Reserve Nationale Tamango

Reserve Nationale Tamango

Reserve Nationale Tamango

Reserve Nationale Tamango

Nous nous réveillons dans une tente complètement givrée… Nous avons non seulement accumulé beaucoup de condensation dans la nuit (normal vue l’humidité du terrain et l’absence totale de vent) mais celle-ci a en plus gelé pendant la nuit (nous sommes à 1000 mètres d’altitude, il fait un peu froid la nuit). Nos chaussures et chaussettes étant encore trempées de la veille, le réveil est un peu dur. Heureusement, le soleil est au rendez-vous. Nous prenons notre petit déjeuner et nous mettons doucement et difficilement en route (après une réparation de lacet, au bout de plus de six mois à les utiliser tous les jours, certains équipements commencent à s’user). Nous commençons notre longue descendre descente vers Cochrane. Les premières heures se font sur un chemin très marécageux… De quoi conserver l’humidité de nos chaussures de la veille. Nous longeons des petits lacs, paysages bien sympathiques. Puis au bout de quelques heures, la vue se dégage et nous apercevons l’immense lac Pueyrredon et ses eaux très bleues. Encore une très jolie vue. Nous descendrons pendant une heure avant de nous faire une looongue pause sandwich au soleil avec vue sur le lac. Nos pieds auront presque le temps de sécher ;). Puis c’est parti pour trois heures de descente (enfin descente avec quelques montées très très pentues et quelques descentes un peu effrayantes) en longeant le lac. A quatre kilomètres de la fin du sentier, nous croisons un couple nous disant qu’il reste environ deux heures avant de l’atteindre. Le chemin est un peu technique, nous sommes fatigués de notre longue journée de la veille, plus celle d’aujourd’hui, et nous trouvons un endroit rêvé où camper à côté de l’eau. Une eau tellement claire, nous rappelant celle du lac Kovsgol en Mongolie. Et tellement turquoise… Nous décidons de nous arrêter et de laisser la fin du chemin pour le lendemain. En bonus, nous aurons la menthe juste au pied de la tente !
Nous espérons pouvoir prendre un bus depuis Cochrane pour Villa O’Higgins avant vendredi, ville située au bout de la Carretera Australe, où il est difficile d’aller en stop. De là-bas, nous prendrons un bateau (partant normalement uniquement le samedi en mars) pour nous rendre en Argentine et rejoindre El Chalten à pied.

L'eau la plus claire et la plus turquoise du monde !

L’eau la plus claire et la plus turquoise di monde !

Reserve Nationale Tamango

En tente, Parc National Tamango

Le parc Tamango possède beaucoup plus de signalisation que le parc Patagonia fait la veille.
En sortant du Parc National Patagonia (via un croisement pas du tout visible…), nous avons suivi dans l’ordre les sentiers « Los Condores », « Las Valles », « Los Guanacos », « Los Pumas », « Los Ciruellitos » (très pentu), « Los Coigues » (difficile), « Los Carpinteros ».

Petit "Guacamole" :)

Petit « Guacamole » 🙂

Une journée qui commence sans petit déjeuner ! Et oui, nous avons pris l’habitude de manger de l’avoine mais n’avons pas assez d’eau pour faire la vaisselle et cuisiner donc on se contentera de partir le ventre vide. En compensation, nous avons la visite de quelques guacamoles non loin de la tente, vraiment pas sauvages. Quelques photos plus tard, nous voici partis sur le sentier de Lagos Altos qui traverse le Parque National Patagonia (super original comme nom…). L’objectif de la journée est de rejoindre le Parque National Tamango, un autre parc limitrophe de celui dans lequel nous nous trouvons et qui a de très bons échos.
Nous nous attaquons aux 800 mètres de dénivelé positive pour rejoindre l’embranchement nous permettant de changer de parc. Le temps n’est pas particulièrement au beau fixe puisque qu’après avoir rangé la tente sous une petite bruine celle-ci ne se gênera pas pour nous accompagner toute la demi-journée. La carte que nous avons récupérée la veille indique un coin d’eau douce puis un camping : deux opportunités de faire la vaisselle et récupérer de l’eau pour cuisiner notre petit déjeuner. Dans les faits, nous ne verrons ni l’un, ni l’autre sans trop comprendre si nous les avons manqués ou simplement si la carte a été dessinée avant que les infrastructures ne soient installées. Nos estomacs s’impatientent et nous ne trouvons toujours pas d’eau, on s’arrêtera après deux heures trente de marche pour déjeuner nos petits sandwichs de pain et fromage.
Plus tard, nous croiserons deux promeneurs en sens opposé qui nous indiquent boire l’eau d’un lac à un kilomètre et demi d’ici. Jusque-là, tous les lacs croisés en montant semblaient ne pouvoir fournir que de l’eau stagnante et des algues… on essaiera le lac suivant sans franche réussite. L’eau est un mix savoureux : H2O, terre, insectes, algues… nous remplirons quand même nos gourdes et en profiterons pour faire la vaisselle.
La météo nous voulant nous gâter aujourd’hui et nous offrir une vue dégagée (jusqu’à 50 mètres), on fera l’impasse sur l’ascension (200 mètres de plus) du Cerro Tamanguito. Nous arrivons à l’embranchement pour quitter le Parque National Patagonia et rejoindre le Parque National Tamango mais évidemment, il n’y a aucune indication (marque sur les arbres ou rochers, panneaux, etc.) donc on se servira du GPS pour trouver. C’est le genre de moment qui amène à se demander où vont les sous payés pour les droits d’entrée du parc et ce qui occupe les journées des gardes du parc. Pas très compliqué pourtant de mettre quelques panneaux avec les directions, distances, etc.

