Temples Jain

Temples Jain

Un train parti presque à l’heure et arrivé en avance à 5h du matin après une nuit trop courte et nous voilà à Jaisalmer, la cité d’Or (contrairement à nous, malheureusement*…). Nous traversons la ville pour trouver notre auberge, personne ne nous ouvre, nous allons donc finir de nous geler les fesses (la nuit en hiver, il fait assez froid dans le nord de l’Inde) au belvédère du coucher du soleil en attendant le lever du jour. De là-bas, nous avons une superbe vue sur le Fort de Jaisalmer illuminé. Nous avons également droit à un joli lever de soleil. Puis il est temps d’aller se réchauffer. Nous récupérons notre chambre, sûrement le meilleur rapport qualité prix que nous aurons de notre voyage : la chambre double nous coûte (asseyez-vous) 120 roupies la nuit (environ 1,70€) ! A Jaisalmer, tout le business model est construit autour des tours en chameau dans le désert autour de la ville. On peut donc y trouver des super chambres à des prix dérisoires, les gérants d’hôtel comptant sur le fait que vous preniez ensuite leur tour en chameau à un prix, lui, beaucoup plus intéressant pour lui. Pour notre part, nous avons décidé de faire un tour en chameau, mais en allant directement dans un petit village situé à une cinquantaine de kilomètres de Jaisalmer. Une fois que nous aurons dit ça à l’hôtel, ils n’essaieront pas du tout de nous vendre quoi que ce soit, ce qui était cool.
Nous visitons ensuite le Fort, un des rares Forts encore habités du Rajasthan. Nous avons vite fait dix fois le tour. Les ruelles étroites, les façades ocres travaillées, les points de vues sur le désert depuis la forteresse sont vraiment très jolis. En contrepartie, cette petite ville à l’intérieur du Fort manque cruellement de charme, du fait que chaque bâtiment soit un hôtel ou un magasin de souvenir et que personne n’y vive vraiment, sauf du tourisme.
Nous visitons de très très beaux temples Jain (une religion indienne transthéiste basée en particulier sur les principes de non-violence et de respect de tous les êtres vivants), avec de superbes piliers sculptées d’innombrables statuettes…

Temples Jain

Temples Jain

 

Temples Jain

Temples Jain

 

Temples Jain

Temples Jain

 

Temples Jain

Temples Jain

 

Temples Jain

Temples Jain

 

Temples Jain

Temples Jain

 

Nous visitons ensuite les Havelis Patwon Ki, anciennes demeures de riches commerçants, immenses maisons aux superbes façades sculptées, offrant également une vue imprenable sur le Fort de Jaisalmer. Les vues des hauteurs rappellent fortement le Maghreb.
La ville de Jaisalmer, perdue au milieu du désert du Thar, vit énormément du tourisme, avec des enfants arrêtant très tôt l’école pour gagner leur pain du tourisme, beaucoup de personnes demandant de l’argent contre une photo, un bout de visite… Ce qui nous aura un peu mis mal à l’aise en visitant.

Entrée du Fort de Jaisalmer

Entrée du Fort de Jaisalmer

Tranquille les vaches

Tranquille les vaches

Fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Haveli

Haveli

Haveli

Haveli

 

Jaisalmer

Jaisalmer

Un faux-air de Maghreb

Un faux-air de Maghreb

 

* Ce jeu de mot est pourri. Et alors ?

Jaisalmer

 Wanderlust Gueshouse, 120 roupies la nuit la chambre double avec salle de bain partagée (environ 1,70€), propre, salle de bain nickel, jolie chambre, personnel n’ayant pas poussé du tout à nous vendre un safari, au top pour le prix !

A Jaisalmer, on peut avoir des chambres vraiment top pour rien du tout (attention toutefois si vous prenez plusieurs nuits, si vous ne prenez pas le camel safari de votre hôtel, votre super chambre pourrait ne plus être disponible les nuits suivantes…).
Attention lorsque vous achetez de l’alcool dans une ville touristique, les vendeurs ont tendance à vous arnaquer en vous vendant les bouteilles plus cher que leur vrai prix (on s’est fait avoir à Jaisalmer, peut-être notre seule arnaque de l’Inde !). Le prix est indiqué sur la bouteille. Ils vous diront que c’est l’ancien prix, ou toute autre excuse mais insistez ! On a payé 110 roupies notre bouteille de bière au lieu de 94 (1,60€ au lieu de 1,35€).

Visite des temples Jain (incluant le droit de faire des photos) : 200 roupies (environ 2,90€)
Une KingFisher Strong (bière non lager) 667ml au Rajasthan : 94 roupies (environ 1,35€).

Mhhhh qu'il est mignon

Mhhhh qu’il est mignon

Nous commençons la journée par attraper un jus de carotte/orange/betterave à 10 roupies (environ 0,15€) et un bus pour Deshnok, à 32 km de Bikaner, où se trouve le Karni Mata Temple, autrement appelé le Temple des Rats. Ce temple a un jour été infesté par des rats, les hindous croyant ces rats sacrés, les ont laissés. Et effectivement, il y en a des rats de ce temple… Nous sortons nos chaussettes à temple (à usage unique… enfin celle de Carole sont encore présente en Patagonie…) achetées à Amritsar, exprès pour l’occasion et nous aventurons parmi ces rats. C’est sale, mais marrant. Finalement, c’est mignon un rat ;). Tout comme les autres animaux que nous croiserons ce jour-là : des vaches à bosse, des chèvres aux longues oreilles (tous les animaux ont l’air d’être croisés avec des chameaux ici ;)).

