Sources chaudes de Luicho :)

Sources chaudes de Luicho 🙂

Après une nuit un peu agitée pour ma part, nous partons très très tranquillement pour remonter le canal de l’autre côté par rapport à nos activités des derniers jours. Nous voulons marcher un peu puis attraper un bus qui nous amènera aux eaux thermales de Luicho, à 18km de Cotahuasi.

Finalement, nous ne marcherons que les 5 premiers kilomètres, suivant la route remontant la rivière le long du canyon. Le canyon à cet endroit est un peu moins haut, les paysages sont beaucoup moins secs, plus verts, il y a plus d’agriculture. C’est différent mais encore très joli. Il y a plus de vie humaine, c’est un peu plus citadin et plus moderne (tous les gamins ont des smartphones…) et beaucoup moins isolé que les villages des jours précédents.

 

Vers midi, nous arrivons aux sources chaudes. Nous payons 6 soles (environ 1,70 €) pour accéder à 3 bassins d’eau chaude, dans un complexe bien aménagé et où nous serons 10 au maximum (en comptant le personnel) pendant tout le temps où nous y resterons. Nous avons souvent la piscine pour nous tout seuls. Bref, après une nuit de transport et trois jours de marche sans se laver, nous sommes contents de nous baigner, en particulier dans de l’eau chaude ! Au bout de trois heures à faire trempette, nous n’avons jamais été aussi propres du voyage ;). Nous apprécierons également une petite bière au bord de l’eau pour couper cette difficile journée en deux… Nous avons bien profité de cet endroit qui franchement vaut le détour, un bon moment de détente !

Cotahuasi Canyon

Cotahuasi Canyon

Pause figue de barbarie

Pause figue de barbarie

Puis après le réconfort… Le transport. Nous repartons pour plus de 24h de bus : un premier pour nous ramener à Cotahuasi (45 minutes / 1 heure), un second pour nous ramener à Arequipa (8 heures de nuit), et un troisième pour nous amener à Cusco (10h de jour). Nous retrouvons dans le bus à peu près tous les voyageurs que nous avons croisé ces derniers jours (85% de français ^^) et nous sommes partis pour une nuit douloureuse jusqu’à Arequipa. Nous sommes tout au fond du bus, autant vous dire que le trajet aura été une looongue zone de turbulence. Quasi impossible de dormir.

Cotahuasi Canyon, Cotahuasi, Luicho

Bus de nuit Cotahuasi – Arequipa

Un combi part toutes les heures pour Alca (et Luicho) depuis très tôt le matin. Il est facile de l’attraper tout le long de la route.

Bus Cotahuasi – Arequipa : 30 soles (environ 8,50€)
Permis d’entrée au terminal Cotahuasi : 1 sol (environ 0,30€)
Pain Cotahuasi : 6 pour 1 sol (environ 0,30€)
Bus Cotahuasi – Luicho : 3 soles (environ 0,90€)
Bière Baños de Luicho : 6 soles (environ 1,70€)

Vellinga

Vellinga

Aujourd’hui, nous marchons un peu moins (histoire de se remettre un peu de la journée de la veille qui a été éprouvante pour nos jambes).
Direction le village de Velinga, situé à environ 10 kilomètres de là. Nous partons avec Alex, notre collègue anglais. Après avoir du passer une passerelle en bois un peu douteuse, nous suivons la route, le long du canyon. Nous sommes maintenant au fond du canyon, offrant une vue différente. Nous traversons des « forêts » de cactus, de bambous… Comme nous sommes au fin fond de la vallée et que la route s’arrête à Quechualla, nous ne croisons absolument personne sur la route. Puis nous arrivons au moment où nous devons bifurquer de la route pour aller à Velinga. Et là, nous comprenons que ce village, perché en haut d’une colline, va se mériter ! Nous devons d’abord descendre une cinquantaine de mètres, pour ensuite en remonter deux cents sur un petit chemin sacrément raide et escarpé montant le long de la colline. Quand il faut y aller…

Nous grimpons, grimpons, pendant une demi-heure (mes mollets s’en souviendront bien le lendemain) et enfin, nous découvrons le joli petit village de Velinga, des escaliers en pierre et ses très nombreux arbres fruitiers ! C’est toujours impressionnant d’arriver d’un endroit où rien ne pousse à un endroit où les arbres fruitiers et les cultures sont hyper denses.

Dès que nous arrivons, il se met à pleuvoir. Nous nous trouvons un abris (une maison en construction où l’électricité était déjà installée) pour déjeuner et passer quelques heures avant de redescendre prendre le bus pour Cotahuasi. Les garçons iront cueillir des fruits (avocats, chirimoyas, goyaves…) pendant que je veillerai sur les sacs. Puis nous nous remettrons en route pour rejoindre la route, la descente étant étrangement un peu plus facile que la montée (malgré les restes de douleur de la veille).

Nous sommes vers 15h à l’arrêt de bus, histoire d’être sûrs de ne pas le louper cette fois (celui-ci devant partir à 16h de Quechualla où nous étions le matin). Vers 15h30, nous le voyons passer dans l’autre sens, nous sommes rassurés ! D’ici une heure, il devrait revenir dans le bon sens. Vers 15h40, nous sommes rejoints par une jeune péruvienne. Puis vers 16h par un péruvien et sa mule chargée de sacs à emporter. Vers 16h30, le bus n’est toujours pas là et cela semble inquiéter nos deux collègues péruviens. Celui ci passe normalement à 16h15 max. Mmmhhhh, nous n’avons décidément pas de chance avec ce bus… On nous rassure en nous disant qu’il n’est jamais arrivé que le bus se retrouve dans à la rivière ^^.

L'arrêt de bus duquel on a bien eu le temps d'observer la vue

L’arrêt de bus duquel on a bien eu le temps d’observer la vue

A 17h, nous sommes encore en train d’attendre, le péruvien nous dit que le bus vient apparemment de partir. Nous apercevons un véhicule sur la route. C’est un camion… Premier véhicule qui passe depuis 2h… Une fois arrivés à notre niveau, le péruvien monte dedans, nous ne comprenons pas trop ce qui se passe mais ils n’ont pas l’air au taquet pour nous prendre. Et au bout de 5 minutes, nous apercevons enfin le bus sur la route !! Pas besoin de négocier avec le camion. Ouf !! Il arrivera vide de personnes mais plein de bidons d’essence (c’est sûrement le fait de charger tour ça qui a pris du temps).

Nous arriverons à Cotahuasi vers 19h, le temps de nous trouver un endroit où dormir et de manger et biiim, gros dodo.

Cotahuasi Canyon, Quechualla, Velinga, Cotahuasi

Hostel Alpala (Cotahuasi), 25 soles (environ 7,20€) la chambre double avec salle de bain privée, propre, franchement pas trop mal (nous n’avons pas testé l’eau chaude)

Il y a parfois deux bus par jour entre Cotahuasi et Queshualla, un le matin (départ à 6h de Cotahuasi) et un le soir (départ à 16h de Quechualla)

Bus Velinga (Barranquilla) Cotahuasi : 6 soles (environ 1,80€)
Nuit en chambre double avec salle de bain privée à Cotahuasi : 25 soles (environ 7,20€)

Cotahuasi Canyon

Cotahuasi Canyon

Nous partons de bon matin pour une vingtaine de kilomètres de marche, quasi tout en descente, avec 1800 m de dénivelé négatif. Notre objectif est d’atteindre Quechualla et d’y passer la nuit. D’après les locaux, il faut environ 4h pour descendre. Selon la carte touristique, il en faut 8… Ce sont 20 kilomètres tout en descente, on pourrait mettre 5h. La première partie du trajet est globalement plate (ça monte un peu et ça descend). Nous avons une vue superbe sur l’autre côté du canyon, le paysage est dégagé, c’est vraiment très beau. Nous avançons doucement, ralentis par le poids du sac. Au bout d’une heure, nous nous trompons de route et perdons bien 30 minutes à descendre et tout remonter. Puis nous continuons le long du chemin. Nous atteindrons Picha, milieu du chemin, au bout de 3h50 de marche (2 petites heures selon les locaux…). Et nous n’avons quasi pas commencé à descendre !

