Galerie du 798 Art District

Galerie du 798 Art District 

Aujourd’hui, nous allons au 798 Art District, un quartier d’anciennes usines désaffectées transformées en galeries d’art contemporain, au Nord Est de Beijing. Nous passons l’après-midi à nous balader dans les galeries et magasins de ce quartier assez… bobo. Nous trainons et ça fait du bien. Même si certaines galeries sont assez originales ou marrantes, nous resterons un peu sur notre faim, le quartier étant pas mal mais peut-être un peu trop conventionnel et gentillet, et les plus grandes galeries étant payantes (allant de 2 à 30 RMB environ, donc de 0,30€ à 4€). Depuis que nous sommes arrivés en Chine, il faut payer un peu pour tout : pour entrer dans des galeries, pour se balader dans un parc, etc. Nous ne ferons que ça de la journée (nous aurons encore marché bien cinq heures, après tout ça suffit !).

798 Art District

798 Art District

798 Art District

798 Art District

Beijing

Beijing Sunrise Youth Hostel Beihai Branch, trouvé sur booking, 45 RMB (environ 6,10€) la nuit dans un dortoir de 10 personnes via la réservation booking, 38 RMB (environ 5,20€) la même nuit en réservant directement dans l’auberge, sans petit déjeuner (chambre et salle de bain ok, cette auberge nous a un peu plus plu que la précédente).

Cité Interdite

Cité Interdite

Nous partons très tôt histoire d’être là à l’ouverture des billets à 8h30 pour la Cité Interdite, attraction numéro 1 de Pékin, et de ne pas trop attendre. Nous arrivons à 8h20, il y a déjà pas mal de monde qui attend le long des nombreuses caisses à l’entrée. A 8h30 pile, les caisses s’ouvrent. A 8h40 maximum, nous payons nos tickets d’entrée (60 RMB soit environ 8,10€). Nous commençons la visite. Nous passerons bien quatre ou cinq heures à déambuler dans cet immense palais (sans les deux ou trois attractions pour lesquelles il fallait encore payer pour entrer). Nous trouvons ça un peu moins beau que le Temple des Lamas de la veille mais nous sommes assez impressionnés par la taille, le nombre de petites cours, les jardins et le travail des arbres et des fleurs, les détails de chaque édifice de ce palais. Vers 13h, nous décidons de sortir.

Cité Interdite (à gauche... à droite...)

Cité Interdite (à gauche… à droite…)

Cité Interdite (à gauche... à droite...)

Cité Interdite (à gauche… à droite…)

Quarante-cinq minutes plus tard, nous y sommes enfin arrivés. Autour de la Cité Interdite et de Tian’anmen, c’est un peu compliqué de se déplacer à pied : toutes les rues indiquées sur les cartes ne sont pas accessibles, celles qui le sont ne le sont pas forcément dans les deux sens, etc. On peut vite passer une demi-heure à rejoindre un point qui normalement se trouve à trois minutes… Moi qui avait les jambes et les pieds en compotes à force de marcher ou de rester debout quasi dix heures par jours depuis quelques jours, cette sortie de la Cité Interdite a fini de m’achever… Nous mangeons proche de la Cité Interdite une soupe de nouille qui sera notre première déception culinaire (#RestaurantPourLesTouristes…) depuis notre arrivée en Chine et nous rendons à Tian’anmen. Parce qu’il faut y être allé. On ne peut rentrer ou sortir de la plus grande place du monde qu’à deux endroits, en passant des contrôles de sécurité. Nous sommes fouillés et nos sacs sont passés aux rayons X. Enfin nous… plutôt les Chinois. Alors que le Chinois devant moi devra ouvrir sa veste et mettra bien cinq minutes à passer le contrôle, nous passerons comme ça. Nous entrons sur la place. Elle est effectivement immense… Et tellement kitch par certains côtés, notamment avec son énorme pot de fleur trônant au milieu de la place, le gros portrait de Mao au milieu de l’entrée de la Cité Interdite, le spectacle eaux et lumières régulièrement joué devant la Cité Interdite.

Tian’anmen square

Tian’anmen square

Tian’anmen square

Tian’anmen square

Nous traversons la place, sortons de l’autre côté, allons prendre le métro (en vingt minutes alors qu’il était à deux minutes sans les interdictions de passage), prenons le métro, rentrons et… ne faisons plus rien à part ressortir pour manger à cinq minutes de l’auberge. Mes jambes m’en remercièrent…

Beijing

Beijing Sunrise Youth Hostel Beihai Branch, trouvé sur booking, 45 RMB (environ 6,10€) la nuit dans un dortoir de 10 personnes via la réservation booking, 38 RMB (environ 5,20€) la même nuit en réservant directement dans l’auberge, sans petit déjeuner (chambre et salle de bain ok, cette auberge nous a un peu plus plu que la précédente).

Les billets d’entrée pour la Cité Interdite ne peuvent s’acheter que sur place. En arrivant à l’ouverture (début octobre), on a peu attendu.
Redite de l’article mais c’est bon à savoir : Autour de la Cité Interdite et de Tian’anmen, c’est un peu compliqué de se déplacer à pied : toutes les rues indiquées sur les cartes ne sont pas accessibles, celles qui le sont ne le sont pas forcément dans les deux sens, etc. On peut vite passer une demi-heure à rejoindre un point qui normalement se trouve à trois minutes…
Pour beaucoup de choses en Chine, il faut le passeport : acheter des billets de train, acheter les tickets d’entrée pour certains musées, pour s’enregistrer dans les auberges, etc.