Temple des rats

Temple des rats

Temple des rat

Temple des rat

Nous errons ensuite dans Bikaner. La ville n’est pas touristique. Nous découvrons les Havelis, ces maisons de riches commerçants indiens aux superbes façades sculptées. En Inde, c’est la première fois de notre voyage que nous voyons des maisons dont l’architecture, les façades sont travaillées. Certes dans de nombreux cas ces maisons sont en état de délabrement (ce qui rappelle un peu Cuba), mais on sent que ces villes ont été très riches par le passé.

Un veau amoureux d'une jambe

Un veau amoureux d’une jambe

Nous déjeunons et nous dirigeons ensuite vers le Fort de Bikaner (les principales villes du Rajasthan, dans lequel nous sommes depuis Jaipur, ont toutes leur ou leurs Forts). Quand… badaboum… je trébuche dans trou d’une rue pas plate (c’est étonnant que ce ne soit pas arrivé avant tellement les rues sont dégueulasses et qu’il faut regarder partout…), sans me louper. Manque de chance, il y avait de l’eau stagnante dans ce trou, et sûrement quelque chose de tranchant car mon pantalon est déchiré et je saigne en dessous. Les Indiens, hyper sensibilisés au danger de laisser entrer les eaux sales de la ville en contact avec la plaie, me font retirer le bas de mon pantalon (vive les pantalons convertibles en short). Nous achèterons le nécessaire pour désinfecter dans une pharmacie juste en face, on me répètera de ne pas mettre d’eau en contact avec la plaie. Nous rentrons à l’hôtel, moi en mi-short, mi-pantalon, les Indiens me dévisageant encore plus que d’habitude…

Haveli, Bikaner

Haveli, Bikaner

"Biscuits" de lait

« Biscuits » de lait

Bikaner

Train de nuit Bikaner – Jaisalmer

Il est très facile d’aller au Rat Temple en bus. Demandez à votre hôtel où se mettre, de nombreux bus se rendent à Deshnok (toutes les 15 minutes nous a dit le gars de l’hôtel).

Bus Bikaner Deshnok : 30 roupies (environ 0,45€)
Visite du Karni Mata Temple (Rat Temple) : 35 roupies (pour pouvoir prendre des photos) (environ 0,50€)
Petite bouteille d’alcool désinfectant et pommade antibactérienne : 65 roupies (environ 0,90€)

Train pour Bikaner

Train pour Bikaner

Nous nous redormons pour partir le lendemain matin vers 8h30 de la coloc. Nous disons au revoir aux personnes encore présentes, un peu dans le pâté, puis marchons jusqu’à la gare. Le train arrivera finalement à 12h30, ce qui nous laissera le temps de déjeuner à la gare. C’est parti pour Bikaner ! Avec 13h30 de retard (notre trajet doit durer 6h30…) ! Quand on pense que le train venait de Calcutta et que certaines personnes ont passé plus de 24h dedans… Heureusement, nous avions prévu d’y passer deux jours et pas seulement une journée. On aurait dû repartir tout de suite sinon. Nous avons tout de même loupé le festival du chameau qui se déroulait pendant que nous étions dans le train à Bikaner. Le paysage est assez joli avec ses paysages désertiques, ses chameaux, ses chèvres aux grandes oreilles… Nous arrivons à Bikaner, la nuit est déjà tombée. Nous nous trouvons un hôtel où nous pouvons nous écrouler des courtes nuits précédentes avant de visiter Bikaner le lendemain.

Jaipur – Bikaner

Chandra Niwas Guesthouse, 450 roupies (environ 6,50€) la nuit la chambre double avec salle de bain. Très bien, calme, propre, gérants très gentils, et très très bon thali (à 150 roupies, environ 2,20€).

En Inde, on a eu du mal à négocier les prix sur les chambres, et ce même quand les prix affichés sur Internet étaient inférieurs à ceux proposés par les hôtels. Nous pour être sympa et éviter de leur faire payer les frais booking ou agoda, nous pointions en demandant s’ils avaient une chambre et jamais on ne nous a fait le prix inscrit sur Internet. Après s’être fait avoir une ou deux fois, on a fini par réserver par Internet dans tous les cas, pour éviter de se faire avoir. C’était le cas dans l’hôtel de Bikaner, mais également à Udaipur.

Vole, vole, petit cerf-volant

Vole, vole, petit cerf-volan

Kite festival sur les toits de Jaipur

Kite festival sur les toits de Jaipur

Nous descendons du train à 7h, mal réveillés de notre nuit un peu courte. Nous avons un peu l’impression de rêver. Un coup de tuk-yuk, et nous arrivons chez Sunny, dans l’ancienne coloc étudiante de Luckveer, un grand appartement un peu moins épuré que chez Saadat, notre hôte Couchsurfing de Delhi, mais pas franchement décoré non plus. L’appartement est composé de trois pièces, d’une salle de bain et d’une cuisine. Parmi les trois pièces, l’une sert de salon, mais avec quand même des futons par terre, les deux autres contiennent des lits. Ils vivent à trois dans l’appartement. La matinée est calme. On se réveille doucement. Des gens commencent à arriver. Nous rencontrons quelques-uns de ses amis qui commencent à arriver. Dur de retenir tous les prénoms…