Forêt d'arbres morts (comme il y en a souvent en Patagonie)

Forêt d’arbres morts (comme il y en a souvent en Patagonie)

Bref, nous nous mettons en route pour l’ascension des 250 mètres de dénivelé devant nous conduire à une longue descente vers le lac de Elefantita. Très rapidement, le chemin disparaitra, nous continuerons à l’aveugle et droit dans la pente à travers un champ d’arbres morts et couchés. Nous regagnerons finalement le chemin (merci au GPS de nous avoir permis de garder la bonne trajectoire) et descendrons tranquillement jusqu’au lac. A une erreur d’aiguillage près qui nous aura fait perdre une heure et nous aura offert des chaussettes trempées : cette fois-ci, on a voulu suivre le GPS et pas les marques du chemin… belle erreur.
Une fois arrivées au lac, cela fait huit heures que nous marchons : on s’offre le droit de savourer quelques biscuits avant de monter la tente et manger un dîner que l’on estimera bien mérité.

Couleurs de l'automne

Couleurs de l’automne

Parque National Patagonia, Parque National Tamango

En tente, Réserve Nationale Tamango

Catedral de Marmol

Catedral de Marmol

Cuevas de Marmol

Cuevas de Marmol

Le matin, nous nous rendons à notre tour pour voir les fameuses « Cathédrales, Chapelles et Caves de Marbre », des formations dans la roches laissées par l’eau et le vent sur le magnifique et immense Lago Gral Carrera. Nous sommes sept dans un petit bateau à moteur et nous sommes partis pour une heure dix de « visite des bords du lac ». L’aller-retour sur ce lac d’eau tellement bleue sur fond de montagnes et de glaciers est superbe. Les caves et autres de Marbres sont de jolies formations mais ne nous ont pas non plus sur-impressionnées. Pour le prix, nous sommes contents de l’avoir fait mais ce n’est pas pour nous un indispensable. Nous retournons ensuite ranger notre tente, faire nos sacs et déjeuner avant de repartir pour une centaine de kilomètres de stop suivis de deux jours de randonnée vers Cochrane, notre prochaine ville de destination. Lorsque nous sortons du bateau, un bonhomme étant déjà en train de faire du stop depuis que nous sommes passés pour la première fois deux heures plus tôt est encore là, avec à la suite deux autres auto-stoppeuses. Ça promet…

Cuevas de Marmol

Cuevas de Marmol

Cuevas de Marmol

Cuevas de Marmol

Cuevas de Marmol

Cuevas de Marmol

Vers 14h, lorsque nous arrivons dans la file, les personnes du matin ne sont plus là et quatre autres personnes ont pris la relève. Nous marchons deux kilomètres au sud de la ville pour tenter notre chance plus loin. Au bout d’une quarantaine de minutes, nous sommes pris à l’arrière du pick-up de gars allant couper du bois pour le feu « un poquito mas arriba » (= 30 km plus loin, ce qui nous avance déjà pas mal). Pendant ces 30 kilomètres, nous en prenons plein la vue, la route offrant une vue magnifique sur le lac Gral Carrera, à la fois bleu, turquoise, calme, agité, et surplombé par des montagnes toutes aussi belles les unes que les autres.
Puis nous relevons le pouce. Nous voyons passer dans un pick-up les autostoppeurs qui attendaient avant nous. Au bout d’une vingtaine de minutes, nous sommes pris en stop par un monsieur pas très bavard avec lequel nous ferons environ 70km de route encore à couper le souffle (le bleu des lacs et des rivières est juste ouf !) sur de l’électro-danse à fond (pas tout à fait en accord avec le paysage). Vers 17h, il nous reste 13 km à parcourir sur une route secondaire pour atteindre le début de notre sentier. La route étant déserte (déjà que la Carretera Australe, la route principale n’est pas très fréquentée) et avec des paysages superbes, nous décidons de randonner ces 13 km. Au bout d’une heure, une voiture passe dans notre sens. Nous levons le pouce, sans succès. Cinq minutes plus tard, le couple d’Etats-Uniens fait demi-tour pour venir nous chercher et nous amener à l’entrée du parc. Et incroyable, ils parlent français, ayant enseigné le ski quelques années en Suisse. Ils vivent en Patagonie une partie de l’année et viennent dans le parc pour voir des amis qui peuvent les faire voler pour prendre des photos. La route est à nouveau magnifique, très différente de ce que nous avons vu jusque-là. Nous apercevons des guanacos (que nous appellerons guacamoles, ayant eu du mal à retenir le nom au début), animaux de la famille des lamas, courant dans les praires au bord de la route. Les Etats-Uniens nous déposent au point d’information du parc, dans lequel nous récupérons des cartes et des informations sur la randonnée que nous allons faire. Nous changeons un peu de programme et allons faire une partie de la randonnée Lagos Altos avant de bifurquer pour rejoindre Cochrane. Nous avançons de quelques mètres sur le sentier avant de trouver un endroit où planter la tente, la nuit allant arriver vite. Superbe journée !