Visite de la Cité Interdite : 60 RMB (environ 8,10€)

Lama Temple

Lama Temple

Etant rentrés un peu tard du meeting Couch Surfing de la veille, nous renonçons à visiter la cité interdite aujourd’hui pour pouvoir nous lever un peu plus tard. Direction le Temple des Lamas, le plus grand temple bouddhiste tibétain de Beijing, en passant par le Rundeli / Sihuan Food Market (encore une bonne heure et demi de marche pour arriver au temple…).

Nous remontons la rue de l’auberge, goûtons notre première « jianbing », crêpes sur lesquelles on étale des œufs, fourrées avec une espèce de feuille croustillante et quelques herbes, pour le petit déjeuner : pas mal du tout ! Le Rundeli Food Market est un endroit que nous avons vraiment aimé : vivant, avec plein de nourriture inconnue, des petites échoppes où l’on voit les gens fabriquer leurs produits pour certains. Un endroit où flâner pour observer voire goûter les spécialités culinaires chinoises !

Fabrication de noodles

Fabrication de noodles

Nous arrivons finalement au Temple des Lamas vers 13h. Nous payons nos 25 RMB (environ 3,40€) par personne d’entrée et découvrons ce temple, vraiment joli avec toutes ses statues de Bouddha (dont une vraiment gigantesque) dans le dernier hall du temple. Nous y passons bien deux heures en prenant notre temps et sommes assez impressionnés. Nous apprécions la visite beaucoup plus que le Temple du Ciel de la veille. Ça restera notre attraction N°1 dans Beijing (la muraille étant définitivement hors classement).

Le grand Bouddha

Le grand Bouddha

Une fois la visite passée, nous nous mettons en route pour le (village de) magasin(s) où acheter de l’équipement de randonnée à Beijing. Ma frontale ne marche plus et je rajouterais bien un tee-shirt à ma garde-robe. Nous marchons encore une bonne heure et demi pour nous rendre au Sanfo Outdoor (le magasin où s’équiper à Beijing). Quand nous arrivons nous découvrons que c’est un peu l’équivalent du Vieux Campeur en France : il s’agit d’un village de magasins, présentant énormément de choix de produits de toutes les grandes marques outdoor. Bien sûr, comme le Vieux Campeur (même pire), c’est un peu cher… Nous faisons trois ou quatre boutiques avant de renoncer et de nous résigner à aller à Décathlon, qui est beaucoup plus loin mais qui au moins nous permettra d’acheter ce dont nous avons besoin à des prix abordables. Nous prenons le métro cette fois (mes jambes, et pas que, hurlent…). Quand nous arrivons dans le magasin, c’est comme à la maison (avec certains produits en plus genre le bonnet type péruvien en forme de lapin que nous n’avons pas chez nous…) ! Nous trouvons donc assez facilement et les prix sont effectivement abordables : une frontale à 99 RMB (environ 13,40€) et un tee-shirt Kalenji à 29 RMB (environ 4€) (oui parce que Quechua, début octobre, ne fait plus de tee-shirt manche courte en Chine, que des doudounes et des coupes vents…). Comme nous sommes dans le coin et que c’est juste à côté, nous ne pouvons nous empêcher d’aller faire un tour à Auchan juste après, pour voir… Le magasin est immense, avec quand même pas mal de produits chinois dans les rayons. Nous prenons quelques biscuits et deux canettes de bière à 1,5 RMB l’unité (environ 0,20€) (pas si horribles au final), mangeons dans le coin et reprenons le métro pour rentrer à l’auberge.

Beijing

Beijing Sunrise Youth Hostel Beihai Branch, trouvé sur booking, 45 RMB (environ 6,10€) la nuit dans un dortoir de 10 personnes via la réservation booking, 38 RMB (environ 5,20€) la même nuit en réservant directement dans l’auberge, sans petit déjeuner (chambre et salle de bain ok, cette auberge nous a un peu plus plu que la précédente).

Les magasins Sanfo Outdoor, réputés à Beijing pour ce qui est équipement outdoor, contiennent énormément de produits en tout genre de toutes les grandes marques ourdoor. Les produits sont aux mêmes prix voir plus chers qu’en France. Nous y allions pour acheter une frontale et et un tee-shirt tout simple, les prix étant beaucoup trop hauts pour nous, nous avons dû nous résoudre à prendre le métro pour aller chez Décathlon (une valeur sûre…). Chez Décathlon, les prix étaient un tout petit plus élevés que chez nous pour les mêmes produits (mais restaient abordable). Une autre alternative est d’acheter directement ces produits au marché à un meilleur prix… mais sans savoir combien de temps ils tiendront.

Visite du Temple du Lama : 25 RMB (environ 3,40€)

La grande muraille de Chine à Jingshanling (partie restaurée)

La grande muraille de Chine à Jingshanling (partie restaurée)

Nous nous réveillons vers 5h du matin, nous décollons vers 6h pour voir le lever du soleil depuis une tour plus haute de la muraille.