Vers midi, ça commence à s’agiter. C’est sur le toit de l’immeuble que ça se passe (tous les immeubles indiens semblent avoir un rooftop accessible). Les festivités commencent doucement. On lance les cerfs-volants vers le ciel, avec une technique pas évidente, ceux-ci pouvant s’envoler vraiment haut, en déroulant des mètres et des mètres (et des dizaines de mètres) de bobine de fil ! Certains se lancent dans des combats avec les autres, tentant de casser le fil de l’autre sans se faire casser le sien. Les fils se croisent, se rompent. Il y a des centaines et des centaines de cerfs-volants partout dans le ciel. La journée continue. Luckveer nous avait parlé de 4 ou 5 potes, on est plutôt 20 ou 25 sur le toit en milieu d’après-midi ;).

Nous allons acheter quelques bières histoire de trinquer. Mais attention, impossible de boire dehors sur le toit, il faut boire caché à l’intérieur, il ne faudrait pas que les voisins nous voient. On oublie parfois la liberté qu’on a en France. Obligé de se cacher pour boire à 25 ans… Et pas non plus question d’acheter 30 bières d’un coup, on commence par 6 bières, puis on reviendra en acheter plus tard. Et pas dans le même magasin. Sûrement pour la même raison… Et encore moins question que je rentre dans le magasin. Les filles sont mal vues dans ce genre d’endroit, ils ne peuvent pas entrer avec moi. Je resterai avec Luckveer sur le trottoir d’en face pendant que Sunny et Alexis iront faire les courses.
Nous passons un supère journée à discuter avec tout le monde (tout le monde parle bien l’anglais, c’est top). L’ambiance est légère, juste de la bonne humeur !
Happy Makar Sankranti !!!

Kite festival sur les toits de Jaipur

Kite festival sur les toits de Jaipur

 

Puis la nuit arrive et ce sont des centaines de ballons enflammés qui s’envolent alors dans le ciel, comme de lentes étoiles filantes, et quelques feux d’artifice. Magique !

Kite Festival

Kite Festival

Vole, vole, petit lanterne

Vole, vole, petit lanterne

Jaipur kite festivala

Jaipur kite festival

Entre temps, nous apprenons qu’il est possible de vérifier en ligne et en direct les horaires de train via le site etrain.info. Le nôtre, qui devait partir à 23h, a initialement 4h de retard. Puis 6h. Puis 8h. Nous mettons le réveil à 5h pour le prendre à 7h, mais en nous réveillant, il a encore plus de retard et doit partir à 10h. Nous repoussons le réveil jusqu’à 7h.

Photo numéro 36585

Photo numéro 36585

Jaipur

CouchSurfing improvisé chez Sunny, Jaipur

Repas servi au Golden Temple

Repas servi au Golden Temple

Dortoir au Golden Temple

Dortoir au Golden Temple

C’est notre dernière journée à Amritsar. Nous commençons par nous balader dans la ville à la recherche d’un endroit où prendre un petit déjeuner. A notre grande surprise, les rues de la vieille ville sont quasi désertes et quasi tous les magasins sont fermés. Nous trouvons un vendeur de serviettes de bain, seul ouvert au milieu d’une rue déserte, qui nous explique qu’aujourd’hui, c’est le Lorhi Festival à Amritsar. C’est donc férié et les gens font du cerf-volant. Rigolo. Effectivement, au fur et à mesure que la journée avance, nous voyons de plus en plus de cerf volants dans le ciel, et également par terre, leur fil s’étant cassé et ceux-ci étant retombés dans la ville. Il y aura une barque dans le Golden Temple, pour retirer les cerf volants tombés dans le lac sacré entourant le temple.

Nous visitons le Gurudwara Santhokh Sar, autre temple au grand lac sacré. A l’intérieur, nous discuterons avec le gérant du temple, qui nous offrira un sachet de cacahuètes et pop-corn (que nous remettrons à la gardienne de chaussure du même temple en sortant).

Puis nous retournons passer notre dernier après-midi au Golden Temple. Nous nous refaisons une session vaisselle, puis nous coupon des carottes au milieu de petits papis trop gentils (et beaucoup plus habiles que nous au découpage de carottes). Puis c’est le moment de dire au revoir à cet endroit merveilleux… Ca a du se sentir via les articles mais cet endroit a été un véritable coup de cœur pour nous, il nous aura beaucoup touché, nous étions un peu tristes de partir. Nous aurions pu passer une semaine ici à laver la vaisselle et découper des légumes.