Nous mangeons nos sandwichs et nous remettons en route. Ça y est, ça descend. Avec toujours une vue dégagée superbe sur le canyon, les quelques maisons en contre bas, les cactus bordant la route… Le paysage est impressionnant : des rochers/montagnes immenses, perchées en haut de creux vertigineux, une végétation totalement aride avec quelques cactus ou uniquement de la roche, puis, à certains endroits, on ne sait pas pourquoi ni comment, des maisons et des terres agricoles en terrasse, au milieu de nulle part ! Nous descendons, descendons, le chemin, étroit et escarpé mettant parfois à rude épreuve ma peur du vide tellement on voit profond si proche de nous. Heureusement que les paysages sont fous car franchement, la descente est longue, parfois glissante, et le poids du sac abime sérieusement mes genoux. Elle paraît interminable.

Cotahuasi Canyon

Cotahuasi Canyon

Cotahuasi Canyon

Cotahuasi Canyon

Puis, au bout de plus de 3h30 de plus, nous attendons enfin le fond du canyon et arrivons au pont, juste de l’autre côté de Quechualla, notre destination ! Nous rejoignons nos collègues anglais, français et allemande arrivés bien avant nous (nous sommes vieux…). Nous partageons quelques goyaves fraîchement cueillies (petit plaisir de fin de randonnée), nous nous posons pour dormir au même endroit qu’eux (peut-être le pire endroit où nous ayons dormi depuis que nous sommes partis : toilettes/douche très sales, pas d’électricité, chambre très sombre (nous avons campés), c’est presque une honte de faire dormir des gens dans un endroit pareil… Mais c’était le seul truc ouvert du village), et partagerons du vin local pendant le repas du soir (une sorte de Porto en un peu moins fin mais ça passait bien) en compagnie de Pépé un perroquet qui nous aura bien fait marrer…

Cotahuasi Canyon, Charcana, Picha, Quechualla

Quechualla, camping dans une cour d’une femme du village, 5 soles (environ 1,50€) sûrement l’endroit le plus crade ou nous ayons dormi (ça allait pour camper mais nous étions contents de pouvoir le faire).

Nous avons mis, avec nos gros sacs et sans compter la pause de midi, 7h50 entre Charcana et Quechualla, 3h50 entre Charcana (en se plantant un peu de chemin) et Picha et 4h entre Picha et Quechualla.
Le chemin de Charcana à Quechualla est bien marqué et vraiment joli. Attention, il s’agit tout de même d’une grosse descente assez éprouvante pour les jambes. Par ailleurs, mieux vaut éviter de le faire pour les personnes étant extrêmement sujettes au vertige (aucun problème pour les personnes ayant un léger vertige).

Bouteille de vin de Quechualla : 10 soles (environ 2,90€)
Camping dans une cour à Quechualla : 5 soles (environ 1,50€)

Au dessus de la cascade de Sipia

Au dessus de la cascade de Sipia

Nous arrivons à 4h15 du matin à Cotahuasi. La nuit a été un peu difficile… Arrivés là-bas, nous découvrons la carte des environs du canyon. La première suffisamment détaillée que nous trouvons (aux horaires de bus près). Nous envisageons plusieurs scénarios. Un anglais (seul autre touriste du bus) nous raconte qu’un ami à lui a fait le trek que nous envisagions de faire mais dans l’autre sens. Celui-ci a l’air plus facile comme ça, nous décidons donc de le suivre. Nous devons nous rendre dans le village de Charcana d’où débute le trek. Le bus pour Charcana part dans l’après-midi à 15h… Bon. Que va-t-on pouvoir faire en attendant 15h ? D’après les quelques conducteurs de taxi des environs, il n’y a pas grand-chose à faire autour de Cotahuasi. Nous voulions nous rendre à Pampamarca pour monter jusqu’à la forêt de roches, mais on nous dit que la route s’est effondrée et qu’on ne peut plus aller à Pampamarca en bus depuis 2 mois… On nous dit qu’on peut aller jusqu’aux sources chaudes de Luicho, à 3h de marche. Banco ! En regardant la carte, nous voyons que 19km nous séparent des sources chaudes, on aura du mal à les faire en 3h avec nos sacs sur le dos…

Puis le bus pour Quechualla arrive à 5h45 dans la station de bus. Celui-ci passe par la cascade de Sipia (à 45 minutes) et reviens dans les temps pour que nous attrapions le bus pour Charcana. C’est parti !
En même temps que le bus part, le jour se lève et nous descendons dans le Canyon de Cotahuasi. Les paysages sont superbes ! Au bout de 45 minutes, nous arrivons au début du chemin de la cascade, puis nous en approchons, jusqu’à être juste au dessus. Nous ne savons pas combien de litres à la minute passent par la cascade mais le débit et le bruit associé en font quelque chose d’impressionnant. Puis en s’éloignant un peu, c’est maintenant sa hauteur et la force avec laquelle l’eau se fracasse en bas de la cascade qui sont impressionnants. En montant un peu, on a une vue de fou sur le canyon. C’est très beau. Nous aurons eu un beau premier aperçu du canyon en venant ici (puis de la chaleur qui nous attend, car s’ils faisait un peu frisquet le matin, vers 9h, le soleil tape et chauffe sévère).

Cascade de Sipia

Cascade de Sipia

Cascade de Sipia

Cascade de Sipia

Cascade de Sipia

Cascade de Sipia

Vers 10h00, nous voilà repartis pour prendre le bus retour vers Cotahuasi. Le bus doit passer entre 10h40 et 11h. Un peu avant 10h, nous apercevons un véhicule sur la route et espérons que ce ne soit pas le bus. 10h20, nous sommes à l’arrêt. 10h40, rien. 11h, toujours rien. 11h30, toujours rien. Et quand je dis rien, c’est vraiment rien ! Nous déjeunons et décidons de nous mettre en route soit vers Cotahuasi, soir vers Velinga (village situé dans l’autre sens) à midi si le bus ne pointe pas le bout de son nez. Il ne pointe bien-sûr pas le bout de son nez… Pile au moment de partir (vers Cotahuasi, nous décidons de nous en tenir à notre programme quite à attendre un jour de plus le bus de 15h vers Charcana), un camion passe dans l’autre sens, nous laissant un peu d’espoir en nous disant que le bus devrait passer car il ne l’a pas croisé.

Nous partons quand même. Il fait chaud, nous marchons sous le soleil. Une heure plus tard, nous passons une maison où on nous dit que le bus ne fait qu’un aller-retour et qu’ils l’ont déjà vu repasser vers 10h. Franchement pas cool de la part du chauffeur de n’avoir même pas cherché à savoir où on était alors qu’on lui a demandé trois fois l’heure de passage et qu’on est sorti avec un « nos vemos a la diez y media ». Bref…

Nous continuons le chemin, ne croisant que quelques véhicules, aucun ne souhaitant ou ne pouvant nous prendre. Nous espérons tour de même croiser le bus allant à Charcana, étant sur la bonne route. Nous nous offrons une figue de barbarie cueillie sur la route en goûter, au top (sauf pour nos doigts plein d’épines) !

Cotahuasi Canyon

Cotahuasi Canyon

Puis alors que nous sommes à 4,5km de Cotahuasi, un bus, le premier que nous voyons, passe et nous ramène à Cotahuasi ! Arrivés pile à 15h, nous pouvons prendre l’autre bus qui lui va à Charcana. Bingo ! C’est parti (avec en prime des moutons dans le bus).