Notre campement dans la muraille

Notre campement dans la muraille

Nous attendrons bien une heure avec Kai, notre ami allemand rencontré la veille, en vain. Le soleil ne se lève pas, la brume est trop dense. Il bruine un peu d’ailleurs. Vers 7h30, nous nous continuons donc notre chemin vers la portion restaurée et plus touristique du mur (portion de Jingshanling). Nous descendons dans la vallée (il n’est pas possible de continuer par le mur à cet endroit-là) et remontons ensuite sur un autre versant. Vers 9h, nous rejoignons à nouveau le mur. Nous entrons, nous nous acquittons (après avoir hésiter) des 65 RMB (environ 8,80€) par personne (ça a bien augmenté depuis la veille !) et entrons sur la portion restaurée du mur. La fille de l’entrée nous dit que nous pouvons marcher environ trois heures avant de devoir sortir, la suite du mur étant fermée. Nous nous disons que, comme à chaque fois le temps est exagéré, nous marcherons environ une heure trente avant de devoir sortir et nous serons finalement surpris de sortir au bout de 2h45 !

Cette portion du mur est beaucoup moins sauvage (et il y a beaucoup plus de monde !) mais superbe également ! Nous sommes vraiment contents d’avoir vu les deux portions du murs (le prix valait le coup d’être payé). Nous en avons encore plein la vue (même si le soleil ne se sera jamais vraiment levé et que nous aurons une brume plus ou moins épaisse toute la matinée…) ! Nous avons nos gros sacs sur le dos, ce qui fait réagir beaucoup de Chinois sur notre passage, nous mimant que nous sommes super forts à porter ces gros sacs. Avec mon menhir (oui franchement, avec mon grand sac Deuter, j’ai l’impression d’être Obélix avec son menhir tellement ce sac est haut), je suis obligée de me baisser pour passer certaines portes de la muraille.

La grande muraille de Chine

La grande muraille de Chine

La grande muraille de Chine

La grande muraille de Chine

La grande muraille de Chine

La grande muraille de Chine

Vers midi, ça fait quatre heure trente que l’on marche avec nos gros sacs sur ce mur qui n’arrête pas de monter et descendre, avec des passages pas franchement faciles : des marches super hautes ou des pentes sans marche montant à quarante-cinq degrés ou plus (on comprend maintenant pourquoi les tee-shirt « I climbed the great wall »), nos sacs deviennent difficiles à porter, nous avons mal aux jambes. Nous sortons à Jingshanling East (quasi à la fin du mur). Nous en avons encore pour bien vingt minutes avant de retrouver la route et encore pour une demi-heure ensuite pour trouver le bus (en passant par un péage de la voie rapide, à pied, normal…). Nous arrivons sur un grand parking, voyons un bus, lui demandons s’il va à Beijing, il y va, il ne reste que deux places, nous avons de la chance ! Deux heures plus tard, nous sommes de retour dans la capitale. Nous mangeons et nous rendons dans notre nouvelle auberge, en métro cette fois (on était à plus de deux heures de marche et nos jambes nous voulaient plus nous porter et nos dos ne voulaient plus porter nos sacs…) !

Le soir, nous nous rendons à un meeting Couch Surfing dans un bar de Beijing (à 50 minutes de marche, mes pieds et mes jambes n’en peuvent plus…). Nous passons une soirée sympa (même si nous ne restons pas longtemps) à discuter avec des gens de tout horizon, essentiellement des habitants de Beijing, expat’ ou chinois(es). Le contact était intéressant, nous recommencerons !

Beijing

Beijing Sunrise Youth Hostel Beihai Branch, trouvé sur booking, 45 RMB (environ 6,10€) la nuit dans un dortoir de 10 personnes via la réservation booking, 38 RMB (environ 5,20€) la même nuit en réservant directement dans l’auberge, sans petit déjeuner (chambre et salle de bain ok, cette auberge nous a un peu plus plu que la précédente).

Entrée sur la portion Jingshanling du mur : 65 RMB (environ 8,80€)
Bus de ville retour de Jingshanling à Beijing : 32 RMB (environ 4,40€)
Une nuit d’auberge en dortoir de 10 réservée via booking : 45 RMB (environ 6,10€)
Une nuit dans la même auberge en dortoir de 10 en payant directement à l’auberge : 38 RMB (environ 5,20€)
Un trajet de métro assez conséquent dans la ville : 5 RMB (environ 0,70€) ; Globalement les trajets sont entre 2 RMB pour les distances très courtes et 7 RMB pour les distances les plus longues.

La grande muraille de Chine à Gubeikou (partie non restaurée)

La grande muraille de Chine à Gubeikou (partie non restaurée)

Aujourd’hui, c’est le grand jour : nous allons voir la Grande Muraille de Chine ! Plusieurs portions du mur, plus ou moins restaurées et plus ou moins touristiques, sont accessibles à la visite depuis Beijing, globalement toute à une centaine de kilomètres du centre de Beijing. Nous décidons de commencer par une portion peu touristique du mur. Notre objectif est d’y être dans l’après-midi, de dormir sur place (dans une des tours de la grande muraille, ce qui n’est pas très autorisé mais qui peut se faire sur les portions peu touristiques), puis de continuer le lendemain.

Nous partons donc en milieu de matinée avec pour destination Gubeikou.