Atelier découpe de carottes

Atelier découpe de carottes

Atelier vaisselle au Golden Temple

Atelier vaisselle au Golden Temple

Nous repassons prendre notre sac, donnons notre donation au temple, puis traversons les rues désertes d’Amritsar pour rejoindre la gare et prendre notre train. Sans les embouteillages, nous y arriverons très vite (oui, l’Inde est un pays où le trafic de véhicule a une influence sur la vitesse de marche à pied en ville). Nous achetons quelques samosas devant la gare pour diner, à un vendeur tellement content qu’on achète chez lui qu’il nous offrira des cacahuètes et nous fera un réduc de 10 roupies (les gens dans cette ville sont trop gentils !). Nous nous installons dans le train et sortons les cartes pour la première fois du voyage. Sonia, une petite Indienne assise en face de nous nous demandera de jouer avec nous. Puis se joindra Luckveer, jeune homme indien, après un round d’observation. Nous passons la soirée à jouer aux cartes. Puis en fin de soirée, Luckveer nous propose de se joindre à lui et ses quatre ou cinq amis pour fêter le Kite Festival (festival du cerf-volant) qui se déroule à Jaipur le lendemain. Un peu comme le Lorhi festival observé le jour même à Amritsar mais apparemment en beaucoup plus important. Le festival du cerf-volant est très connu à Jaipur. Nous comptions visiter le Amber Fort le lendemain, avant de prendre un autre train de nuit pour Bikaner le soir même, mais comme nous allons repasser à Jaipur, nous acceptions sa proposition avec plaisir. Luckveer a 25 ans, il vient de finir ses études et est fonctionnaire à Jalandhar depuis le début de l’année. De ce que nous avons compris, les postes de la fonction publique en Inde sont très convoités, les concours sont donc très difficiles à passer, mais une fois qu’on y accède, il y a la sécurité de l’emploi et on peut se la couler douce (ça nous a été décrit comme ça par Luckveer lui-même).

Nous mettons le réveil à 6h du matin pour descendre avec lui, une station avant Jaipur.

Golden Temple

Golden Temple

Amritsar

Train de nuit Amritsar – Jaipur

Golden Temple by night

Golden Temple by night

La première action de la journée est de retrouver Gagan pour récupérer une carte SIM indienne. Le rendez-vous est à 11h devant le McDo. Nous attendons un peu, nous nous loupons lui étant en train d’attendre devant Domino’s Pizza (oui, juste en face de l’entrée principale du Temple d’Or, au milieu des rues étroites de la vieille ville, s’étend une large avenue moderne comptant entre autres un McDo végétarien et un Domino’s Pizza…). Nous le rejoignons enfin et attendons son pote censé nous apporter une carte SIM pendant peut-être une heure. Puis il arrive enfin, et nous avons l’impression d’être face à un dealer, devant le McDo : « Cache la pochette de la carte SIM ». On installe la SIM, on attend de voir le crédit qu’on a, puis ça marche, tout le monde se sépare. A cet instant-là, on n’était pas certains à 100% que la SIM marcherait pour plus de deux jours, nous avions pris le risque en nous disant que pour 350 roupies (environ 5€, 200 roupies pour l’achat de la SIM (normalement gratuite), 150 roupies pour 2 GB de data), le risque n’était pas si important. Finalement, la carte marchera jusqu’au bout de notre séjour en Inde (nous dépannant vraiment !) et ils se seront plantés à l’activation, nous aurons donc 4 giga de données au lieu des 2 achetés ! Une bonne chose de faite !

Nous passons par le musée du temple, situé sous le temple, composé de quatre salles projetant chacune des films sur l’histoire du temple, le Guru Ram Das, la religion Sikh, la cuisine du temple… La qualité audio-visuelle du musée est impressionnante et la visite est intéressante (même si un peu difficile à suivre car nous écoutons la version anglaise avec des écouteurs pendant que les enceintes de la salle projettent en Hindi, on a l’impression d’être devant un film mal doublé). Fait surprenant, certaines images projetées en grand écran sont choquantes et de nombreux enfants sont présents.

Nous retournons ensuite dans le complexe, cette fois pour se porter volontaire.
Nous commençons par faire la vaisselle pendant environ deux heures. Ne vous demandez pas si quelqu’un supervise et comment il faut faire pour pouvoir se porter volontaire. Il faut juste y aller, et faire comme tout le monde. Ça va à toute vitesse, six rangées de personnes nettoyant et rinçant des dizaines de couverts à la minute dans des immenses bacs d’eau et les font passer d’une rangée à l’autre, tout ça sans une seconde de répit et dans un bruit assourdissant. Si vous vous demandez si la vaisselle est propre lorsque vous mangez au Langar, nous vous assurons que oui ! Elle est lavée au liquide vaisselle trois fois et rincée deux fois. Vous ne trouverez pas plus clean en Inde…
Puis nous changeons de lieu pour aider à cuisiner. Nous passerons une heure à ouvrir des centaines de petits poids assis en rond avec des familles indiennes autour d’un immense tas de petits poids, au son live des chants religieux du temple dont la qualité sonore est extraordinaire. C’est calme, apaisant. L’ambiance est bienveillante. Les sourires des autres volontaires nous observant au milieu de tous ces Indiens, majoritairement Sikhs, nous font sourire à notre tour.
Puis en fin de journée, nous osons passer derrière les fourneaux pour nous rendre à l’atelier chapatis. L’ambiance y est beaucoup plus intimiste, au début, nous ne savons pas trop si nous avons le droit d’être là. Mais comme partout dans ce temple (et dans ce pays), nous sommes appelés à les rejoindre, et nous essayer aux chapatis. Nous voilà à couper des bouts de pâte, à rouler des chapatis, puis à les lancer sur la plaque chauffante. Tout ça sous le regard indulgent des personnes présentes, qui ne font pas cas de nos chapatis carrés, triangles, mais certainement pas ronds, de nos chapatis atterrissant pliés en deux sur la plaque chauffante, etc. Tout le monde est intrigué et s’amuse de nous, nous brisons un peu leur routine. En discutant un peu avec quelques-uns des volontaires (beaucoup ne parlant pas vraiment anglais), nous découvrons que certains sont là tous les jours, et d’autres viennent une à deux fois par semaine. Chacun fait ce qu’il peut pour donner un petit peu de son temps ici.