Carretera Austral entre Villa Cerro Castillo et Cochrane

Carretera Austral entre Villa Cerro Castillo et Cochrane

Puerto Rio Tranquilo, Parc National Patagonia

En tente, Parc National Patagonia

Tour d’1h15 à la Catedral de Marmol : 10000 CLP par personnes (environ 14,30€)
1 kg de pain en vrac : 1900 CLP (environ 2,75€)

Villa Cerro Castillo

Villa Cerro Castillo

Après une semaine de stop puis trek, nous nous offrons une journée à ne rien faire. Nous profitons de la salle commune du camping pour geeker, nous reposer et ne sortons qu’en fin d’après-midi pour faire des courses et réserver notre tour à la Catedral de Marmol (attraction touristique du coin) pour le lendemain matin.

Puerto Rio Tranquilo

En tente, camping Bellavista, Puerto Rio Tranquilo

Dans Puerto Rio Tranquilo, il y a un petit supermarché où l’on trouve à peu près tout ce dont on a besoin et où l’on peut payer par carte bancaire.
Il est possible de payer par carte bancaire les tours proposés par les différentes agences de Puerto Rio Tranquilo (en payant à la station-service et en donnant un reçu là on l’on achète le tour)

Une nuit en camping par personne (camping Bellavista) : 5000 CLP (environ 7,14€)
Tour d’1h15 à la Catedral de Marmol (1h15 de bateau) : 10000 CLP par personne (environ 14,30€)

Lune

Lune

Ravis du lever de soleil de la veille, nous mettons à nouveau le réveil pour observer celui d’aujourd’hui depuis notre nouveau campement. Le ciel étant voilé et la montagne d’en face non orientée face au soleil levant, celui-ci sera moins spectaculaire que la veille (mais nous n’avons marché que cinq minutes pour le voir et cela nous aura permis de prendre notre petit déjeuner dans un très beau paysage dégagé plutôt que dans le bois du camping). Nous levons le camp vers 10h avec Sebastian, notre nouveau compagnon de marche allemand avec qui nous avons déjà passé trois nuits et quelques repas. Il nous faudra 2h30 pour sortir du sentier et rejoindre une route de cailloux, sur un chemin facile ce qui fait du bien après la longue descente de la veille, la dernière demi-heure offrant une très belle vue sur la vallée vallonnée de Villa Cerro Castillo. Puis nous mettrons environ 1h30 pour pour rejoindre Villa Cerro Castillo, la dernière heure et demi étant interminable… Ayant enfin atteint Villa Cerro Castillo vers 14h, nous nous posons pour dévorer nos deux derniers sandwichs au fromage avant de lever le camp direction Puerto Rio Tranquillo, 120 kilomètres plus loin. Après cette semaine de stop et de randonnée, l’objectif est de nous poser au moins une journée pour nous reposer, faire quelques lessives et faire quelques recherches pour la suite de notre périple. Sebastian nous avait indiqué une adresse de rêve à Villa Cerro Castillo pour faire ça à moindre coût, malheureusement, la qualité de la connexion Wi-Fi ne répond pas au dernier critère cité et nous décidons de pousser immédiatement jusqu’à Puerto Rio Tranquilo, notre destination suivante. Nous sommes repartis pour lever le pouce.

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Lever de soleil depuis le camping Neozelandais

Deux couples étant déjà en train d’attendre dans la ville, nous décidons de marcher un peu plus loin pour tenter notre chance. Au bout de peu de temps, un vacher nous prend pour nous amener 28 km plus loin, au bord d’une rivière au milieu de nulle part, nous faisant traverser des paysages vraiment vraiment vraiment beau. Le Mirador Las Confluencias, ouverture sur une grande plaine marécageuse pleine de roseaux, au Sud de Villa Cerro Castillo, est juste magnifique. Dommage que nous n’ayons pas pu nous arrêter pour prendre une photo et en profiter un peu plus.
Au milieu de nulle part, donc, nous attendrons plus d’une heure dans le vent, comptant les rares voitures passant devant nous sans nous prendre, avant qu’enfin quelqu’un s’arrête (quelqu’un ayant déjà dans son pick-up un des couples qui attendait à Villa Cerro Castillo). Enfin ! Nous ferons avec eux environ 90 km jusqu’à Bahia Murta, avant de relever le pouce pour les 25 km restants, un peu épuisés de notre trek et de notre journée. Lorsqu’un bus allant à Puerto Tranquilo nous propose de monter pour 1000 CLP (environ 1,50€) par personne, nous ne nous faisons pas prier. Vers 19h, nous voilà à Puerto Rio Tranquilo, à faire la tournée des campings à la recherche du camping de rêve avec une connexion Internet potable et un endroit où se poser pour passer les deux prochaines nuits. Après avoir comparé, nous nous posons dans le plus cher de la ville, mais au moins, nous sommes bien calés pour les prochains jours !
Dans ce camping, nous retrouvons une Japonaise avec qui nous avons campé deux nuits plus tôt pendant notre trek et, plus surprenant, Emma et Claudio, nous ayant pris en stop une semaine plus tôt entre Bolson et Esquel, à la fin de notre première journée de stop pour venir jusqu’ici !