Proche de la station de bus, nous essayons une dernière fois avant de partir pour la muraille de payer quelque chose avec notre carte bleue. Nous avons repéré un supermarché juste à côté de la station de bus. Nous nous faisons aider par une chinoise pour trouver le centre commercial quelque peu caché derrière des immeubles et trouvons le Ole Supermarket. Nous demandons peu confiants s’ils prennent la carte visa, et à notre grand suprise, c’est bueno ! Nous achetons donc deux bières (allemandes, impossible de trouver ne serait-ce qu’une Tsingtao dans ce supermarché très occidental) que nous boirons ce soir dans la muraille (nous listons en bas de page certains magasins qui acceptent les cartes bancaires internationales).

Nous prenons deux bus de ville pour nous y rendre : le 980 de la station Dongzhimen (sortie B) pour Miyun (le chauffeur sait où nous allons et où nous devons descendre), puis le bus 25 de Miyun à Gubeikou (idem, le chauffeur sait également où vous allez et les gens dans le bus vous dirons où descendre, un GPS aide pas mal aussi… merci à l’application MAPS.ME !). Le trafic étant hyper fluide, nous passons une heure dans le premier bus à faire les 60 premiers kilomètres (peu d’arrêts avant Miyun) et 1h30 dans le second bus à faire les 50 suivants (ce bus s’arrêtant beaucoup plus souvent). Vers 15h30, nous sommes à Gubeikou. Des chinois (trop gentils globalement) nous indiquent où est l’entrée du mur, en une vingtaine de minutes, nous y sommes, nous payons les 25 RMB (environ 3,40€) par personne d’entrée sur la grande muraille et commençons notre randonnée sur la Grande Muraille de Chine.

Vue du début de la muraille à Gubeikou

Vue du début de la muraille à Gubeikou

Il est 16h, il fait super beau (modulo une brume plus ou moins épaisse qui semble ne pas quitter Beijing…), nous en prenons plein la vue ! La muraille est grandiose ! Imaginer les moyens (humains) qui ont été déployés (et qui pour une bonne partie ont péris) pour construire cette immense fortification nous donne le vertige. Le paysage (le relief et la végétation) renforce son côté impressionnant. Le mur monte et descend sans cesse, suivant les courbes des collines… Nous sommes bluffés. Nous marchons deux heures sur cette partie non restaurée du mur avant que la tombée de la nuit commence à se faire sentir. Pendant ces deux heures nous avons croisé : neuf touristes chinois, deux américains (qui cherchaient eux aussi à dormir dans une des tours du mur) et un allemand (ayant aussi dormi dans le mur). Nous nous sentons la plupart du temps un peu seuls au monde ce qui ajoute à l’immensité du paysage ! Nous nous posons dans une des tours, la dernière habitable avant de devoir redescendre dans la vallée pour remonter plus loin sur la partie restaurée (et touristique) du mur (Jingshanling portion). Avec la brume, le coucher du soleil n’est pas extraordinaire mais nous savourons les derniers moments de luminosité. Nous buvons nos bières-assurances et mangeons notre sarrasin cacahuètes restant de Mongolie avant de nous coucher. Nous mettons le réveil à 5h pour voir le lever du soleil sur la muraille.

La grande muraille de Chine à Gubeikou (partie non restaurée)

La grande muraille de Chine à Gubeikou (partie non restaurée)

La grande muraille de Chine à Gubeikou (partie non restaurée)

La grande muraille de Chine à Gubeikou (partie non restaurée)

Beijing

Dans la muraille

Ce blog nous a beaucoup aider pour nous rendre à la muraille (nous avons suivi le tracé à la lettre !)
Voici quelques endroits où les cartes internationales sont utilisables (testés) :
> Le supermarket (nous avons testé celui proche de la Dongzhimen station)
> Décathlon
> Auchan

Entrée sur la portion Gubeikou du mur : 25 RMB (environ 3,40€)
Bus 980 de Beijing à Miyun : 15 RMB (environ 2,10€)
Bus 25 de Miyun à Gubeikou : 12 RMB (environ 1,60€)

Temple of Heaven, au coucher du soleil

Temple of Heaven, au coucher du soleil

Nous planifions plus finement la suite de notre voyage en Chine : nous resterons une semaine à Beijing, puis nous irons quatre jours à Xi’an, puis dix jours travailler dans une ferme dans le Sichuan autour de Chengdu, puis nous finirons par le Yunnan et Guilin. La Chine est un pays immense (sans blague ;)) et les distances entre les villes que nous visons font que les trajets vont être très longs… Nous passons un peu de temps à chercher le moyen le plus économique (bus, train, avion) pour nous rendre à Xi’an et nous finissons par trouver qu’il s’agit du train en hard seat (les bus et les couchettes dans les trains sont environ deux fois plus chers). Nous allons donc encore passer une superbe nuit dans dans un train sûrement blindé et des sièges par forcément étudiés pour nous donner envie de recommencer…

Nous nous rendons à la gare centrale de Beijing (à pied, nous marchons encore bien une heure ou deux… ce qui nous permet de découvrir la ville mais également de fatiguer nos jambes), nous galèrons un peu pour trouver l’endroit où acheter les tickets (on ne rentre dans la gare que sur présentation d’un ticket de train), nous trouvons, la caisse avec le personnel parlant anglais est très clairement indiquée, le hall est vide, en quelques minutes nous sortons avec nos deux billets pour Xi’an pour la semaine suivante.