Langar, Golden Temple

Langar, Golden Temple

Atelier chapati au Golden Temple

Atelier chapati au Golden Temple

Atelier vaisselle au Golden Temple

Atelier vaisselle au Golden Temple

Langar, Golden Temple

Langar, Golden Temple

Comme d’habitude, nous finissons la journée au temple, nous dînons et faisons notre petite balade du soir autour du temple. L’occasion de quelques nouveaux échanges assez marrant : en sortant du Langar, quelqu’un s’occupera de refaire le turban d’Alexis correctement (lui s’inquiétant d’avoir la tête découverte pendant une demi seconde à l’intérieur du temple), une fille Sikh et son père nous abordant pour savoir si on aime l’endroit et discuter un peu avec nous, à moitié morte de rire par timidité (comme une adolescente qui ose aborder un mec pour la première fois), une mère de famille voulant faire un selfie avec moi (en général, c’est plus souvent des mecs…).

C’est la dernière fois que nous voyons le Golden Temple de nuit. Autant vous dire qu’on a fait exploser le compteur de photos.

Golden Temple by night

Golden Temple by night

Golden Temple by night

Golden Temple by night

Golden Temple by night

Golden Temple by night

 

Amritsar

Golden Temple, en dortoir (Sarai Shri Guru Ramdass Ji

Obtenir une carte SIM pour un étranger en Inde n’est pas une chose facile. Il faut absolument la carte d’identité d’un Indien pour en acheter une, ou à défaut, une lettre de référence de l’hôtel dont nous n’avons pas bien compris l’objectif ni le contenu. Nous avons essayé à Amritsar, sans succès. Dans d’autres villes, cela a l’air plus simple (les vendeurs sont plus laxistes car plus habitués aux touristes). Il doit être possible de juste demander à quelqu’un dans la rue de vous accompagner chez un opérateur pour se porter garant. Des cartes SIM sont apparemment vendues (cher) aux aéroports pour les touristes. Attention à ce que votre nom soit bien écrit correctement, sinon votre puce ne pourra pas être activée (ceci doit se faire par téléphone en donnant votre nom).

Musée du Golden Temple : Gratuit

Wagah Border

Wagah Border

Le matin, nous visitons le temple Mata, temple dédié à la déesse Lal Devi, lieu de prière des femmes désirant tomber enceinte. Et la visite vaut le détour, c’est peut-être le temple le plus original que nous ayons vu depuis le début de notre voyage. C’est très kitch, on se croirait dans une attraction de fête foraine ! C’est un circuit, on monte, on descend par des escaliers étroits, on rentre dans des gueules de crocodile, on se retrouve nez à nez avec des statues hyper colorées, au milieu de mosaïques de miroirs recouvrant murs et plafonds… Une belle découverte !

Nous retournons ensuite chez Vodaphone pour récupérer une carte SIM, promise hier. Lorsque nous arrivons, ce ne sont pas les mêmes personnes qu’hier, et on nous dit qu’il faut une référence, carte d’identité d’un Indien ou lettre de l’hôtel… Pareil chez Idea à côté. Bref, ce n’est pas gagné !

Nous prenons ensuite un bus local (le plus lent du monde) pour Attari, à 28 km d’Amritsar où se trouve la frontière avec le Pakistan, où se déroule tous les jours une célèbre cérémonie de fermeture de la frontière. Allons voir ça !
Nous arrivons tôt, les gradins se remplissent de plus en plus. Enfin, ce qu’il en reste, ceux-ci étant en re(dé)construction le jour où nous y étions. Le côté pakistanais était beaucoup plus classe ! Les Indiens d’un côté, les étrangers de l’autre (l’Inde est spécialiste pour séparer les choses : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, les locaux d’un côté, les touristes de l’autre…).
Après une heure d’attente, c’est carnaval ! On se croirait dans un stade avec tous ces drapeaux, ces visages peints aux couleur de l’Inde, un chauffeur de salle (oui, je vous assure !). D’abord, ça danse. Puis ensuite, c’est la traversée de drapeaux (femmes et enfants). Puis commence la cérémonie, dont le message n’est pas franchement pacifique, cocasse, avec les soldats qui tapent des pieds, s’approche de la frontière, l’ouvre, claquent la porte, sous les cris des gradins. Et même chose côté pakistanais. Quand on sait à quel point les Indiens haïssent les Pakistanais (et vice-versa), cette cérémonie est une blague, mais pas complètement…
Nous rentrons ensuite au temple, prendre notre deuxième dîner au Langar, où nous re-croisons Gagan, notre ami Indien de la veille, qui nous donne rendez-vous le lendemain pour nous aider à obtenir une carte SIM.