Parc National Cerro Castillo, Puerto Rio Tranquilo

En tente, camping Bellavista, Puerto Rio Tranquilo

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) 4h environ (en marchant très vite) pour aller depuis le camping Néozélandais au centre de Villa Cerro Castillo.
Dans Puerto Rio Tranquilo, il y a plusieurs campings, dont les prix vont de 3000 CLP (environ 4,30€) pour un endroit très très basique sans salle intérieure, à 5000 CLP (environ 7,14€) (nous n’avons pas testé ceux étant un peu à l’exérieur de la ville).

Panorama du deuxième col du trek

Panorama du deuxième col du trek

Aujourd’hui, levés « aux aurores » pour regarder le lever du soleil sur le Cerro Castillo et son glacier. Après 25 minutes de montée à flanc de montagne, nous arrivons au point de vue, il est 8 heures. Nous aurons vu la meilleure partie de ce spectacle dans la montée avec un Cerro Castillo rouge-rose-orangé au fur et à mesure de l’ascension du soleil. Nous resterons tout de même une grosse heure à admirer ce paysage et à écouter le glacier se craqueler et tomber plusieurs dizaines de mètre plus bas. Ce qui nous laissera le temps de prendre quelques photos avec notre collègue randonneur allemand (Sebastian).

Après être redescendus et avoir plié bagage, nous partons pour la randonnée du jour qui débouchera à peine dix minutes plus tard sur un superbe lagon au pied du Cerro Castillo. Une fois encore, ce sont les couleurs de cet endroit qui nous impressionnent le plus. Il y a un grand soleil, c’est très calme et magnifique : c’est le point d’orgue de ce trek.

La marche se poursuit ensuite vers un col à passer qui après une heure et quart de montée nous donnera droit à une vue sur la vallée de Villa Cerro Castillo. On y voit à des dizaines de kilomètre à la ronde, ça rappellera l’Ethiopie et ses hauts plateaux à Carole.

La descente sera longue et pénible (ou fun selon les goûts :- )) avant une dernière petite montée pour rejoindre le camping des Néozélandais. Pendant la descente, nous ferons connaissance avec Christian, un Chilien de Santiago en vacances en Patagonie. Jusqu’ici nous ne connaissions de lui que ses chaussures complètement délabrées et réparées avec un peu de duck tape à plusieurs reprises. Maintenant, nous savons qu’il est architecte d’intérieur à son compte. Une bonne opportunité d’exercer mon espagnol (toujours aussi catastrophique) mais surtout de partager un peu plus la vie des Chiliens.

Une fois arrivés au camping, nous plantons la tente et dinons avec Sebastian (le randonneur allemand). Il est étudiant en médecine, on discutera un peu du système d’enseignement de la médecine en Allemagne mais surtout de ce que l’on peut manger en trek ! Il est végétarien et nous fera une nouvelle démonstration de cuisson de « soy meat » / « carne vegetal ». La particularité de la viande de soja, c’est qu’elle est très protéinée mais surtout qu’elle gonfle jusqu’à absorber trois fois son volume d’eau. Durant un trek, ça a l’avantage de ne pas être trop lourd, d’apporter du goût et de compléter les besoins nutritifs.

Lever de soleil sur le glacier

Lever de soleil sur le glacier

Laguna Castillo

Laguna Castillo

Laguna Castillo

Laguna Castillo

Laguna Castillo

Laguna Castillo

Glacier

Glacier

Vue sur la vallée depuis le deuxième col

Vue sur la vallée depuis le deuxième col

Coucher de soleil depuis le camping des Neozélandais

Coucher de soleil depuis le camping des Neozélandais

Parc National Cerro Castillo

En tente, Parc National Cerro Castillo, camping Neozelanders

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) 5h10 environ pour aller depuis le camping Tetera au camping Neozelanders.

Premier col du trek

Premier col du trek

Glacier

Glacier

Le temps s’est mis au beau, spécialement pour cette superbe journée de randonnée. Après un petit déjeuner au soleil, nous marchons environ une heure dans un bois puis une autre heure sur un sol beaucoup plus rocheux et sans végétation, nous permettant d’avoir une très jolie vue sur la vallée d’où nous venons. Après avoir fait une pause réparation de chaussures d’un collègue randonneur (notre duck tape sert !), nous passons un long col étroit entre deux montagnes avant que la vue ne se re-dégage, pour le meilleur. Nous apercevons des glaciers magnifiques, surmontant de nombreuses cascades. Superbe ! Nous descendons sur un terrain rocheux pas très agréable (mais quelle vue !) pendant environ une heure trente avant d’entrer à nouveau dans un bois, se dégageant de temps en temps pour nous laisser une vue magnifique sur d’autres glaciers gigantesques. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur l’une de ces vues dégagées, puis re-marchons une heure avant d’atteindre notre campement. Sur le chemin, nous passons juste en bas d’un de ces énormes glaciers, se découvrant de manière inattendue à la sortie d’un bois. Très belle image pour finir la journée.