Nous sommes toujours à la recherche d’un endroit nous permettant de payer avec notre carte Visa pour pouvoir bénéficier de l’assurance qui va avec la carte. Nous décidons donc d’aller manger au McDo. Nous choisissons nos menus sur la borne (nous avons franchement faim en plus) et au moment de payer : non, ils n’acceptent que les cartes chinoises… Pendant le reste de la journée, nous essaierons de rentrer dans des magasins en tout genre (7 eleven, etc.) pour demander s’ils acceptent la carte, complètement en vain…

Après avoir acheté nos billets de train, nous nous rendons au Temple du Paradis, un grand parc situé au sud du centre-ville (dans lequel nous n’avions pas pu rentrer la veille en voulant aller de la gare routière à notre auberge car il fallait payer l’entrée). Nous payons les 35 RMB (environ 4,80€) qui nous permettent d’accéder au parc (15 RMB, environ 2,10€) et aux monuments intérieurs au parc (20 RMB, environ 2,70€), classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous nous baladons dans ce grand parc, accédons au Hall of Prayer for Good Harvests, tour ronde de trois étages assez impressionnante et assez jolie ; à l’Imperial Vault of Heaven et son Echo Wall, mur circulaire où l’on est sensé s’entendre comme si nous étions à côté en étant à l’opposé l’un de l’autre, on a essayé, ça n’a pas très bien marché…, et au Circular Mound Altar.

Hall of Prayer for Good Harvests, Temple of Heaven

Hall of Prayer for Good Harvests, Temple of Heaven

Nous nous baladons ensuite dans le parc à la tombée de la nuit (qui tombe à 18h, donc assez tôt…), passons devant le Temple d’Abstinence, immense bâtiment dans lequel s’isolait l’empereur pendant trois jours avant les cérémonies et s’abstenait de nourriture, boissons, femmes… (il en avait de la place pour ne rien faire !), dans les roseraies qui étonnamment présente encore des fleurs et sortons du parc. La balade était sympa mais nous ne sommes pas non plus bluffés…

Les roses du Temple of Heaven

Les roses du Temple of Heaven

Nous nous mettons ensuite en route pour diner et rentrer (toujours à pied, nous en avons pour plus d’une heure de marche). Nous mangeons un méga bol de soupe de nouilles chez Lao Noodles (nous notons l’adresse car elle est bonne) et faisons le trajet jusqu’à l’auberge. En chemin, nous tombons sur un grand marché de nuit (pas mal pour les touristes quand même, chinois ou autres), tout éclairé et hyper animé, avec plein de petites échoppes de nourriture, vendant en particulier des fruits de mer et… des insectes… exposés vivants avant de les faire bouillir dans de l’huile… Nous nous baladons une bonne demi-heure en observant les spécialités culinaires toutes plus surprenantes les unes que les autres (outre les insectes, des boissons qui fument, etc.). Nous nous remettons en route croisant encore des groupes de personnes dansant dans la rue, des joueurs de badminton, des joueurs de dominos, de go, etc. La rue est largement exploitée pour les activités en groupe dans Beijing, ce qui rend chaque balade dans la ville surprenante et vraiment sympa !

Beijing

Happy Dragon Courtyard Hostel Dongsishitiao, trouvé sur booking, 53,5 RMB (environ 7,2€) la nuit dans un dortoir de 4 personnes, sans petit déjeuner (la chambre et la salle de bain étaient ok, l’auberge bien située, mais nous n’avons pas accroché).

Très peu de magasins acceptent les cartes bancaires internationales en Chine. Finalement, nous en avons trouvés quelques-uns (cf. article de demain).
La vente des tickets de train se fait dans le bâtiment à droite de la gare centrale (en venant du nord). Dedans, il y a un guichet clairement indiqué où le personnel parle Anglais. En semaine et en milieu de journée, nous n’avons pas du tout attendu pour acheter nos billets.
Le site ctrip est hyper pratique pour connaître les horaires et tarifs des trains, le nombre de places encore disponibles et pour pouvoir donner les informations nécessaires à un guichetier de gare ne parlant pas Anglais !

Un billet pour Xian, train de nuit, en hard seat : 149 RMB (environ 20,20€)
Visite du Temple du Paradis avec les monuments intérieurs : 35 RMB (environ 4,80€) (sans les monuments intérieurs : 15 RMB, environ 2,10€)
Un gros bol de soupe de nouille dans un restaurant prisé par les Chinois : 18 RMB (environ 2,50€)

Vue sur la cité Interdite, depuis l'extérieur

Vue sur la cité Interdite, depuis l’extérieur

 Nous partons très tôt de la gare de bus et décidons de nous rendre dans notre auberge à pied (après tout, ça fait environ 40h que nous ne faisons que du transport, nous pouvons bien marcher deux ou trois heures pour nous dégourdir les jambes !). Nous découvrons Beijing, ville immense, à travers ses grands axes (pas forcément la meilleure partie de la ville). On sent déjà que cette ville devrait être beaucoup intéressante à découvrir que la capitale mongole. Nous arrivons en fin de matinée dans notre auberge (Happy Dragon Courtyard Hostel Dongsishitiao) et y passons une bonne partie de la journée à regarder ce que nous allons faire en Chine, et à tenter de réparer le VPN afin de pouvoir accéder à Google, à nos mails, au blog, à Facebook… pendant notre séjour.