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Temple Mata

Amristsar

Amritsar

Amritsar

Amritsar

Wagah Border

Wagah Border

Langar, Golden Temple

Langar, Golden Temple

Amritsar

Golden Temple, en dortoir de 3 ou 10 (Sarai Shri Guru Ramdass Ji)

La cérémonie de fermeture de la frontière se déroule tous les jours à 16h15 (heure d’hiver) et 16h45 (heure d’été). Nous étions en hiver, hors week-end et nous sommes entrés sans problème et sans faire la queue. Rien à voir avec la cohue décrite sur Internet mais nous avons peut-être eu de la chance sur la date. Lorsque la cérémonie a commencé, les gradins étaient pleins.
Aucun sac et appareil électronique autre que le téléphone et l’appareil photo n’est autorisé. Nous avons lu qu’il ne fallait ni eau, ni nourriture également. Nous avons pu rentrer avec une bouteille d’eau (sans feinter, bien visible).
Il est facile de prendre un bus public pour se render à Attari. Il faut ensuite marcher deux kilomètres pour atteindre la frontière. Au retour, un bus public attend pile devant la frontière.

Bus Amritsar – Attari : 30 roupies (environ 0,45€)
Bus Attari – Amritsar : 35 roupies (environ 0,50€)

Golden Temple by night

Golden Temple by night

Nous voilà enfin arrivés à Amritsar, où une armée de conducteurs de tuk-tuks nous attend. On commence à avoir l’habitude et nous en débarrassons pour rejoindre le dortoir du Golden Temple à pied. Nous aurons droit à une chambre de trois (avec un Français d’environ 45 ans voyageant deux mois en Inde), dans un dortoir réservé aux touristes, un peu contre le principe de la religion Sikh. Mais c’est propre, il y a des casiers, juste ce qu’il faut ! Nous partirons ensuite déjeuner dans le « Best Restaurant of Amritsar in 2016 » (bien sans être extraordinaire, copieux, et avec un excellent lassi !). Avant cela, nous nous serons fait recaler d’un restaurant fermé, perdus dans la ville, aurons (enfin, juste Carole ;- )) pris un shampoing au guano, et acheté des « chaussettes du temple » (chaussettes à utiliser dans les temples sales lorsqu’il faut se déchausser, en particulier au temple des rats à Bikaner).

Nous visitons ensuite le Jallianwala Bagh, parc lieu d’un massacre par l’armée anglaise de plus de 1500 manifestants indiens en 1919. L’armée a ouvert le feu sur des hommes non armés. Il se dit que ce massacre a marqué le début de la « guerre d’indépendance » de l’Inde contre l’Angleterre. Dans le parc se trouve également un puit dans lequel les manifestants se sont jetés et noyés tentant d’éviter les balles tirées. On y trouve également un petit musée, relatant l’histoire des Indiens les plus importants ayant assistés à cet événement (pour beaucoup y ayant survécu), avec une manière de présenter les choses un peu choquante de notre point de vue d’Européen : les actions violentes réalisées dans la suite de leur vie par ces hommes présentés comme des héros y sont valorisées.

Puis, opération carte sim ! Arrivés chez l’opérateur Airtel, il faut une attestation de notre hôtel pour acheter une sim. Nous essaierons quelques hôtels en demandant un faux sans succès. Certains nous disent que l’on aura même du mal à obtenir un vrai. Nous tenterons ensuite Vodaphone, sans beaucoup de succès également, il faudra revenir le lendemain. Un jeune homme Sikh viendra nous aborder dans la rue. Il est musicien au temple (joueur d’harmonium, espèce de piano à vent dont l’air est insufflé grâce à un soufflet, un peu comme l’accordéon) et professeur de yoga. Très sympa, nous discuterons pendant une heure avec lui en marchant dans la ville. Première rencontre sympathique d’une longue série dans cette ville.

Amristsar

Amristsar, rue moderne devant le Golden Temple

C’est donc sans SIM que nous irons visiter le Golden Temple à Golden Hour. L’association entre le marbre blanc et les dorures au milieu d’un bassin géant est vraiment très belle. L’endroit est calme. Majestueux.
Et tellement propre : il est possible d’y marcher pendant des heures et d’en ressortir avec les pieds blancs, ce qui est suffisamment surprenant en Inde pour être noté. Par contre, c’était l’hiver, et il faut rentrer pieds nus dans le temple, et le marbre, c’est froid… enlever ses chaussures enfin de journée n’était pas toujours une partie de plaisir ;).

Golden Temple au coucher du soleil

Golden Temple au coucher du soleil

Amritsar est en effet célèbre pour son Temple D’or, magnifique temple trônant au milieu d’un lac entouré de bâtiments en marbre blanc éclatant. Le Golden Temple est un temple Sikh, religion pratiquée par 20 millions de personnes en Inde (2% de la population), essentiellement dans le Punjab, région du nord de l’Inde. Le sikhisme est une religion basée sur un concept d’égalité de droits pour tous, initialement créée pour lutter contre le système de castes en Inde. C’est une religion monothéiste, ne nommant pas son Dieu et considérant que chaque religion permet de mener à ce Dieu unique. Cette religion est assez différente des autres, et très intéressante, sur plusieurs points (pas besoin de décéder pour atteindre le Salut mais de mener sa vie de manière honnête et tolérante, pas de vocation de culte à quelconque prophète ou autre divinité, etc.). Nous vous laissons vous renseigner vous même :).
Revenons à notre Golden Temple. Un temple Sikh (Gurdwara, porte du Guru) est ouvert à tous, croyant ou non, et doit arborer le drapeau orange, contenir le livre sacré, et être en mesure d’offrir le gite et le couvert à toute personne, peu importe sa religion, venant dans le temple. Le Golden Temple est le plus grand temple Sikh, offrant dans le Langar, jusqu’à cent mille repas par jour servis à même le sol, à tout le monde, afin que se mélangent toutes les religions, tous les classes sociales, etc. Ceci fonctionnant majoritairement grâce à un système de volontariat pour cuisiner, faire la vaisselle, servir les repas, etc. Les Sikhs se doivent de participer à ce service communautaire.
Il faut le vivre pour le comprendre. Ca n’arrête jamais. Cet endroit est magique et nous fera pas mal réfléchir sur les piliers de nos sociétés occidentales (où trouve-t-on un tel partage et une telle entre-aide ?).