C’était parti pour 2h de trajet sur une route superbe et vertigineuse (parfois plus vertigineuse que superbe selon moi ;)), offrant une vue imprenable sur le plus profond canyon au monde. Nous partons de 2600 m et la route ne fait que monter jusqu’à 3400 m, les paysages étant toujours aussi dégagés. La vue est magnifique, entre le canyon vraiment hyper profond, les petits villages donnant sur la falaise, les cultures de maïs ou autres…

Puis nous arrivons enfin à destination (nous n’y croyons plus), nous trouvons un endroit où dormir et cuisinons avec notre Anglais ainsi qu’un Français et une Allemande rencontrés dans le bus.

Cotahuasi Canyon, Cotahuasi, Cascades de Sipia, Charcana

Hospedaje, Sarcana. Très très basique, les draps n’y sont pas changés, mais pas cher et la dame est plus qu’honnête, ne voulant pas faire payer le camping dans sa cour.

Arrivés à Cotahuasi, une carte détaillée de la région assez bien faite vous permet d’organiser votre séjour (modulo les possibilités transport).
Nous avions fait des courses à Arequipa pour plusieurs jours mais il est tout à fait possible de le faire à Cotahuasi, qui est finalement assez grand.
Des bus partent tous les jours pour les villages alentours, à des heures variées suivant les villages et parfois les jours. Quand nous y étions, un bus partait à 6h pour Quechualla (et repartait de la bas vers 9h), un bus partait pour Charcana à 15h, il y avait normalement des bus toutes les heures entre Cotahuasi et Alca, le bus pour Pampamarca ne partait plus car la route s’était effondrée depuis deux mois.
Nous avons mis (avec nos gros sacs), 2h40 pour remonter des cascades jusqu’à 4,5 km de Cotahuasi.

Bus Cotahuasi – Cascades de Sipia : 4 soles (environ 1,15 €)
Bus Cotahuasi – Charcana : 8 soles (environ 2,30 €)
Un lit en Hospedaje dans Charcana (très basique) : 10 soles (environ 2,90€)

Vue de nuit sur le Pomerape depuis le Parinacota

Vue de nuit sur le Pomerape depuis le Parinacota

Ca y est, c’est le grand jour, nous nous lançons dans le plus gros challenge que nous avons pu nous donner de tout le voyage (pire que le Huemul en Argentine pour moi) : direction le sommet du Parinacota, volcan de 6348m d’altitude. Sachant que notre record d’altitude est de 5200m d’altitude (atteint il y a un mois autour de Cusco), le challenge est là !
Nous nous levons loooongtemps avant l’aurore, nos guides venant nous chercher à 1h du matin pour ce qui sera une longue journée de marche. Il ne fait pas si froid quand nous nous levons (-2°C ^^), mais un 4×4 doit nous emmener au départ de l’ascension, qui se situe à 5200m d’altitude (nous allons donc partir de notre record ^^), 800m plus haut que le village, la température devrait donc se rafraichir ^^.

Avant de partir, plus de courant dans la ville donc open étoiles

Avant de partir, plus de courant dans la ville donc open étoiles

Après une heure et quart de 4×4 sur une route qui ne nous permettra pas de finir notre nuit, nous arrivons au pied de l’ascension. Le temps d’enfiler tous nos équipements et nous nous mettons en route. Il est 2h30 du matin, il vente, il fait froid, il fait nuit pour encore environ 4h. Tout va bien .

Nous montons sur le même genre de chemin rocailleux et sablonneux que la veille, en un peu plus dur, mais l’impression de glisser un peu à chaque pas n’arrange rien à la difficulté de l’exercice. Assez rapidement, les deux mecs me mettent un peu de distance. Je garde un rythme calme, mais franchement, dès les premières minutes, je souffre un peu… Au bout de deux bonnes heures de grimpette sur ce terrain, il est l’heure d’enfiler les crampons et de s’encorder, nous allons passer sur la neige (une première pour nous deux).

Nous sommes à 5700m d’altitude, il est un peu plus de 4h30, il fait toujours nuit pour environ 2h donc on ne voit rien, il caille de plus en plus. A ce moment-là, nous faisons une grosse pause pour enfiler les crampons, je tremble de tout mon corps, je suis quasi certaine de ne pas arriver au bout et franchement, je ne suis pas sûres d’aller encore bien loin. Je me fixe comme objectif de monter au moins jusqu’à ce que le soleil se lève (encore deux heures…, le double de ce qu’on a déjà fait mais en plus dur car plus haut !). Un premier guide part avec les garçons devant, pendant que je reste seule avec le deuxième guide, histoire d’aller un peu plus lentement sans que les deux autres risquent une hypothermie. Les débuts avec les crampons sont difficiles et on a beau faire des virages, la pente est raide et le vente souffle fort. Moi qui avait peur d’avoir chaud avec mes quarante épaisseurs* (c’est la première fois du voyage que nous marchons avec la doudoune) car je me réchauffe vite à l’effort, j’ai vraiment vraiment froid. En particulier aux mains, la douleur devenant difficile à supporter. C’est à ce moment-là que le guide sort trois paires de gants magiques de son sac, me permettant après quelques minutes de réchauffages sous les aisselles, de pouvoir continuer mon chemin. Bien évidemment, les garçons sont bien loin devant, je distingue de temps en temps la lumière de leur frontale au loin dans les virages. Ils ont bien fait de partir devant.

Lever du soleil sur le Sajama

Lever du soleil sur le Sajama

Puis, au bout d’un moment (1h30 quoi), on commence à apercevoir les lumières de l’aurore sur le volcan Sajama, au loin ! De quoi donner du baume au cœur. Le spectacle est vraiment superbe. Malheureusement, il faisait bien trop froid pour l’immortaliser. Le moral repart, je me sens bien, j’avance lentement, mais j’avance. Puis le groupe des garçons fait de plus en plus de pauses. Je m’en rapproche. Et ce n’est plus juste la lumière de leur frontale que je vois et ça fait du bien. Les paysages se dégagent et c’est vraiment très beau (même si j’avoue, dans la montée, c’est quasi aussi dur d’apprécier la beauté du paysage que d’apprécier la qualité des biscuits qu’on mange « parce qu’il faut du sucre »). Puis enfin, le soleil éclaire le haut de la montagne, puis nous ! Encore un bon point pour le moral. Nous continuons à monter. J’ai presque espoir d’arriver au sommet à ce moment-là. Nous sommes autour de 5900m d’altitude et, à par le fait de devoir m’arrêter tous les trois pas pour reprendre mon souffle (en y arrivant), je n’ai encore aucun symptôme de mal d’altitude (mal de crâne, nausées…). Nous continuons à monter. Puis le guide me dit que ça y est, nous avons atteint les 6000m. Youhou !!! J’aurais beau ne pas arriver au bout, ce sera quand même un palier d’atteint, c’est symbolique !

Vue sur le Pomerape depuis le Parinacota

Vue sur le Pomerape depuis le Parinacota

Il devient quand même extrêmement difficile de respirer. Puis, tout d’un coup, le vent glacial se remet à souffler comme jamais. A ce moment-là, alors que nous avions passé quelques minutes plutôt le chemin de retour, le guide me demande (pour la vingtième fois) si je veux continuer ou m’arrêter. Alors que j’étais sûre de vouloir continuer plus tôt, là je ne sais plus… Je vois les gars, alors situés à au plus 30m de moi (sans que je n’arrive à les rejoindre) reprendre tout doucement la marche vers le sommet (Alexis n’a pas l’air au top d’où je suis). Et le vent continue de souffler. Honnêtement, je n’ai jamais eu aussi froid de ma vie. Je ne réfléchis pas bien longtemps avant de me dire que 6000m, c’est déjà bien. Pas besoin de risquer une hypothermie pour battre un record encore plus haut. Et la vue est déjà superbe de là où je suis.