Jolie montagne

Jolie montagne

Villa Cerro Castillo

Villa Cerro Castillo

Joli arbre

Joli arbre

Vue depuis le campinp Tetera by night

Vue depuis le campinp Tetera by night

Parc National Cerro Castillo

En tente, Parc National Cerro Castillo, camping Tetera

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) 5h15 environ pour aller depuis le camping Rio Turbio au camping la Tetera. La descente depuis le col jusqu’au premier camping est assez pentue.

Rivière près du camping Rio Turbio

Rivière près du camping Rio Turbio

Nous nous levons sous un temps mitigé : il fait un grand soleil mais il pleut en même temps et quelques rafales de vent nous glacent un peu… Nous prenons notre temps et vers 11h15, nous nous mettons en route, sous un temps toujours très étrange (qui durera toute la journée). Nous sommes à nouveau au milieu de troupeaux de vaches. Au bout d’une heure, nous croisons un randonneur allemand dans l’autre sens en train de se sécher les pieds. Nous comprenons ce qui va nous arriver… : nous devons retirer les chaussures pour traverser une rivière glaciale… Ca a fait mal… A ce même moment sort de nulle part un cowboy Chilien à cheval (avec un sur-pantalon en peau de mouton) en train de faire traverser les vaches de l’autre côté de la rivière.
Une demi-heure plus tard, nous devons à nouveau traverser une rivière glaciale pieds nus… (les plus malins… ou qui aiment le moins l’eau froide trouverons un petit passage pour éviter de traverser la rivière pieds nus). Heureusement la dernière de la journée !
Le temps devient de plus en plus froid, il vente, il pleut un peu, tout en faisant encore soleil. Heureusement, la marche est facile.
Vers 14h, nous arrivons à ce qui nous semble être l’entrée du parc. Comme la veille, on nous rappelle que l’entrée est 5000 pesos, mais comme hier, il n’y a personne pour les collecter. Nous continuons notre chemin, faisons une pause pour pique-niquer, puis remarchons environ une demi-heure pour atteindre le camping Rio Turbio, très grand camping, abrité du vent, proche d’une rivière. Nous nous y posons assez tôt (vers 15h), prenant le temps de planter la tente, de prendre un thé, de discuter avec un (autre) Allemand en voyage pour 5 mois en Argentine / Chili, diner et nous enfoncer dans notre sac de couchage vers 20h, avant la nuit (car oui, ça caille…).

Arbre éventré

Arbre éventré

Parc National Cerro Castillo

En tente, Parc National Cerro Castillo, camping Rio Turbio

Nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) 4h environ pour aller depuis Las Horquetas (départ de la route) jusqu’au camping Rio Turbio.
La plupart des campings ont des toilettes dans le parc.

Premier campement dans le Parc National Villa Cerro Castillo

Premier campement dans le Parc National Villa Cerro Castillo

Nous nous réveillons tranquillement, déjeunons tranquillement, prenons une douche (gros avantage du camping organisé !), allons tranquillement faire nos dernières courses avant de ranger tranquillement la tente. Nous achetons le gaz le moins cher du monde (2000 CLP la bouteille, environ 2,90€), puis retirons de l’argent dans une banque qui nous enflera moins qu’à l’arrivée au Chili (4738 CLP pour un retrait de 200 000 CLP, soit 2,4%). En plus, le cours du peso chilien a évolué en notre faveur (passant de 680 à 710 pour un euro). Nous sommes bien. Nous nous offrons deux empanadas pas terribles mais pas chères.

Vers 14h, nous partons du camping, sous un très beau soleil, pour faire du stop jusqu’au départ de notre randonnée, environ 70 km au Sud de Coyhaique. Nous remontons la côte qui nous sépare de la Carretera Austral et sortons de la ville. Nous ne sommes pas les seuls à faire du stop… Nous dépassons un groupe de quatre également en train d’attendre. Nous marchons pour nous poser un peu plus loin, et juste avant d’avoir eu le temps de se poser, nous sommes pris en stop par un habitant de Coyhaique allant chercher un ami à l’aéroport de Balmaceda. Il nous fera découvrir un célèbre groupe chilien (Los Jaivas), dont le chanteur, exilé en France depuis le régime de Pinochet, est décédé la veille. Nous ferons les 40 premiers kilomètres vers notre destination musique chilienne et voiture à fond, sous un soleil et des paysages montagneux magnifiques. Grisant !

Une fois déposés, nous ne sommes à nouveau pas tout seul à la jonction avec la route menant au début de notre trek. Six personnes (deux groupes de trois, dont trois campeurs venant du même camping que nous) sont déjà en train d’attendre. Comme d’habitude, nous remontons un peu la route pour aller lever le pouce plus loin. Sous un vent de fou, nous attendons patiemment les quelques voitures passant sur cette route… (Le trafic n’est pas hyper dense sur cette route…). Au bout d’une demi-heure, nous sommes pris en stop par un autre habitant de Coyhaique allant réparer une chaudière à Villa Cerro Castillo. Bingo, nous faisons les 26 kilomètres qui nous manquent.