Nous aurons l’occasion de tester notre premier dîner au Langar ce jour-là. Et la cuisine n’y est franchement pas mauvaise (du Dhal, des légumes, une sorte de riz au lait et des chapatis). Avant d’aller faire le tour du temple (que nous réitèrerons tous les soirs), observer la cérémonie de fermeture du livre sacré à 21h30 (en écoutant la puissante voix du prêtre) et de rentrer nous coucher. Pendant notre absence, des centaines de personnes, des pèlerins, ont été installés, à même le sol, sur ou dans des couvertures, dans la cour de l’immeuble dans lequel nous dormons.

Golden Temple

Golden Temple

Golden Temple au coucher du soleil

Golden Temple au coucher du soleil

Amritsar

Golden Temple, en dortoir (Sarai Shri Guru Ramdass Ji)

Dans le Golden Temple, il y a un dortoir reservé aux touristes, gratuit (fonctionnant sur donation). Il est normalement possible d’y rester jusqu’à trois nuits, mais nous avons des gens y rester plus longtemps (peut-être à voir suivant la demande).

Repas au Golden Temple : gratuit (sur donation)
Lit en dortoir au Golden Temple : gratuit (sur donation)

Gare de Delhi

Gare de Delhi

Nous quittons la calme Rishikesh pour une looongue journée de transport. Direction Delhi en bus, pour ensuite rejoindre Amritsar en train de nuit depuis Delhi. Les sept heures de trajet entre Haridwar et Delhi ne sont pas des plus confortables. Déjà, on a moyennement la place de poser nos sacs (et nos jambes) dans ces petits bus sans soute, et la route n’est pas très bonne, ce qui nous vaut de passer notre journée à rebondir sur le siège enfin les fenêtres n’isolent pas vraiment.
Arrivés à Delhi, nous refaisons un saut au bureau des billets de train pour acheter deux billets de plus. Chose faite, nous allons rendre notre carte de métro pour récupérer notre crédit et la caution de la carte, et prenons un autre bus interminable (à cause des embouteillages) pour rejoindre la station de bus. Nous y dévorons un thali avant de nous mettre à attendre notre premier train en retard d’une longue série. Nous rencontrant un Indien réceptionniste d’hôtel à Delhi, rentrant chez lui à Amritsar pour quelques jours. Nous discutons avec lui pendant que le train décale petit à petit de quinze minutes toutes les quinze minutes. Nous partirons à 23h30, avec 3h de retard, et dormirons jusqu’au lendemain matin.

Entre Rishikesh, Delhi et Amritsar

Train de nuit Delhi – Amritsar

Des bus partent toutes les demi heures de Rishikesh à Delhi (et pas besoin de réserver à l’avance).
Attention, les bus locaux n’ont pas de place suffisament grande pour y mettre un sac de voyage. On peut parfois le mettre sous les sièges mais pas tout le temps. Sinon, il traine dans le couloir. Ca vaut le coup d’être le premier dans le bus pour pouvoir se mettre dans le fond, avec le sac dans le couoir ne gênant pas trop de monde.
Les bus sont bien moins confortables que les train (mais surement plus pontuels). Pour les longues distances, surtout de nuit (impossible de dormir à cause de la mauvaise qualité des routes), envisager de prendre le train plutôt que le bus est une bonne idée. Les temps de trajets sont à peu près les mêmes.

Bus Rishikesh – Delhi : 255 roupies (environ 3,65€)

Bords du Gange à Rishikesh

Bords du Gange à Rishikesh

Nous sommes à Yoga Land, nous nous essayons au yoga ! C’est dimanche, alors tous les cours quotidiens à l’heure pour débutants ne sont pas dispensés (notamment celui que nous avions prévu de faire en cherchant sur Internet). Nous parcourons donc la ville à la recherche de notre programme yoga de la journée. Nous nous rabattons sur une énorme brioche au chocolat et un cours de yoga du rire. Très bonne expérience ! Nous sommes huit, plus un prof très sympa et vraiment fun, et nous aurons littéralement une crise de fou rire collective au bout d’une demi-heure de cours. Après cette expérience concluante, nous montons déjeuner en hauteur, au calme, un excellent thali « healthy » (avec spiruline et tout, il n’y a qu’à Yoga Land qu’on peut trouver ça en Inde ;)) avant de nous essayer au vrai yoga cette fois. Nous ne sommes pas très convaincus par le prof et apprécions donc moins le cours. Par contre, nous en sortons convaincus de notre manque de souplesse, de muscles et d’équilibre ;). Nous regardons le coucher de soleil sur le Gange avant de nous offrir un dernier lassi dans un autre des nombreux cafés de la ville. Nous dinerons ensuite en amoureux (personne dans tout le resto !), posés sur des cousins, contemplant une dernière fois la calme Rishikesh by night.

Bords du Gange à Rishikesh

Bords du Gange à Rishikesh

Rishikesh

Surya Hotel, 400 roupies (environ 5,70€) la chambre double avec salle de bain. Propre, calme, bien sans être extraordinaire, et pas cher.

