beijing Sunrise Youth Hostel Beihai Branch, trouvé sur booking, 45 RMB (environ 6,10€) la nuit dans un dortoir de 10 personnes via la réservation booking, 38 RMB (environ 5,20€) la même nuit en réservant directement dans l’auberge, sans petit déjeuner (chambre et salle de bain ok, cette auberge nous a un peu plus plu que la précédente).

Visite du Summer Palace (sans les monuments intérieurs) : 30 RMB (environ 4€)
Non dépensé mais, un canard laqué (entier) dans un resto recommandé sur le net : environ 200 RMB (environ 27,40€), suffit pour 3 ou 4 personnes, en prenant des accompagnements à côté

Nous commençons la journée par faire notre première vraie lessive du voyage ! L’auberge est pourvue de machines à laver et nous en profitons. Ce qui nous permettra de sentir un peu moins la vache après les 5 jours passés à la ferme en Mongolie… Ensuite, nous nous lançons dans une balade dans les hutongs (ensemble de petites ruelles composées d’anciennes maisons chinoises formant des petits « lotissements » à Pékin). Au final, en ayant déjà marché des heures et des heures dans Beijing, nous avons déjà visité les hutongs : ce sont les petites rues basses composées de larges maisons avec de grandes portes rouges qui composent le centre touristique de Beijing.

Les hutongs

Les hutongs

Les hutongs

Les hutongs

Pendant la balade, nous tombons sur une place avec plein de tables de jeu en pierre disposées sur toute la place, chacune avec son propre jeu gravé dans la table. Quand nous arrivons, la place est remplie de personnes en train de jouer aux dominos sur ces tables, et de personnes (des locaux) qui les regardent. Nous nous arrêtons pour les regarder jouer et essayer de comprendre les règles… mais ils jouent tellement vite que nous pensons avoir compris quelques règles sans certitude et n’avons pas bien compris l’objectif après une demi-heure de contemplation. Ce qui est sûr c’est qu’ils jouent de l’argent, souvent pas beaucoup (quelques RMB) mais toujours un peu !

Joueurs de dominos

Joueurs de dominos

En milieu d’après-midi, nous allons au Parc Jingshang, un parc situé juste au Nord de la Cité Interdite, avec une colline permettant d’admirer la Cité Interdite de dessus. Nous entrons, escaladons la colline, arrivés en haut (bien sûr nous ne sommes pas tous seuls)… admirons la cité interdite de dessus. Comme deux jours plus tôt, le bâtiment est vraiment impressionnant par sa taille et le nombre de petites cours qu’il contient ! Nous redescendons et nous promenons dans le parc. Comme partout dans Beijing, le parc est utilisé pour des activités en plein air. Nous passons beaucoup de temps à flâner et à écouter les chanteurs et violonistes, regarder les danseurs, dont certains ont un niveau impressionnant ! Nous sommes notamment bluffés par une chorale de femmes chantant ce qui a l’air d’être des opéras ou chansons traditionnelles chinoises, tellement puissant et beau à écouter !

Vue de la cité Interdite depuis le Jingshang park

Vue de la cité Interdite depuis le Jingshang park

Après ça, nous allons manger sur Ghost Street, une rue chinoise blindée de restaurant qui semblent ne jamais fermer. Nous mettons un peu de temps à trouver et lorsque nous y sommes… c’est Las Vegas ! La rue est vraiment blindée de restaurants, tous plus illuminés les uns que les autres, hyper kitch, et dont certains sont vraiment immenses. Nous visitons littéralement la rue. Il y a l’air d’avoir beaucoup de restaurants de fruits de mer et, après avoir faire intégralement les deux côtés de la rue, nous essayons d’en choisir un dont ça n’a pas l’air d’être la spécialité. C’est un échec. Nous mangerons pour beaucoup plus cher que d’habitude, un plat beaucoup moins bon que d’habitude et dont les quantités laissent à désirer (il faut dire que prendre des boulettes de viande dans un resto à fruits de mer n’est peut-être pas l’idéal). Au moins, nous aurons vu cette rue !

Ghost street

Ghost street

Beijing

Beijing Sunrise Youth Hostel Beihai Branch, trouvé sur booking, 45 RMB (environ 6,10€) la nuit dans un dortoir de 10 personnes via la réservation booking, 38 RMB (environ 5,20€) la même nuit en réservant directement dans l’auberge, sans petit déjeuner (chambre et salle de bain ok, cette auberge nous a un peu plus plu que la précédente).

Visite du Jingshang park : 60 RMB (environ 8,10€)
Lessive en auberge : 25 RMB (environ 3,40€)