Une fois déposés, nous croisons un Van d’un couple Belge (+ un couple d’auto-stoppeurs français) cherchant un endroit où poser le Van pour la nuit. Nous discutons un peu avec eux, la tentation est forte de poser la tente à côté de leur Van pour passer la soirée avec eux mais nous préférons avancer pour raccourcir la journée du lendemain. Lorsque nous passons l’entrée du parc, il n’y a personne, nous épargnant 5000 CLP chacun d’entrée (environ 7,20€). Nous marcherons une heure au milieu de troupeaux de vaches et de chevaux avant de nous poser au bord de la rivière sur un terrain idéal pour planter et au milieu de quelques vaches. Nous sommes trop posés pour finir la journée aussi tranquillement que nous l’avions commencée.

Coyhaique, Parc National Cerro Castillo

En tente, Parc National Cerro Castillo

L’entrée dans le Parc National Cerro Castillo coûte 5000 CLP (environ 7,20€). Hors saison et en arrivant vers 16h30, personne n’était là à l’entrée.
La Conaf de Coyhaique ne fournit pas de renseignements sur le Parc National Cerro Castillo. Il faut se renseigner auprès des gardiens du parc quelques kilomètres avant le début du sentier.

Bouteille de gaz moyenne dans un grand magasin de bricolage : 2000 CLP (environ 2,90€)
Frais de retrait chez BCI : 4738 pour un retrait maximum de 200000 CLP (6,80 pour 285€)

Nos collègues cyclistes de l'autre côté du pont

Nos collègues cyclistes de l’autre côté du pont

Nous nous réveillons au sec, même s’il bruine toujours, ce qui est une victoire ! Et nous n’avons pas eu trop froid. Nous petit-déjeunons, disons au revoir à nos colocs, et nous mettons en route. Deux voitures passent en une quinzaine de minutes sans nous prendre, puis une troisième, pleine à craquer, s’arrête étonnamment. Deux stoppeurs sortent de la voiture disant « cambio ». Victoire ! Ils s’arrêtaient au croisement pour aller là où nous étions la veille. Nous prenons leur place avec Miguel et Mar, ingénieurs à Santiago, en vacances pour deux semaines dans le sud du Chili. Nous passerons la journée avec eux, faisant une petite randonnée « El Pescador », qui franchement ne valait pas les 3000 CLP que nous avons payé (environ 4,50€, en fait elle ne valait pas le coup de s’arrêter même si elle avait été gratuite…). Puis ils nous offriront un café (nous ne sommes plus en Argentine, le café instantané remplace donc le maté) avant de repartir jusqu’à Coyhaique, en continuant la très belle Carretera Austral. Vers 17h, nous arrivons à Coyhaique, qui s’avère être une ville beaucoup plus grande que ce à quoi nous nous attendions. Nous disons au revoir et nous mettons à la recherche d’un camping. Nous avons peu d’espoirs de planter gratuitement la tente dans la ville. MAPS.ME nous en indique un que nous tentons de rejoindre. En demandant un peu aux alentours, nous tombons sur une maison où nous pouvons planter la tente dans le jardin ou sur le parking en face, une mamie tenant un business un peu obscur, qui ne nous tentera pas trop… (pour 4000 CLP la nuit). Nous en trouvons un deuxième sur la carte, nous le rejoignons. Le business nous paraissant un peu plus clean et n’ayant pas trop le courage de continuer et sortir de la ville, nous décidons à rester (pour 5000 CLP, environ 7,40€). Nous allons faire quelques courses dans le plus grand supermarché que nous avons vu depuis des mois avant de venir profiter de l’électricité et des vraies tables du camping (on paie une différence avec le camping sauvage, quand même !).

Notre lieu de campement

Notre lieu de campement

Là où nous avons posé la footprint

Là où nous avons posé la footprint

Esquel – Parc National Quelat

Camping El Camping, Coyhaique, 5000 CLP par personne (environ 7,40€), très bien, bon Wi-Fi, quelques prises pour recharger ses batteries, assez proche (moyennant une sacrée côte) d’un grand supermarché ouvert même le dimanche. Bémol : les nombreux chiens aboyant régulièrement pendant la nuit…

Attention, au Chili, la plupart des magasins et autres commerces / bureaux sont fermés le dimanche (les supermarchés peuvent rester ouverts).
La frontière entre Chili et Argentine à Futalefu est ouverte de 8h à 21h.