La plupart des clubs de yoga de la ville, à part ceux dédiés au TTP (Teacher Training Program), proposent des cours d’initiation pour débutants quotidiens, à différentes heures de la journée. Attention, le dimanche, la plupart ne donnent pas ces cours.

1 heure de yoga du rire : 300 roupies (environ 4,30€)
1 heure de yoga pour débutant : 200 roupies (environ 2,80€) (il y a plus cher pour une heure, le même prix pour plus longtemps… il faut regarder un peu)

Vaches dans les rues de Rishikesh

Vaches dans les rues de Rishikesh

Un temps breton aujourd’hui. Nous ne sortons pas avant 14h et un petit Star Wars. Nous nous baladons le long du Gange et visitons le Parmath Niketam Ashram, très grand et très beau Ashram, axé autour de la musique. Vers 17h, nous assistons à la cérémonie de l’Aarti dans cet Ashram, moment musical charmant, et assez intime, dans cette petite ville de Rishikesh. Peut-être le plus bel Aarti de notre séjour en Inde.

Aarti au Parmath Niketam Ashram

Aarti au Parmath Niketam Ashram

Parmath Niketam Ashram

Parmath Niketam Ashram

Parmath Niketam Ashram

Parmath Niketam Ashram

Parmath Niketam Ashram

Parmath Niketam Ashram

En Inde, nous aurons rencontrés plein de gens très… rigolos. Le spécimen du jour tient un magasin juste en bas de notre hôtel, il a le front recouvert d’une grosse tache de peinture rouge, et est monté sur un ressort. Tous les matins, il se lève, fait ses 8km de footing, se baigne dans le Gange, puis rentre dans son magasin. Là, il mange une amande… pendant une heure. C’est très bon pour la santé, parait-il. Nous repasserons le lendemain vers 10h, il ne pourra effectivement pas nous parler, étant en train de manger son amande… A 15h, il prend son premier repas de la journée, et après ça, il peut manger ce qu’il veut jusqu’au lendemain matin. Bref, on s’est bien marrés.

Nous finissons notre soirée au Chill Out Cafe, où nous chillons out avec un lassi au bord du Gange. C’est dur.

Vue sur le Gange, de nuit, à Rishikesh

Vue sur le Gange, de nuit, à Rishikesh

Rishikesh

Surya Hotel, 400 roupies (environ 5,70€) la chambre double avec salle de bain. Propre, calme, bien sans être extraordinaire, et pas cher.

Grand-mère feuillage

Grand-mère feuillage

Vue sur Rishikesh

Vue sur Rishikesh

Direction Rishikesh, la capitale mondiale du Yoga ! La ville est un concentré d’agences proposant des cours de yoga, que ce soit de l’initiation (à l’heure mais aussi des cours intensifs d’une semaine, un mois…) ou des cours pour devenir prof de yoga.

Nous prenons un bus public depuis Haridwar, et une heure plus tard nous sommes à Rishikesh. Nous rejoignons la partie touristique de la ville à pied, passant par une petite ville colorée aux petites rues étroites longeant le Gange.

La partie touristique est globalement située entre deux longs ponts étroits, Ram Jhula et Laxman Jhula. Nous prenons le premier à la recherche d’un Ashram, monastère hindouiste, dont certains ont quelques chambres ou lits pouvant accueillir des voyageurs, où dormir. Il y a peu d’indications. Nous toquons au premier endroit où nous voyons écrit Ashram. Deux moines nous accueillent en nous présentant des chaises devant une superbe vue sur le Gange, endroit calme et apaisant, nous offrant le thé et des biscuits en discutant un peu avec nous. Un peu étrange mais chouette moment. Après avoir visité pas mal d’endroit, nous nous rabattons sur un hôtel, qui a l’avantage d’être calme et de ne pas avoir subi « l’inflation du Lonely Planet, TripAdvisor ou autres ».

Nous montons ensuite un peu en hauteur pour observer la vue sur la ville. Celle-ci sera un peu brumeuse, mais nous aurons vu des singes, des paons, des biches sauvages en montant ! (Et grand-mère feuillage ! Désolée pour la référence, ceux ne l’ayant pas n’ont pas perdu grand-chose durant leur enfance ;)).

Rishikesh regorge de cafés vraiment posés, où déguster un lassi (car rappelons-le, pas d’alcool ni de viande dans cette ville également sacrée) en regardant le Gange couler. Nous finissons donc la journée à déguster un excellent lassi au Little Buddha Cafe, où nous rencontrons Ashish, un Indien travaillant chez Ericsson et ayant un milliard d’histoires plus incroyables les unes que les autres à raconter (comme la fois où sa voiture a été totalement endommagée à cause d’une tempête de grêle avec des grêlons de la taille d’une balle de golf, le mariage de sa sœur ayant réuni 1200 personnes, son éducation dans l’armée à faire les 400 coups, ses tentatives de reconquête de son ex-copine dignes d’un film d’espionnage…).

Vue sur le Gange

Vue sur le Gange

Rishikesh

Surya Hotel, 400 roupies (environ 5,70€) la chambre double avec salle de bain. Propre, calme, bien sans être extraordinaire, et pas cher.

Lassi (plain) dans un café au bord du Gange : environ 60 roupies (environ 0,90€)