Il est 7h30, après 5h de montée (dont une à la lumière du jour), il est temps pour moi de redescendre. Puis me vient l’idée la plus stupide que j’ai eue de cette journée (et peut-être du voyage) : j’enlève les gants pour pouvoir activer le GPS et marquer ma position sur une carte. Dans ce froid glacial, elles ne mettent pas longtemps à être complètement frigorifiées. J’ai eu tellement mal et j’ai mis tellement longtemps avant de retrouver une sensation autre que la douleur dans mes mains que j’ai eu peur de perdre un doigt… On ne plaisante pas avec le froid… Et le pire, c’est que le GPS n’a jamais réussi à fixer ma position…

Puis en redescendant, nous avons droit à des paysages vraiment superbes, et le fait que nous nous abritions du vent fait qu’en plus, nous pouvons en profiter. Et même prendre des photos ! Cette ascension n’est pas seulement intéressante pour le défi sportif, mais vaut vraiment le détour pour les vues magnifiques qu’elle offre du Parc National Sajama. Ma redescente depuis les un peu plus de 6000m mettra 3h avec des jolies pauses, dont une grosse première partie avec les crampons sur un terrain assez pentu que je n’ai pas trouvée facile du tout, une courte seconde partie encore pentue sur un terrain rocailleux assez casse-gueule, où j’aurais l’impression d’être une skieuse débutante apprenante les dérapages sur un pente trop importante (et qui me vaudra quelques trous dans mon pantalon de pluie), et une dernière partie assez fun, sur un terrain toujours aussi pentue mais dans du sable (où l’on a l’impression de descendre comme des grosses pentes en raquettes). Lors de la première grosse pause, j’aurais le droit de constater que l’eau de ma bouteille, mise spécifiquement proche de mon corps dans mon coupe-vent pour éviter cela, est composée de gros glaçons…

Lors de la descente

Lors de la descente

Il est 10h30, je suis rincée (en bilan : 8h de marche, 5h d’ascension, 3h de descente, 4h dans le noir à voir juste mes pieds).

Les garçons arriveront finalement peu après mois (une trentaine de minutes), s’étant arrêtés 100m (en dénivelés) avant le sommet, l’un étant dans le même état d’hypothermie que moi et ayant en plus des nausées depuis plus d’une heure, l’autre ayant une gastro et des crampes d’estomacs de plus en plus difficiles à supporter (je cite : « je ne souhaite à personne d’avoir ce genre de problème à plus de 6000 mètres d’altitude… pas de toilettes, un vent glacial… que du bonheur ! »). Avec plus de 6200m pour eux, plus de 6000m moi et une première expérience de crampons pour tous, même sans atteindre le sommet c’est un défi sportif réussi  !

Nous rentrons au village, il est midi. Devinez quoi ? Nous dormons tout l’après-midi, avant de diner aux chandelles, sales, n’ayant pu prendre une douche le village étant sans électricité depuis la nuit dernière :S.

* Bonnet, capuche de doudoune et capuche de coupe-vent sur la tête, buff qui couvre ce qui reste de mon visage à part mes yeux, écharpe autour du cou, tee-shirt merinos, polaire, doudoune et coupe-vent, sous pantalon Damart, pantalon de rando et mon pantalon de pluie, deux paires de chaussettes, deux paires de gants…

Sajama

Hostal Trek Condoriri Sajama, 25 BOB (environ 3,50€) par personne la nuit en chambre double avec salle de bain privée avec eau chaude, assez clean, lumineux. Elle vous laisse utiliser sa cuisine : compter 5 BOB (environ 0,70€) de plus pour utiliser le gaz le soir, et 2 BOB (environ 0,30€) pour l’utiliser le matin. Famille très gentille et très accueillante. Attention cependant à bien demander les prix de tout, tout est payant. Les repas sont 20 BOB (environ 2,70€) pour entrée, plat, dessert et thé.

Pendant l’ascension du Parinacota, j’ai (Carole) mis 5h pour aller jusqu’à un peu plus de 6000m d’altitude. Les garçons ont mis 6h pour arriver à un peu plus de 6200m, leur guide estimant à 1h le temps restant pour atteindre le sommet. J’ai mis 3h pour redescendre des 6000m, ils ont mis à peu près 2h30 pour redescendre depuis 6200m (oui, je suis lente)
L’ascension du Parinacota est dite « accessibles aux personnes n’ayant pas d’expériences en alpinisme », elle n’est néanmoins pas facile : 6350m, c’est très haut, le terrain est très pentu et quasi jamais facile, ni en descente, ni en montée (sol glissant ou glace), une très grosse partie de l’ascension se fait dans la nuit (environ 4h), les conditions météos (froid, vent) peuvent être extrême. Ne sous-estimez pas ces dernières, le froid a été le facteur principal faisant abandonner deux sur trois de notre groupe.
Au-delà du défi sportif, l’ascension du Parinacota (dans sa partie ensoleillée ;)) est une très très belle randonnées, entre le lever de soleil sur le volcan Sajama et les vues sur le Parc National Sajama, elle vaut le détour, rien que pour la beauté des paysages.
Il y a apparemment 4 guides sur Sajama capables de vous accompagner dans l’ascension d’un des trois volcans alentour. Nous avons eu Zamiro (Pacaje, cousin de la gérante de notre auberge) et Fransisco. Zamiro est un guide très sérieux, nous recommandons. Fransisco était très bien aussi mais peut-être un peu moins sérieux, allait un peu vite lorsqu’on demandait de ralentir par exemple.

En tout, pour trois personnes, avec deux guides et la location du matériel, la journée nous sera revenue à 760 BOB par personne (environ 105€)
1 bouteille de 63 cL de bière Huari à Sajama : 16 BOB (environ 2,20€)

Vue du mirador du Huisalla

Vue du mirador du Huisalla

Ayant l’intention de faire l’ascension du Parinacota le lendemain, nous avions prévu une courte journée, en allant jusqu’au mirador du Sajama situé à 1h de la ville. Nous rendons compte que le mirador ne dépasse pas les 4500m, nous changeons de plan et décidons de grimper à un autre mirador, sur la montagne, situé, lui, à plus de 5000m d’altitude. Pour une raison inconnue, ce mirador n’est pas sur la carte du Parc National, nous l’avons trouvé sur les cartes hors ligne Maps.me et Alpine Quest.

Au sommet

Au sommet

Vue depuis le sommet

Vue depuis le sommet

Ne voulant pas trop me crever, je me dis que je monterai pendant deux heures et redescendrai ensuite. Nous entamons la randonnée, d’abord à travers champs, puis passons par la forêt de Quenua, sensée être la forêt la plus haute du monde. Alors franchement, c’est bien pour le titre qu’on en parle parce qu’il s’agit en réalité de très grand arbustes (ou de très petits arbres), assez écartés pour ne pas cacher la superbe vue des volcans enneigés du parc de Sajama. Pous l’instant, ça ne monte pas beaucoup et c’est plus tranquille (et bien plus intéressant que la route de la veille ). Après la forêt de Quenua, ça commence à se compliquer. Nous n’avons pas vraiment de chemin devant nous, et simplement la direction d’où nous voulons aller, c’est à dire en haut d’un terrain rocheux et sableux « un rien » pentu ^^. Et il nous reste bien 400m de dénivelé à faire. Il me reste en théorie une demi-heure pour atteindre le sommet et tenir les deux heures que je m’étais fixée. Autant dire, mission impossible… Nous entamons la montée. Au bout de quelques temps, pendant que certains (bon… Alexis était tout seul) s’amusent à escalader la pente à la verticale (pas facile mais beaucoup plus marrant), les autres font des zig zag et tentent de trouver un chemin plus clément, jusqu’à trouver ce qui semble être un vrai chemin et qui, de fait, est beaucoup plus facile à monter. Finalement, après 1h30 de grimpette, nous atteignons le mirador qui franchement vaut le détour avec une vue imprenable sur le Sajama, le Parinacota et le Pomerape (les trois hauts volcans du parc national). Une très belle randonnée, et un bon moyen de s’acclimater à l’altitude.