Visite du Sendero Pescador : 3000 CLP (pour les étrangers, 2000 pour les Chilliens, environ 4,50€)
Nuit en camping en ville : 5000 CLP par personne (environ 7,40€)

Esquel

Esquel

Nous continuons notre route en stop. Nous levons le camp assez tôt, pour avancer au plus vite vers notre destination, 80 km au sud de Coyhaique. Aujourd’hui, nous devons passer la frontière vers le Chili, ce qui ne sera pas forcément facile en stop.
Nous marchons dans Esquel en levant le pouce. Au bout d’une vingtaine de minutes, un habitant d’Esquel, enseignant au collège, en voiture avec ses deux fils nous emmène à la sortie de la ville. Extrêmement gentil, d’autant plus qu’il n’allait pas du tout jusqu’au bout de la ville mais tournait bien avant et qu’il nous a offert le maté pendant les quelques minutes de trajet ! Il nous a même expliqué que si la gendarmerie à la sortie de la ville était de bonne humeur, elle pourrait nous aider à arrêter une voiture pour nous aider à avancer. Nous n’avons pas testé (ayant eu de la chance) mais nous avons trouvé le concept marrant. Une vingtaine de minutes plus tard, nous sommes pris en stop par un petit jeune d’Esquel dans une Clio volée (sans plaque arrière) arrivant à fond (donc improbable qu’elle s’arrête) allant rejoindre son frère habitant à Trevelin, 20 km plus loin. « 20 kilimetros son ya 20 kilimetros » : on ne te le fait pas dire  !

Etant déposés au début de la ville, nous marchons dans Trevelin pour en sortir en levant le pouce, pour ce qui sera notre plus longue attente de la journée (environ une heure). Nous voyons repasser devant nous le couple nous ayant pris la veille (sur qui nous comptions peut-être pour continuer le chemin, étant donné qu’ils allaient également traverser la frontière au même endroit que nous pour rejoindre le Chili).

Quelques instants plus tard, nous sommes pris par Luis et Sandra, couple Argentin en vacances travaillant dans l’industrie du pétrole (elle comptable, lui on ne sait pas trop), allant à Futaleufu également (puis revenant ensuite en Argentine en fin de journée). Un peu craintifs, ils nous préviennent que nous passerons la frontière séparément (la dernière fois, on nous avait explicitement demandé si on ne trafiquait pas de la drogue). Avec eux, nous nous arrêtons pour visiter des cascades juste avant la frontière, petite balade sympathique (sans être indispensable). Ils nous offriront également du maté (que certains apprécieront plus que le matin). Trop gentils ! Puis nous traversons la frontière avec eux et allons jusqu’à Futaleufu. Nous leur disons au revoir et nous remettons en route.

Nous sortons de la ville, croisons deux autres auto-stoppeurs étant arrivés hier et attendant dans un arrêt de bus. Nous nous éloignons un peu pour ne pas leur piquer leur opportunité. Nous marchons un petit quart d’heure encore, levons le pouce mais peu de voitures passent et toutes semblent s’arrêter ou tourner assez proches de là où nous sommes. Puis nous arrivons près d’une camionnette que nous avons déjà croisée, arrêtée près d’un camion frigorifique. Nous les passons pensant qu’ils nous avaient déjà dit non, puis le conducteur de camion nous demande où l’on va. « Villa Santa Lucia ». « Je vous emmène ». Trop de chance ! Nous ferons les près de 80 km nous amenant à Villa Santa Lucia à l’avant de son camion, sur une route défoncée mais aux paysages superbes (les paysages étaient beaux jusque-là, entre les montagnes fraichement enneigées, mais là ils sont superbes ! Nous passons très très proches de lacs très sauvages, des passages de mangroves… Tout ça en discutant avec notre chauffeur, vivant à Osorno et vendant du poulet importé des Etats-Unis (pas cher) dans des villes reculées du Chili. Nous mettons un temps fou à rejoindre le village tellement la route (pas aidée par le camion) est mauvaise.

Arrivés à Santa Lucia, nous ne sommes pas les seuls à faire du stop (par contre nous sommes seuls dans notre sens ce qui est une bonne chose). Nous avançons un peu pour passer de l’autre côté de la ville. Quasi personne ne passe. Quasi personne veut dire : nous avons dû rester 30 minutes dans le village et personne n’est passé dans le sens qu’on voulait (3 dans l’autre sens). En avançant, nous croisons un pick-up allant dans notre direction. Ils nous proposent de nous déposer à La Junta, 70 kilomètres plus loin. Nous montons à l’arrière du pick-up avec le chien. Nous aurons un petit peu froid pendant ce trajet… et serons contents de ne pas avoir de grosse pluie pendant le trajet. Arrivés là-bas, il est autour de 18h, nous commençons à nous demander où nous allons dormir. Il y a un camping dans la ville, pour 4000 CLP par personnes (environ 5,90€). Nous hésitons mais nous disons que nous pouvons peut-être continuer un peu et dormir gratuitement. Au pire on reviendra.

Un couple de Chiliens du coin nous prennent ensuite en stop après peu de temps et nous amènent 15 kilomètres plus loin, au milieu de nulle part (ils allaient chercher de la terre au bord de la route). Nous marchons un peu, étudiant tous les endroits où nous pouvons camper et levant le pouce au cas où, les rares fois où une voiture passe.

Au bout d’une trentaine de minutes, nous trouvons l’endroit rêvé pour camper : à plat sur de l’herbe, peu visible de la route et au bord d’une rivière. Nous commençons à nous poser lorsque nous apercevons une voiture en train de reculer sur la route : nous avons un autre stop ! Il commence à être tard et nous avions trouvé un endroit cool, mais la voiture ayant fait demi-tour, nous ne pouvons pas refuser… Ils nous emmèneront bien plus loin, ils ne nous restera plus que 165 kilomètres avant la ville de Coyhaique, dernière grosse ville et point de stop avant notre randonnée. Ce stop sera l’occasion de découvrir un véritable pilote (sans ironie, il faut qu’il se lance dans la course automobile) au volant : c’était vraiment bien.