Le bus couchette

Le bus couchette

Nous sortons ensuite avec pour objectif d’aller voir les lacs Huhai, grands lacs situés au cœur de Pékin, qui devraient être un lieu de vie, de sport, de sortie, etc. des pékinois. En y allant, nous nous perdons dans les petites rues de Beijing, nous prenons la mesure de l’immensité de cette ville, et de sa complexité. Nous touchons presque le bord des lacs plusieurs fois sans toutefois pouvoir les atteindre, nous devons faire des détours, puis encore des détours… Ce qui nous permet de voir nos premiers joueurs de ping pong (de nombreuses tables de ping pong sont mises à disposition à plein d’endroits dans la ville, les pékinois viennent avec leurs raquettes et leurs balles et jouent, certains pour le fun, d’autres pour le sport !), nos premiers joueurs de go, de constater le nombre impressionnant de deux roues en tout genre (vélos, vélos électriques, scooters, tuktuks, etc.).

Joueurs de ping pong

Joueurs de ping pong

Quand nous arrivons au bord des lacs, cela fait environ deux heures que l’on marche (on pensait mettre une demi-heure…), il fait nuit. Nous admirons donc les reflets des nombreux restaurants illuminés tout en couleur sur les bords du lac, c’est kitch, mais c’est joli ! Nous mangeons notre premier repas chinois, qui change de la monotonie des repas mongoles et rentrons par les mêmes ruelles, plus ou moins éclairées (certaines vraiment moins…) jusqu’à l’auberge. Nous apprécions ce premier aperçu de la ville, vivante, dépaysante !

Premier repas chinois, festin après la Mongolie

Premier repas chinois, festin après la Mongolie

Beijing

Happy Dragon Courtyard Hostel Dongsishitiao, trouvée sur booking, 53,5 RMB (environ 7,2€) la nuit dans un dortoir de 4 personnes, sans petit déjeuner (la chambre et la salle de bain étaient ok, l’auberge bien située, mais nous n’avons pas accroché).

Dans Beijing, il y a des toilettes publiques gratuites absolument partout !

Une nuit en auberge (dortoir de 4) : 53,5 RMB (environ 7,20€)
Un repas avec bière : 27 RMB (environ 3,60€)

Départ vers Beijing

Départ vers Beijing

Après une nuit un peu agitée dans le train de nuit, nous arrivons à 7h30 à Zamiin Uud, soit exactement 15h après être partis d’Oulan-Bator (le train est ponctuel !). Il reste encore beaucoup de gens dans le train, qui vont traverser la frontière avec la Chine. Nous sortons de la gare, on vient nous voir après quelques minutes pour nous demander si on veut traverser la frontière (personne ne venant en visite à Zamiin Uud, on veut effectivement traverser la frontière). En cherchant sur Internet, nous avons lu sur des blogs de voyageurs que nous pouvons passer la frontière pour 10000 MNT (environ 4,10€) par personne en négociant. Lorsque nous arrivons, on nous propose de passer la frontière pour 50 RMB (environ 6,30€) (les prix sont proposés en yuans d’abord) ou bien 35000 à 40000 MNT (environ 14,30€ à 16,30€). Nous n’avons pas cet argent et nous tentons de négocier le passage pour 20000 MNT pour deux personnes. Tout le monde refuse. Nous insistons. Après 30 minutes environ on arrive à tomber à 25000 MNT. Nous insistons encore mais personne ne nous prend pour si peu. Cela dit, un autre train arrive quelques minutes plus tard (qui partait 50 minutes plus tard de Oulan-Bator) et les chauffeurs veulent surement tenter de gagner plus avec les passagers du second train. Au bout d’un moment, une dame qui essayait de vouloir nous emmener nous conseille de prendre le bus, qui est beaucoup moins cher (8000 MNT par personne, soit 3,30€). Nous l’écoutons, allons voir le chauffeur mais le bus est plein. Un homme devant dans le train nous dit que le bus est 9000 MNT, ayant surement envie de se faire une marge de 1000… Nous prenons le deuxième bus, effectivement 8000 MNT par personne. Nous restons bien 2h dans le bus (après 5 minutes de trajet pour arriver à la frontière) avant de pouvoir passer la douane de sortie de la Mongolie. Le passage s’est fait assez vite (une quinzaine de minutes pour scanner les bagages et obtenir le tampon de sortie). Ensuite, nous remontons dans le bus, ressortons quelques dizaines de mètres plus loin pour passer la douane d’entrée en Chine. Là aussi, il suffira d’un gros quart d’heure pour scanner nos bagages (à l’arrache, comme à la sortie de la Mongolie) et obtenir le tampon d’entrée. Nous sommes en Chine !!! (si on nous avait dit ça lors de nos attentes au service des visa de l’ambassade de Chine en Mongolie, on aurait eu plus de motivation !). Nous remontons dans le bus qui nous dépose à la gare routière d’Erlian. Au total nous aurons passé une heure à passer les deux douanes.