Nous redescendons tout cela en deux fois moins de temps que nous avons mis pour monter, avant de faire quelques courses pour le lendemain et de retrouver notre guide qui doit nous amener louer tout l’équipement qui nous manque pour le lendemain. Un petit tour dans le cagibi de l’auberge dans laquelle nous sommes, puis dans le cagibi bien plus fourni de l’hostel Sajama et nous avons tout ce qu’il nous faut : bottes, crampons, gants, baudrier, bâtons de randonnée…
Nous nous préparons ensuite un kilo de pâtes pour trois histoire d’avoir des forces le lendemain (ou plutôt la nuit…). Il est 20h, nous mettons le réveil à 00h30, une courte nuit s’annonce… (mais heureusement, nous nous sommes reposés aujourd’hui ;)).

Sajama

Hostal Trek Condoriri Sajama, 25 BOB (environ 3,50€) par personne la nuit en chambre double avec salle de bain privée avec eau chaude, assez clean, lumineux. Elle vous laisse utiliser sa cuisine : compter 5 BOB (environ 0,70€) de plus pour utiliser le gaz le soir, et 2 BOB (environ 0,30€) pour l’utiliser le matin. Famille très gentille et très accueillante. Attention cependant à bien demander les prix de tout, tout est payant. Les repas sont 20 BOB (environ 2,70€) pour entrée, plat, dessert et thé.

Nous avons mis 3h pour monter au Mirador Huisalla et 1h30 pour revenir, le chemin n’étant pas hyper bien tracé, il est conseillé d’avoir une carte / GPS
Un magasin avec un panel de produits assez complet est situé à l’entrée de la ville, en face de l’hôtel Sajama.
Voici les prix des locations d’équipement dans le village de Sajama :
> Bottes : 30 BOB (environ 4,10€)
> Crampons: 30 BOB (environ 4,10€)
> Bâtons de randonnées : 30 BOB (environ 4,10€)
> Baudrier : 25 BOB (environ 3,50€)
> Gants : 25 BOB (environ 3,50€)

1 kilo de pâtes en vrac : 12 BOB (environ 1,70€)
1 paquet de biscuits : environ 8 BOB (environ 1,10€)
1 bouteille d’eau de 2L : 8 BOB (environ 1,10€)

Laguna Huaynacota

Laguna Huaynacota

Nous nous levons plus tranquillement avec pour objectif de la journée étant de nous rendre à un lac situé à 12 km du village, puis, si nous sommes d’humeur, de faire un léger détour aux sources chaudes au retour, situées dans la même direction. La mama de l’auberge nous prévient que le lac a très peu d’eau à cette période et que la balade aura plus pour objectif d’observer lamas, alpagas et vigognes que de voir le lac. Ayant besoin de nous dégourdir les jambes et de marcher avant de peut-être tenter l’ascension du Parinacota, nous y allons quand même. Ce matin, le vent s’est un peu calmé par rapport à la veille, ce qui rend la marche plus agréable. Nous mettrons 2h30 sur une route de 4×4 à peu près plate avant d’atteindre le lac. Les paysages sont superbes mais le chemin est quand même un peu monotone, et nous ne croisons pas tant d’animaux que ça ce jour-là. Nous avons tout de même croisé deux lamas au milieu de la route, qu’Alexis tentera d’approcher, allant jusqu’à leur courir après, mais en vain… Il reviendra essoufflé sur la route, triste de n’avoir pas pu caresser au moins l’un de ces mignons petits lamas…

Nous faisons une longue pause déjeuner face au lac, trop bien posés dans ce décor magnifique. Au final, le lac n’était pas à son maximum mais il y avait quand même un peu d’eau.

Sajama Volcano

Sajama Volcano

Puis nous nous mettons en route pour le retour, qui s’annonce aussi beau mais aussi monotone que l’aller. En plus, le vent s’est remis à souffler fort et en continu ! Afin de nous occuper, nous écouterons le débat présidentiel d’entre deux tours sur une grande partie du chemin retour. En chemin, nous manquons de nous faire écraser plusieurs fois par des 4×4, le bruit du vent rendant impossible de les entendre avant qu’ils soient à notre niveau. Je ferai plusieurs attaques cardiaques à les entendre klaxonner si près de nous… Vu le vent et l’heure qui tourne, nous faisons l’impasse sur les sources chaudes pour aujourd’hui.

Arrivés (enfin) à l’auberge, nous sautons sur une casserole pour nous préparer un thé bien chaud. Notre collègue Daniel que nous avons « abandonné » la veille en haut des Lagunas de Alturas arrivera quelques minutes plus tard. Ouf ! Il a finalement passé une nuit pas trop froide et fini la boucle aujourd’hui.

Sajama Volcano

Sajama Volcano

En fin d’après-midi, nous rencontrons un guide afin de faire l’ascension du Parinacota, volcan de 6348 mètres, qui ne nécessite pas de compétences d’alpinisme pour être grimpé. Le guide nous explique un peu tout ce que nous devons savoir sur cette ascension :

  • Le prix du (ou des) guides : 500 BOB (environ 68,50€) par guide
  • Le prix de la voiture qui nous amène au départ et vient nous chercher à l’arrivée de la randonnée : 1000 BOB (environ 137€)
  • Le matériel dont nous avons besoin (et qu’il est possible de louer sur place à Sajama) : des bottes de marche en plastique (pour éviter le froid), des crampons (car une bonne partie de l’ascension se fait sur de la glace), un baudrier (car on est encordés sur une grosse partie de la montée), des gants chauds, des chaussettes chaudes, un pantalon chaud, une doudoune en duvet de canard, un bonnet (bref tout pour avoir chaud), des bâtons de randonnée …
  • L’heure de départ (1h du matin, ça pique…), durée moyenne d’ascension (autour de 7h), qu’est-ce qu’il se passe si dans un groupe l’un ne réussit pas à monter (bah on redescend tous, d’où l’intérêt d’avoir deux guides).

Après ces informations, Daniel n’étant pas encore très serein sur sa résistance à l’altitude, nous décidons de nous laisser la journée du lendemain pour voir si nous tentons l’ascension dans deux ou trois jours (pour se laisser le temps de s’acclimater un peu plus).

Sajama

Hostal Trek Condoriri Sajama, 25 BOB (environ 3,50€) par personne la nuit en chambre double avec salle de bain privée avec eau chaude, assez clean, lumineux. Elle vous laisse utiliser sa cuisine : compter 5 BOB (environ 0,70€) de plus pour utiliser le gaz le soir, et 2 BOB (environ 0,30€) pour l’utiliser le matin. Famille très gentille et très accueillante. Attention cependant à bien demander les prix de tout, tout est payant. Les repas sont 20 BOB (environ 2,70€) pour entrée, plat, dessert et thé.

Nous avons mis 2h35 pour faire Sajama – Lago Huainacota à un bon rythme et à peu près la même chose pour revenir, sur une route de 4×4 quasi plate
Attention, le Lago Huainacota s’assèche à certaines périodes de l’année, le spectacle étant un peu moins intéressant
Voici les informations pour faire l’ascension du Parinacota en 2017 :
> Le prix du (ou des) guides : 500 BOB (environ 68,50€) par guide
> Le prix de la voiture qui nous amène au départ et vient nous chercher à l’arrivée de la randonnée : 1000 BOB (environ 137€)
> Le matériel dont nous avons besoin (et qu’il est possible de louer sur place à Sajama) : des bottes de marche en plastique (pour éviter le froid), des crampons (car une bonne partie de l’ascension se fait sur de la glace), un baudrier (car on est encordés sur une grosse partie de la montée), des gants chauds, des chaussettes chaudes, un pantalon chaud, une doudoune en duvet de canard, un bonnet (bref tout pour avoir chaud) …
> L’heure de départ (1h du matin, ça pique…), durée moyenne d’ascension (autour de 7h), qu’est-ce qu’il se passe si dans un groupe l’un ne réussit pas à monter (bah on redescend tous, d’où l’intérêt d’avoir deux guides).
> En basse saison, s’y prendre la veille suffit. Mais apparemment il n’y aurait que 4 guides dans tout le village donc en haute saison, peut-être vaut-t-il mieux s’y prendre à l’avance.