Lorsqu’ils nous déposent, il fait nuit, il bruine, et nous sommes au milieu de nulle part. Il y a un pont juste en face de nous, Alexis y descend pour voir si on peut planter notre tente en dessous. Impossible : un couple de cyclistes français ont déjà occupé l’espace ! De l’autre côté du pont, il y a beaucoup moins d’espace et nous ne pouvons pas planter la tente. L’endroit est néanmoins abrité. Nous déciderons donc de nous poser sous le pont, sans planter la tente, en espérant qu’il ne pleuvent pas des corde et que nous ne nous réveillons pas trempés en pleine nuit… Nous partageons le temps du diner avec nos deux « colocs », couple franco-chilien parcourant le Chili à vélo depuis Novembre. Une soirée surprenante bien sympathique. Et nous avons bien avancé, nous devrions atteindre Coyhaique le lendemain !

Esquel – Parc National Quelat

Camping (très) sauvage sous un pont proche du Parc National Queulat

En Argentine, les stations service (au moins celles que nous avons essayé) ont des toilettes en libre-service (gratuitement).
Les fruits et légumes (incluant les fruits secs comme les noisettes), produits laitiers, miel, viandes, etc. sont à déclarer / interdits à l’entrée au Chili. Attention lors des passages de frontière Argentine / Chili en Patagonie.
Il y a quelques personnes qui traversent la frontière Argentine vers Chili à Futaleufu, principalement des Argentins ou Chiliens en vacances pouvant y aller pour la journée. La frontière se traverse bien, il y a peu de monde et il n’y a pas trop de distance entre les deux douanes.

L'immense lac Nahuel Huapi à Bariloche

L’immense lac Nahuel Huapi à Bariloche (jamais vu autant de vagues sur un lac…)

Nous passons la nuit sous la pluie. Vers 8h, nous nous réveillons, encore sous la pluie. Vers 9h30, nous décidons de nous lancer. Nous plions nos affaires et partons. Nous levons le pouce et nous avons beaucoup plus de succès que la veille : une voiture s’arrête tout de suite, et en plus, elle va à Bariloche ! C’est parti pour l’Argentine, un nouveau pays ! Nous sortons du Chili, puis parcourons le No Man’s Land le plus long du monde (enfin, c’est l’impression qu’il donne) sur une jolie route de montagne. 45 minutes plus tard, nous entrons en Argentine. Nous continuons la route avec nos conducteurs un peu bizarres, paumés (quand on n’a pas de carte, on peut regarder les panneaux…), et dangereux (s’endormant un peu au volant).

Nous arrivons sains et sauf à Bariloche en début d’après-midi après avoir conduits nos preneurs de stop jusqu’à leur adresse. La route était vraiment jolie et nous arrivons dans une ville autour d’un magnifique lac d’eau bleu foncée, et agitée à cause d’un vent déchainé.

Nous déjeunons par terre nos sandwichs de pain et fromage pour s’abriter du vent et nous lançons dans la suite : trouver un distributeur (et se faire taxer de 5% au retrait…), faire des courses, trouver un bus pour aller à Cathedral d’où nous allons commencer une randonnée, se faire refouler du bus car nous n’avons pas la carte Sube de transport, faire tous les kiosques du coin pour trouver la carte car le bus veut bien nous attendre, s’entendre dire qu’ils sont tous en rupture de stock, laisser partir le bus, trouver enfin un kiosque où acheter la carte, aller la recharger dans un autre kiosque car si on pouvait recharger au même endroit ce serait trop simple, prendre le bus suivant une heure plus tard, s’apercevoir qu’en fait on n’avait pas assez chargé la carte (mais qu’on a quand même pu monter dans le bus), arriver à Cathedral à 19h, marcher 2 heures, planter la tente à la tombée de la nuit à côté d’une rivière dans un super spot (mais sans atteindre le refuge Petricek que nous visions).

Anticura, Bariloche

En tente, Parc National Nahuel Huapi, proche du refuge Petricek

En commençant à Cathedral, nous avons mis (avec les gros sacs et sans compter les pauses) environ 2h15 pour rejoindre le refuge Petricek (2h le J1 et 15 minutes le J2)
Pour utiliser les bus publics à Bariloche, il fait acheter une carte de transport (Sube) à 35 ARS. Elle est vendue dans de nombreux kiosques dans Bariloche mais attention aux ruptures de stock, aux heures de sieste, aux fermetures hebdomadaires… Il est facile de se retrouver coincé. La carte Sube est également utilisable à Buenos Aires. Il est possible d’y avoir un solde négatif (au moins -6 ARS).
Rue Moreno se trouvent de très nombreux bus, en particulier ceux allant à l’aéroport et à Cathedral (point de départ de la randonnée vers le Refugio Frey).

Carte de transport Sube (indispensable à Bariloche et Buenos Aires, la même) : 35 ARS (environ 2,20€)
Trajet Bariloche – Cerro Cathedral en bus : 28 ARS (environ 1,75€)