En arrivant à la gare routière, nous sommes sollicités par de nombreux Chinois nous demandant si nous voulons aller à Beijing. Il est 11h, on nous propose deux bus couchettes, un à 14h30 et un à 16h30, chacun pour 220 RMB. Nous optons pour celui de 14h30 nous disant que Erlian ne doit pas être la ville touristique la plus intéressante de Chine et que trois heures histoire de prendre un café nous suffiront ici. Le bus doit arriver vers 1h du matin à Beijing et nous laisser dormir jusqu’à 7h dans la gare routière (nous avons lu sur des blogs d’autres voyageurs que ça dépendait pas mal du chauffeur). Nous prenons un café au KFC, que nous essayons de payer par carte bancaire histoire d’obtenir l’assurance allant avec la carte sans succès. Notre balade d’une petite heure dans Erlian nous fait dire que nous avons bien fait de ne pas rester plus longtemps.

A 14h30, nous retrouvons le même type de bus couchettes que nous avions eu en Mongolie pour aller à Moron. Les lits sont toujours un peu petits mais c’est quand même assez confortable. Nous passons quelques heures à lire et à écouter de la musique en regardant le magnifique paysage du désert de Gobi avant le coucher du soleil. Nous arrivons à Beijing à 1h du matin, nous dormirons (merci chauffeur) jusqu’à environ 7h avant de nous rendre à l’auberge que nous avions réservée.

Zamiin Uud – Erlian

Bus de nuit Erlian (dernière ville chinoise avant la frontière mongole) – Beijing

Il n’est pas possible de traverser la frontière Mongolie Chine (Zamiin uud – Erlian) à pied.
Des gros bus font passer la frontière pour 8000 MNT (environ 3,30€). C’est surement le moyen le moins cher à moins d’attendre une heure ou deux à Zamiin Uud ou d’être un roi de la négo.
Il est très facile de prendre un bus pour Beijing devant la gare routière, de nombreuses agences propose ce trajet et on viendra surement vous chercher. Il est possible que ce ne soit pas la solution la moins chère par contre, il doit surement y avoir des bus normaux allant à Beijing pour un tarif inférieur. Nous n’avons pas cherché.

Traversée de la frontière Mongolie / Chine en bus (Zamiin Uud – Erlian) : 8000 MNT (environ 3,30€)
Bus Erlian – Beijing : 220 RMB (environ 29,7€)
Café américain au KFC en Chine : 17 RMB (2,30€)

Le train mongole (avec ses lits d'appoint)

Le train mongole (avec ses lits d’appoint)

Journée lessive, carte postale, Internet. Il n’y a plus personne avec nous dans l’auberge, c’est la fin de la saison. Nous partons de l’auberge pour aller prendre notre train partant à 16h30 d’Oulan-Bator. Le train est gigantesque. Nous trouvons nos places (nous avons pris la classe la moins chère, nous voyageons donc en « hard seat »). Nous trouvons assez facilement. Nous sommes dans un train « Ikéa », surprenament pratique : nous rageons nos gros sacs dans un casier sous nos sièges (ce qui nous éviteras de stresser toute la nuit de nous les faire voler), juste au-dessus de chaque lignée de banquette il y a un lit d’appoint (« superposé »), les tables se descendent pour faire des sièges, on peut poser ses affaires ou même s’allonger au « troisième étage » (au-dessus des lits d’appoints), etc. Au bout d’une station (le train s’arrêtera à peu près toutes les quarts d’heure / demies-heures pendant les 15h de train entre Oulan-Bator et Zamiin-Uud), 1) on (la S.N.C.F. locale) nous offre du thé et 2) on comprend que les gens s’assoient où ils peuvent.

Le train Ikea

Le train Ikea

Le train est blindé (et ce n’est pas la haute saison), tout le monde bouge de partout, s’allonge sur les lits d’appoint, redescend, joue au carte. Le train est très bruyant et le restera jusqu’à vers 2h du matin. On est super mal assis (la banquette est dure, super droite (angle droit avec le mur), si on n’est pas au bord de la fenêtre il est dur de dormir car on n’a pas d’appui…). A 21h30, j’ai tellement mal aux fesses que je décide d’aller m’allonger sur le côté, au 3ème étage du train. Je ne rentre pas complètement (probablement la faute au restaurant indien de la veille :- )) mais ça va le faire ! Au bout de 5 minutes, une place se libère sur une des banquettes d’appoint superposées et on me dit que je peux aller m’allonger. Je dormirai plutôt pas mal (malgré les cris des jeux de carte) jusqu’à 7h, heure d’arrivée du train… Alexis aura mal au dos pendant plusieurs jours après ce trajet :S. Quand nous nous réveillons, des gens dorment partout, n’importe comment (à côté d’Alexis dort une femme avec un bébé dans les bras, le sein à l’air de l’avoir allaité pendant la nuit…) ! Fait surprenant, au milieu du trajet, un Mongole nous demande en français si on veut jouer avec eux ! Finalement, il quittera la partie et nous n’aurons pas l’occasion de participer à la vie de ce train. A l’arrivée à Zamiin Uud, il reste encore beaucoup de monde dans le train, tous venant pour traverser la frontière.

Lever du soleil dans le train

Lever du soleil dans le train

Oulan-Bator

Train de nuit Oulan-Bator – Zamiin Uud (dernière ville mongole avant la frontière chinoise)

Le confort de la classe la moins chère du train Oulan-Bator – Zamiin Uud (lire l’article…)

1 timbre pour l’Europe : 1100 MNT (environ 0,45€).
Impressions de photo (format carte postale), imprimée dans une petite boutique dans la rue : 400 MNT (environ 0,15€ pour une qualité correcte).
Carte postale : 500 MNT (environ 0,20€).