Un paquet de 400g de pâtes : 6 BOB (environ 0,85€)

Sajama National Park

Sajama National Park

7H30, le réveil de notre collègue de chambrée se met à sonner. Fidèle à mon habitude, je trainasse dans le lit quelques (grosses) minutes avant de m’activer pour un début de journée tout à fait standard :

  • petit déjeuner à l’avoine ;
  • toilettes bouchées ;
  • finalisation du sac à dos.

Et nous voilà tous les trois prêts pour une petite randonnée que nous démarrons sur les coups de 9H10. On passe l’église (c’est pratique les églises et les places des armes en Amérique du Sud, tu peux t’en servir de repère même dans les villages les plus paumés), puis le pont et nous voilà en route pour Las lagunas de altura. Comme leur nom l’indique, le point d’orgue de cette randonnée (de deux jours) est un trio de lacs en altitude (environ 5000 mètres).

Nous commençons à marcher gentiment, les premiers kilomètres étant quasiment plats. Daniel (notre collègue de rando) mène la marche : apparemment, être dans l’armée ça développe quelques muscles ! Malheureusement, nous ne pouvons pas trop discuter… non pas que l’on soit de gros lambins mais surtout parce qu’il y a un vent qui est aussi efficace que le port de boules Quiès.
On s’arrêtera pour manger après même pas 4 heures de marche, une matinée somme toute gentillette. Tout chanceux que nous sommes (ou tout bon lecteur de carte), c’est au niveau d’un « camping » autrement appelé « abri rocheux » que nous déjeunons. Grosso modo, c’est une construction que tout gamin rêverait de faire : un mur d’un mètre de haut disposé en forme de cercle. On y est bien abrité du vent, c’est tout ce qui comptait.

La randonnée compte deux autres « campings » : on se fixe donc comme objectif d’aller au dernier pour éviter d’avoir une trop grosse journée le lendemain.
Nous reprenons donc notre route mais l’équation a changé par rapport à la matinée. Désormais, le chemin n’est plus plat, mais surtout ça souffle comme jamais. L’altitude n’aidant pas nos pas deviennent plus lents mais en plus certains sont sur le côté ou vers l’arrière avec la soufflerie dans laquelle nous sommes.
On revoit rapidement nos objectifs à la baisse en se disant que le second camping, c’est peut-être pas si mal.

Laguna de Altura, arrivés à quasi 5000m

Laguna de Altura, arrivés à quasi 5000m

L’altitude n’a pas le même effet sur tout le monde (pas quelque chose que l’on apprend à l’armée, apparemment ;- )) mais nous arrivons après 4 heures 40 de marche à ce second « camping ». Surprise ! La construction d’un mètre de haut au précédent s’est transformé en un cercle de pierre… de quinze centimètres de haut ! Très compliqué de dormir ici : nous sommes à 4900 mètres d’altitude, il y a un vent de fou (c’est très difficile d’avancer ou de ne pas chuter) … bref, nous nous les caillons et serions mieux au coin du feu avec un gros matou sur les genoux.

S’offrent à nous quelques options :

A) Continuer jusqu’au dernier camping (au moins une heure trente de marche en plus) sans savoir à quoi il va ressembler.
B) Rester ici en se construisant un abri de fortune (à savoir assembler des pierres pour faire un mur de plus de quinze centimètres de haut).
C) Redescendre jusqu’au premier camping et y dormir avant de repartir le lendemain (vers le village ou pour la suite de la boucle).
D) Redescendre directement jusqu’au village.

Nous sommes trois et la décision n’est pas facile mais finalement on opte pour :

  • Notre collègue de rando ne se sent pas de redescendre et veut s’acclimater à l’altitude en vue de grimper à 6300 mètres dans quelques jours… il optera pour l’option B.
  • Nous deux opterons pour l’option D.

Sinon, ça donnait quoi le paysage ? Ah… ça n’a pas été évoqué jusqu’ici ! Il y a une bonne raison à ça : on n’en sait trop rien ! Avec tout ce vent, on a passé l’ascension à regarder nos orteils pour se protéger de la brise bolivienne. Bref, on n’a pas vraiment profité du chemin et on a choisi de redescendre (bon… Carole était aussi au bout du rouleau ;- )).

Lamas et alpagas, en redescendant

Lamas et alpagas, en redescendant

On transfert nos vivres et nous donnons quelques consignes à notre soldat puis nous mettons en route, frigorifiés.
Bizarrement, avec le vent dans le dos et en descente, cette rando c’est de la tarte. On avance à une vitesse dithyrambique et on n’a même pas besoin de faire de pause : #OnSeSentTropForts. Mais surtout on peut lever les yeux et regarder le paysage qui en fait est plutôt joli ! Des montages, une petite rivière, un peu de neige sur les sommets, c’est top. En plus, on est tous seuls…
… enfin, jusqu’à ce que l’on arrive aux geysers (#PipiDeChat)* où un groupe 6 français retraités (ou pas mais c’est parce qu’on a repoussé l’âge de la retraite récemment) était en train de prendre quelques photos. On en profite pour papoter un peu avant de les laisser remonter dans leurs 4×4 chauffés, confortables, rapides et en direction du village. Bref, on a le sum lorsqu’ils repartent en voiture et nous à yep. Sauf que chanceux comme nous sommes (et surtout gentils comme ils sont), les deux 4×4 s’arrêtent à notre hauteur et nous propose de nous déposer à Sajama.
Trop facile, on arrive sur la place principale sans même avoir utilisés nos lampes torches (et ça, c’était pas gagné quand on a commencé à descendre).

Pour finir la journée, on retourne à l’auberge, on est surclassés (chambre double plutôt que dortoir triple, et avec des toilettes non bouchées) puis on se commandera un repas complet à base de soupe de maïs et de lama, le premier lama depuis que nous sommes arrivés au Pérou / Bolivie (un peu trop cuit à notre goût) !

*Merci de mettre en commentaires ce que veut dire cette expression dans votre région…

Sajama

Hostal Trek Condoriri Sajama, 25 BOB (environ 3,50€) par personne la nuit en chambre double avec salle de bain privée avec eau chaude, assez clean, lumineux. Elle vous laisse utiliser sa cuisine : compter 5 BOB (environ 0,70€) de plus pour utiliser le gaz le soir, et 2 BOB (environ 0,30€) pour l’utiliser le matin. Famille très gentille et très accueillante. Attention cependant à bien demander les prix de tout, tout est payant. Les repas sont 20 BOB (environ 2,70€) pour entrée, plat, dessert et thé.

Nous avons mis 4h40 pour faire Sajama – Col du laguna Casiri Macho (sans compter la pause déjeuner) et 1h30 pour faire Col du laguna Casiri Macho – Parking des geysers
Le chemin est globalement facile à suivre (malgré l’absence de marquage) et n’est ni technique ni pentu (attention à l’altitude et aux conditions météo).

Dîner à l’auberge : 20 BOB (environ 2,75€)

Fitz Roy au lever du soleil

Fitz Roy au lever du soleil

Fitz Roy au lever du soleil

Fitz Roy au lever du soleil

Il y a des jours où la France qui se lève tôt doit se mettre au boulot… aujourd’hui est l’un de ceux-là. Départ à 6H30 de la tente pour monter au point de vue du mont Fitz Roy (laguna de los tres) et arriver pour le lever du soleil.
La montée nous prendra une heure et nous permettra de nous réchauffer car clairement ce n’est pas la température qui va nous aider (aux alentours de 0 degrés). Le chemin est parfois assez raide mais se monte assez bien : tout est aménagé pour que chacun puisse (en prenant son temps) accéder au point de vue.
Une fois arrivés, nous ne sommes pas seuls, certains ont fait le chemin (dans la nuit, à la lampe frontale) depuis El Chalten en partant vers 4 heures du matin : courageux.
Le Fitz Roy, lui, commence à se dévoiler au rythme du soleil qui monte. Une alerte à l’horizon, le soleil n’est pas le seul à s’élever dans le ciel… il est accompagné d’une épaisse masse nuageuse. Ça ne manque pas lorsque le soleil est prêt à nous éclairer, nous sommes dans le nuage et ne voyons plus à trois mètres. On commence à avoir froid et essayons de faire du thé (on a pris gaz et popote, autant que ça serve). La mise à l’épreuve des températures frigorifiques n’est apparemment pas suffisante puisque c’est le réchaud qui nous lâche (enfin plus exactement son pas de vis). Pas de thé… à moins que nous ne trouvions un autre réchaud et ça tombe bien puisqu’un couple d’Australiens et leur guide ont justement un réchaud et viennent de finir de faire leur thé. On en profitera donc pour l’utiliser et faire bouillir une eau qui nous fera du bien. C’est également l’occasion de papoter avec ces deux touristes : elle, enfournée dans un sac de couchage et allongée sur un matelas ; lui, emmitouflé dans des couches et des couches de vêtements et prenant photos sur photos.

Fitz Roy depuis le mirador Lago de los Tres

Fitz Roy depuis le mirador Lago de los Tres

Leur guide nous donnera un bon conseil : aller voir le lago sucio. Une très bonne pioche, puisqu’à seulement quelques centaines de mètres du point de vue et alors que nous songions à redescendre pour gagner en température, nous pouvons prendre de la hauteur sur ce petit lac. Il nous offrira un superbe « cercle-en-ciel » (un arc-en-ciel et sa réflexion dans le lac) et nous redonnera l’occasion de voir le Fitz Roy sans nuage.

Un arc en ciel de fou !

Un arc en ciel de fou !

Après cette escapade, nous dirons « à demain » au couple d’Australiens (Monsieur a pris quelques photos que nous devrons récupérer le lendemain à leur hôtel) et nous mettrons en route pour la descente vers le camping.
Rien à dire, c’est plus simple de descendre en plein jour que de monter en pleine nuit :- )).

Une fois arrivés au camping, nous remballons la tente et nous mettons en route pour El Chalten.

Les couleurs de l'automne

Les couleurs de l’automne

Glacier Piedras Blancas

Glacier Piedras Blancas

Nous ferons une petite halte (qui nous oblige à faire un aller-retour) au point de vue du glacier Piedras Blancas. Ce n’est pas forcément indispensable mais quand il fait beau, ça offre une vue sympa pour déjeuner.

Le reste du chemin se fera sous les couleurs de l’autonme toujours aussi jolies et sous un soleil qui nous avait fait défaut la veille et en début de matinée.
Il nous faudra quelques heures de marche pour arriver à El Chalten, après avoir fait un autre aller-retour pour passer par le lac Capri et voir le « Mirador Fitz Roy ». Un autre bon plan pour faire une pause et goûter lorsqu’il fait beau.

Sentier Laguna de Los Tres

Sentier Laguna de Los Tres

Fidèles à nous-même, nous passerons faire quelques courses et filerons à l’auberge où nous croiserons nos anciens collocataires. Ils n’auront pas réussi à faire du stop pour sortir de la ville car une grève est en cours et limite les déplacements (du fait d’un certain nombre de stations-service fermées). Ils ont donc choisi de prendre un bus jusqu’à Los Antiguos avec deux autres Français de l’auberge dans la même situation.
Après une rapide séance d’au revoir, il est temps de se mettre en marche pour une étape cruciale de la journée : la cuisson des 500 grammes de pâtes qui récompensent ces trois jours de trek ! Une célébration que nous clotûrerons par une grosse nuit de sommeil.

El Chalten

Auberge Arco Iris, 125 ARS (oui, on a réussi à négocier une ristourne pour la fin de la saison) par nuit par lit (environ 7,80€), pas ouffissime mais bon rapport qualité prix (bonne douche, Wi-Fi ok, il manque un peu de matos pour cuisiner et le proprio n’est pas d’un accueil inégalable)

Il faut compter une heure pour aller du dernier camping jusqu’au point de vue du mont Fitz Roy
Il peut vite faire froid lorsque l’on se trouve au point de vue du mont Fitz Roy (un nuage est vite arrivé), ne pas oublier de prendre des épaisseurs et si possible une boisson chaude

La seule vue de la journée...

La seule vue de la journée…

La météo n’a pas menti, nous nous réveillons de cette nuit un peu fraiche dans les nuages. Ayant prévu le coup, nous allons faire une courte journée de marche sans passer par les points de vue clé du parc national. Nous prenons donc notre temps pour nous lever, déjeuner et levons le camp un peu avant midi. Quelques minutes après être partis, il ne pleut pas. Il neige ! La température n’est effectivement plus très chaude. Nous marchons environ trois heures en tout, en grande partie sous la neige et avec une vue très peu dégagée, avant d’arriver gelés au camping Poincenot (où sont déjà plantées beaucoup plus de tentes que la veille). Les paysages et le climat nous rappellerons un peu le Parc National Terelj en Mongolie : les arbres aux couleurs de l’automne (plutôt rouges ici alors qu’elles étaient oranges en mongolie), les premières averses de neige, les passages dans la forêt… Vers 16h, nous plantons la tente. Vers 16h30, nous buvons un thé salutaire. Vers 17h, nous sommes dans le duvet pour nous réchauffer… Nous ne tarderons pas à cuisiner et à nous replonger dans nos duvets pour ne plus en sortir avant le lendemain matin. Très tôt car l’objectif est de monter jusqu’au belvédère le plus proche du Fitz Roy pour y observer le lever du soleil.

El Chalten

En tente, camping Poincenot

Pour ce deuxième jour de circuit, nous sommes partis du camping De Agostini pour rejoindre le camping Poincenot (par le sentier Laguna Mare y Hija. Nous avons mis 2h45 heures, plus 45 minutes d’aller-retour au Rio Blanco avant de nus apercevoir qu’en fait, ce n’était pas un camping (avec des sacs contenant juste ce qu’il faut d’équipement et de nourriture pour 3 jours de trek et sans compter les grosses pauses).

LA photo du FItz Roy

LA photo du FItz Roy

L'autre photo du Fitz Roy

L’autre photo du Fitz Roy

De bon matin, nous profitons une dernière fois du super petit déjeuner de notre auberge et nous mettons en route pour faire du stop pour retourner à El Chalten. Comme d’autres voyageurs nous ont dit avoir vraiment galéré à faire ce trajet, nous nous y prenons tôt (une nouvelle fois…) afin de ne pas être les dixièmes dans la file d’attente. Nous rejoignons le rond-point de sortie de la ville en environ 45 minutes de marche et nous posons juste derrière le poste de police. Il est 9h30 et nous sommes les premiers ! Nous nous installons et au bout de dix minutes, devinez quoi ? Bah Gérard le pêcheur qui s’arrête pour nous offrir une deuxième course, après celle d’hier au retour du Perito Moreno ! Une chance qu’il ne soit pas déjà passé avant et qu’il nous ait repris !
Le trajet sera (un peu) moins flippant que la veille et surtout, très très très beau ! Le ciel est complètement dégagé, au bout de quelques minutes après avoir quitté El Calafate, nous apercevons déjà le Fitz Roy au loin. Vu que Gérard est lui aussi en vacances, nous (pilons heu…) nous arrêtons assez régulièrement pour faire des photos ce qui n’est pas pour nous déplaire : les miradors sur la chaine montagneuse, des sortes d’autruches au bord de la route, des guanacos. Puis la route 23 qui longe le lac Viedma par le Nord et qui nous fait découvrir en nous approchant, petit à petit, les montagnes mythiques d’El Chalten : le Fitz Roy, le Cerro Torre…

C’est splendide ! Et Alexis réussira à faire la photo quasi parfaite du Fitz Roy presque aligné avec la route (autant de temps passé sur Lightroom que de trajet pour venir prendre cette photo ;- )).