Un festin avant le départ en Chine (non pas mongole, indien...)

Un festin avant le départ en Chine (non pas mongole, indien…)

Nous nous réveillons très tôt pour aller prendre le bus de 9h pour Oulan-Bator. Il y en a un autre à 15h, mais nous préférons être plus tôt dans la capitale pour avoir le temps de faire une lessive (on sent un peu la vache quand même), de faire quelques courses pour le voyage pour la Chine du lendemain (qui s’annonce très long), etc. Le temps de boire un dernier milk tea et de manger un dernier bout de génoise à la crème, de dire au revoir à ses femmes qui nous ont tellement bien accueillis, chez qui ont se sera sentis chez nous pendant ces quatre jours, de nous voir offrir 3 barres d’Aaruul et une petite bouteille d’eau (qui s’avèrera en fait être de l’alcool de lait ;)) et nous partons (en fait, nous nous étions compris pour la voiture). Nous reprenons la route de terre de l’aller, mais cette fois tout est enneigé. Nous allons bientôt quitter ces grandes étendues d’herbes mongoles.

En arrivant, le temps d’aller retirer les sous qui nous manquent à la banque et nous loupons le bus du matin… D’abord désespérés (ok, désespérée…), nous trouvons très rapidement une voiture qui nous propose de nous emmener pour le prix du bus (soit 18000 MNT par personne, environ 7,4€ pour un peu plus de 400 km), sans avoir à faire de stop ! Le trajet sera un peu long (nous partons à 10h, nous arriverons vers 17h à Oulan-Bator), mais nous aurons l’occasion de voir nos premiers aigles (et assez nombreux) sur le bord de la route au début du voyage.

Le soir, nous fêtons notre dernier jour en allant dans un bon restaurant indien (vraiment bon et avec des portions énoooormes), le Namaste Indian Restaurant, avec Dovilé et Ali, le couple « Letto-turc » avec qui nous avons passé de nombreux moments à discuter pendant nos passages à l’auberge d’Oulan-Bator. Nous sommes les derniers touristiques dans notre appartement de l’auberge, on sent la fin de la saison approcher.

Khotont – Oulan-Bator

Auberge de jeunesse Top Tour & Guesthouse Mongolia, 15000 MNT la nuit par personne, petit déjeuner inclus (~6,5 euros) trouvée sur booking.com (très bien)

il est possible de retirer de l’argent dans des petits villages en Mongolie, en allant dans la banque du village. Attention cependant, la queue peut être longue et le personnel ne sait pas forcément utiliser le terminal de retrait (et la Visa peut être acceptée alors que la Mastercard non).

« Stop » de Khotont à Oulan-Bator : 18000 MNT (prix du bus), environ 7,4€
Repas dans un bon restaurant indien (avec bières et portions énormes) : 32000 MNT par personnes (environ 13€, un vrai extra !)

L'enclos aux chèvres

L’enclos aux chèvres

Quatrième jour chez Mamie Rose, et premier jour de grand froid ! Ça gèle le matin et ça ne dégèlera pas de tout la journée. Il neige. On sort les gros gants, on sort la doudoune. On trait les vaches plus rapidement. On a un repas à 13h30 (du riz sauté avec du gras de mouton…) en plus de la soupe du soir. Bébé reste à l’intérieur. Comme on s’améliore, Alexis aura le droit de finir la cuisson des bonbons ! Il aura mérité après 5 minutes 24 consécutives de touillage des Aaruul (contre 6 minutes pour Maman le même jour). Alexis progresse également à la hache, réussissant à alimenter seul en bois les yourtes de Mamie et Tatie ! Après s’être réchauffés au coin du poêle de Mamie Rose pendant 1h30, il est 17h30, nous nous armons de tous nos vêtements chauds pour affronter le froid de dehors en allant chercher les vaches. Nous redoutons ce moment depuis le début de la journée tellement il fait froid. Nous prenons les bâtons et arrivons tout emmitouflés dans la yourte de Tatie et mimant « on va chercher les vaches ?! ». Et en fait… « non ! on ne va pas chercher les vaches ! », « il neige, il fait froid, on reste au chaud on mange une soupe, on ira rapidement chercher les biquettes mais non, on ne va pas chercher les vaches ». Cet échec ;)… Nous restons 1h30 dans la yourte de Tatie auprès du poêle quand une montagne complètement saoule entre dans la yourte. L’air un peu surpris de nous voir, nous lui indiquons la yourte de Mamie. Nous y allons aussi. Nous mangeons la soupe préparée par Mamie quand nous n’étions pas là (on n’aura jamais vu mamie cuisiner…) avec le monsieur alcoolisé. Il fait super nuit, il fait super froid, nous n’entendons pas la moto de monsieur repartir lorsqu’il quitte la yourte, Tatie dormira avec nous dans la yourte de Mamie, nous ne saurons jamais vraiment ce qui s’est passé mais nous soupçonnons notre ami bourré de s’être endormi dans sa yourte à elle.

Winter is coming...

Winter is coming…

Winter is coming...

Winter is coming…

Winter is coming...

Winter is coming…

Burdnii ann

Yourte, chez la grand-mère de Rose