Plan séquence des guacamoles (la photo incroyable et sans trucage)

Plan séquence des guacamoles (la photo incroyable et sans trucage)

Nous arrivons vers 13h à El Chalten, remercions grandement Gérard (il était un peu chelou mais extrêmement gentil et nous aura tellement aidé !) et nous dirigeons vers notre auberge. Le temps est magnifique. Après un coup d’œil à la météo, il doit faire beau un jour sur deux : aujourd’hui et vendredi. Nous étudions rapidement les options que nous avons et décidons de repartir dans la foulée pour faire le circuit de trois jours que nous avions prévus. Le temps d’acheter nos billets de bus pour Bariloche et de racheter un peu de quoi pique-niquer le midi et c’est parti.

Cerro Grande

Cerro Grande

Un pur reflet

Un pur reflet

Lago Torre

Lago Torre


A 14h30, nous nous lançons sur le sentier Laguna Torre. Nous devons en théorie mettre trois heures pour rejoindre le camping où nous passerons la nuit, puis une heure jusqu’au Mirador Torre. Nous croisons les doigts pour que les temps soient supérieurs à ce que nous mettrons et tentons de marcher assez vite pour avoir le temps de monter au Mirador Maestri et redescendre avant la nuit. La randonnée est globalement facile et offre de très jolies vues sur le Cerro Torre et le Cerro Grande (et son gros glacier trop ouf à son sommet). Au bout de 2 heures, nous sommes à l’embranchement du camping. Nous entamons l’ascension directement. Le chemin doit être plus sympa le matin ou en milieu de journée car nous avançons avec le soleil en face, mais les vues sur le Lago Torre et son petit glacier sont vraiment belles. C’est une très bonne surprise ! La vue sur le glacier est d’ailleurs le seul intérêt de monter jusqu’au Mirador car on voit très bien le Cerro Torre depuis le lac. Nous redescendons ensuite tranquillement, plantons la tente, nous rendons compte que nous avons oublié la couverture de survie (il va faire froid :S) et finissons de diner dans le noir (on était serré en timing en partant à 14h30…). S’en suivra une nuit un peu difficile à minimiser nos contacts avec le sol pour ne pas avoir trop froid. Je me réveillerai avec quelques courbatures de crispation et la joie de voir qu’en fait, la couverture de survie était cachée dans mon sac… (ce sera toujours ça pour les prochaines nuits…).

 

Fitz Roy

Fitz Roy

 

Lago Torre

Lago Torre

El Calafate, El Chalten, Parc National Los Glaciares

En tente, camping De Agostini

Depuis El Chalten, il est possible de faire de nombreuses randonnées à la journée, ou de faire une boucle en combinant des bouts de randonnées à la journée. L’accès au parc national Los Glaciares est gratuit. Les campings (sans infrastructures à part des toilettes) sont gratuits.
Pour ce premier jour de circuit, nous sommes partis de El Chalten pour le Mirador Maestri (sentier Laguna Torre), puis nous sommes revenus au camping De Agostini. Nous avons mis 4 heures en tout : 3 heures jusqu’au Mirador Maestri, puis une heure pour redescendre au camping (avec des sacs contenant juste ce qu’il faut d’équipement et de nourriture pour 3 jours de trek et sans compter les grosses pauses).
Des bus partent un jour sur deux vers Los Antiguos, Perito Moreno ou Bariloche. Suivant les mois, ChaltenTravel et Taqsa font partir leurs bus les mêmes jours (jours impairs) ou en quinconce.

Billet de bus El Chalten – Bariloche avec ChaltenTravel (24 heures de bus repas légers compris) : 2030 ARS (2020 + 10 de taxes) (environ 127€).

Paso Del Viento

Paso Del Viento

La première épreuve de ce trek était la tyrolienne, la seconde est une longue décente très pentue arrivant en fin du jour trois du trek. Je m’en suis fait une montagne, je la redoute, j’en dors mal les deux nuits qui précèdent ce jour de randonnée (je n’aime vraiment pas descendre, déjà, de base, alors quand en plus ça s’annonce compliqué…).
Nous sommes restés une journée dans la tente en espérant du beau temps, et bien nous avions bien fait ! La nuit sera très belle (un truc cool avec la tente, c’est de regarder les étoiles la nuit) et nous nous réveillerons sous un ciel sans aucun nuage !
En contrepartie, des souris ont réussi à entrer dans nos sacs de nourriture suspendus dans le refuge (nous ne nous sommes fait grignoter que du plastique et un peu de pain mais notre collègue Allemand se sera fait grignoter ses sacs en tissus contenant sa bouffe, ses bâtons de randonnées). Nous devrons donc raboter un peu notre pain et notre fromage… Heureusement, elles n’ont pas touché au reste.
Nous partons de bon matin, moi toujours un peu la boule au ventre pour ce qui nous attend en fin de journée. Les trois premières heures sont assez faciles, dans des paysages différents de la veille. Nous n’apercevons plus que ponctuellement et partiellement l’immense étendues de glace du Campo De Hielo Sur, et sommes dans des paysages plus vallonnées, avec des montagnes enneigées en fond. Au bout de trois heures, le Campo De Hielo se remontre à nous dans toute sa splendeur. Nous en prenons encore plein la vue. Nous profitons d’un super spot presque au bout de la montée vers le Paso Huemul pour déjeuner. Le temps est toujours au beau fixe, c’est superbe ! Puis nous disons au revoir à cette étendue de glace qui nous accompagne de puis l’avant-veille, passons le col, et se dévoile devant nous l’immense Lago Viedma. Petit à petit, nous apercevons des icebergs flottant sur l’eau du lac. La vue change, mais reste magnifique. Nous avons bien fait d’attendre une journée pour voir ça !

Campo de Hielo Sur

Campo de Hielo Sur

Glacier Viedma

Glacier Viedma

Sentier Huemul

Sentier Huemul

La fonte des glaces

La fonte des glaces

Lago Viedma

Lago Viedma


Puis nous entamons LA descente (700m de descente sur 1,5km environ). Ça ne démarre pas trop pentu. Puis ça devient un peu plus raide mais nous sommes sur de la terre et les arbustes omniprésents permettent de s’accrocher et de ne pas tomber. Ce n’est qu’une heure et demi plus tard que commence une partie un peu plus difficile. Ca devient plus pentu, il n’y a plus trop d’arbres pour s’accrocher et au milieu, il y a une corde de 5 ou 6 mètre permettant de descendre une partie rocheuse… un peu pentue ^^. Finalement, c’était un peu long (mais pas tant) et un peu difficile (mais pas tant, et pas sur trop longtemps), mais ça se faisait bien. Et c’était beaucoup moins dangereux que ce qu’on a pu faire à Bariloche pour rejoindre le refuge Jacob. Bref, plus de peur que de mal ! Arrivés en bas, nous voyons enfin d’où viennent les icebergs que nous voyons flotter dans le lac : nous avons vue sur le glacier. Après un peu de hors-piste pour trouver le camping, nous nous posons au bord de la plage, en face du glacier, l’entendant de temps en temps craquer (mais ne réussissant pas à apercevoir les blocs de glace s’effondrer…). Un très beau camping !

Mario et Luigi à la montagne

Mario et Luigi à la montagne

El Chalten, Parc National Los Glaciares

En tente, campement Bahia De Lo Tempanos

Pour le jour 3 du circuit Huemul (14 km), nous avons marché 6h30 heures (avec des sacs contenant juste ce qu’il faut d’équipement et de nourriture pour 5 jours de trek et sans compter les grosses pauses). Nous avons mis 4h pour arriver au Paso Huemul et 2h30 pour descendre.
Attention aux souris sur les campements, bien pendre ses sacs de nourriture à un endroit inaccessible pour les souris (et elles savent grimper…). Pareillement, garder les objets ne contenant pas de nourriture dans la tente, pas sur la footprint (certains se font grignoter leurs gobelets en silicones, leurs batôns…).